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mercredi 31 décembre 2025

Marie, mère de Dieu !

En ce 1er janvier les chrétiens fêtent la Vierge Marie, mère de Dieu ! Voila qui interpelle, et voilà qui fit polémique au cours des âges. Comment une créature de Dieu peut-elle enfanter son Créateur ? Et pourtant, l'Église a fait sien ce mystère depuis le concile d'Éphèse en 431. Elle célèbre cet évènement majeur chaque 1er janvier. Essayons de comprendre.

1°) Marie est enceinte de Jésus. Jusque là, tout le monde comprend. Mais elle est vierge ! Là, on ne comprend plus. Évidemment, on peut toujours nier ce fait. Alors, inutile de poursuivre la lecture. Or Dieu a décidé d'apparaître dans sa création. Il aurait pu choisir de se montrer tout-à-coup, quelque part sur Terre, sous les traits d'un homme adulte, et de dire « Je suis Dieu ». Aurait-Il été reconnu comme tel ? Il a choisi de s'incarner en un embryon dissimulé au sein de sa servante du Temple, Marie. Dieu est Esprit ; son apparition, son surgissement en Marie, n'est pas un acte physique, et n'altère donc en rien la virginité de celle-ci. Dieu, Esprit, pense Jésus, et engendre ainsi son fils qui devient son incarnation.

2°) Neuf mois plus tard, Marie contemple à ses pied, sur la paille de l'étable où elle a trouvé réfuge, son divin bébé qui n'a toujours pas altéré sa virginité. Dieu, Esprit, a choisi d'apparaitre cette fois sous les traits d'un nouveau né. Alors commence la vie terrestre de Dieu fait homme. 

3°) Trente-trois ans plus tard, la Résurrection, le "re-surgissement" de Dieu hors du tombeau, révèlera aux incrédules que Jésus était bien Dieu.

Alors, Marie mère de Dieu ? Oui, à l'évidence ! 

samedi 30 novembre 2024

Accident Palmade


L'enfant que portait l'une des victimes de l'accident, à six mois de grossesse, a été extrait par césarienne. Les médecins ont tenté pendant une demie heure de le réanimer. Ils ont hélas échoué. La Justice a dès lors statué selon sa jurisprudence : « Un enfant qui n'est pas né vivant n'existe pas en tant que personne légale » ! Qu'était alors cet enfant dont le petit corps a été enterré ou incinéré, je ne sais ? Un non-être ? Un rien ? Un déchet biologique ? 

On a aboli la peine de mort en France. Quoi de pire que celle qu'on invente aujourd'hui pour la remplacer, la peine de non vie, la peine d'inexistence ?

Comment peut-on, sans trembler, prononcer une telle sentence, à la seule lecture bureaucratique d'une phrase aussi ambiguë et contestable extraite d'un amoncellement de dossiers clos ? L'intelligence artificielle ne ferait pas pire. L'ordinateur décidera-t-il seul, un jour, de notre existence ? 

Or, les médecins qui ont échoué à ranimer ce bébé auraient très bien pu réussir. L'enfant inexistant serait-il alors soudain devenu un être humain ? Et ces médecins seraient-ils devenus, quant à eux, semblables à Dieu, créateurs de la vie ?

Saint Louis, toi qui rendais sous ton chêne la justice de l'Esprit, si tu es près du Père, prie pour qu'Il nous rende un peu de Sa lumière. 

lundi 11 mars 2024

"Mon corps est à moi", vraiment?

"Mon corps est à moi" ? Mesdames, ne brandissez pas ce slogan pour justifier la pratique de l'avortement, il pourrait être le cri de guerre des combattantes du plus vieux métier du monde... Le drame de l'interruption volontaire d'une vie mérite mieux que ce vulgaire cri de ralliement.

D'ailleurs, en opposant "moi" et "corps", vous admettez que mon "moi" n'est pas la même chose que mon "corps". Sinon, la phrase voudrait dire "mon corps est à mon corps" ou bien "mon moi est à moi ". Vous confirmez ainsi, bel et bien, que mon "moi" n'est pas fait seulement de mon "corps", et que mon "corps" n'est pas mon "moi" à lui tout seul. 

Quel est donc ce "moi"  à qui mon corps appartiendrait au côté d’autre chose ? J'ai beau chercher, je ne trouve rien de terrestre, rien de l'immense cosmos, rien de la matière, de l'espace ou du temps, qui puisse s'attacher à mon "corps" pour construire mon "moi". Force est donc d'admettre que ce complément obligatoire à mon "corps" est au-delà de notre univers ! 

L'explication du mystère se trouve peut-être dans la fabuleuse découverte qu'a fait la physique de l'infiniment petit. Elle nous apprend que chacune des 80 milliards de milliards de milliards de particules élémentaires qui constituent mon "corps" (je ne sais qui les a comptées) est à la fois un corpuscule matériel et une vibration du vide. Que peut-être un vide qui vibre, s'il est privé de matière ? Je ne vois que cette réponse : il est un vide plein de Pensées, plein de l'Esprit. Alors, cet autre chose qui complète mon "corps" pour en faire mon "moi" ne serait-il pas la céleste symphonie de ces innombrables vibrations de Pensée que laissent entendre mes fameuses particules élémentaires ? Dès lors, mon "moi" serait à la fois mon "corps" et ces vibrations de l'Esprit qu'il est aussi.

Voilà qui sent l'Au-delà, osons le mot : l'Esprit Créateur, Dieu ! Bien entendu, la science athée s'en défend : “Mais non ! Ce qui est vrai pour une onde de vibration ne l'est plus pour un paquet d’ondes“ ! Elle appelle cela le principe de décohérence. Explication laborieuse pour nier l’Au-delà ! Circulez, il n’y a rien à voir…. De quoi ont-ils peur ? Ils n'ont donc jamais écouté cette symphonie de leur "moi" ? Ils n'ont jamais entendu l'appel d'une conscience qui ne siège pas dans leur chair ? Quand la science ne manie que les outils du matérialisme, elle ne peut expliquer que des phénomènes, des apparences de vérité, et non les causes cachées. Voir dans la particule de lumière un corpuscule de matière, en isoler le photon, c'est voir le phénomène matériel de la lumière. Mais, reconnaître en elle la vibration d'un vide matériel qui ne peut être qu'un plein de l'Esprit, c'est ouvrir tout grands les yeux de l'âme pour s'éblouir de l'autre Vérité. La parole populaire, qui est souvent d'une richesse spirituelle qui étonne, ne nous dit-elle pas qu'un jour il nous faudra "rendre l'âme". Rendre à qui, sinon à Celui auquel elle appartient !

Alors, mesdames, "mon corps est à moi", peut-être, mais la Pensée qui vibre en moi n'est pas à moi ! Chaque être humain est une Pensée qui traverse le monde ! Et cette Pensée me crie que ce que je fais à mon corps, c’est aussi à elle que je le fais. Elle me crie que le petit corps que mon corps abrite, même s'il ne ressemble pas encore à mon corps, est aussi vibration d'une Pensée qui n'est pas à moi. Si vous pouviez comparer tous les flocons de neige tombant un jour, vous n'en trouveriez pas deux strictement identiques, car aucun n'a rencontré dans sa chute des conditions atmosphériques rigoureusement identiques. Si vous pouviez connaître tous les flocons tombés depuis que la Terre et son atmosphère existent, vous n'en trouveriez pas non plus deux identiques. Si vous pouviez deviner tous les flocons de neige qui tomberont encore avant que la Terre ne disparaisse, vous n'en trouveriez toujours pas deux identiques. Un flocon qui tombe n'a jamais existé auparavant, et n'existera plus jamais. Voila qui donne le vertige... Eh bien ! l'être humain est semblable à un flocon de neige ! Chacun est unique dans l'histoire de l'Univers, n'a jamais encore existé, et n'existera plus jamais. 

Non, Madame ! Mon "moi" n'est pas à moi, et l'embryon qu’il abrite est un autre “moi“ ! 

vendredi 8 mars 2024

Constitution taguée : et maintenant ?

Et maintenant ? Qu'y a-t-il de changé pour les femmes et les jeunes filles en proie au drame de l'avortement ? 

La faune politicienne s'est emparé du sujet pour en bâtir le château de cartes de ses prochaines élections. Ceux-là n'ont pas craint de se hisser sur le ventre de nos femmes, de nos filles pour en tirer profit. Demain, ces personnages sans honneur savoureront leur sinécure sur les moquettes de l'Europe, en tentant vainement d'étouffer les remords qui les accusent. Le remord, c'est peut-être cela, l'enfer. Mais, le drame des mères face à l'avortement ? Y ont-ils pensé ?

Il est étrange qu'aucun scientifique, aucun sachant des sciences de la vie, n'ait été entendu sur le sujet, en réplique aux flots d'inepties déversées dans la presse ou sur les réseaux sociaux. De quoi ont-ils peur ? Car, la science elle-même, peu suspecte pourtant de spiritualisme, nous a entre-ouvert, avec sa physique subatomique des particules, la porte d'un « vide quantique » qui n'est vide que de matière, mais plein d'un immatériel qui ne peut être qu'Esprit, une phénoménale Pensée. Ils ont découvert que la matière n'est matière que si notre monde la regarde. Mais, qu'elle échappe à l'œil des hommes, alors cette matière se révèle vibration de ce vide quantique, omniprésente hors de l'espace et du temps, vibration de l'Esprit, il n'y a pas d'autre mot pour le dire. N'est-ce pas là, la définition laïque du « Ciel du ciel » de saint Augustin ? Alors, cette vie mystérieuse qui nous interpelle à propos de l'avortement, n'est-elle pas la représentation matérielle ici-bas d'une colossale vibration de Pensée qui agite les milliards de particules de nos deux cellules génitrices ?

Est-il faux, dès lors, de dire que la vie qui procède de la fusion de deux cellules issues de deux êtres de sexes différents, est en réalité fusion de deux galaxies de particules, elles-mêmes vibrations d'une Pensée d'Au-delà ? 

Est-il faux de dire que chacune des ces deux cellules génitrices n'est pas, à elle seule, un organisme vivant puisqu'incapable de se reproduire seule, mais est la partition incomplète d'une symphonie de vie ? 

Est-il faux de dire que la troisième cellule issue de la fusion des deux précédentes est cette symphonie merveilleuse de la vie qui se reproduira désormais, si on la laisse faire, jusqu'à construire seule un être capable, à son tour, d'apporter sa semence à un nouvel être ? 

Est-il faux enfin de dire que cette cellule mixte première porte en elle la vie de l'être désormais en construction, donc qu'une vie humaine est en elle, lui a été apportée ?

Qu'on le veuille ou non, lors de la rencontre des deux gamètes sexuées, se produit le big bang de la création d'une vie humaine. Si l'Univers est né d'un big bang, aucune Administration de nos pays ne prétend décider à quel âge ultérieur ledit univers a eu le droit de s'appeler Univers. L'Administration n'a pas plus le pouvoir de décréter à quel âge l'embryon a le droit de s'appeler être humain. L'être humain est tout entier contenu dans la première cellule issue du big bang de le reproduction sexuée. Mettre fin à la vie de cette cellule, c'est en conséquence mettre fin à la vie d'un être humain.

Ceci étant, il apparaît clairement que notre constitution taguée ne va rien résoudre du drame de l'avortement.

Ce drame que les pro comme les anti ont voulu dissimuler sous le tapis de la constitution n'est rien moins qu'un  combat contre les consciences ! Combat des politiciens contre leurs remords peut-être, mais que ceux-là s'en débrouillent. Mais combat surtout des femmes et des jeunes filles contre leur conscience, face au drame personnel ou familial de l'enfant non désiré. Voilà le seul, le vrai sujet que personne ne veut voir. Un avortement est toujours un drame pour la mère concernée. Même si certaines s'en défendent avec leurs arguties stériles, elles savent bien au fond de leur conscience qu'elles sont dans le mensonge. Il y a des avortements sous contraintes de l'entourage. Des pressions familiales dans la peur du qu'en dira-t-on. Des pères qui refusent d'assumer la responsabilité de leur acte. Il y a des avortements dans l'angoisse de la précarité, dans le vide de la solitude, dans le handicap de l'ignorance.

C'est à cela qu'il faut répondre en agissant, et non en se gargarisant de formules stupides écrites dans la constitution. Voilà cinquante ans qu'une « Éducation » nationale forge les cerveaux des enfants de France sur l'enclume d'un laïcisme obtus, d'un antispiritualisme borné, du mensonge qu'ils n'auraient ni dieu ni maître. Et tout à coup, on voudrait faire comprendre à ces enfants devenus aujourd'hui adultes, que la vie de leur bébé ne leur appartient pas, qu'elle est sacrée ! Si l'on veut épargner aux générations futures les mêmes drames, il faut que les enseignants acceptent de dire que cet état d'esprit que 1968 leur a enseigné, et qu'ils enseignent depuis, doit être jeté aux orties. Alors, ils pourront en finir avec la culture de mort, enseigner à nouveau le sens de la vie, et sauver nos générations d'avenir.

Restent les mères d'aujourd'hui, prises au piège de cet enseignement matérialiste, qui n'ont pas le temps d'attendre d'être instruites à nouveau. Elles ne sont pas les fautives ! Elles sont les victimes. Notre société a le devoir de leur ouvrir les bras ; de tout prendre en charge, bébé et mère ; de les glorifier dans l'amour de la vie qu'elles portent, plutôt que de les enfoncer dans la haine de l'embryon inattendu. Il y a, pour ces mères dans le drame comme pour les personnes en fin de vie d'ailleurs, un investissement considérable en argent, en hommes et en femmes, et en bonne volonté pour chacun de nous, que nous avons le devoir de faire d'urgence. 

lundi 19 février 2024

Interruption Volontaire de Vie - IVV suite

Tout a commencé par l'enseignement donné aux enfants dans les années soixante-dix par l'Éducation nationale post-soixante-huitarde. Il s'agissait alors d'inculquer aux jeunes cerveaux les principes de la libération sexuelle. « Faites l'amour, pas la guerre » ! Tout naturellement, cette revendication entraina le réflexe d'autodéfense du sexe féminin qui, dans l'acte sexuel, est le sexe qui prend le plus de risques. La femme voulut s'affranchir de ce qu'elle estimait être la domination du partenaire masculin. En soi, la revendication n'était pas illégitime, bien qu'elle s'attaquât à une loi naturelle, cruelle certes : il faut être deux pour engendrer une vie humaine, mais, c'est la femme qui termine seule le travail.
Malheureusement, ce féminisme naissant fut vite récupéré par des association à buts politiciens qui en firent un excellent sujet de lutte de classes en l'habillant des oripeaux de la haine du mâle. 
Il était à craindre que cette haine qui s'exprime dans le féminisme politique se reportât sur le produit de l'acte sexuel, l'embryon non désiré. Ainsi est née l'idée que l'avortement n'est qu'un acte de défense légitime dans la guerre des sexes. D'ailleurs, on a débaptisé cet avortement pour l'appeler interruption de grossesse, comme s'il ne s'agissait que de se libérer d'une grosseur...
À ceux qui osent les accuser de tuer un être humain, les interruptrices de grossesse répliquent que « leur corps est à elles » et qu'elles ont le droit d'en faire ce qu'elles veulent. Il faut âprement argumenter pour leur faire comprendre que leur corps est peut-être à elles — et encore !... — mais que l'être qu'elles portent ne leur appartient certainement pas. Il est un être nouveau, issu à 50/50 d'un père et d'une mère, qu'il n'a jamais encore existé, et qu'il n'existera plus jamais. Personne ne peut se prétendre propriétaire d'un être humain, sauf aux temps ignobles de l'esclavage.
Qu'à cela ne tienne ! On prétendra dès lors que l'embryon en question n'a rien d'un bébé avant plusieurs semaines, qu'il n'est qu'un tas de cellules informe, une sorte d'excroissance de chair qui ramène à l'argument précédent. Si le label d'être humain n'est décerné à l'embryon qu'au vu de sa ressemblance physique avec le bipède que nous sommes aujourd'hui, alors on peut devenir un homme en traversant une frontière, et ne plus l'être en revenant sur ses pas, puisque chaque administration prétend faire sa loi en la matière.
Sort alors l'argument qui doit faire plier les anti IVG, forcément religieux, sectaires, réactionnaires de droite : de toute façon, ledit embryon n'est pas viable dans ses premières semaines. C'est faux ! Viable veut dire apte à vivre. Cet embryon est bien « apte » à vivre, puis qu'il montrera qu'il vit si on le laisse se former. Un embryon qui ne serait pas viable serait celui qui serait voué à la mort dans un proche avenir. Ce n'est pas ce dont on parle. Voilà donc l'argument boomerang par excellence : au delà des considérations d'aspect de l'embryon, c'est bien d'une vie que l'on parle, et donc d'une Interruption Volontaire de Vie, une IVV ! Car je ne sache pas qu'il y ait un moyen terme entre le vivant et le non vivant. On ne peut pas être à moitié vivant... Dès lors, par quel miracle la loi d'un pays pourrait-elle donner la vie à un embryon non vivant ? Si un embryon est vivant à un certain âge, c'est qu'il l'était avant ; et nécessairement dès l'instant de sa création ! Qu'est-ce, dès lors, qu'interrompre une vie, sinon donner la mort ? La haine de l'embryon non désiré se résout dans sa mise à mort. 

 

jeudi 25 janvier 2024

IVG ? Non, IVV !


« L’embryon n’est pas un être humain », se défendent les promoteurs de l'avortement légalisé. Il est pourtant une vie, que je sache ! Quelqu'un peut-il affirmer qu'un embryon n'est pas vivant ? Alors, il deviendrait vivant plus tard ? Par quel miracle ? Et à quel âge ? L'Administration de chaque pays aurait-elle acquis le pouvoir céleste de donner la vie ? Chacun décidant de sa date, on verrait ainsi des embryons devenir vivants en franchissant une frontière... Restons sérieux ! Si l'embryon est une vie à 14 semaines, en France par exemple, il l'est à l'évidence avant, et dès le premier instant de son existence. Or, de quoi pourrait-il être une vie, sinon d'un être humain ? D’un être humain innocent. D'un être humain qui est ni la mère, ni le père, qui est un autre. D'un être humain dont personne ne peut préjuger de l'importance de la descendance. Non, l'avortement n'est pas une interruption volontaire de grossesse, il est une interruption volontaire de vie humaine, une IVV ! Le mensonge sur le mot ne peut cacher la culpabilité de l'acte. 

Pourtant, l'acte est-il toujours coupable ? Il est des cas où la responsabilité du médecin est énorme. Faut-il sauver l'enfant ou sauver la mère, si sauver les deux est impossible ? Je mesure le bouleversement d'une mère, d'un père, soumis à cet épouvantable dilemme. Mon propos n'est donc pas de formuler ici un jugement moral sur toutes ces interruptions de vie. Si la vie est un don du Ciel, qui serais-je pour en juger, dans chaque cas, du bien-fondé ? Il appartient à chaque personne placée devant cette douloureuse interrogation de consulter sa conscience en connaissance de cause. 

Quant-à inscrire dans la constitution de la France « l'effectivité » d'un droit à pratiquer cette interruption de vie d'autrui, je laisse chacun en mesurer l'incongruité. Une constitution n'est pas un cahier de doléance où chacun peut venir inscrire ses revendications du moment. Il y a quelque chose de sacré dans une constitution. Elle est la bible laïque qui engage tout un peuple, et pas seulement quelques-uns. Elle contraint nos enfants et les enfants de nos enfants. De quel droit autoriserions-nous aujourd'hui les femmes et les hommes de demain à interrompre à leur gré la vie humaine ?

 

lundi 30 octobre 2023

Avortement dans la constitution !


Ainsi ce Présidente la République veut inscrire dans la constitution de la France le droit à l'avortement de convenance, le droit de tuer la vie dès son apparition, le droit au crime ! 

Il y a trois mille ans, un prophète, Moïse, nous transmettait la révélation que, l'homme ayant quitté l'animalité pour entrer dans la dimension de l'être sachant, il lui était cependant interdit de faire usage de ce savoir nouveau pour tenter de créer lui-même la vie, ou la détruire :

« Yahweh Dieu dit : Voici que l'homme est devenu comme nous pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, qu'il n'avance pas sa main, qu'il ne prenne pas aussi de l'arbre de vie » (Genèse III, 21-22).

Or, voici que ce siècle, auquel nous avons le triste privilège d'appartenir, est le premier de l'humanité à oser transgresser cette interdiction pour tenter de jouer à être Dieu. Avortement sans limite, PMA d'orphelins de père, GPA d'orphelins de mère, manipulations transgenres, création d'embryons chimères, euthanasie… en se livrant à ces turpitudes d'apprentis sorciers, nos générations sont les premières de l'Histoire humaine à oser « avancer la main » pour voler le fruit de l'arbre de vie. 

Pauvre république défigurée par la politique sans honneur !

Honte à ce pays qui se vautre ainsi dans une telle abjection !

C'est un attentat contre la vie qui menace l'avenir le genre humain.

C'est une déclaration de guerre à l'Au-delà créateur.

C'est une trahison qui ne restera pas impunie.  

jeudi 15 juin 2023

« Interdire... », toujours !

 

PMA pour toutes, GPA pour d'autres, IVG de convenance,  euthanasie des vieux, etc... J'entends dire : « il faut interdire ceci, cela... » ! Mais, il ne sert a rien d'interdire si l'on ne s'attaque pas à l'origine du mal. Si le feu menace votre maison, vous pourrez installer des pare-feu autour. Cela ne servira pas à grand chose si vous ne combattez pas, par ailleurs, l'incendie. Or, où est l'origine du sinistre ? Dans la catastrophique "deséducation" fomentée depuis cinquante ans par l'Éducation nationale post-soixante-huitarde. Si celle-ci avait enseigné à nos enfants ce qu'est la vie, l'honneur, le courage ; si elle leur avait ouvert l'esprit à un minimum de spiritualité sans laquelle rien ne se comprend de l'ici-bas ; si elle n'avait pas tout détruit dans les jeunes cerveaux pour y installer le mensonge, la paresse et le sexe ; alors, ces enfants devenus aujourd'hui adultes ne répandraient pas aujourd'hui autour d'eux cet incendie des désordres de l'esprit. C'est là qu'il faut agir, à la base des flammes, au cœur de l'enseignement. Ainsi, et ainsi seulement, la France pourra redevenir la France.

mardi 4 avril 2023

Le crime

 Pourquoi est-ce une faute humaine gravissime de légaliser l'euthanasie, autant d'ailleurs que l'avortement ? Parce que la vie ne nous appartient pas ! Alors, détruire volontairement cette vie reçue, que se soit dans ses premiers mois ou dans ses dernières heures, est un attentat contre le bien d'autrui. Il n'est pas possible qu'un tel forfait demeure longtemps impuni.

L'être humain, dans sa forme d'ici-bas, reçoit la vie lors de la fusion des deux cellules reproductrices mâle et femelle qui l'engendreront. Il aura à la rendre au terme d'un temps qu'il ne commande pas. C'est ne rien comprendre au mystère de la vie que de s'obstiner à prétendre que celle-ci peut éclore de la chimie. Quant à la dire importée d'un lointain cosmos, c'est reculer le problème afin de ne pas avoir à le résoudre. 

Les connaissances actuelles de la physique des particules subatomiques ont pourtant entrouvert les portes de l'en-deçà de la matière, ce monde "quantique" fait de vibrations de l'immatériel. Mais, la peur d'une autre vérité est la plus forte, qui engendre ce matérialisme obtus. C'est cette peur, couplée à une incapacité d'approcher la moindre réflexion de spiritualité, qui conduit à l'impasse dont la seule issue est le crime.

dimanche 19 février 2023

Accident Palmade

Le dramatique accident de la circulation qui provoqua le 10 février la mort d'un bébé à naître met tout-à-coup en lumière l'odieuse hypocrisie de la loi. 
Si j'ai bien compris, il y aurait deux hypothèses. Ou bien le bébé a été tué par le choc dans le ventre de sa mère dont il a été retiré mort-né. Ou bien le choc a provoqué la naissance prématurée du bébé, puis son décès immédiatement après. Dans le premier cas, la loi parle de "blessures" involontaires. Dans le second cas, la loi admet "l'homicide" involontaire.

Voilà qui, en lisant vite, peut paraître anodin. En réalité nous sommes dans le débat sur la reconnaissance ou le déni de la personnalité juridique de l'enfant à naître, qui débouche inévitablement sur la reconnaissance de la personnalité humaine de l'embryon et du fœtus, sur son droit à la vie, sur le caractère homicide de son interruption de vie.

La motivation de ce distinguo grotesque et hypocrite saute aux yeux. Qualifier d'homicide l'atteinte à la vie du fœtus non encore né aurait laissé planer une suspicion criminelle sur l'avortement de convenance qu'une minorité d'agitatrices sans morale tentent d'imposer. Comment inscrire dans la constitution le droit à l'homicide ? Au contraire, qualifier ladite agression de blessure laisse entendre que ledit fœtus n'est qu'un peu de chair de sa mère, sans aucun droit à la vie. 

Ainsi le bébé non encore né ne serait pas une personne humaine ! Il ne le deviendrait au mieux qu'en montrant le bout de son nez à l'air libre ! Demandez à toutes les mamans du monde si le bébé qui remue en leur ventre est bien un être vivant ! S'il est bien leur enfant, ou s'il est seulement un amas de chair ! 

Comment une poignée de militantes perverses peut-elle ainsi agresser un peuple, sa culture, ses valeurs, sa spiritualité ? Le mystère de la vie n'est décidément pas à la portée de toutes les facultés cognitives. Légiférer sur le sujet devrait être réservé à des cerveaux éclairés. La démocratie trouve là sa limite.

vendredi 23 décembre 2022

Jésus, Dieu fait chair.

Il y a vingt siècles, l’Esprit créateur surgissait en sa création. L’évènement inouï se produisait sur notre Terre. À l’échelle des temps cosmiques, nous en somme presque contemporains. Un embryon humain, engendré au sein d’une jeune vierge, Marie, princesse héritière du royaume d’Israël, se révélait tout-à-coup avoir transgressé la loi humaine de la reproduction sexuée. Neuf mois plus tard :
« Marie abaissait ses regards sur son Dieu dont elle était devenue la mère, et qui, fragile nouveau-né, était couché sur la terre devant elle ». (Anne-Catherine Emmerick - “La vie de la Sainte-Vierge“ )

Alors, apparut le miracle : 

« Ce nouveau-né ne connut nulle souillure de sang, l’accouchée n’éprouva nulle douleur. La vierge a enfanté et, après l’enfantement, continue d’être vierge. » (Évangile du Pseudo-Mathieu)

Voilà qui laisse les uns incrédules, les autres émerveillés, et les chrétiens, à genoux ! La foi est une rencontre qui n'a pas besoin de la raison pour savoir. Mais, la raison, en sous-main, manifeste sa soif de comprendre. Comment comprendre ? Comment un embryon peut-il s'engendrer en une femme, se former et naître sans "traverser" sa mère, laissant celle-ci dans sa virginité originelle ? Deux mille ans après l'évènement, la science des hommes nous apporte un début de réponse.

La substance de toute chose ou de tout être ici-bas, lorsqu'on la pourchasse dans son infiniment petit, échappe à sa matérialité, devient quantum d'autre chose qui n'est ni ici ni là, mais partout ; qui n'est ni maintenant ni après, mais toujours. Ceci n'est pas un roman de science-fiction, mais l'enseignement d'expériences de laboratoires, les lois de la physique des particules découvertes au siècle dernier. Il existe un au-delà de la matérialité, riche du Tout en Un, qui se révèle sur l'écran de notre espace-temps dès lors qu'il y a quelqu’un pour l’observer. Les particules vibratoires de l’immatériel se montrent tout à coup corpuscules de matière, à qui sait les voir. Les scientifiques du subatomique savent tous cela. La matière, en ce monde, est issue de l'immatériel ! Cela dérange le positivisme inconditionnel, car alors, on commence à comprendre.

Quelle peut-être la substance de ce Tout immatériel, sinon pensée, esprit qui, dès lors, conduit à l'Esprit ? L'Esprit, se révéla ainsi à Marie totalement attentive. Elle vit, elle entendit ce que personne d'autre n'aurait vu ni entendu. Alors, en elle, pour elle, les particules immatérielles de la Pensée de l'Au-delà se montrèrent corpuscules de chair. L’Esprit avait engendré l’embryon divin.

Mais, alors, pourquoi le saint bébé, une fois constitué en Marie, surgit-il parmi nous sans déchirer la virginité de sa mère ? La science moderne des quanta nous apprend que dès qu'il y a "décohérence" des états superposés de cet Au-delà, celui-ci livre à notre monde des particules démunies de leur dimension du Tout en Un. C’est en se succédant dans le temps que celles-ci nous enseigneront le Tout qui les a quittées, à la manière des images d’un film qui, en se déroulant devant nos yeux, nous révèlent finalement le scénario complet. Mais, l'Esprit ? L'Esprit n'est-il pas libre de transcender cette règle ? L'Esprit ainsi engendré en Marie n'a-t-il pas le pouvoir de reprendre son habit de vibration immatérielle pour renaître aux yeux des hommes sur la paille de la sainte crèche ? Plus tard, un second surgissement, un "resurgissement", une "résurrection" ébranlera à nouveau les lois de l’espace-temps. Le corps martyrisé, détruit de Jésus se sublimera, laissant en place le linceul, pour renaître, vivant, au milieu des hommes.

Grâce à la science, le mystère christique n’est peut-être plus tout à fait inaccessible aux hommes de notre siècle. Un jour viendra où Jésus sera l’évidence de l’incarnation divine. 

Je vous souhaite un joyeux et fervent Noël chrétien. 

mardi 20 décembre 2022

Bioéthique sans morale

Je n’oublierai jamais ces propos rapportés pas  Sœur Emmanuelle, je crois, d’un enfant d’une douzaine d’années qui cherchait sa survie sur les décharges de Calcutta : « Je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas qui je suis, je ne sers à rien…». 12 ans ! Terrifiant !

Et voilà qu’aujourd’hui, dans notre Occident nanti, une génération de quadras, purs produits de  "l’Éducation" nationale soixante-huitarde, n’a pas honte de fabriquer légalement, pour son propre désir, des enfants privés de père, de mère ou des deux, qui ne sauront jamais d’où ils viennent, où ils vont, qui ils sont !

J’ai eu la chance de connaître une longue généalogie de mes ancêtres, tant paternels que maternels. Plus de cent aïeux, dont je connais les noms et les métiers parmi bien d’autres hélas inconnus, qui m’ont donné la vie dans l’antique Forêt de Brocéliande. Je les vénère tous, un à un, comme autant de maillons sacrés d’une chaine ininterrompue depuis l’aube paléolithique de l’Homme, jusqu’au tréfonds d’un futur inconnu. Moi, je sais qui je suis ! Je suis l’un de ces innombrables maillons qu’un jour, peut-être, des descendants lointains placeront dans leur chaîne des souvenirs. 

Une dame avec qui je discutais, lors d’un salon du livre, de ces graves agressions contre la personne humaine que sont les dérives actuelles de bioéthique, me rétorqua que ce qui compte, c’est l’amour, et que ces enfants privé de leur père ou mère biologiques peuvent bénéficier d’autant d’amour. Sans doute, mais ils pourront dire, eux aussi : je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas qui je suis, je ne sers à rien…

Un jour viendra où ces enfants de convenance se révolteront.

samedi 26 novembre 2022

Avortement et constitution

 

S’agissant du fameux texte, dont tout le monde parle sans sembler le connaître, relatif à l’IVG à inclure dans la constitution j’ai trouvé sur Internet ceci : 

« La loi garantit l'effectivité et l'égal accès au droit à l'interruption volontaire de grossesse »

J’ai cherché dans le dictionnaire de l’Académie ainsi que dans le Littré le sens de ce mot "effectivité". Il n’existe ni dans l’un ni dans l’autre. Ce texte de loi n’est même pas écrit en français ! 

J’ai donc supposé qu’il voulait désigner ce qui est effectif. Les mêmes dictionnaires définissent ce dernier mot par "ce qui produit un effet réel", opposé à "affectif, qui ne produit que des sentiment". Donc la loi garantit l’effet réel de l’avortement ! Ça, on l’avait remarqué sans qu’il soit besoin d’une constitution pour le dire… Voilà qui ruisselle d’intelligence !

J’ai ensuite voulu comprendre le motif du deuxième volet de ce texte : "l’égal accès". Y aurait-il en France des personnes qui auraient accès à l’avortement par la loi, et d’autres pas ? Ou alors, s’agit-il de gommer la différence entre l’IVG justifiée par un risque médical grave et l’avortement de convenance personnelle ? La loi prétendrait-elle se substituer à la médecine ?

Enfin, je me suis arrêté sur les termes "garantir l’accès au droit". S’il y a un "droit", alors d’accord ! La loi ne peut pas autoriser le droit pour les uns et pas pour les autres. Mais, y a-t-il un "droit" ? La seule vraie question de ce sordide débat est là ! Or, que je sache, ce prétendu droit n’existe nulle part, et c’est heureux ! Alors, écrire dans la constitution un "égal accès" à un "droit" qui n’existe pas est une lamentable fumisterie.

Tout cela fait penser à un débat de clowns pour amuser la galerie, à des joutes de politiciens sans courage qui font semblant de parler d’un problème pour lequel ils ne veulent surtout pas prendre parti. J’espère que le Sénat y mettra bon ordre.

samedi 23 avril 2022

Non ! je ne me rendrai pas complice des agressions contre la vie humaine !

Non ! je ne me rendrai pas complice des agressions contre la vie humaine prônées par Monsieur Macron, et non dénoncées par Madame Le Pen !

Que veut dire cette injonction du Livre de la Genèse (III, 21-22) :

« Yahweh Dieu dit : Voici que l'homme est devenu comme nous pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, qu'il n'avance pas sa main, qu'il ne prenne pas aussi de l'arbre de vie » ?

Elle veut dire qu'il y a quelque trois mille ans, un prophète, Moïse, nous transmettait la révélation que, l'homme ayant quitté l'animalité pour entrer dans la dimension de l'être sachant, il lui était cependant interdit de faire usage de ce savoir pour tenter de créer lui-même la vie, ou la détruire. Il traduisait cela, en termes poétiques par l'image du fruit consommé de l'arbre de la connaissance, puis de l'arbre de vie.

Or, voici que ce siècle, auquel nous avons le triste privilège d'appartenir, est le premier de l'humanité à oser transgresser cette interdiction pour tenter de jouer à être Dieu. Avortement sans limite, PMA d'orphelins de père, GPA d'orphelins de mère, manipulations transgenres, création d'embryons chimères, euthanasie… en se livrant à ces turpitudes d'apprentis sorciers, nos générations sont les premières de l'Histoire humaine à oser « avancer la main » pour voler le fruit de l'arbre de vie. 

Comment ce matérialisme obtus peut-il prétendre « sauver la planète », et « en même temps » condamner la vie humaine sacrée qui s'y développe ? Il se trouve que la France choisit pour cinq ans son chef d'État. Ce sujet passe, à mes yeux, avant tous les autres critères de choix. La retraite, le pouvoir d'achat, l'immigration, l'insécurité, la guerre même sont les soucis légitimes, mais qui concernent notre présent. L'attentat à la vie, lui, menace l'avenir du genre humain. Les programmes des deux candidats procèdent, l'un de la transgression volontaire, irresponsable et avouée de l'injonction divine, l'autre du détournement du regard. Je refuse d'associer ma voix à l'un comme à l'autre de ces agissements sacrilèges.

 

lundi 11 avril 2022

J'aurais voulu…

Le candidat à l'élection présidentielle de 2022 qui voulait que « la France restât la France » n'avait en effet aucune chance de l'emporter : les habitants de la France — de ce qu'est devenue la France — ne veulent pas que la France reste la France. 

* J'aurais voulu que l'on continuât d'enseigner l'histoire de la France aux enfants de mes enfants. Les habitants de ce qu'est devenue la France veulent qu'on invente une autre Histoire. 

* J'aurais voulu que l'on entendît encore sonner l'angélus dans les villages de la France des enfants de mes enfants. Les habitants de ce qu'est devenue la France veulent entendre psalmodier autre chose. 

* J'aurais voulu que l'on cessât de fabriquer artificiellement, dans la France des enfants de mes enfants, des orphelins de père pour couples de femmes ; que l'on n'autorisât pas la location d'utérus pour engendrer des orphelins de mère pour couples d'hommes. Les habitants de ce qu'est devenue la France s'en moquent. 

* J'aurais voulu que l'on ne tuât pas les bébés non désirés dans le ventre de leur mère. Les habitants de ce qu'est devenue la France le veulent. 

* J'aurais voulu que les apprentis sorciers ne manipulassent pas les embryons humains pour en faire des chimères expérimentales. Les habitants de ce qu'est devenue la France ne s'en émeuvent pas.

* J'aurais voulu que l'on ne tuât pas les vieillards encombrants. Les habitants de ce qu'est devenue la France ont voté pour qu'on laisse faire.

Il y a trois ou quatre mille ans, à l'âge où naissait l'écriture, quelqu'un — Moïse ? — nous transmettait ce commandement de Yahweh Dieu : « Voici que l'homme est devenu comme nous pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, qu'il n'avance pas sa main, qu'il ne prenne pas aussi de l'arbre de vie » (Genèse III, 21-22). Cette génération est la première qui ait osé jouer à être Dieu pour créer ou détruire la vie. Si Dieu est, il n'est pas possible qu'Il laisse impuni pareil outrage. Si Dieu n'est pas, alors rien n'a de sens. Tremblons que la punition soit lourde, très lourde ! Ce sera peut-être le prix à payer pour que les enfants de mes enfants rebâtissent leur France.

dimanche 20 juin 2021

Environnement

Il y a quelque orgueil, pour l’être humain athée, à parler de son "environnement", comme s’il n’était pas, lui-même, partie de cet environnement. Cette propension à se placer d’emblée au dessus de la mêlée, comme si l’Univers était fait de "moi", d’une part, et du reste, d’autre part, est stupéfiante sans référence à toute idée de Création divine. D’autant plus étonnante qu’en même temps (suivez mon regard), la pensée unique du moment n’a de cesse de ravaler l’être humain au rang de parasite, et son embryon à celui de matériau jetable. Alors, protéger l’environnement ? Oui, mais tout l’environnement, y compris l’être humain qui en fait partie ! Car, il faut être honnête dans ses propos. Ou bien l’Homme est une Créature à part, sacralisée dès lors, et il convient de Le protéger, y compris son embryon depuis l’instant de sa conception, jusqu’à l’heure du grand retour à cet Au-delà dont tout est issu. Dans cette vision, manipuler l’être humain comme prétendent le faire les actuels charlatans de la soi-disant bioéthique est un crime. Ou bien l’Homme n’est qu’une bestiole de plus de la nature, plutôt nuisible et qui fourmille sur l’écorce d’une Terre sans importance au fond d’un Univers immense. Alors, de quel droit dicterait-il sa loi à ce prétendu environnement, et se l’approprierait-il à son profit ? Que les planétistes béats choisissent leur camp !


lundi 22 mars 2021

Euthanasie

Il y a, dans les controverses sur la « légalisation » de l’euthanasie, c’est-à-dire la non-pénalisation des médecins qui la pratiquent, une ambiguïté qui ne laisse pas de paraître suspecte.

Car, il existe déjà, pour ces praticiens, des moyens de pallier les souffrances des personnes atteintes gravement de maladies incurables. Certes, ces moyens conduisent inexorablement au décès. Mais, ces personnes sont déjà sur le chemin de la mort prochaine. On appelle cela des soins palliatifs. Ils ont pour but d’accompagner ces malades privés de rémission possible, vers une fin sans souffrances intolérables, et « dans la dignité » comme disent les slogans. 

J’ai eu la douleur d’être confronté à cette procédure pour un être cher. Point ne fut besoin d’y ajouter quelque autre « légalisation ». Le médecin qui, le voyant souffrir malgré les calmants administrés, décida de le transférer dans l’unité de soins palliatifs, parce que « là, ils ont les produits pour faire cesser la souffrance », savait parfaitement qu’il le condamnait. Mais, il savait aussi que son cancer le condamnait de toute façon. Alors, qu'auraient voulu les militants du « droit à mourir dans la dignité », dans une telle circonstance ? Que le malade meure tout de suite ? Parce que l'agonie fait mal ? Qu'on ne veut pas voir cela ?

En réalité, ce militantisme-là donne l’impression de rechercher, non pas seulement la "légalisation" de l’euthanasie pour ces personnes, puisque celle-ci existe déjà à travers les soins palliatifs, mais bel et bien la banalisation du suicide médicalement assisté, d’une part, de l’homicide médical, d’autre part. Cette recherche ressort du même état d’esprit que celui qui prévaut pour la négation de la personnalité humaine de l’embryon, et la banalisation de sa destruction, ainsi que pour la procréation sans père, et pour la gestation sans mère.

Il y a aujourd’hui dans nos sociétés une perversion vertigineuse des esprits due à la perte de tout repère spirituel. Le matérialisme borné, enseigné depuis les suites de 1968, a laissé des générations désorientées sur la pente mortelle de la dépravation des mœurs. Pour masquer le mépris qu’ils ont d’eux-mêmes, à travers le néant qui les habite, ceux-là veulent abattre ce qui leur fait ombrage. Ces générations perverties passeront, mais le mal aura été instillé dans les
gènes de notre humanité. 

Il est du devoir de toute personne ayant conservé l’intime conviction d’un sens à la vie, de défendre celle-ci.

vendredi 12 mars 2021

La révolte des embryons

 

La révolte des embryons

Personne, je pense, ne niera qu’au début de toute vie humaine il y a une seule cellule, l’ovule de la mère fécondé par fusion avec un gamète mâle, le spermatozoïde. Ledit ovule fécondé rassemble dès lors en son noyau un double jeu de particules, l’un issu de la mère, l’autre du père, eux-mêmes issus de leurs mère et père, etc. qui portent le programme de développement du futur adulte. Commence alors le processus extraordinaire  de division cellulaire. L’ovule se coupe en deux, puis chaque moitié en deux, et ainsi de suite, de sorte qu’après un nombre relativement limité de cycles de division, le nombre colossal de cellules du corps adulte est atteint.

Qui peut alors sérieusement et honnêtement dire à partir de combien de ces divisions cellulaires l’organisme a droit au label d’être humain ? Où les législateurs de la bioéthique ont-ils vu qu’à une nième division inconnue se produirait une mutation biologique qui justifierait ce changement de statut ? Je ne serais rien pendant les premières semaines, tout au plus un amas de chair informe, autant dire un déchet biologique, et, tout à coup, me voilà devenu une personne ! Ce n’est pas banal de devenir un être humain ! Qui dois-je remercier ?

Il semble bien, en réalité, que l’on veuille faire croire que l’embryon devient une personne par décision administrative. C’est la vision la plus bête qui soit du phénomène humain. Comment un législateur peut-il être assez inconscient pour légiférer sur le top départ de la personnalité humaine ? 

C’est en méditant longuement sur la personnalité humaine de mes propres ancêtres que je me suis rendu à l’évidence que j’avais bel et bien l’honneur d’être moi-même un être humain, non pas seulement depuis le jour, l’heure, la seconde où un spermatozoïde de mon père rencontra un ovule de ma mère, mais depuis près de cinq siècles, quand Raoulette Even et Jean Bourée, mes plus anciens aïeux identifiés, au cœur de l'antique Forêt de Brocéliande, unirent en leur temps leurs gamètes pour en propager le fruit jusqu’à moi. Avant ? Eh bien ! avant, peut-être, s’ils avaient laissé des traces, aurais-je pu retrouver le souvenir de quelques pêcheurs de coquillages du paléolithique grattant le granit des côtes armoricaines.
Comprend-on, maintenant, que l’on ne devient pas personne humaine par décision de l'Administration, mais que nous le sommes tous depuis la nuit des temps qui vit l’animal muter en homme, au sixième "jour" de la Genèse. 

J’ai écrit ce roman pour exprimer ma révolte devant tant de sottise : "La révolte des embryons"

jeudi 31 décembre 2020

"L'arbre de vie"

 

La polémique actuelle sur l’aspect moral ou immoral du vaccin contre le Covid-19 tourne autour du fait que l’ARN messager injecté est produit par des cellules cultivées à partir de tissus provenant de fœtus humains jadis avortés. Je n’entrerai pas dans ce débat, n’en ayant pas la compétence, mais, qu’il me soit permis de m’arrêter sur un autre aspect du problème. La science a besoin, pour développer ses technologies de thérapie génique révolutionnaires et probablement principales thérapeutiques d’avenir, de cultiver la vie pour en extraire les ADN, et en injecter aux corps malades les instruction génétiques idoines dites ARN. Or, elle a appris, et elle sait désormais cultiver, c’est-à-dire, reproduire cette vie. Pourquoi pensé-je alors à cette injonction divine : « Dieu dit : voici que l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, qu'il n'avance pas sa main, qu'il ne prenne pas aussi de l'arbre de vie, pour en marger et vivre éternellement » (Genèse III,22). L’homme a-il aujourd’hui commencé à « manger le fruit de l’arbre de vie » ? Saura-t-il bientôt « en vivre éternellement » ? Alors, s’abattrait sur lui la colère de Dieu. Mais, nous n’en sommes pas là, Dieu soit loué ! La science découvre à son grand dam qu’elle ne peut pas, et ne pourra sans doute jamais créer la vie. Elle sait la cultiver. C’est déjà beaucoup. Mais, elle a besoin, pour cela, de partir d’une vie préexistante, les fameux fœtus initiaux qui créent la polémique en question. La vie semble bien ne pas naître ici-bas, mais nous nous être livrée d’un au-delà de la matière, d’un au-delà de l’espace et du temps. Tout semble confirmer que le phénomène de la vie est transcendant, qu’il a son origine en des confins inaccessibles, un "Au-delà" que la science ne veut pas regarder, mais qu’elle découvre pourtant, jour après jour, dans ses labos toutes disciplines. Mais alors, si la vie transcende notre univers temporel à l'extrémité de la naissance, elle le transcende aussi à l'extrémité de la mort ! 

lundi 21 septembre 2020

Comment la France en est arrivée là !

 

Il faut remonter à la colossale secousse qui a ébranlé irréparablement l’édifice, la guerre de 39/45. La France, en 45, est passée tout près de la partition comme l’Allemagne. De Gaulle a pu l’éviter. La haine habitait les Français résistants parfois autoproclamés, contre les collabos parfois innocents. De Gaulle, encore, les a réconciliés au prix d’une victime expiatoire dont le sang coule encore. En 1945, il n’y avait pas une famille de France qui n’eût subi le malheur parmi les siens, soit sous la botte des SS, soit sous les bombes des libérateurs. Or, on oublie un peu vite que nous sommes les rescapés de ce désastre. 

Les couples en âge de procréer qui, alors, avaient échappé au malheur, ou bien ceux que l’euphorie de la Libération faisait créer des foyers neufs, voulurent des enfants en nombre auxquels ils offriraient le bonheur qu’eux n’avaient pas reçu. Ils élevèrent leurs progénitures comme des demi-dieux en scandant « plus jamais ça » ! Plus aucune contrainte ! Plus aucune contrariété ! L’enfant roi ! Faut-il le leur reprocher ? Il faut ne pas mesurer ce qu’ils ont subi pour ne pas les comprendre.


Vingt-trois ans après, nous sommes en 68. Les bambins du baby-boom sont en fac ou entrent dans la vie active, et découvrent tout à coup que ladite vie n’est pas ce que leurs parents leur ont raconté. La vie est bel et bien un combat. La sélection des meilleurs est impitoyable. Les contraintes, les interdictions se dressent partout. Devant cette découverte, deux attitudes sont possibles : ou bien admettre que l’on a fait fausse route, reprendre tout à zéro, et se battre. Ou bien hurler, casser tout, dépaver le Boul-Mich et brûler des voitures. C’est ce que la chienlit estudiantine, comme disait le général, choisit de faire. Les syndicats de gauche, toujours à l’affut de ce qui peut détruire le pays emboîtent le pas. La France est bloquée. Le général s’enfuit, ou fait mine de s’enfuir ; l’Histoire dira peut-être un jour ce qu’il en fut.


1968 fut la première secousse en retour du séisme de 45. Mais, il ne faut pas le dire... C’est politiquement incorrect. Car la bien-pensance veille encore, qui protège le mythe d’un 68 révolutionnaire qui aurait fait avancer le monde. Non, 68 ne fut pas glorieux ! Tout au plus fut-il la réaction puérile et peu courageuse d’enfants gâtés contrariés. Pompidou parvint à stopper les exactions au prix de concessions universitaires et syndicalistes qui se révéleront plus néfastes qu’heureuses pour les intéressés eux-mêmes. 

Les héros dépaveurs se répandirent alors dans la société remise au travail. Oh ! Pas dans les entreprises de ces patrons tant conspués sur les barricades de pacotille ! La moquette douillette des ministères sera plus adaptée. L’Éducation nationale, par exemple. Le temps de faire le tour du propriétaire, et à partir des années 80, les enfants des Français leur sont confiés. Et voilà comment une génération au moins de  jeunes Français sortirent de l’école, convaincus que le travail n’était pas une nécessité ; que la triche et le mensonge remplaçaient désormais la probité ; que la famille devait être détruite au profit des partenaires sexuels ; que les ancêtres ne méritaient pas le respect ; qu’euthanasier les vieux et les malades était chose normale ; que l’embryon humain était un objet chose que l’on pouvait acheter, puis jeter ; que les générations à naître n’avaient qu’à se débrouiller ! Or, ces jeunes des années 80 sont aujourd’hui des quadras, et constituent une partie importante des actifs du pays, de ceux qui votent et de ceux qui font les lois. Voilà qui explique le désastre actuel des idées neuves. Ce nouveau sinistre est la seconde secousse en retour du séisme de la dernière guerre mondiale. Il laisse la France de l’esprit en ruines.


Et maintenant ? Les anciennes générations encore attachées aux valeurs ancestrales qui ont construit la nation quittent la scène les uns après les autres. Heureusement, nombreux restent ceux qui ont su résister à la "déséducation" nationale et transmettre à leurs enfants les fondements solides de la vraie société. Or, on croit toujours que les choses sont figées en l’instant présent, et que ce sont elles qu’il faut changer. Mais, elles changent toutes seules ! Chaque jour, une nouvelle tranche d’âge pousse les autres vers la sortie en apportant un sang nouveau. Tout l’avenir de la France réside donc maintenant dans la dilution de la chienlit post-soixante-huitarde. Elle se fera. Les années passent vite. Plus vite qu’on ne croit !