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vendredi 20 janvier 2023

Retraites, démographie, même déclin.

 

Les manifestations soi-disant historiques de ce 19 janvier contre le recul de l’âge légal de la retraite auront surtout été le révélateur du point de non-retour atteint par le déclin de notre peuple et sans doute de la civilisation occidentale.

Les motivations des manifestants, les commentaires entendus partout, se résument tous à un seul souci : moi et ma retraite.  Mais, parler des retraites, ce n’est pas parler de soi ! C’est parler des autres.  De ses enfants d’abord, des enfants de ses enfants, de sa postérité. De ses parents ensuite, des parents de ses parents. Nous ne payons pas nos cotisations pour nous ! Nous les payons pour nos anciens, et travaillons pour nos enfants. Alors, que voulons nous ? Travailler moins, afin que les autres aient moins, et garder tout ?

Cette négation du souci de la postérité comme de ses souches est mortelle. D’ailleurs, elle ne s’exprime pas seulement dans le rejet du travail. Elle est aussi la cause cachée du refus de la famille et du déclin de notre démographie — Pourquoi faire des enfants ? C’est mauvais pour ma bourse et aussi pour "ma planète"—. Elle provoque enfin le syndrome le plus cruel peut-être de notre décadence : la généralisation des avortements de convenance. Quant au refus de regarder l’avenir, il accompagne la négation du passé. Quelles seraient nos retraites aujourd’hui si nos parents avaient refusé de travailler ? Quelle justification avons nous à nier nos ancêtres, notre culture ? Et comment osons nous vivre encore après avoir prôné l’euthanasie de nos propres parents ?

L’hypocrisie moderne de la défense de "MA planète" tente de dissimuler cet égoïsme du " MOI d’abord". Une civilisation qui perd le sens du futur comme du passé au profit d’une jouissance exclusive du temps présent est déjà morte.


mardi 20 décembre 2022

Bioéthique sans morale

Je n’oublierai jamais ces propos rapportés pas  Sœur Emmanuelle, je crois, d’un enfant d’une douzaine d’années qui cherchait sa survie sur les décharges de Calcutta : « Je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas qui je suis, je ne sers à rien…». 12 ans ! Terrifiant !

Et voilà qu’aujourd’hui, dans notre Occident nanti, une génération de quadras, purs produits de  "l’Éducation" nationale soixante-huitarde, n’a pas honte de fabriquer légalement, pour son propre désir, des enfants privés de père, de mère ou des deux, qui ne sauront jamais d’où ils viennent, où ils vont, qui ils sont !

J’ai eu la chance de connaître une longue généalogie de mes ancêtres, tant paternels que maternels. Plus de cent aïeux, dont je connais les noms et les métiers parmi bien d’autres hélas inconnus, qui m’ont donné la vie dans l’antique Forêt de Brocéliande. Je les vénère tous, un à un, comme autant de maillons sacrés d’une chaine ininterrompue depuis l’aube paléolithique de l’Homme, jusqu’au tréfonds d’un futur inconnu. Moi, je sais qui je suis ! Je suis l’un de ces innombrables maillons qu’un jour, peut-être, des descendants lointains placeront dans leur chaîne des souvenirs. 

Une dame avec qui je discutais, lors d’un salon du livre, de ces graves agressions contre la personne humaine que sont les dérives actuelles de bioéthique, me rétorqua que ce qui compte, c’est l’amour, et que ces enfants privé de leur père ou mère biologiques peuvent bénéficier d’autant d’amour. Sans doute, mais ils pourront dire, eux aussi : je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas qui je suis, je ne sers à rien…

Un jour viendra où ces enfants de convenance se révolteront.

lundi 16 août 2021

Né de paysans bretons…

Il est un mot qui m’exaspère par la suffisance qu’il exprime : celui d’être "né" ou "née" pour justifier ses souches aristocratiques ! Eh bien, moi aussi, je suis  "né" ! Né de paysans bretons ! Des laboureurs, cultivateurs, couvreurs, forgeons, cuisinières, bonnes de curés, peut-être, ou sacristains… Plus de 100 noms sur 500 ans selon la généalogie remontée ; bien plus  sans doute que la sauvagerie des guerres de religion ne permettent plus de rechercher. Je viens de circuler dans cette Bretagne, aujourd’hui envahie de touristes. Chaque clocher, chaque cimetière, chaque calvaire de ce qui fut jadis la profonde forêt de Brocéliande me renvoie dans le cœur le martèlement des sabots de mes ancêtres qui en foulèrent le sol. J’ai assisté à une messe de l’Assomption sur un piton rocheux où quelqu’un a réalisé, dans les siècles récents, une reproduction de la grotte de Lourdes en remerciement pour quelque bienfait. Le lieu est mystique. Au delà de la piété mariale qui en emplit ce ciel tous les ans, le sol en exhale les élans millénaires de nos aïeux gaulois cherchant en ces sommets à s’approcher du ciel… Je me plais à rêver que, parmi leurs druides, quelque arrière, arrière,…. grand-père y cueillit le gui sur les chênes disparus. De mes ancêtres retrouvés, j’ai conté l’histoire dans un livre (*). Au-delà, le temps s’efface… Mystère !

 (*) https://sites.google.com/site/francaisdesouchevousendeplaise/home

samedi 25 janvier 2020

PMA sans père ?

On  a officialisé, légalisé, un mensonge biologique, une filiation fictive, une utopie génétique. Aucun être humain ne peut naître en ce monde sans une mère plus un père. Et l'on verrait désormais se développer une nouvelle caste de citoyens, ceux dont la société libertaire aurait effacé la filiation pour n'en faire que des consommateurs anonymes, sans souche, sans ancrage, sans héritage spirituel ? Et, cette catégorie diminuée de citoyens égarés se reproduirait à son tour, transmettant le vide de sa descendance à sa propre descendance qui, elle-même, renierait rapidement la sienne ? Les clubs de généalogie feraient l'effet d'antiquités désuètes… La relation parents génétiques et enfants aurait, pour ces gens-là, totalement disparu. Cette relation se fonde inconsciemment sur la solidarité de la chair. Il n'y aurait plus, chez cette nouvelle caste sans racines, qu'une relation sociale de parents nourriciers à enfants élevés. Petit à petit, les citoyens anciens, issus d'ancêtres connus et honorés, disparaîtraient par l'âge et le grand balai du temps qui passe. Ne resterait dès lors qu'un peuple de robots humains dociles, esclaves et consommateurs. Je m'étonne que personne n'ait évoqué cette fin, sauf l'Église. C'est tellement grave que je ne peux croire que cette invention diabolique soit le seul fait des élucubrations du Marais parisien homosexuel. La puissance des lobbies qui œuvrent en France à ce cataclysme depuis le précédent mandat présidentiel est la preuve qu'il s'agit d'une attaque en règle contre notre société pour la faire disparaître. Des individus n'aiment pas notre monde, en veulent un à leur merci. Ils le veulent sans passé, sans repères, sans racines afin de mieux l'asservir. Ils le veulent sans descendance, sans témoins futurs, afin de ne pas être jugés.
Heureusement, la nature ne se laisse pas violer ainsi. Comment imaginer que les médecins acceptent en nombre de se plier à cette imposture de PMA de complaisance ? Leur déontologie leur commande de soigner. Comment  imaginer qu'ils acceptent de se transformer en entrepreneurs du désir, en pourvoyeurs de bébés sans père ? Comment imaginer de la même manière que des notaires se laissent aller à rédiger sans broncher des actes authentiques de fausse filiation doublement maternelle ? Comment imaginer enfin que les officiers d'états civils renient leur honneur en signant ce qu'ils savent être faux ? Il faut être lucide, la PMA sans père porte en elle-même son virus mortel. Elle fera du mal, mais elle périra. La déraison ne l’emporte jamais.

mardi 23 juillet 2019

Français de souche

Retour du Festival International du Livre Militaire à Coëtquidan, au cœur de l’antique, immense et mythique Forêt de Brocéliande aujourd’hui réduite à quelques hectares sauvegardés. 
Par delà les superbes prises d’armes et cérémonies militaires qui marquèrent ces journées consacrées aussi à la remise des épées aux nouveaux officiers promus, c’est à cette forêt disparue que mes pensées allèrent pendant deux jours. Sur ma table, il y avait l’un de mes livres "Français de souche"(*) que je dédicaçai  de nombreuses fois. Pas vraiment un livre militaire, mais un livre concernant tous ces jeunes officiers, certainement. Ce livre, j’aurais pu l’appeler "Breton de souche", puisqu’il relate l’histoire de plus de cent de mes ancêtres au fil de onze générations, tous laboureurs depuis cinq siècles en cette forêt d'alors. Dans la Forêt de Brocéliande, personne n'entrait, personne n’en sortait. N'y survivaient que des Bretons de souche depuis, sans doute, le paléolithique... Puis, un roi de France, un jour, annexa l'Armorique. Alors, les Bretons de souche devinrent des Français de souche… 
Le polémique actuelle sur la question des souches est niaise ! Il y avait, parmi les militaires qui visitaient les stands, des visages de toutes souches, tous, pourtant, intégrés à la patrie française, et fiers de leurs galons. Ils s’arrêtaient pour me parler de leurs souches à eux, ici ou là, la main sur mon livre. Non, vraiment ! La bobocratie ambiante n’a rien compris ! Je songeais aux milliers des autres descendants inconnus de ces aïeux-là, que je pouvais aujourd’hui côtoyer, cousins sans le savoir. Eh oui ! Honorer ses souches, c’est s’ouvrir aux autre ! Le contraire de l’enfermement sur sa petite personne !
(*)Pour en savoir plus :
https://sites.google.com/site/idfranceloire/catalogue/bernard-huet-francais-de-souche

mercredi 17 octobre 2018

#Généalogie


Depuis que j'ai écrit mon livre sur la découverte de mes #aïeux bretons que je fis en remontant jusqu'au XVIe siècle (avant, je ne sais pas)  ("Français de souche" Éditions id France Loire), je suis fasciné par désir — impossible à réaliser, hélas ! — de reconstituer le chemin qui me relie forcément au premier couple humain. Car, si l'homo sapiens a 200.000 ans, Lucie et les Australopithèques en ont trois millions, et Toumaïe, sept millions, paraît-il. Ceux-ci n'étaient pas encore des hommes au sens propre. Il a donc bien fallu qu'une mutation se produise quelque part sur la Terre pour qu'un premier spécimen humain, mâle ou femelle, apparaisse. Or, un mutant n'est plus fertile avec les congénères dont il est issu. Il a donc fallu qu'une seconde mutation improbable se révèle pour offrir le partenaire fertile. Miracle ! Mais, encore fallait-il qu'il fût du sexe opposé. Miracle à la puissance deux ! Et que l'évènement eût lieu tout près de la grotte du premier mutant. Miracle à la puissance trois ! Qu'on ne me dise pas qu'un tel triple miracle aurait pu se reproduire ailleurs en même temps ! C'est cet impossible hasard qui rend plausible le merveilleux récit de la #Création divine, le sixième "jour". Et depuis ? Eh bien ! depuis, il y a forcément un fil généalogique, une succession de grands-mères ou de grands-pères, qui relie chacun d'entre nous à ce premier couple. Vertigineux !

samedi 29 juillet 2017

Intégration

Si l'on en croit certains témoins, les terroristes de Paris étaient très jeunes. Ils sont sans doute des petits casseurs de banlieue entraînés et drogués par les meneurs de Syrie. Ainsi s'expliquerait, au passage, l'incompréhensible (mais heureux) comportement des kamikazes qui ont fait sauter leur ceinture d'explosifs hors de leurs cibles. Ils étaient drogués. Ils devaient aller là et appuyer sur le bouton. Ils n'ont pas pu entrer. Ils étaient biologiquement incapables de réfléchir. Ils ont appuyé.
Ces terroristes-là sont nés en France, parfois de deuxième génération. N'est-ce pas un énorme aveu d'échec de l'immigration programmée ? Or, derrière le problème, il y a l'islam. Pourquoi ces jeunes, laissés en déshérence, coutumiers jusqu'alors des coups de force en bandes contre l'État, s'enrôlent-ils désormais sous la bannière du Dieu de leurs parents ? Parce qu'ils n'ont aucune culture de l'islam. Ils s'approprient ce qu'ils sont incapables de comprendre. Qu'ont-ils trouvé au sortir de leur poussette ? Un pays chrétien. Un langage issu du Grec, fait pour véhiculer une pensée occidentale tout en nuances. Car, une religion, et la culture qui en découle, c'est d'abord une pensée. Pensée complexe qu'il s'agit d'exprimer. Notre culture a forgé au fil des temps, l'outil langage qui permit de transmettre la profondeur subtile de la pensée du Christ. C'est cela, une culture chrétienne. Or, c'est à l'aide de ce langage-là que les jeunes en question ont approché le Coran de leurs ancêtres. Mais, le Coran ne se lit pas avec cet outil-là. En arabe, oui veut dire peut-être, peut-être veut dire non. Seule, la langue arabe historique est à même de déchiffrer la pensée du Coran, tout en imprécations, interdits et anathèmes. Lue avec notre langage, elle n'exprime que l'incohérence d'appels au meurtre mêlés à une mystique exotique déconcertante. Et chacun y prend ce qu'il veut. Les jeunes en question y ont trouvé la justification de la haine qui les anime. 
L'évidence s'impose. L'islam est incompatible avec notre pensée. On peut vivre en occident en marge de toute spiritualité. C'est même le génie de ses institutions : Dieu, d’une part, et César, de l’autre. Mais, si l’on a besoin de Dieu, c’est l'appel du Christ que nous transmet notre culture, notre histoire, notre langage. L'islam n'est pas soluble dans la culture judéo-chrétienne. N’en déplaise aux apprentis sorciers du multiculturalisme, s’il faut intégrer les “jeunes”, ce ne peut être que dans notre culture chrétienne, sinon, ce n’est pas intégrer, c’est désintégrer, c’est composer sciemment un mélange explosif.
Ceux qui ont fait entrer de force le Coran pour contrer la Bible, ceux qui ont programmé le remplacement de population pour préserver leurs intérêts électoraux, ceux-là portent la lourde responsabilité du sang qui coule, et qui va couler.

jeudi 27 juillet 2017

Français de souche


Je lis, dans le dictionnaire de l'Académie française cette définition du mot race : "Se dit aussi d'un groupe d'individus qui se distingue d'autres groupes par un ensemble de caractères biologiques et psychologiques dont on attribue la constance, non pas à l'action du milieu, mais à une lointaine hérédité. La race caucasienne. La race mongole. La race juive. Une race pure. Une race métissée".
Donc, il y a des races. Ouf ! On avait fini par croire que cela n'existait pas. Je me demandais, en effet, depuis un certain temps, comment on pouvait définir un juif, par exemple, en s'affranchissant du concept de race. Ceci étant, il est vrai qu'aujourd'hui, le brassage de l'humanité fait que lesdites races sont en train de se métisser, sauf celles pour lesquelles le sentiment d'appartenance quasi religieux est si fort qu'elles s'autoprotègent contre cette dilution. Certains, aimant remplacer les mots par d'autres pour se donner l'illusion d'un progrès, ont rendu incorrect le mot race, se contraignant à en trouver un autre. On parle dès lors de souche. Voilà qui change tout ! Donc, il y a des souches ! Pour autant, parler de Français de souche est en effet infondé. Il faudrait parler de Français de souches (au pluriel), car les souches en question sont bien antérieures à la création du territoire national. Si l'on veut trouver un dénominateur commun aux Français contemporains, ce n'est donc peut-être pas dans la notion de souche ou de race qu'il faut le chercher, mais autour du concept beaucoup plus clair d'Histoire. À Français de souche, je préfère le terme de Français historique. Des Français dont l'hérédité, pour reprendre le mot du dictionnaire, s'enfonce dans une histoire suffisamment profonde pour se distinguer du seul label de Français administratif.
Il se trouve que je suis né en Bretagne ; que mon père et ma mère y sont nés ; que mes quatre grands-parents y sont nés et y ont vécu ; et qu’avant eux je peux remonter, noms à l’appui, onze générations d’ancêtres bretons jusqu’au milieu du XVIe siècle, époque qui vit l’annexion du Duché de Bretagne par le roi de France. Avant, je ne sais rien, car les archives ont été détruites lors des guerres de religion, mais on imagine mal que mes deux mille aïeux de l’époque, qui m’ont légué sans le savoir un peu de leur ADN, soient tous tombés du ciel ou issus de l’immigration.
Ceci, Messieurs les censeurs, me donne-t-il le droit de me prétendre Breton de souche ? Et Français de souche par extension, puisque la Bretagne est devenue française ? Supposons que oui. Dès lors, qu’est-ce qui me fournit ce label ? Ma naissance en Bretagne ? Mais, si j’étais né à Strasbourg au gré des affectations militaires de mon père, pourrais-je me prétendre Alsacien ? Certes non ! Il faut donc bien d’autres critères pour revendiquer une souche : un sol, sans doute, mais aussi des ancêtres sur ledit sol. Reste la question : à partir de combien de générations sur un même sol peut-on prétendre à une souche ?
On dit que tous les Français sont des immigrés. Oui, un jour, forcément, ils l'ont été ! En ce qui me concerne, cela semble remonter au VIe ou VIIe siècle, quand les populations celtiques de l'île de Bretagne émigrèrent en Armorique, chassés par les invasions des Angles et des Saxons. Ces immigrés-là s'intégrèrent aux indigènes bretons, descendants eux aussi des migrations celtes d'Europe centrale, cinq siècles avant Jésus-Christ. La plus ancienne grand-mère, issue de ces deux souches d'aïeux, que j'aie retrouvée aurait près de 500 ans aujourd'hui. Onze générations ont ensuite conduit ses gènes bretons jusqu'à moi. Cela ne vous suffit pas, comme souche ? J'en ai fait un livre :
https://sites.google.com/site/idfranceloire/catalogue/bernard-huet-francais-de-souche


mardi 31 mai 2016

Français de souche



Au Chapiteau du Livre de Saint-Cyr-sur-Loire, je dédicaçais, entre autres, mon dernier livre "Français de souche". J'ai vu quantité de personnes s'arrêter à la vue du titre, feuilleter et engager la conversation. Eux aussi ont des ancêtres, d'ici ou de là. Ils me félicitent d'avoir le courage d'en parler. Eh ! Oui ! On en est là ! La police de la pensée veille. Ils hésitent, puis achètent finalement le livre. Une dame me dit : "vous n'encaisserez que la semaine prochaine ?" Eh ! Oui ! Encore ! Nous sommes à la fin du mois. Pourtant, quand même, deux femmes m'invectivent. Je comprends qu'elles ne connaissent pas leurs origines, et peut-être les méprisent. C'est vrai, je n'avais pas pensé à ces cas douloureux. Mais, est-ce une raison pour agresser ? 

mardi 17 mai 2016

Français de souche ?

"Il n'y a pas de Français de souche" ? Pourtant, j'ai pu remonter partie de mes aïeux bretons sur onze générations, jusqu'au milieu du XVIe siècle. À cette époque, la Bretagne armoricaine venait tout juste d'être annexée par les rois francs. Je raconte cela dans mon livre. Alors, j'ai fait ce petit calcul, certes non rigoureux, mais qui fournit des ordres de grandeur. À raison de deux parents par ancêtre, c'est 2048 géniteurs qui s'alignent au onzième étage, c'est-à-dire 1024 couples. En supposant que chacun de ces couples ait engendré deux enfants, lesquels, à leur tour, en engendreront deux, et ainsi de suite onze fois, c'est aujourd'hui deux millions de personnes susceptibles d'être vivantes qui, à travers le monde, portent partie de mes gènes. Je suis cousin, arrière-cousin, arrière-arrière, etc. de 3% de la population française ! Mais, ce calcul, chers lecteurs, est vrai pour chacun d'entre nous. Or, tous nos cousinages se sont nécessairement recoupés au fil des âges, unis, emmêlés. De sorte que l'on peut affirmer qu'il y a très peu de chance pour que vous et moi soyons totalement étrangers. Et certains disent qu'il n'y a pas de Français de souche ! Ils n'ont vraiment rien compris.

vendredi 13 mai 2016

Incinération

Pourquoi je suis hostile à l'incinération des corps ? Pourquoi cet acharnement à faire disparaître le corps, et à montrer le spectacle de la cérémonie ? Une première raison est que cela consomme bien inutilement de l'énergie. La nature fait le même travail gratuitement et en silence. Une deuxième raison est que toutes les expériences que j'ai de ces crémations montrent que les proches en ressortent traumatisés. Je veux, s'agissant des miens, le leur épargner. La troisième raison est que cette mode moderne, non innocente, pourrait bien s'inscrire dans la stratégie sournoise de destruction des racines. Depuis que l'Homme enterre ses morts, notre sol ne compte pas moins de trois cents aïeux à l'hectare, s'ils étaient uniformément répartis. Nous marchons sur nos morts (lire "Français de souche, ne vous en déplaise"). Voilà qui n'est pas compatible, pour certains, avec la négation des souches. Il faut à ceux-ci abattre aussi les cimetières, ces témoins de nos racines. 

jeudi 12 mai 2016

Moscovici et les racines chrétiennes de l’Europe

Dans une demi-page du Figaro, le commissaire européen tente de justifier sa négation publique des racines chrétiennes de l’Europe. Son argumentation : bien sûr, il y a des chrétiens en Europe, mais ils ne sont pas les seuls… Monsieur ! La question est un peu plus vaste ! La nature profonde des racines d’un peuple ne se limite pas à la seule pratique religieuse de ses habitants du moment. Même s'il ne restait qu'un seul chrétien déclaré en Europe, celle-ci resterait de racines, de souche, de culture chrétiennes. La chrétienté est pour l'Europe son ADN. Mais, rassurez-vous, le culte chrétien des actuels Européens reste indéracinable. Or, vous ne le savez sans doute pas, mais le Christ fut le premier modèle exemplaire d’ouverture à "l'autre", d’accueil de celui ou de celle qui est "différent". Il fit maintes fois scandale pour cela en son pays— de racines juives, celui-là — . Voilà qui change tout, dans le regard que portent les chrétiens sur les autres. Elle est là, la grande leçon de la généalogie. Plus on veut nier ses sources, s'en détacher, plus on s'isole dans l'histoire pour ne devenir finalement qu'un accident chimique du hasard. Plus l'autre, dès lors, devient un étranger, un rival, un ennemi. Mais, plus on cherche et remonte ses propres sources, plus on s'ouvre à "l'autre" dont on partage peut-être quelques gènes communs. Le culte de la souche est l'antidote de la xénophobie. La négation de la souche est la porte béante du racisme. J’en ai fait un livre : "Français de souche, ne vous en déplaise".


mardi 10 mai 2016

Le maire de Londres

Chantal Delsol publie une brillante chronique dans Le Figaro de ce jour, que je me permets de résumer ainsi : le nouveau maire de Londres est musulman, certes, mais entièrement occidentalisé (droits de l’homme, monogamie, etc.), c’est-à-dire conforme à notre culture chrétienne ! Et, le philosophe de conclure : “pourquoi récusons-nous les racines chrétiennes tout en défendant leur héritage avec tant d’ardeur ?”
On ne peut être plus incisif sur le paradoxe du comportement contemporain occidental. On veut le soi-disant multiculturalisme, à condition que les autres soient semblables à soi. On joue les affranchis devant nos ancêtres chrétiens, leurs préceptes, leur exemple, mais on ne veut pas se priver du pont de l’Ascension ni du week-end de la Pentecôte. Tout cela est puéril.

dimanche 14 février 2016

Français de souche

Oh ! Bretagne ! Terre de partage… La Celtique de mes souches s'est-elle enrichie ici du sang des Bretons de l'île ? 
Je veux rêver de mes racines profondes. Des premières populations primitives de cette proue du continent, les néandertaliens du paléolithique, il y a 500.000 ans. Des premiers "immigrés" Cro-Magnon il y a 35.000 ans. Des premiers défricheurs-agriculteurs, 5000 av. J.-C. Des commerçants de l'étain, 2000 av. J.-C. et des forgerons des épées de bronze de Saint-Brieux-des-Iffs. Des Celtes, 500 av. J.-C. puis de l'Armorique des Romains, ce promontoire sur la mer, et de la "romanisation" des miens, 150 av. J.-C. De ce granit enfin, symbole de la ténacité des Bretons. 
Je veux rêver de ces bâtisseurs de mégalithes que, secrètement, j'aurais voulu être. De ces peuples mystérieux d'Europe, chevaliers du devoir et de l'honneur dans un monde qui, déjà, trempait dans le mensonge et la fraude, et dont l'appel des druides sonne en mon tréfonds d'une étrange résonance. Des Romains qui nous apportèrent, certes, l'épée de César, mais aussi la parole de Dieu. Des Francs, desquels naquit notre patrie. Des Vikings qui massacrèrent et violèrent. Des Angles et des Saxons qui nous contèrent Arthur.

Extrait du livre “Français de souche” de Bernard HUET, qui paraîtra en mars/avril aux Éditions ID FRANCE LOIRE.

Préservation : cliquez sur le lien de la page contact du site ci-dessus. Nous vous avertirons personnellement dès que l’ouvrage sera en vente. 200 pages. 19 €. Port de lancement offert.

mercredi 11 novembre 2015

Français de souche, breton de racines

La France, terre d'immigration, disent certains ? Faux ! Ils mentent. Tout le monde ment aujourd’hui. Ou bien ils ne savent rien. Je suis breton. Depuis cinq siècles avec certitude, et sans doute beaucoup plus. Qui le niera ? Pendant des siècles, mes lointains aïeux ont défendu leur indépendance contre leurs deux voisins. Or, depuis cinq siècles, le duché est français ! Les Bretons ne sont pas entrés en France pour s'y installer. C'est la France qui s'est construite sur eux, par les armes et par la ruse ! Les Bretons ne sont pas des immigrés. C'est la France qui s'est introduite chez eux ! La France, souche unique, plonge l'une de ses plus solides racines dans le passé lointain de ce roc de granit, proue inusable du continent. France des druides, France des rois, France révolutionnaire, France impériale, France moderne qui désormais se cherche, toutes ces France, nées des chocs d'excès inverses, furent les fruits des multiples saisons d'un même arbre.

jeudi 8 octobre 2015

Souches et races

Souche, race, mots interdits ? De quel droit ? 
Bien sûr qu’il y a des souches ! Chacun de nous est issu de la sienne, ou des siennes. Vous connaissez beaucoup de personnes qui n’ont pas d’ancêtres ? Certaines ont une souche restée concentrée depuis des siècles en un même lieu géographique. C’est de plus en plus rare. D’autres affichent déjà dans leur généalogie des souches de localisations multiples sur cette Terre. Avec ce qu’on appelle la mondialisation, cette caractéristique se généralisera. Mais, les croisements de souches ne supprimeront pas les souches elles-mêmes. Elles sont dans l’histoire et y demeureront, n’en déplaise à ceux qui pensent que le monde a commencé avec eux.
Bien sûr qu’il y a des races ! Elles sont l’expression, en ce monde, de la diversité des souches. Si souches il y a, races il y a ! Ou, plus exactement, il y a encore, car un jour, sans doute, l’humanité sera uniformisée, si elle parvient jusque-là. Pour autant, la reconnaissance de l’existence des races historiques ne préjuge en rien d’une classification en valeur et en mérite des êtres humains d’aujourd’hui. D’ailleurs, dans cette hypothèse, l’évolution contemporaine, intellectuelle et morale, de la race dite blanche ne plaiderait pas en sa faveur… Un célèbre chirurgien et ami, Bernard Debré, disait que, quelle que soit la couleur de la peau, tout le monde a les reins à la même place. Bien entendu ! Mais, qu’il me permette, l’Homme n’est pas fait que de peau et de reins. Il semble bien, quand même, que des races issues de souches aux antipodes les unes des autres, présentent aujourd’hui, non seulement des aspects, mais des mœurs et des croyances différentes dues à la longue maturation des siècles. Les gens — sans aucune connotation péjorative dans ce terme — aiment bien rêver de cousins cosmiques qu’on découvrirait un jour, habitant quelque planète lointaine. Dira-t-on encore, en les voyant, qu’il n’y a pas de souche ni de race ?

Ceci étant, dire que telle ou telle nation est un pays de telle ou telle race est évidemment faux, si l’on sous-entend l’exclusivité. Tout au plus peut-on dire qu’en ce pays-là, telle ou telle race est majoritaire en nombre. Voilà pourquoi le vrai problème qui se cache aujourd’hui derrière toutes ces polémiques stériles et souvent intellectuellement malhonnêtes est celui de la cohabitation harmonieuse et pacifique de ces races. Ce n’est pas en supprimant le mot que l’on va supprimer le problème. Un journaliste écrivait que les propos du général De Gaulle sur le sujet étaient anachroniques de plus de cinquante ans. Qu'est-ce que cinquante ans changent pour un problème multimillénaire ? Les nations se sont construites sur leurs mouvements de populations. Chaque fois que ceux-ci ont été lents et progressifs, ils se sont déroulés sans heurts, et les peuples s’en sont enrichis mutuellement. Chaque fois qu’ils ont pris la tournure d’invasions brutales, il y eut du sang et des larmes. Nos édiles devraient relire l’Histoire.

samedi 15 août 2015

Bretagne chrétienne

Messe d’Assomption au pardon annuel de Rochereuil en Côtes-d’Armor. Courte procession chantée jusqu’a la grotte de Lourdes reconstituée dans le granit de cette colline dont je ne m’étonnerais pas qu’elle fût jadis un site de dévotion au dieu gaulois Belenos. Puis, après un instant de silence et de prière pour les autres chrétiens, d’Iraq, de Syrie et d’ailleurs, nous parviennent du fond du vallon les tintements sourds des cloches de l’église. Instant suprême ! Bretagne chrétienne !

mardi 14 avril 2015

Angélus

Les gens de mon âge gardent souvent, imprimé au fond de leurs souvenirs inconscients, ce tableau de Jean-François Millet, peint il y a un siècle et demi, qui décorait les murs de leur enfance. Au-delà de la qualité picturale de l’œuvre, c’est la charge spirituelle de son sujet qui m’émeut. Ce couple, dans son champ, qui pose un instant ses outils ; cette femme qui joint les mains ; cet homme qui ôte sa casquette alors que l’on croit entendre au loin tinter au clocher du village les neuf coups suivis de leur pleine volée de “l’angélus qui sonne” ; cette image est celle de nos racines, la pensée chrétienne qui a modelé la France et les Français. Depuis cinq siècles et demi, depuis Louis XI qui ordonna de faire sonner l’angélus en France, le matin, à midi et le soir, vingt générations de nos grands-mères joignirent les mains, vingt générations de nos grands-pères ôtèrent leur casquette (soit 2.097.150 aïeux), trois fois par jour, pour invoquer Marie, appeler son secours et sa protection. Aujourd’hui, les cloches dérangent, les ancêtres dérangent, l’au-delà dérange. À l’âge des smartphones et d’internet, où seul compte le présent de l'instant, j’ai  voulu rappeler que chacun a un passé, et que chacun sera le passé de quelqu'un.

vendredi 10 avril 2015

Souche de Français

Alors que l'on inaugure aujourd'ui la réplique à usage touristique de la grotte Chauvet, c'est de l'original que je veux parler. Il y a 36000 ans — 360 siècles —, nos ancêtres à la mille quatre cent ou mille cinq centième génération, des humains de Cro-Magnon, s'y sont abrités, y ont vécu peut-être — on a trouvé des traces de feu —, y ont exercé leur art, y ont  affirmé déjà leur spiritualité. À travers la paroi rocheuse sur laquelle ils traçaient leurs magnifiques œuvres et apposaient leurs mains, cherchaient-ils à acquérir un peu de l'énergie tellurique dont leur être primitif ressentait la présence ? En tout cas, fiers sommes-nous de porter, peut-être, leur ADN. L'hypocrisie des temps modernes voudrait abolir la notion de Français de souche. Eux étaient la souche des Français.

samedi 28 février 2015

Communauté de souches, ou souche de communautés ?

Voilà que vous voulez nier la notion de Français de souche, et proscrire l’emploi de ce vocable. Mais vous ne cessez, par ailleurs, de vous gargariser du concept de communautés dont serait assemblée la France. Alors, il ne faut pas vous étonner que ces Français dits de souche prétendent, eux aussi, constituer une de ces communautés. La France, dès lors, deviendrait un patchwork de communautés hétéroclites cohabitant sur un même territoire administratif. Aucune fondation commune ne les relierait. N’importe que maçon vous expliquera qu’un tel édifice est rapidement voué à la ruine. Si vous voulez qu’il y ait une France, et dire ce qu’elle est, vous ne ferez pas l’économie de la définition de son assise collective, c’est-à-dire de sa souche. Alors, l’abstraction de communautés deviendra sans objet. Il ne restera que des Français… de ladite souche. Reste à la découvrir.