lundi 25 février 2019

Prêtres "pédophiles"

La presse vaticane annonce 415 cas de prêtres impliqués dans les affaires sexuelles pédophiles. Il y a 415.656 prêtres dans le monde. Moins d’un sur mille est pécheur ! 
J'entends déjà les hurlements des justiciers : "c'est encore trop" ! Certes ! Surtout si l'on considère avec charité le sort des victimes. Mais, ces grandes âmes qui crient au scandale sont-elles, elles-mêmes, irréprochables à ce degré de précision ? Sont-elles immaculées à neuf cent quatre-vingt-dix-neuf pour mille ? Ne sont-elles pas en train de sombrer dans une forme détestable d'hypocrisie ? Ou bien, sont-elles seulement victimes de l'effet déformant des médias ? 
La perfection à ce point est-elle humainement possible ? Les premiers disciples du Christ n'étaient que 12, et il y eut déjà un traître parmi eux : un sur douze, au lieu d’un sur mille aujourd'hui ! Il y a donc, dans le monde, 999 prêtres sur 1000 qui savent se maintenir dans les pas du Christ. C'est tout simplement miraculeux. C'est, pour moi, la révélation de ce scandale médiatique qui me conforte, s'il en était besoin, dans mon credo :"Je crois… à la sainte Église catholique".

jeudi 14 février 2019

Vieillesse

Au hasard des lignes d'un manuscrit dont j'aurai le plaisir d'éditer le livre dans les prochaines semaines(*), voici un passage dont je veux vous faire part :
« En poussant ce "portillon blanc" du dernier âge, j’ai le choix entre deux états d’esprit. 
Le premier, sinistre, a bien été décrit par Victor Hugo : « L’hiver, point de chaleur, point de lumière, point de midi, le soir touche au matin, brouillard, crépuscule, la fenêtre est grise, on n’y voit pas clair. Le ciel est un soupirail. Toute la journée est une cave. Le soleil a l’air d’un pauvre. L’affreuse saison ! L’hiver change en pierre l’eau du ciel et le cœur de l’homme ». 
Le second état d’esprit, optimiste, que je préfère et retiens, est celui du Pape François qui lors de l’audience générale du 23 mars 2015, a très simplement et justement fleuri la vieillesse, en affirmant qu’elle était "une grâce, une mission et une vocation" ».
L'auteur écrit par ailleurs : « …dernière saison, celle de la simplification qui rejette le superflu, de la purification, de l’essentiel, l’âge de la connaissance, de la reconnaissance et de la sagesse ».
(*) Aux Éditions France-Loire

lundi 4 février 2019

Le livre

Autrefois, un livre imprimé ne pouvait être modifié qu'en réédition. Aujourd'hui, on imprime à la demande. L'auteur est donc fondé à corriger son texte à volonté, l'amender, le compléter, etc. (On imagine "Les misérables" versions 1, 2, etc...?). Quant à l'avènement du livre électronique — inéluctable à terme malgré les réticences actuelles compréhensibles — il bouleversera par sa malléabilité totale le concept du livre, avec en plus le droit de réponse du lecteur !
Mais, si le livre papier doit un jour disparaître au profit de l'électronique, comme la pierre gravée a disparu au profit du papyrus et du parchemin, puis ceux-ci au profit du papier imprimé, j'espère au moins que l'écriture ne disparaîtra pas au profit de l'image fixe ou animée. De même que la parole est le propre de l'homme, l'écriture est la créatrice de sa pensée, et le vecteur indispensable à sa transmission. L'image, même animée (laquelle n'est alors qu'une succession d'images fixes) est figée sur un état, une situation, l'atmosphère d'un instant. Elle enferme la pensée dans ce qu'elle est à cet instant. L'écriture transcende l'image en laissant l'imagination construire celle-ci. Si l'écriture meurt, la pensée mourra, et l'Homme avec.

samedi 26 janvier 2019

"Mon corps est à moi"...

Cette thèse évoquéé avec quelque légèreté par les néoféministes pour justifier leurs pratiques libertaires comporte en soi sa propre antithèse.
En effet, dire cela implique la reconnaissance de deux parties dans le débat : mon corps d'une part, et moi d'autre part. Dirait-on "mon corps est à mon corps", ou bien : "moi est à moi" ? Cela n'aurait tout simplement pas de sens. Dès lors, si l'on voit bien qui est — ou quel est — le corps dont il s'agit, plus mystérieux est ce moi "propriétaire" dudit corps. Il n'est pas, à l'évidence un autre corps ; nous ne sommes pas en double exemplaire en ce monde. Force est d'admettre que nous sommes aussi un être hors de ce monde, hors de son temps et de son espace, immatériel donc.
Albert Camus en écrit dans Le Mythe de Sisyphe : « Ou nous ne sommes pas libres et Dieu tout-puissant est responsable du mal, ou nous sommes libres et responsables, mais Dieu n’est pas tout-puissant. » Il a seulement oublié un détail : l'homme est dans le temps et son espace ; Dieu est dans l'au-delà du temps et de l'espace. Nous sommes bel et bien libres dans notre monde, quand Dieu reste cependant tout-puissant dans le sien.
Écrire sert sans doute à exprimer ce que l'on pense, mais au-delà se dissimule, pour l'écrivain, le ressort mental qui l'aide à développer sa propre pensée. L'écriture est à l'esprit ce que le jogging est au corps. C'est ainsi que dix livres, à ce jour, m'ont convaincu que Dieu nous a bel et bien créés parce qu'Il est, comme le modèle crée son image pourvu qu'il y ait un miroir. La vie d'ici-bas n'est que le pâle reflet, sur le miroir de l'espace-temps, de la splendeur d'un Au-delà dont nous faisons partie. Dès lors, il faut comprendre que le Modèle attende de son image qu'elle lui revienne parfaite. Si Dieu a créé le temps pour y placer l'homme avec ses vices, sans doute l'attend-Il à la sortie. Le temps — et son espace — serait dès lors une sorte de machine à laver chargée d'achever l'ébauche et de restituer un Homme parfait, pour une Création parfaite .C'est notre tâche ici-bas. Le miroir de l'espace-temps est un miroir interactif. "Dieu a besoin des hommes" disait Henri Queffelec. 

Voilà que tout s'éclaire. Mon corps est en effet à moi. Et mon moi, dans son ailleurs, entend bien que j'en fasse ici-bas bon usage.

dimanche 20 janvier 2019

Voiture autonome.

Le mythe de la voiture autonome est une ineptie. 
Le progrès n'avance décidément pas en fonction des besoins de l'humanité, mais au gré des lubies des petits manipulateurs de technologies nouvelles qui mettent celles-ci à toutes les sauces, sans se soucier de savoir si c'est un bienfait. Ils me font penser à une autre "géniale" invention qui ne va pas manquer d'éclore un de ces jours : la littérature autonome. On propose déjà des traducteurs automatiques (qui traduisent en gros... très gros...), des correcteurs d'orthographe (qui corrigent un peu... très peu...). Un petit effort, et l'on verra naître des logiciels qui écriront les romans tout seuls. Comme pour la soi-disante voiture autonome (s'agit-il encore d'une voiture ?) à laquelle on dit où l'on veut aller, et qui vous y emmène, on dira à son ordinateur comment on veut que le roman finisse, et celui-ci l'écrira tout seul. Il y a déjà des auteurs auto-édités ; il y aura désormais des romans auto-rédigés ! Plus besoin de nègre ! 
Vous me permettrez de penser que, de même qu'il y a dans la littérature l'exercice d'un art dont la machine ne saurait priver l'être humain, de même le pilotage automobile reste pour certains un art que seuls les rustres confondent avec un moyen de transport.

dimanche 16 décembre 2018

Viol de l'esprit

N'avez-vous donc jamais été enfant . Ce n'est pas à ceux qui ont subi les outrages des dépravés pédophiles que je m'adresse, mais à ceux qui les ont commis. Ne vous souvenez-vous donc pas de ce que vous étiez, vous aussi, à cet âge tendre de l'enfance, de ce que vous saviez et que ne saviez pas de ce monde, de ce que vous croyiez qu'il était, de ce que vous vouliez qu'il fût ?
L'enfant est un être neuf qui vit encore dans un univers de pureté, à des années-lumière de celui des adultes sali, déformé, pourri par le cloaque du péché qui le baigne. L'amour, pour l'enfant, n'est pas acte de chair. Il ne connaît pas vos ressorts. Il n'en comprend pas la raison. Il subit sans participer. L'amour, pour lui, est un élan de la pensée,  le battement d'un cœur vierge, le souffle de son univers de l'esprit.
Il y a l'univers des enfants, il y a celui des adultes, il y a celui des vieillards. Les trois ne communiquent plus que par le souvenir. Le vieillard fut un adulte qui fut un enfant. L'enfant fut un nouveau-né qui fut un embryon. L'embryon fut une vie qui fut un ailleurs. 
La matière ne se révèle que lorsqu'elle est observée. C'est l'insondable découverte contemporaine de la physique ultime de l'infiniment petit qui nous révèle cette nature immatérielle de ce que l'on croit être matière. Eh bien ! l'Être humain aussi n'est chair que par la vision qu'il donne de lui à l'observateur qu'il est par ailleurs. Au-delà de son aspect de peau, de chair et d'os, c'est l'esprit qui se meut ; un esprit né de l'Esprit ; une pensée engendrée par la Pensée. 
Pourquoi cette vérité immatérielle, spirituelle, de l'être humain, issue de la pureté totale, se corrompt-elle ainsi dès qu'elle est plongée dans le temps et son espace ? Est-ce pour terrasser ce mal, n'en laisser que charogne, et renaître  enfin dans sa pureté originelle ? 
En tout cas, au-delà de l'agression physique, charnelle contre un enfant, qui est votre méfait bestial, c'est un être d'esprit que vous salissez, une pensée d'Au-delà que vous violez. Sous vos coups, dans les cris de l'enfant, C'est une âme que votre âme martyrise. 
La souffrance du corps est peu. La blessure de l'âme est immense.

jeudi 13 décembre 2018

Diésel et gilets jaunes

On oublie un peu trop que ce qui a déclenché l'émeute "gilets jaunes", c'est l'attaque en règle du Gouvernement contre le diésel. Eh ! Oui ! C'est à ce moment-là que tout a explosé. Oh! Bien sûr ! Le motif est vite apparu léger, et s'y sont greffé des revendications d'un tout autre ordre qui sont finalement le fond du problème : le fameux pouvoir d'achat, les retraites, l'immigration, les changements de société, tout ce qui n'est pas, en effet, admissible, et qui mérite bien que le peuple se révolte. Mais, à cette explosion populaire, il a fallu un catalyseur. C'est le diésel qui l'a fourni. Rendez-vous compte ! Pendant des années on a tout fait pour promouvoir la religion de dieu gas-oil et de la déesse diésel. Les gens se sont saignés pour arborer les trois initiales sacrées à l'arrière de leur véhicule : TDI, HDI etc. Et voilà que tout à coup, on les traite de pollueurs, on les voue aux gémonies, on voudrait  les ramener à l'essence qu'ils ont tant méprisée ! Il faut que ce gouvernement soit bien inexpérimenté pour avoir appuyé sur ce bouton-là ! Sans cette maladresse d'amateur, les gilets jaunes n'auraient jamais existé. Ce qui, entre nous, eût été dommage…

samedi 8 décembre 2018

"Écologisme"

Ils veulent "sauver la planète". Ils ne parlent jamais de la Terre, mais de la "planète". 
« La Terre, en effet, se défend toute seule, avec férocité parfois. La Terre n’a que faire des hommes, ces pucerons infimes qui lui parcourent l’écorce, et qu’elle peut anéantir par le moindre tressaillement. La Terre est une boule de feu, à peine emballée dans une mince écorce, aussi mince, en proportion, qu’une peau de pomme. C’est sur cette pellicule que nous sommes installés. Une peau craquelée, mouvante et fragile, peinant à contenir le feu qui la ronge, et que ravage par endroits des crevasses et des éruptions incandescentes. C’est dans l’épaisseur infime de cette croûte que nous apparaissent, colossales, les montagnes de l’Himalaya ou de la cordillère des Andes, ou les abyssales fosses marines inexplorées. C’est aussi dans cette mince pellicule que, minuscules ouvriers, nous forons toujours plus profondément pour trouver notre précieux pétrole, sans que nos modestes piqûres n’affectent l’impassibilité de la Terre »
Comment prétendre, dans cette optique, sauver la Terre sans se ridiculiser ? En inventant un autre concept, celui de "planète". La planète de Saint-Exupéry, dont l'écolo s'imagine être le petit prince. Il veut interdire aux autres de piétiner sa planète. Ne nous y trompons pas, il y a lui... et les autres ! Protéger l'environnement, c'est protéger "son" environnement. Écologiste rime aussi avec égoïste. Il n'imagine pas un instant qu'il est, lui-même, "l'autre" d'un autre.
Il veut, par exemple, interdire ou au moins sérieusement limiter l'accès à "sa rue". Car, devant chez lui, c'est sa rue, son trottoir ! Entretenus, pourtant, à l'aide des impôts des autres. Mais, qu'importe. Alors, il intrigue auprès du maire qui, toujours prompt à pêcher des voix, installe dans "sa rue" les plus invraisemblables obstacles à la circulation des autres. L'écologiste est tout le contraire d'un altruiste.
D'ailleurs, qu'est-ce que l'écologie ? C'est la science de l'habitat — au sens le plus large — des organismes vivants. Elle étudie depuis un siècle et demi la dépendance réciproque du vivant et de son environnement. Science parfaitement respectable ! Mais, les écologistes sont-ils des scientifiques ? Que nenni ! Les écologistes constituent un mouvement politique, comme les socialistes, les communistes et d'autres. Ils bâtissent une idéologie, bien peu scientifique, et travaillent à en imposer la doctrine pour gagner des élections. Alors, pourquoi continuent-ils d'appeler leur mouvement "l'écologie" ? Les socialistes appellent-ils le leur "la socialie" ; les communistes, "la communie" ? Le mouvement politique des écologistes doit s'appeler, en français, l'écologisme !

jeudi 22 novembre 2018

PMA pour couples homosexuels

Réponse à Monsieur Luc Ferry.
Monsieur,
Vous publiez dans Le Figaro de ce jour une "lettre à un ami prêtre" par laquelle vous faites réponse à l'argumentation de celui-ci contre l'ouverture de la procréation médicale assistée aux couples homosexuels. 
Souvent, avant d'entamer la lecture de telles chroniques, je jette un œil à la phrase de conclusion. Ici, je lis que vous citez le message du Christ "nous invitant à ne pas juger pour ne pas être jugés". Monsieur Ferry, faut-il user de ce même argument pour ne pas juger la gestation pour autrui, l'euthanasie, l'eugénisme, l'avortement, etc. ? Pensez-vous que le Christ nous ait recommandé de tout laisser faire ? Cet enseignement, rapporté par Matthieu (7,1), ne doit pas être dissocié de sa suite, à savoir : « Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton œil, et alors tu verras ôter la paille de l'œil de ton frère ». Voilà pourquoi ce que je me permets de juger, indûment selon vous, ce n'est pas mon frère ou ma sœur homosexuels, mais seulement votre chronique. En tout cas, cette chute m'a incité à lire celle-ci avec un œil a priori critique.
Que dit le prêtre — selon ce que vous en rapportez — ? 
1 - Qu'un enfant a vocation à être élevé par ses parents biologiques.
2 - Que, chez l'être humain s'entend, l'acte charnel et la procréation sont liés.
Que répondez-vous en substance ?
1 - Qu'il y a de nombreux enfants adoptés qui sont bien élevés, mieux peut-être qu'ils ne l'auraient été par leurs parents biologiques.
2- Que la plupart des couples mariés ont des relations charnelles sans viser la procréation.
Sur le premier point, vous trichez avec les propos de ce prêtre inconnu. Il parlait d'enfants adoptés par des couples homosexuels. Vous répondez en citant les cas d'enfants adoptés par des couples bisexuels unis par le mariage. Le problème, si l'on veut rester rigoureux, est celui-ci : un enfant sera-t-il, oui ou non — et en général ! — plus heureux entre son père et sa mère qu'entre sa mère et la partenaire de celle-ci ?
Sur le second point, je me plais à vous suivre sur l'idée que l'être humain, en effet, n'est pas seulement un animal, mais est doué d'un libre arbitre qui lui permet de dissocier la gaudriole du seul réflexe de reproduction sexuée. Aussi, je ne juge en rien ce premier ressort de l'acte sexuel humain chez quiconque, mais puisque le second ressort est évidemment inopérant, s'agissant de couples homosexuels, la motivation d'enfanter doit dans ce cas en être exclue. Et la PMA avec ! CQFD ! 
Très amicalement.  

samedi 17 novembre 2018

Nos esclaves les robots

Le coût du travail humain n'a cessé d'augmenter depuis un siècle. Sa quantité n'a cessé de décroître. Et pourtant, la production mondiale est en hausse exponentielle. L'explication est simple. La technologie a remplacé la sueur. La machine a pris la place de l'esclave. 
Ce mouvement ne peut plus s'arrêter. Après l'âge du travail humain, voici que se profile à l'horizon de nos enfants ou petits-enfants l'âge du tout robot , du travail délégué à la machine. 
La formidable révolution du numérique va octroyer, demain, à des robots des facultés de mémoire et de décision sans aucune commune mesure avec le médiocre cogito humain. On appelle cela, à tort d'ailleurs, l'intelligence artificielle — à tort, parce que l'intelligence humaine, c'est autre chose que la performance intellectuelle —. Mais, qu'importe !  il nous faudra maintenant tenir le robot en laisse ! En effet, il autoalimentera son savoir à la vitesse de la lumière, et si nous oublions de lui fermer certaines portes, il envahira nos vies.
Or, quel est aujourd’hui le dénominateur commun à toutes nos sociétés humaines, sociétés industrialisées en tout cas ? Quelle est l'unité de mesure universelle qui régit l'ordre établi ? Le salaire du travail ! Qu'en sera-t-il demain d'un monde sans salaire ?
Le machinisme du XIXe siècle a libéré l'animal. L'électronique du XXIe siècle libérera-t-elle la bête humaine  ? Les robots seront-ils les nouveaux esclaves qui nous serviront les dividendes de leur labeur ? Les citoyens actionnaires du PIB national, voilà un nouveau paysage !
C'est un ouragan qui s'annonce, qui emportera tout l'échafaudage social de nos sociétés. Il faudra reconstruire l'édifice de la cohabitation des hommes. À la course au plein emploi, va brutalement succéder l'organisation du non-emploi. À la démocratie, succédera une "robocratie" à inventer. Tout est à réinventer, l'oisiveté, la rivalité, l'altruisme, la pensée, Dieu ?

vendredi 9 novembre 2018

Vichy

S'il y a une citadelle de la pensée unique, c'est bien celle qui tente d'enfermer l'histoire de Vichy et du maréchal Pétain dans les remparts de la pensée obligatoire. Il suffit que quelqu'un évoque le sujet, et les gardes du politiquement correct montent aux créneaux. Le lobby juif en tête, qui s'est approprié ce pan de notre Histoire : la Shoah nazie fut une horreur, mais la guerre de 39 fut tout entière une horreur, est-ce juste d'en effacer le reste ? Les lobbies franc-maçons et homosexuels ensuite, auxquels le maréchal osa s'attaquer. Les socialistes enfin, qui voudraient bien faire oublier que c'est leur parti qui vota les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, et l'un des leurs, Laval, qui s'engagea ouvertement dans la collaboration. Alors, ils veulent faire taire ceux qui pensent autrement. Ils écrivent des livres sur le sujet, à leur convenance. Un des best-sellers est même américain, comme si les Français n'étaient pas capables d'écrire leur Histoire eux-mêmes ! Ils imposent leur enseignement de l'Histoire dans les écoles  : les adultes d'aujourd'hui régurgitent ce qu'enfants, on leur a appris. 
Mais, leur a-t-on appris qu'au début de l'invasion allemande, nombreux furent les Français qui partirent en Angleterre, le général de Gaulle parmi, quand d'autres restèrent à leur poste, à la proie de l'ennemi, le maréchal Pétain parmi. Où se situait le courage ? 
Leur a-t-on appris que pendant cinq ans la Gestapo et les SS sonnaient aux portes de ceux qui étaient restés, pour emmener le père ou le frère vers des destinations tragiques ? Que la mort, la torture nazie, rôdaient à chaque coin de rue ? Que, dans ce malheur, un vieil homme de 84 ans qu'on était allé chercher pour remplacer ceux qui avaient fui, tentait de résister à mains nues ? 
Leur a-t-on appris que, l'ennemi enfin chassé, le peuple français n'était plus qu'un bourbier de haine, de vengeance, de règlements de comptes ? On y jugeait sommairement, on y tondait, on y tuait. 
Alors,  De Gaulle, rentré d'Angleterre, n'eut d'autre choix pour ressouder un semblant d'unité nationale, que d'offrir à tout ce monde une victime expiatoire des lâchetés de chacun. Pétain était vieux, il ferait l'affaire. On dansa autour de l'autel. Bourreaux et victimes d'hier s'enlacèrent, collabos et résistants s'embrassèrent, toutes fautes pardonnées. De Gaulle avait reconstruit la France sur les restes du maréchal, jetés là-bas, au loin. 
Soixante-dix ans après, est-ce trop demander aux petits-enfants de ceux-là, d'être enfin lucides, de sortir du mensonge, de construire à leur tour ?

vendredi 2 novembre 2018

Cons ?

Connaissez-vous un mot de notre langue qui comporte autant de synonymes que "con" ? En voici quelques-uns : bête, arriéré, attardé, taré, nigaud, idiot, imbécile, débile, crétin, beauf, dingue, stupide, niais, toqué, sot, fêlé, corniaud, ballot, bêta, benêt, nigaud, gourde, cloche, abruti, âne, minus habens, couillon, buse, bécasse, courge, cornichon, patate, connard, tête de nœud… J'en passe sans doute, et des plus colorés.
Sachant qu'en plus, on peut décliner les cons en gros con, petit con, grand con, sale con, pauvre con, vrai con et roi des cons… cela multiplie par autant les qualificatifs ci-dessus. Vertigineux ! 
Les cases sont tellement nombreuses que personne, au fond, ne peut en réchapper. L'inconnu qui passe doit bien entrer dans l'une d'elles. Cet autre, aussi. etc. Et moi, alors ? Moi aussi, sans doute, tant il est vrai que l'on est toujours le con de quelqu'un.
Le drame est que résister à cette connerie ambiante est mission impossible. Le con est sûr d'avoir raison. C'est d'ailleurs pour cela qu'il est con. Luttez, il se défendra et s'enfoncera dans sa connerie. Alors, il faut s'y installer, entre le beauf bête et méchant, et le con cultivé dont on dit à tort qu'il est intelligent.

mercredi 31 octobre 2018

Intelligence, artificielle ou pas



Les ordinateurs qui commandent aujourd'hui nos machines, outillages, véhicules et robots divers sont réputés être devenus "intelligents". Des exemples : l'ordinateur qui gagne au jeu de go ou d'échec sur un adversaire humain ; le robot qui trie les ordures mieux et plus vite que la main humaine ; le véhicule qui anticipe l'accident et freine plus rapidement et plus fortement que le conducteur ; etc.
Par quel miracle est-ce possible ? J'y vois trois explications. 
1°) La rapidité de calcul fulgurante des ordinateurs, à la vitesse de la lumière. Pourtant, ce sont aussi des électrons qui font le travail dans le cerveau humain. Mais, il semble bien que ce soit plus laborieux,
2°) La capacité de mémoire vertigineuse de ces machines. Si le cerveau humain n'était pas handicapé par sa propension à oublier, il serait un génie. L'ordinateur n'oublie rien.
3°) La faculté d'apprendre désormais programmée dans les logiciels d'ordinateurs. Ils observent et enregistrent des milliers de situations à la seconde.
Apprendre vite, tout retenir, et comparer toutes les situations en un clin d'œil, voilà la recette de l'intelligence dite artificielle. Mais, est-ce pour autant de "l'intelligence" ? 
Un être humain qui disposerait de ces mêmes facultés serait-il "intelligent" ? Il serait un monstre de savoir, une bibliothèque universelle à lui tout seul, un phénomène intellectuel, mais il pourrait ne pas savoir aimer, ne pas savoir rire, ne pas savoir pleurer. 
Qu'est-ce que l'intelligence humaine ? Et, d'abord, qu'est-ce que l'homme ? "Du carbone, du phosphore et quelques autres ingrédients chimiques, c'est tout", disent certains scientifiques positivistes inconditionnels. Vu comme cela, en effet, l'homme n'est plus qu'un mauvais computer où circulent péniblement des électrons fatigués. L'affaire, alors, est entendue. Il n'y a entre l'intelligence humaine et ladite intelligence artificielle qu'un écart de performance. Le combat est perdu d'avance pour l'être humain. 
Mais, le "c'est tout" de l'affirmation ci-dessus n'est-il pas un peu rapide ? Je me suis longuement étendu sur ce sujet dans mon livre "Pourquoi quelque chose ? Pourquoi quelqu'un ?". Je le résume : pourquoi y a-t-il quelque chose, (et quelqu'un qui se pose la question) ? Parce qu'il y a autre chose ! L'ordinateur, dès lors, sera "intelligent" le jour où il sera capable de se poser la question : pourquoi suis-je ?

mardi 30 octobre 2018

Toussaint

Dans quelques jours, les familles sillonneront la France pour aller fleurir les tombes de leurs défunts, et, peut-être, y faire quelque prière. Mais, lorsqu'il il n'y aura plus que des petites boîtes de cendres à honorer, rangées dans les étagères d'un coin de cimetière — quand elles ne sont pas restées sur le buffet de la salle à manger — qu'en sera-t-il de ce grand rendez-vous du souvenir ? 
Cet engouement incompréhensible pour l'oubli procède-t-il lui aussi du plan pervers de démantèlement de la famille, du mariage, de la procréation ; de libéralisation du commerce d'enfants, de leurs manipulations génétiques ; de la destruction des racines d'un peuple, de sa langue, de sa culture ; de la mise à terre de l'Occident, en un mot ? 
Oh ! certes ! L'âme du mort n'est pas plus dans la tombe qu'ailleurs, et son écoute n'est pas plus audible ce jour-là qu'un autre. Mais, le vivant a besoin d'un lieu pour fixer sa pensée dans l'espace ; il a besoin d'un instant pour mesurer l'éternité. C'est à cela que sert un sépulcre. Une tombe est un sanctuaire.

Un peuple sans tombeaux est un peuple mort.

lundi 29 octobre 2018

#PMA… encore.

Sous réserve de l'exactitude d'une phrase lue dans un quotidien, la Comité national d'éthique serait favorable à l'extension de la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes. Voilà qui clôt définitivement l'opinion que l'on peut avoir de ce comité-là. 
On définit l'éthique comme la science de la morale. Est-ce moral de fabriquer en laboratoire un orphelin de père ? Que la mère inséminée soit lesbienne ou pas n'est d'ailleurs pas le fond du problème, et l'argument de la sempiternelle discrimination montre que ceux qui s'en servent n'ont rien compris. L'immoral réside dans l'absence d'un couple père/mère ayant fondé préalablement une famille pour y recevoir le nouveau-né. C'est la loi universelle de la nature. On ne viole pas impunément la nature. La nature sanctionnera durement les bouleversements qu'engendrerait une telle dérive. 
Il est tout de même étrange que l'Administration française soit si pointilleuse sur le droit à l'adoption, si sourcilleuse sur l'existence d'une famille d'accueil adaptée, et "qu'en même temps" la gente politique soit si laxiste sur la fabrication légale d'enfants orphelins de père. Les enfants ayant perdu, jeunes, leur père, savent ce qu'en est la douleur. Leur mère en est témoin. L'égoïsme est odieux, coupable, de certaines autres femmes que cette situation n'émeut en rien.

Propos d'un député : "autrefois les femmes n'avaient pas le droit de porter un pantalon. La société a évolué"... Voilà qui s'occupe, pour nous, de notre avenir ! Comparer un bébé à un pantalon ! Comment peut-on être aussi bête ?