dimanche 9 janvier 2011

Islam et Chrétienté

Il faut connaître deux chiffres si l’on veut savoir de quoi l’on parle : il y a 1,3 milliard de musulmans dans le monde, 20% de la popupulation du globe. (2,2 milliards de chrétiens, mais là n’est pas mon propos).
Or sur ce 1,3 milliard de musulmans, 20 à 25% seulement sont arabes. Les auteurs de ces actes barbares ne représentent à l’évidence pas le monde arabe, et encore moins les musulmans du monde. Faire l’amalgame entre le terrorisme religieux qui sévit un peu partout en ce moment, et l’Islam, est donc sans aucun fondement. 

Cependant, ces criminels illuminés se réfèrent à une certaine lecture du Coran pour justifier leurs actes :
“Combattez dans le chemin de Dieu ceux qui vous combattent et ne transgressez pas. Dieu n’aime pas les transgresseurs. Tuez-les où que vous les rencontriez et chassez-les d’où ils vous ont chassés. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. S’ils cessent, Dieu est miséricordieux.”1 

Or, s’agissant des chrétiens, on cite souvent cette parole du Christ rapportée par Matthieu, pour laisser croire que la Bible, aussi, prêche la violence :
Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la Terre; je suis venu apporter, non la paix, mais le glaive.”2 
Détachée de son contexte, cette phrase ne manquerait pas d’être interprétée elle aussi comme un appel à quelque guerre sainte armée. Or voici ce que disait aussi Jésus juste avant :
“Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Tenez-vous en garde contre les hommes car ils vous livreront à leurs tribunaux...”3 
Remis dans le bon ordre, ces deux éléments de phrase ont un tout autre sens. Le Christ prévient ses disciples que sa venue sur Terre engendrera la haine et l’hostilité, et qu’ainsi il apporte le glaive que des ennemis porteront contre lui et les siens. La  phrase détachée de son contexte a tout simplement le sens inverse de celui qu’exprimait son auteur. 

Je ne connais pas assez l’Islam pour prétendre faire la moindre exégèse du Coran. Mais peut-on espérer que la même ambiguïté de lecture révélée nous conduise à comprendre que la haine et l’appel aux armes ne sont pas dans le camp de Dieu, le même Dieu pour tous, le Dieu d’Abraham. Alors, ces versets guerriers replacés dans leur contexte révéleront les plus beaux messages de tolérance :
Ceux qui pratiquent le judaïsme, ceux qui sont chrétiens ou sabéens, ceux qui croient en Dieu : voilà ceux qui trouveront leur récompense auprès du Seigneur”4 
“Nous croyons à ce qui a été donné de la part de leur Seigneur à Moïse, à Jésus et aux prophètes. Nous n’avons pas de préférence pour l’un d’entre eux”5 
1- Sourate 2, 186-188
2 - Matthieu X, 34
3 - Matthieu X, 16-17
4 - Sourate 2, 59
5 - Sourate 2, 130

vendredi 24 décembre 2010

Noël

Ce jour-là connut la matérialisation inouïe en notre univers de la violence de l’Esprit. Il y a deux mille ans, hier, la puissance fantastique de la Pensée engendra le Christ. Dieu faisait irruption dans sa création.
Fort d’une inébranlable confiance en son Père, un jeune homme, comme les autres, commandait aux éléments. Il guérissait les malades, ressuscitait les morts, enseignait l’amour. Il pouvait anéantir ses ennemis, il en fut tenté, il s’y refusa. Il domina sa propre mort pour se manifester à nouveau à ceux qui savent regarder. 
Il fallait qu’il naquît dans l’univers des hommes, qu’il y mourût, et en ressuscitât pour ensemencer l’humanité. Aujourd’hui, parmi nous, la graine a germé deux milliards de fois.
 Vers quel destin nous entraîne cette spiritualisation de la matière ? Il faut relire Teilhard de Chardin : 
Dans un Univers où nous ne pouvons plus considérer sérieusement que la Pensée soit un phénomène exclusivement terrestre, le Christ (...) (est) identifié enfin par le travail des siècles, comme le sommet ultime de l’Évolution”.

mercredi 22 décembre 2010

Église

Il paraît que des catholiques allemands quittent en nombre l’Église à la suite des scandales de pédophilie chez des prêtres. Mais l’Église n’est pas un parti politique que l’on quitte ainsi au gré de ses humeurs, en renvoyant sa carte. Pour un chrétien vrai, cette Église, catholique en l’occurrence — c’est elle qui est visée —, n’est rien moins que le corps vivant du Christ, dont chacun est membre. A-t-on jamais vu un membre quitter son corps de son plein gré ? On peut l’en arracher, mais alors il meurt. 
Je ne peux m’empêcher de rapprocher cette information de celle-ci : en Iraq, en Égypte, des chrétiens sont massacrés dans leurs églises. Ceux qui en réchappent, et dont la foi force l’admiration, ne quittent pas leur Église, mais quittent en nombre leur pays pour continuer de vivre dans leur Église. 
Alors je pose la question : si demain la France, ou l’Allemagne, devait vivre le drame de l’Iraq — une hypothèse qui n’est plus, hélas, dans le domaine de l’impossible —, quitterai-je l’Église pour continuer de vivre dans mon pays, ou quitterai-je mon pays pour continuer de vivre dans l’Église ?

mercredi 8 décembre 2010

Jean Staune : "La science en otage"




Je viens de lire l'excellent livre de Jean STAUNE, “La science en otage” aux Presses de la Renaissance. Il fallait qu’un tel livre fût écrit, et Jean Staune parfaitement fait. 
J’en recommande vivement la lecture à tous ceux qui s’intéressent à la science contemporaine et à sa philosophie, et y cherchent réponse à leurs justes interrogations.
Mes propres travaux m’avaient largement ouvert au spectacle de l’intolérance, que Jean Staune décrit sans concessions, et qui transforme la recherche en un champ de bataille idéologique, voire mercantile. Ce livre, d’une densité inouïe et d'une documentation impressionnante, est précieux parce que l’on en sort parfaitement armé pour développer son esprit critique, et trouver le bon chemin dans ce dédale de fausses routes que sont les a priori du scientifiquement correct.



samedi 4 décembre 2010

Peur de la mort ?

Pourquoi avoir peur de la mort ?
Ou bien “après” la vie, il n’y a rien. C’est la conclusion à laquelle aboutit l’athéisme radical. Dès lors, pourquoi avoir peur de “rien” ? Pourquoi craindre de remplacer quelque chose par rien ? “Rien”, cela ne fait pas mal !
Ou bien après la vie il y a autre chose. Quoi ? Il ne peut s’agir de “quelque chose”. Car “quelque chose” suppose un espace pour le recevoir et pour le différencier “d’autre chose”. “Quelque chose” suppose aussi le temps pour séparer l’avant, où ce “quelque chose” n’est pas encore, de l’après, où il n’est plus. Or ce temps et son espace sont des données  de notre monde. Au-delà de la vie, espace et temps n’ont plus cours. Donc il ne peut s’y concevoir “quelque chose”. Alors quoi ? Que peut être l’opposé de “rien”, s’il n’est pas “quelque chose" ?  Eh bien, c’est “tout”. Au-delà de la vie, il y a “tout” ou “rien” ! Voilà l’équation. 
Dès lors, faut-il avoir peur du “Tout” ? Ce “Tout” qui, étrangement, figure le ciel que nous décrivent les Écriture, depuis quelques milliers d’années.  Ce “Tout”, que recouvre-t-il ? Les passés et les futurs superposés en un instant éternel ; les ici et les ailleurs réunis en un point infini ;  le bien et le mal, cette dimension négligée de notre espace-temps, cette diffraction du parfait que notre univers décompose, comme le prisme dénature la lumière blanche. 
Mais alors, ce "Tout" me renferme aussi ! Je suis en devenir, ici-bas, ce que je suis, déjà abouti, dans le tout. Si j'ai peur du "Tout", n'est-ce pas que j'ai peur de moi ? 

mercredi 24 novembre 2010

Calendrier cosmique

J’ai imaginé que l’Univers était né en même temps que vous, cher lecteur, et que ses 14 milliards d’années depuis le big bang ne duraient plus que le temps d’une vie, la vôtre (je vous ai accordé 100 ans dans mes calculs !). Voici ce que fut et sera votre spectacle.
À l’âge d’un jour moins quelques minutes, la nuit fait place à la lumière. À 21 ans vous assistez à l’assemblage de notre galaxie. À 66 ans vous voyez, pour la première fois dans l’histoire, s’élever le Soleil et à 67 ans vous fêtez la création de la Terre. À 71 ans seulement vous apparaît la vie, et vous devrez attendre le dernier mois de votre dernière année pour croiser l’ancêtre Australopithèque. Le 24 décembre de cette dernière année (si vous êtes né un premier janvier) vous apprenez le langage, et le 30 décembre, vous domestiquez le feu. Vous recevrez alors le diplôme de sapiens le 31 décembre, et décorez votre grotte à Lascaux dans la nuit du 31. Vous employez votre dernière heure à inventer l’agriculture, puis l’écriture, et connaissez Jésus-Christ à 23 heures, 52 minutes et 29 secondes.

dimanche 21 novembre 2010

La capote

En première info des journaux télé, hier soir : “Le pape a réuni les cardinaux(*) pour autoriser l’usage du préservatif…!”. Et en fin de journal : “Nous rappelons la principale information du jour : le pape autorise l’usage du préservatif…”. Ce matin, je me précipite sur les infos à la radio, au cas où… La nouvelle du jour : “Le pape pour l’emploi du préservatif ! Dans un livre à paraître, etc.”. Nul doute que demain matin, lundi, la presse écrite va en faire ses gros titres. Je les vois déjà à la une : “Révolution au Vatican… Changement de cap à l’Église catholique… Le préservatif enfin réhabilité…”
On comprend maintenant pourquoi nos contemporains étaient malheureux. On aurait pu penser que leur mal exprimait l’angoisse devant la faim dans le monde, par exemple ; ou la menace terroriste, l’extrémisme religieux ; ou encore la prolifération de l’arme atomique ; à moins que ce fût la fonte des glaces. Foin de tout cela ! Il s’agissait du pape et du préservatif. Maintenant que la grande nouvelle est tombée, tout va s’arranger.
L’histoire humaine a connu de grands événements depuis l’émergence de l’homo sapiens : l’invention de l’agriculture, il y a 12000 ans ; de l’écriture, il y a 5000 ans ; la chute de l’Empire romain ; la découverte de l’Amérique ; la première bombe atomique ; l’effondrement de l’URSS… Malraux avait dit que ce siècle serait religieux ou ne serait pas. Il n’avait rien vu. Ce siècle restera dans l’histoire comme le siècle de la capote !


(*) En réalité, l'ordre du jour de ce synode portait sur : l'Islam radical à la suite des attentats contre les chrétiens, les relations avec le protestantisme, la réforme liturgique, et le drame de la pédophilie. 

jeudi 11 novembre 2010

saint Martin

Chacun connaît sans doute le geste de Martin, officier de l’armée romaine à 18 ans qui deviendra saint Martin de Tours, partageant son manteau pour en donner une moitié à un malheureux grelottant de froid devant Amiens.
Mais sait-on que la nuit suivante, dans un rêve, Martin verra le Christ vêtu de ce pan de son propre manteau ?
Ainsi s’illustrait la sentence prononcée par Jésus, trois siècles avant, et rapportée par Matthieu : “Toutes les fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait“.

samedi 6 novembre 2010

"Avant" le big bang ?

 « Qu’y avait-il avant le big bang, cet instant zéro (ou presque) de l’Univers » ? La question n’a tout simplement pas de sens, puisqu’il n’y a pas “d’avant” commencement. Le temps n’existait pas avant, il est une invention de la création. La science le confirme, aujourd’hui. La Genèse biblique le disait depuis longtemps (… et ce fut le premier jour, etc.). Alors, peut-on demander : « qu’y a-t-il au-delà du big bang »? Même formulée ainsi, la question n’a pas plus de sens, puisqu’il n’y a pas d’espace “au-delà” de notre univers. L’espace et le temps sont deux représentations du même concept qui n’ont pas cours “au-delà” ou “avant”. Alors, que dire ? Pour essayer d’avancer, il faut comprendre que la création — et avec elle l’espace, le temps, la matière, la vie — n’est pas issue de rien, mais de tout ; que l’inverse de quelque chose, ce n’est pas rien, mais tout. Le temps et son espace associé ne sont pas le fruit d’une dimension supplémentaire, ajoutée par la création, mais bien d’une dimension supprimée, une cinquième dimension. Que peut donc être cette vérité en cinq dimensions, dont est issu notre monde, sinon le royaume du Tout ? Un “toujours” dans un instant sans durée ; un “partout” dans un point sans étendue ? Une éternité contenue dans le zéro-temps ; un infini enfermé dans le zéro-espace.Comprendre cela, c’est s’ouvrir à une vérité du monde qui s’inscrit à merveille, autant dans sa description mathématique contemporaine, que dans le magnifique récit biblique de nos aïeux.J’ai entrepris de raconter cela dans mon livre “Le ciel du ciel, ou la dimension cachée”. Les héros de ce roman fantastique et captivant vous emmèneront à la porte de cette vérité qu’ils entrouvriront pour vous.

samedi 16 octobre 2010

Un peu d'au-delà.

Séance de dédicaces, hier, à Cultura de Chambray-lès-Tours. Une demi-douzaine d’auteurs tourangeaux présentent leurs ouvrages au milieu des rayons. Mes deux livres affichent fièrement leur sujet : un peu de spiritualité, une vision de l’Univers, un sens à la vie, qu’y a-t-il au-delà du big bang ?
 Les chalands passent. Les uns regardent sans comprendre. D’autres font un détour, de peur d’être agressés. Ou pressent le pas, prenant l’air affairé par leurs soucis. Quelques un lisent les affichettes-annonces en continuant de passer ; on voit leurs lèvres remuer ; ils s’arrêtent pour finir de comprendre et repartent, dubitatifs. 
Un peu d’humanité, enfin, dans cette absence d’âme. Des personnes s’arrêtent, s’approchent tout sourire, engagent la conversation sur le sujet. Dehors, on parle retraites, manifs…
Et parmi ceux-ci, deux visiteurs me réchauffent le cœur. Deux personnes aux antipodes du spectre socioculturel. L’un est astrophysicien. Joie d’échanger avec un scientifique dont les travaux sont le socle de mes réflexions sur l’au-delà de la matière. L’autre se présente compagnon forgeron. Je lui dédicacerai mon livre à son surnom de compagnonnage. Il en sait plus long que moi sur l’ésotérisme. 
Non, décidément, il n’y a pas à désespérer de cette Françe, elle reste profonde quand on balaye un peu.

lundi 4 octobre 2010

Sainte Bible

Je conserve, parmi mes livres les plus précieux, une traduction française de la Grande Bible (manuscrit réalisé au XIIe siècle en l’abbaye de Clairvaux sous la conduite de saint Bernard) que, faute de lire l’hébreu et le chaldéen pour remonter aux sources plus lointaines, je considère comme authentiquement catholique. Il s’agit de la traduction de l’abbé Crampon antérieure à 1894, complétée, après la mort de celui-ci, par les Pères de la Compagnie de Jésus, et finalement éditée en 1923 par la Société de saint Jean l’Évangéliste.
Je viens d’en trouver sur internet l’édition complète, rigoureusement conforme. Je la livre avec joie à tous ceux qu’intéresse la richesse de ces textes : http://bible.catholique.org/

jeudi 30 septembre 2010

Culture.

Pour dominer les circonstances, il faut les regarder de haut. Alors le désordre disparaît. La mer déchaînée devient étale vue du ciel. La force du détachement opère, si l’on sait libérer les événements, comme le cavalier s’abandonne aux allures du cheval pour mieux le maîtriser. Les difficultés se hiérarchisent, la conjoncture tourne au favorable quand on l’irradie de sa paix intérieure.
Le chef est celui qui sait remonter au sommet pour maîtriser les situations, pour comprendre et inventer l’inédit, pour décoder le futur et créer l’avenir. 
Seule la culture de l’esprit, acquise par un effort personnel d’information et de réflexion sur le monde et la société, procure cet équilibre de soi-même. Raoul Dautry disait que les chefs de l’avenir devraient posséder 25% de technique, 25% d’imagination et 50% de culture.
Se cultiver, c’est acquérir les connaissances contemporaines des sciences de l’Univers et de l’Homme, sans lesquelles ne peuvent être comprises les situations. C’est ensuite faire l’effort de l’humilité, relativiser sa place dans la totalité de l’action des Hommes, s’y relier comme un maillon de la chaîne. C’est enfin baliser le chemin des sommets pour acquérir la hauteur spirituelle de vue, la connaissance des dimensions cachées qui révèle les vraies valeurs, qui fait deviner les signes, qui ouvre l’intuition.
Se cultiver, c’est aussi prendre une assurance sur la vie. Veut-on conserver en état de marche, quelque temps encore, les cent milliards de neurones connectés cent mille fois chacun qui constituent notre machine intellectuelle ? Des expériences l’ont prouvé : la stimulation intensive de ce réseau cognitif, et le maintien d’un haut niveau culturel retardent l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer.
Saint-Exupéry illustrait ainsi cette nécessité:
 ”Le médiocre, sorti dernier de Polytechnique, en sait plus long sur la nature et sur les lois que Descartes, Pascal et Newton. Il demeure cependant incapable d’une seule des démarches de l’esprit dont furent capables Descartes, Pascal et Newton. Ceux-là, on les a d’abord cultivés”

J’ai tenté dans trois livres (“L’étoile de confiance“ et “Le ciel du ciel“, aux éditions publibook.com ; Hymne à l'au-delà, à la Société des Écrivains), d’apporter ce moyen de culture de l’esprit. 
Avec le premier, j’emmène le lecteur dans un fabuleux voyage aux limites du cosmos, au plus profond de la matière, et au cœur de la vie. Dans un langage accessible à tous, m’appuyant sur les découvertes les plus récentes de la science, je décris une vision renouvelée de l'Univers, qui redonne sens à la vie, joie de vivre et d'agir. 
Avec le second, je pousse un peu la porte du big bang, ce point zéro de la création d'où tout est issu : qu'y avait-il avant le big bang ? “Le ciel du ciel“, un roman étourdissant de l'esprit, s'adresse à tous ceux qui, dans un monde qu'ils ne comprennent plus, osent encore réfléchir malgré la chape de la pensée préfabriquée ; à ceux qui sont en quête de repères et d'idéaux ; à ceux qu'habite cette impression fugace d’appartenir à un mouvement cosmique qui nous englobe, nous entraîne, nous appelle. Ce livre apporte la culture spirituelle indispensable au développement humain. Il dilate la personnalité. Il suggère l'ouverture à la vérité du monde. Il soutient l'équilibre du corps et de l'esprit dans le tourbillon de la vie.
Le troisième, écrit en coauteur avec Françoise Ribera, artiste peintre de l'abstrait symbolique qui accompagne mes textes de 18 œuvres toutes inspirées de mes précédents livres, s'adresse à tous ceux qui veulent regarder l'au-delà à travers l'art et la poésie et la magie des mots.

lundi 20 septembre 2010

Pédophilie

Notre réaction, face au chancre de la pédophilie dont fut atteint, paraît-il,  un certain clergé heureusement marginal, révèle une vue bien courte et une pensée quasi nulle. 

Car, enfin, qui sont ces individus pervertis, sinon le produit, eux aussi, des idées libertaires qui contaminèrent la jeunesse occidentale voici une quarantaine d’années ? Qui sont-ils, d’ailleurs, ceux qui crient le plus fort, sinon ceux qui véhiculèrent et véhiculent encore cette infection ? 
Et l’on veut mettre cet abcès dans la balance, en regard des deux mille ans d’histoire de la chrétienté ! Vingt siècles qui ont façonné nos ancêtres dans le plus profond de leur âme et dont nous portons aujourd’hui les chromosomes. Quatre-vingts générations de grands-parents ont légué à chacun de nous leur foi, leur joie, leur martyre parfois.
Non, ces pustules postsoixante-huitardes n’ont rien à voir avec la chrétienté dont je continuerai de revendiquer très fièrement l’héritage.

dimanche 19 septembre 2010

Mourir de soif.

Un enfant, dans le monde, meurt de faim ou de soif toutes les six secondes. Quatre milliards d’êtres humains sur la Terre (60% de l’humanité !) manquent d’eau potable. Or, ce n’est pas l’eau qui manque, mais l’énergie abondante et bon marché pour la traiter et la distribuer partout dans le monde. Est-ce en plantant des éoliennes en Beauce, par exemple, que l’on va apporter à ce problème angoissant le moindre début de solution ? Il est vrai que l’écologie moderne ne s’angoisse pas pour ces considérations là. Son problème c’est son jardin perso, “ma planète à moi que les autres salissent”. Ils parlent de “sauver la planète”, mais c’est à eux qu’ils pensent. Qui se soucie de “porter secours aux autres”, et en particulier à ceux qui ont soif ? Non pas en leur distribuant des camions de bouteilles d’eau ; cela ne résout rien. Mais en investissant massivement les richesses mondiales dans le développement et la distribution de la seule énergie capable de juguler ce fléau. Une énergie colossale, dissimulée au cœur de la matière, par la nature généreuse et prévoyante, et que les hommes commencent à savoir extraire et maîtriser. S’il reste beaucoup à faire, que ceux qui ont peur pour leur sécurité personnelle pensent à ceux qui ont soif.

dimanche 12 septembre 2010

Religions



Quelqu'un m'a dit, récemment : "Je considère que les dieux et les religions ont été inventés par les hommes pour expliquer ce qu'ils ne comprenaient pas." J'ai pris quelque temps pour réfléchir, car la remarque mérite attention. Je suis arrivé à la conclusion qu'alors, s'il en est ainsi, lesdits inventeurs de religions furent des génies. D'autant qu'il faut remonter à des époques déjà lointaines, voyez l'Ancien Testament, quand les hommes n'avaient pas le savoir qui est le nôtre aujourd'hui. Car, et c'est là où je veux en venir, plus la science des hommes progresse, plus ce que l'on découvre s'accorde avec les religions dites inventées, selon mon interlocuteur. Aux confins de l’infiniment petit, la science a entrouvert la porte d’une sorte d’au-delà de notre espace-temps. Aux limites de l’infiniment grand, ses télescopes ont découvert ce qui ressemble bien aux vestiges d'une création. Alors, si des hommes ont su inventer ces religions-là, qu'il me soit permis de leur faire confiance, et de les suivre.