Les chrétiens de France vont donc connaître une année 2020 sans semaine sainte, sans célébration pascale. Jour béni de Pâques où Jésus martyrisé resurgissait du tombeau en Christ désormais éternellement présent ! Jamais encore notre pays n'avait connu une telle privation. Même pendant la dernière guerre mondiale, j'étais enfant, mais je n'ai pas souvenir que l'occupant eût fermé les églises. Chacun tentera sans doute de fêter dans son confinement cet évènement inouï fondateur de sa foi. Mais, je ne serais pas étonné que, lorsque les chrétiens seront sortis de ces épreuves, ils retrouvent en masse le chemin de leurs églises. Je ne serais pas étonné que cette peine du Ciel déclenche le ressort du retour à une pratique religieuse fervente. Je ne serais pas étonné que 2020 soit une grande année du christianisme.
samedi 28 mars 2020
vendredi 6 mars 2020
"humain" ?
Il est parfois instructif de voir comment un simple mot en dit long sur la pensée répandue. Un titre de presse : « Un bateau sans humain à bord, etc. » Ce substantif "humain" pour désigner un être humain est d’une laideur insigne. On voit bien qu’il est le fruit abâtardi d’un féminisme un peu étriqué auquel répugne l'emploi du terme "homme". Or, en langue française, qu’on soit un homme ou une femme, on est homme ! Lorsque, dans la rue, on marche dans une crotte de chien, on ne dit pas qu'il s'agit d'une déjection de canidé. En langue française, qu’on soit un chien ou une chienne, on est chien ! Mais alors, pourquoi utiliser ce raccourci "humain" au lieu "d'être humain" ? Au moins, aurait-on là un style littéraire louable ! Eh bien ! parce que l’idée "d’être" sous-entend quelque transcendance ! On se heurte cette fois à l'intransigeance bornée du matérialisme pour qui l'homme est un produit chimique, et rien de plus. Pour qui, également, l'embryon n'est pas un "humain" et ne le deviendra que par décision administrative…! Allez ! le journaliste qui a rédigé ce titre, ou son rédacteur en chef, avait comme souci unique de vendre son journal, et donc de ne froisser aucune susceptibilité, fût-elle des plus sottes.
jeudi 13 février 2020
Ordination d'hommes mariés
« Le pape n’adopte pas l’ordination des hommes mariés ». Réaction des uns : il a fermé la porte. Réaction des autres : il n’a pas fermé la porte… Mais, la porte avait-elle été ouverte ? Quelques évêques "progressistes" en réunion avaient tenté de l'ouvrir à propos de l’Amazonie. Mais, le célibat des prêtres est une affaire de foi. On ne manipule pas ainsi, en quelques réunions de quelques évêques, la foi de près d’un milliard et demi de catholiques ! Une foi qui révèle aux catholiques croyants que le prêtre est, ici-bas, le représentant du Christ, au sens propre, c'est-à-dire l'exemple, le modèle. Certes, représentant, exemple, modèle, bien imparfait puisque tout ce qui ne touche qu'à l'homme ne peut hélas prétendre à la perfection divine. Mais, au moins, ne faisons pas du prêtre un modèle volontairement différent. Le Christ a rejeté pour lui-même toute idée de vie personnelle, afin de s'offrir sans partage à son destin. Il ne faut pas chercher ailleurs l'évidence du célibat nécessaire du prêtre de l'Église du Christ. Merci au pape François pour sa sagesse. Merci au pape précédent Benoit XVI pour son enseignement (lire son denier livre en coauteur avec le cardinal Sarah).
jeudi 6 février 2020
L'éros et l'agapé
Dans une chronique du Figaro, #LucFerry revient avec brio, comme toujours, sur le mariage des prêtres. Il construit sa démonstration sur l'opposition apparente de l'éros (l'amour physique, pour ceux à qui nos racines grecques ne parlent pas) et l'agapé (l'amour spirituel). Il rappelle que Benoît XVI, pourtant peu suspect de gauchisme moderniste, avait jadis rapproché les deux, au motif que l'amour érotique coupé de l'amour de l'esprit ne peut que conduire à la pornographie. Et l'auteur de la chronique conclut : « Pourquoi faudrait-il priver les prêtres de cette merveilleuse réconciliation (…) si leur mission est de délivrer le merveilleux message d'amour du Christ » ?
Or, si le mariage des prêtres fut avéré dans les temps anciens, il ne l'est plus aujourd'hui parce qu'au fil des siècles, nous avons mieux compris comment se relient l'ici-bas à l'Au-delà, l'Homme à Dieu, le prêtre au Christ. L'Église (catholique, s'entend) n'est pas une ONG dont les prêtres seraient les animateurs ! Le rôle du prêtre, son but, sa raison d'être n'est pas l'agapé ! En tout cas, pas seulement ! Le Christ, en effet, n'en a pas manqué, qui a répandu l'amour tout autour de lui, et jusqu'au bout du monde et des siècles. Mais, que je sache, Il n'a pas, pour autant, eu besoin d'éros. Il en a même chassé vertement le démon depuis sa montagne. Alors, ce qui est demandé au prêtre consacré, aujourd'hui, c'est de faire comme Le Christ — excusez du peu ! — dans la mesure du possible humain, bien sûr.
samedi 25 janvier 2020
PMA sans père ?
On a officialisé, légalisé, un mensonge biologique, une filiation fictive, une utopie génétique. Aucun être humain ne peut naître en ce monde sans une mère plus un père. Et l'on verrait désormais se développer une nouvelle caste de citoyens, ceux dont la société libertaire aurait effacé la filiation pour n'en faire que des consommateurs anonymes, sans souche, sans ancrage, sans héritage spirituel ? Et, cette catégorie diminuée de citoyens égarés se reproduirait à son tour, transmettant le vide de sa descendance à sa propre descendance qui, elle-même, renierait rapidement la sienne ? Les clubs de généalogie feraient l'effet d'antiquités désuètes… La relation parents génétiques et enfants aurait, pour ces gens-là, totalement disparu. Cette relation se fonde inconsciemment sur la solidarité de la chair. Il n'y aurait plus, chez cette nouvelle caste sans racines, qu'une relation sociale de parents nourriciers à enfants élevés. Petit à petit, les citoyens anciens, issus d'ancêtres connus et honorés, disparaîtraient par l'âge et le grand balai du temps qui passe. Ne resterait dès lors qu'un peuple de robots humains dociles, esclaves et consommateurs. Je m'étonne que personne n'ait évoqué cette fin, sauf l'Église. C'est tellement grave que je ne peux croire que cette invention diabolique soit le seul fait des élucubrations du Marais parisien homosexuel. La puissance des lobbies qui œuvrent en France à ce cataclysme depuis le précédent mandat présidentiel est la preuve qu'il s'agit d'une attaque en règle contre notre société pour la faire disparaître. Des individus n'aiment pas notre monde, en veulent un à leur merci. Ils le veulent sans passé, sans repères, sans racines afin de mieux l'asservir. Ils le veulent sans descendance, sans témoins futurs, afin de ne pas être jugés.
Heureusement, la nature ne se laisse pas violer ainsi. Comment imaginer que les médecins acceptent en nombre de se plier à cette imposture de PMA de complaisance ? Leur déontologie leur commande de soigner. Comment imaginer qu'ils acceptent de se transformer en entrepreneurs du désir, en pourvoyeurs de bébés sans père ? Comment imaginer de la même manière que des notaires se laissent aller à rédiger sans broncher des actes authentiques de fausse filiation doublement maternelle ? Comment imaginer enfin que les officiers d'états civils renient leur honneur en signant ce qu'ils savent être faux ? Il faut être lucide, la PMA sans père porte en elle-même son virus mortel. Elle fera du mal, mais elle périra. La déraison ne l’emporte jamais.
dimanche 27 octobre 2019
Petite histoire du bocal vide
J'ai commencé mon dernier livre(*) par cette anecdote :
Un professeur fit un jour devant ses élèves la démonstration suivante. Il prit un bocal en verre qu'il emplit de galets. Puis, il demanda à ses élèves si le bocal était bien plein. Oui, répondirent ceux-ci. Il prit alors du sable qu'il versa dans le bocal, entre les galets, et reposa la question. Cette fois, les étudiants ne s'y laissèrent pas prendre et dirent non. En effet, le professeur prit un verre d'eau qu'il versa dans le bocal sans qu'il en débordât une goutte. Alors, il posa une autre question :
— Quelle est la morale de cette histoire ?
— Cela prouve, dirent les uns, que lorsqu'on n'a plus le temps, il reste toujours un peu de temps ; ou bien... etc.
— Rien de tout cela, répondit le professeur. Cela montre seulement que si vous vouliez emplir le bocal en commençant par l'eau, puis en y versant le sable, et enfin les galets, vous ne parviendriez jamais à tout y placer. Il en est de même pour votre vie. Si vous voulez bien la remplir, ne commencez pas par y mettre les futilités. Vous n'auriez alors plus la place d'y loger l'essentiel. Posez-vous seulement la question : quel est l'essentiel ?
Or, en y réfléchissant depuis, je me suis avisé que ce bocal ainsi empli était loin d'être plein.
En effet, ces galets, ces grains de sable, ces molécules d'eau ne sont qu'assemblages d'atomes qui, s'ils étaient extraits et entassés au fond du bocal n'en rempliraient que le cinquième. Le bocal est-il donc vide aux quatre cinquièmes ?
Bien au-delà ! Car tous ces atomes n'ont de matériel que leur noyau autour duquel gravite l'énergie des électrons. Or, si je pouvais extraire tous les noyaux atomiques des atomes de ce bocal, ils prendraient dans le fond moins de place qu'une tête d'épingle ! Autour, il n'y a rien, le vide !
Avons-nous atteint cette fois le fond de la matière de ce bocal ? Même pas ! Car, qu'y à-t-il dans ces noyaux atomiques ? Des nucléons, neutrons et protons, chacun mille milliards de fois plus petits qu’une tête d’épingle. Et, qu'y a-t-il dans ces nucléons ? Des particules évanescentes qui sont tout sauf des corpuscules de quelque-chose. On a pu les faire apparaître en cassant les nucléons dans des accélérateurs géants de particules. On les a manipulées, étudiées en laboratoire. On a découvert qu'en dessous d'une limite ultime de petitesse qui s'écrit avec trente-deux zéros au diviseur du millimètre, ces particules ne sont plus matière, mais paquets d’ondes, fréquences ondulatoires superposées, hors de l'espace et du temps, ou plutôt qui occupent tous les lieux de l'espace et tous les instants du temps. La science a ouvert la porte de l'Au-delà ! Elles ne se localisent, ces particules, que lorsqu'un observateur en capte la présence. La matière n'est matière que parce qu'on la regarde !
Alors ? Le bocal est-il donc vide ? Oui ! Désespérément vide de matière, mais plein d'autre chose ! Ou bien, plein de matière vide…
(*) https://sites.google.com/site/bernardhuetoserpenserautrement/
mercredi 16 octobre 2019
PMA new look
Avec la nouvelle loi bioéthique en France, une femme lesbienne pourra avoir un enfant par insémination artificielle — remboursée par la Sécurité sociale — d’un vendeur de sperme quelconque. Or, sa partenaire en couple sera déclarée mère au même titre qu’elle-même. Voilà un bébé qui aura donc deux mère, une mère biologique et une mère administrative, sans qu’il sache la quelle est la quelle, et, bien sur, pas de père. Si, ensuite, la mère administrative se fait à son tour inséminer — toujours aux frais du contribuable — le premier bébé verra arriver un frère ou une sœur avec lequel ou laquelle il n’aura pourtant aucun gène commun. Continuons ! Ce couple homosexuel peut être éphémère, et chaque partenaire reconstituer deux autres couples de lesbiennes dont chaque membre — quatre en tout — pourra à son tour bénéficier des largesses de la Sécurité sociale et enfanter un bébés éprouvette. Voilà en tout six frères et sœurs E1, E2, E3, E4, E5 et E6, au sujet desquels je pose cette question pour dimanches pluvieux : lesquels pourront se marier ensemble sans risque de consanguinité ? Subsidiairement : allons nous longtemps laisser agir ces fous et folles ?
jeudi 10 octobre 2019
Chacun chez soi…
Les jérémiades des belles âmes qui s’entêtent à ouvrir les frontières à toutes les migrations sont stupides. Pourquoi ? Il existe une règle non écrite, mais vérifiée depuis les premiers jours de l’humanité : « pour préserver la paix, chacun chez soi » ! Contrairement à ce que les belles âmes en question racontent, non seulement la paix, mais l’amitié ou l’amour ont besoin de ce "chacun chez soi". C’était vrai, et l’est encore, dans les familles — pour ceux qui l’ignorent, famille = une mère, un père et des enfants —. Dans notre société rurale d’antan, on gardait auprès de soi ses vieux parents, mais on leur aménageait un "chez-soi" qui préservait la paix affectueuse. Eh bien ! c’est également vrai pour les peuples. C’est la cohabitation irréfléchie qui engendre la haine. C’est par le "chacun chez soi" que peut se cultiver l’amitié des peuples, et la solidarité.
jeudi 26 septembre 2019
"Réalité virtuelle"
Dans une interview (Le Point du 26/09), Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a laissé entendre que l’on disposera de lentilles connectées dans moins de cinq ans peut-être. Cinq ans, c’est demain. Pour quoi faire, des lentilles connectées ? Pour se plonger dans la "réalité virtuelle". Il est certain qu’on voit mal les gens se promener dans la rue avec l’énorme casque sur les yeux et un joystick dans chaque main. Tandis que, des lentilles, certains les garderont jour et nuit. Ainsi, ils vivront dans un décor fictif, fait de leur environnement naturel agrémenté de toutes sortes d’incrustation irréelle, merveilleuses ou fantastiques, réjouissantes ou effrayantes. Vous pensez peut-être qu’il s’agit d’un progrès ? Jusqu’alors, nous connaissions deux réalités. Celle que notre cerveau reçoit par nos cinq sens corporels, une réalité d’ici-bas qu’on peut appeler naturelle. Et puis, celle que nous suggère plus ou moins confusément notre connexion intime et mystérieuse avec un au-delà immatériel, qu’on peut appeler spirituelle. Il semble bien que vrai progrès de l’humanité, le progrès dans le bon sens, soit d’accéder de plus en plus profondément à cette réalité là. Si l’homme évolue, c’est, semble-t-il, pour aller vers l’Esprit, et non s’en éloigner. Or, la "réalité virtuelle" qu’on nous annonce nous fait reculer d’un cran. Quand nous serons tous immergé dans le virtuel, il nous faudra d’abord nous en échapper pour retourner à la réalité naturelle, avant d’espérer entrevoir un peu de la réalité spirituelle. Mais, entre temps, comme il va être commode d’enfermer les gens dans cette prison virtuelle, pour mieux les plumer dans l’univers naturel où ils ne regarderont plus ce qui se passe !
dimanche 15 septembre 2019
Droit de naître
Au soi-disant pays des droits de l’homme, quelle justification y a-t-il à ces droits en l’absence du premier d’entre eux : le droit de naître ?
De naître de sa mère.
De naître entre son père et sa mère.
Procréer un embryon à usage de matériau de laboratoire, c’est priver un être humain du droit de naître.
Transplanter un embryon de sa mère biologique à une tierce mère dite porteuse sans motif médical avéré, c’est faire fi du droit de l’enfant à se former au sein des cellules dont il est issu. Qui sait les échanges créateurs qui se produisent pendant les mois de gestation dans l’utérus maternel ?
Faire naître d’une mère anonyme un enfant de compagnie pour la seule convenance de faux parents, c’est engendrer volontairement un orphelin, c’est fouler aux pieds le droit de l’enfant à grandir entre son père et sa mère.
Plus qu’une dérive ou une déviance, cette route qu’emprunte de façon irresponsable une certaine idéologie contemporaine est le chemin de la mort. C’est étrange, comme les attentions populaires sont focalisées sur la défense de la fameuse "planète", quand, à contario, le souci du devenir de notre descendance est absent. Faudra-t-il une conflagration humaine majeure pour que se rétablissent les lois de la nature. Alors, le prix à payer sera lourd ! Certaines responsabilités se révèleront. Effrayantes !
mardi 27 août 2019
On ne naît pas sans père !
La PMA, jusqu'alors conçue comme aide médicale aux couples de parents faisant face à des problèmes de procréation naturelle, fait l'objet d'un projet gouvernemental d'extension aux femmes seules et aux couples de femmes, avec remboursement par la Sécurité sociale. D'où la nécessité d’une redéfinition de la filiation pour les enfants qui naîtront d’une PMA dans un couple de lesbiennes. Aux dernières nouvelles, on n'écrira plus "parent 1 et parent 2" sur l'acte de naissance d'un bébé né ainsi, mais "mère et mère"… Ainsi en a décidé le ministre de la Justice (la ministre dit-on dans le langage convenu des médias dociles). Lequel, de préciser : « sans doute mettrons-nous la mère qui accouche en premier puis l’autre mère ensuite » ! Le ministre en question pense sans doute que les deux partenaires auront accouché l'une après l'autre du même bébé.
Eh bien, non ! Madame le Ministre ! Un être humain ne naît pas de deux femmes, mais d'une cellule mâle et d'une cellule femelle qui fusionnent. Ainsi nous l'apprend la biologie cellulaire la plus élémentaire. C'est à l'instant mystérieux de cette fusion intime que l'essence de l'être devient existence. Ainsi s'exprimait déjà Platon. C'est cette fusion créatrice que le matérialisme borné de ce régime inculte, mais autoritaire, veut ignorer. C'est l'existence même du père qu'il veut effacer des mémoires. Alors, l'être humain, ramené à la dimension d'un objet qui vit, mais ne le sait plus, d'un animal fabriqué en laboratoire, bientôt en usine, fournira la matière première à un chiffre d'affaires prometteur.
Eh bien, non, encore ! On peut naître de père caché — je connais un très bon livre sur le sujet (1) —. On peut naître de père inconnu. On peut naître de père décédé. Mais, on ne naît pas sans père ! C'est une bien grande vanité que de croire que l'on puisse ainsi être issu du néant par la seule volonté humaine. Avant, il n'y avait rien, et voilà que tout à coup, il y a moi ! Mais, si je suis issu du néant, c'est que celui-ci me contenait ! Alors, il n'était pas le néant… Rien ne peut provenir du néant ni y retourner, ou bien ce n'est pas le néant. Alors, de quoi suis-je issu ? Quelque chose (ou quelqu'un) ne peut provenir que d'autre chose — encore un bon livre (2) —. Autre chose qui n'existe pas dans notre univers matériel d'espace-temps. Autre chose qui procède de l'essence immatérielle du Tout. La naissance à l'existence est la matérialisation dans le temps de ce Tout de l'Esprit, lui-même hors du temps. Elle s'opère à l'heure de la rencontre des gamètes. Un jour, peut-être, la science nous apprendra ce qui se passe alors au sein de ces deux cellules, aux confins de l’infiniment petit, sur ce seuil de l'Au-delà.
Je n'ai pas vocation à traiter ici de la libido des uns et des autres. Chacun, en ce domaine, est libre. Mais vouloir, pour s'en justifier — alors que personne ne demande de justification — attenter à la loi de la nature, est, comme tout sacrilège, œuvre imbécile.
samedi 27 juillet 2019
Énergie nucléaire
Aux commentaires simplistes qui jaillissent un peu partout à propos des difficultés d’EDF à lancer l’EPR de Flamanville, je veux faire observer que l’énergie de l’Univers est nucléaire. Ce n’est pas le vent qui éclaire et réchauffe le monde, mais l’atome ! Ce n’est pas le vent qui déclencha le big bang, mais l’atome ! Ce n’est pas le vent qui créa la vie, mais l’atome !
Il y a dans quelques grammes de matière autant d’énergie que l’on sait en produire en faisant brûler des milliers de tonnes de charbon. Si l’on savait récupérer toute l’énergie contenue dans un seul gramme de noyaux atomiques, on pourrait faire faire plusieurs fois le tour du monde au plus gros des Airbus.
Si la Création a eu pour but d’engendrer l’humanité, elle a eu la sagesse de lui fournir, dissimulée au cœur des atomes, la colossale énergie dont elle va avoir besoin pour se développer et atteindre son destin.
La foule de nos enfants et de leurs enfants qui se bousculeront sur notre planète réclameront pour vivre une énergie à consommer que ne pourront fournir indéfiniment les combustibles fossiles, pétrole et gaz, accumulés par la nature pendant des millions d’années, et dilapidés en quelques dizaines d’années. Version moderne de la guerre du feu, les hommes s’entre-tueront pour cette énergie, pour vaincre la malnutrition ou le manque d’eau potable. Quelques moulins à vent n’y suffiront pas.
Saurons-nous domestiquer cette énergie de l'atome pour construire à notre tour le monde dont nous avons hérité ?
— Mais la bombe, direz-vous ? L’humanité s’anéantira avant de savoir maîtriser l’atome !
— Avec l’énergie nucléaire, l’humanité peut s’anéantir. Sans elle, elle est sûre de disparaître. Fallait-il que l’homme n’inventât pas le feu afin de ne pas risquer fabriquer des armes du même nom ? Les hommes sauront-ils utiliser avec sagesse ce colossal gisement quasiment illimité, mis à leur disposition par la Création prévoyante, et dissimulé au fond des noyaux atomiques, au cœur de la matière dont ils sont façonnés ? Si, développer la recherche atomique pour utiliser l’arme de destruction massive est une horreur, permettre l’accès pour tous à cette énergie, y compris pour les plus pauvres, est un devoir. Une personne meurt de faim ou de soif toutes les cinq secondes dans le monde. L’équivalent d’une ville comme Lyon rayée de la carte tous les mois ! Et ce malheur touche particulièrement les enfants, les plus vulnérables. Faut-il regarder et ne rien faire ? Se contenter de bicyclettes et d’éoliennes ? Personne n’a donc compris que l’évolution est exponentielle, que la bombe de la famine va éclater dans les prochaines années, que nos enfants seront face à un problème décuplé ? Or la famine, c’est avant tout un problème d’énergie. On ne la trouvera pas, cette énergie, en quantité suffisante ailleurs que dans l’atome ! Encore faut-il que le hommes apprennent à s’en servir. C’est ce que font certains d’entre nous. Qu'ils en soient remerciés, ils ont entre les mains, tout simplement, l’avenir de l’humanité.
(Extraits du livre de Bernard Huet "Le Ciel du ciel" Éditions ID France Loire)
mardi 23 juillet 2019
Français de souche
Retour du Festival International du Livre Militaire à Coëtquidan, au cœur de l’antique, immense et mythique Forêt de Brocéliande aujourd’hui réduite à quelques hectares sauvegardés.
Par delà les superbes prises d’armes et cérémonies militaires qui marquèrent ces journées consacrées aussi à la remise des épées aux nouveaux officiers promus, c’est à cette forêt disparue que mes pensées allèrent pendant deux jours. Sur ma table, il y avait l’un de mes livres "Français de souche"(*) que je dédicaçai de nombreuses fois. Pas vraiment un livre militaire, mais un livre concernant tous ces jeunes officiers, certainement. Ce livre, j’aurais pu l’appeler "Breton de souche", puisqu’il relate l’histoire de plus de cent de mes ancêtres au fil de onze générations, tous laboureurs depuis cinq siècles en cette forêt d'alors. Dans la Forêt de Brocéliande, personne n'entrait, personne n’en sortait. N'y survivaient que des Bretons de souche depuis, sans doute, le paléolithique... Puis, un roi de France, un jour, annexa l'Armorique. Alors, les Bretons de souche devinrent des Français de souche…
Le polémique actuelle sur la question des souches est niaise ! Il y avait, parmi les militaires qui visitaient les stands, des visages de toutes souches, tous, pourtant, intégrés à la patrie française, et fiers de leurs galons. Ils s’arrêtaient pour me parler de leurs souches à eux, ici ou là, la main sur mon livre. Non, vraiment ! La bobocratie ambiante n’a rien compris ! Je songeais aux milliers des autres descendants inconnus de ces aïeux-là, que je pouvais aujourd’hui côtoyer, cousins sans le savoir. Eh oui ! Honorer ses souches, c’est s’ouvrir aux autre ! Le contraire de l’enfermement sur sa petite personne !
(*)Pour en savoir plus :
https://sites.google.com/site/idfranceloire/catalogue/bernard-huet-francais-de-souche
vendredi 12 juillet 2019
Débrancher ?
En 1996, un pape immense accueillait en la basilique Saint-Martin de Tours ceux qu'il appelait alors les blessés de la vie. Une foule de personnes victimes de leur fragilité, de leur handicap, de leur malheur, venait y chercher un peu d'amour. Saint Jean-Paul II le leur donna en ces termes : « Qu'y a-t-il de plus grand et de plus important que d'être aimé et reconnu pour soi-même, pour la beauté de son être intérieur, qui ne dépend ni des apparences, ni de l'intérêt immédiat que l'on peut représenter pour les autres ? ».
Vingt-trois ans après, la loi française, la "Justice", une certaine foule, décide la mort lente d'un de ces « blessés de la vie ». Parce qu'il souffrait ? Non ! Parce qu'il gênait ! Parce qu'il « ne présentait plus aucun intérêt pour les autres ». En vingt ans, la France a sombré dans le gouffre de l'horreur. Quand un peuple n'a même plus la force morale de soigner l'un des siens, de l'entourer d'un peu d'affection, de l'accompagner dans son malheur, alors ce peuple n'est plus digne. « Mourir dans la dignité », crie la foule. C'est la foule qui est indigne ! Cette foule qui hurlait déjà à Ponce Pilate : « Crucifie-le ! ». Aujourd'hui, on ne crucifie plus. C'est heureux ! Mais, on débranche le tuyau de vie… Sacrilège, cette comparaison ? Non ! En chaque être qui souffre, il y a un peu de Jésus. Ce n'est pas un prêtre qui vous parle. Simplement un vieux bonhomme qu'on débranchera peut-être aussi un jour.
vendredi 21 juin 2019
EPR de Flamanville
Parce qu’il y a des soudures à refaire dans le bâtiment de la centrale électrique en construction, le Figaro-bobo titre : « Nucléaire : L’EPR de Flamanville tourne au fiasco industriel ». Quelle tristesse de voir ce journal auquel je fus fidèle pendant trois quarts de siècle tourner ainsi aujourd’hui au "fiasco intellectuel" ! Car enfin ! De quoi s’agit-il ? De l’humanité de demain. De l’énergie colossale qu’il faudra aux dix milliards de nos descendants pour qu’ils survivent, et auxquels les gadgets à la mode n’apporteront rien.
« Version moderne de la guerre du feu, les hommes s’entre-tueront pour de l’énergie ; pour vaincre la malnutrition ou le manque d’eau potable. On ne la trouvera pas, cette énergie colossale, ailleurs que dans l’atome ! Les atomes sont les minuscules et innombrables accumulateurs qui stockent en leur sein la formidable dotation originelle d’énergie nécessaire à l’évolution de l’humanité. Il y a dans quelques grammes de matière fissile autant d’énergie que l’on sait en produire en faisant brûler des tonnes de charbon ou de pétrole ! Saurons-nous utiliser avec sagesse ce colossal gisement quasiment illimité, mis à notre disposition par la Création prévoyante, et dissimulé au fond des noyaux atomiques, au cœur de cette matière dont nous sommes façonnés ? Saurons-nous domestiquer cette énergie afin de construire à notre tour le monde dont nous avons hérité ? Oui, des accidents peuvent arriver, dramatiques pour les victimes. Mais, fallait-il que l’homme n’inventât pas le feu afin que ne tuent pas les armes du même nom ? Avec l’énergie nucléaire, l’humanité peut en effet s’anéantir. Mais sans elle, elle est sûre de disparaître. Nous avons le devoir d’investir lourdement en recherche pour maîtriser au plus vite ces techniques et les distribuer dans le monde entier. » (https://sites.google.com/site/idfranceloire/catalogue/bernard-huet-oser-penser-autrement)
Inscription à :
Articles (Atom)













