De quoi parle-t-on, au sujet du fameux “projet de loi famille“, abandonné par le Gouvernement dans un grand tintamarre politicomédiatique ? De procréation médicalement assistée (PMA) et de gestation pour autrui (GPA), à l’usage des homosexuels ! Comme si c’était le sujet !
Il faut avoir ressenti dans ses entrailles l’insoutenable injustice de ces milliers d’enfants abandonnés qui ne trouvent pas de famille d’accueil, face à ces autres milliers de familles désespérées qui ne peuvent avoir d’enfants, pour comprendre que l’enjeu d’une “loi famille“ est tout autre ! Il faut avoir mesuré la violence de la rupture du lien biologique chez l’enfant adopté, pour comprendre ce que veut dire “favoriser l’adoption simple“ qui ne déracine pas. Si la France est une terre d’accueil, ne pourrait-elle pas l’être aussi pour les bébés ?
Un livre bouleversant sort dans quelques semaines (Véronique Bachelier-Vidar - “Fa’a’amu, mes enfants adoptés“ - Éditions ID France Loire) qui nous raconte l'épopée de quatre années de lutte contre le destin que son auteur mena avec la volonté farouche de substituer à son impossible maternité, l'heureux refuge de l'adoption. Elle nous emmène à Tahiti, où, par deux fois, elle "assista" à l'accouchement de ses deux fils. « J’ai l’étrange sensation, écrit-elle, de vivre une véritable grossesse, dont l’accouchement sera la récompense d’avoir osé dire et écrire ce que je ressens ». Son livre est un retentissant cri d'amour qui replace le problème dans sa véritable dimension.













