dimanche 15 septembre 2013

Internet, la jungle.


Un homme, toulousain, vient de lancer sur “Le Figaro“ un cri d’alarme. Ses deux fils s’étaient engagés dans un groupe salafiste en Syrie. L’un a été tué. L’autre combattrait toujours dans la région d'Alep. L’un s'était converti à l'islam en 2010, au gré de rencontres à Toulouse et de consultations de sites Internet fanatiques. Son frère l’avait rejoint en 2012. Ils voulaient « mourir pour Allah pour aller au Paradis ».
« Ce ne sont pas mes fils qui sont partis en Syrie. Ils ont été conditionnés, mais je ne sais toujours pas où, ni comment. Qui a piloté tout ça ? Toutes ces questions me rendent malade. Les jeux vidéo ont certainement eu un impact nocif sur Jean-Daniel. Je regrette de ne pas avoir eu l'autorité nécessaire pour l'empêcher de s'abrutir devant l'écran. Il y jouait, en abusait. Ils ont été sensibles et fragiles à n'importe quel discours fanatique, car c'est cela qu'ils ont subi. (…) Je regrette de ne pas avoir su trouver les mots qui auraient pu les faire réfléchir différemment. Pourtant, j'ai passé des nuits avec eux au téléphone pour essayer de les ramener à la raison. Je ne les reconnaissais pas. Pourtant, j'ai toujours été proche d'eux, malgré ma séparation d'avec leur mère. Quand on voit ses propres enfants en tenue de guerre brandissant une kalachnikov et un coran sur des vidéos, on se dit que tout ça est irréel ».

Le même quotidien rapporte dans un autre article la comparution devant le tribunal correctionnel de Paris de deux jeunes djihadistes français arrêtés par les autorités pakistanaises. 
« Des paumés, originaires de banlieue parisienne, cherchant un sens à leur existence (…), et qui rencontrent un individu qui, par son image, son érudition, sa faculté à convaincre, entraîne les autres, comme l'explique le procureur Benjamin Chambre ».
L’un d’eux explique :
« Je m'ennuyais beaucoup, je passais mon temps sur Internet. (…) Ce qui m'a le plus attiré, c'est qu'en parlant de ce sujet sur le Web, j'étais populaire, on me disait que j'étais courageux, j'avais une estime de moi encore jamais connue. (…) Je voulais juste tirer à la kalachnikov, me défouler un peu, pour faire comme dans le jeu vidéo Call of Duty. (…) On a utilisé des versets du Coran pour justifier nos actions, a-t-il reconnu, estimant qu'il ne serait pas tombé dans ce traquenard s'il avait mieux connu sa religion ». 

Parents, je vous en conjure, ouvrez les yeux ! Vos enfants ne resteront pas ados longtemps. Demain, il sera trop tard. Et demain est déjà à la porte. À cet âge tendre où le cerveau est si malléable, vous n’avez pas le droit de les abandonner dans la jungle d’Internet. Ils ne sauront pas, seuls, y survivre au milieu des prédateurs de tous acabits. Des parents trop souvent absents, ou, lorsqu’ils sont physiquement présents, mentalement absorbés eux-mêmes par la télé ou Internet, créent le vide que leurs enfants combleront comme ils peuvent par le virtuel de l’écran. Comment “élever“ ses enfants, puisque l’Éducation nationale n’y procède pas ? “Élever“, c’est-à-dire faire prendre de la hauteur !  Il n’y a qu’une méthode : l’exemple. Les enfants assimilent et reproduisent naturellement ce qu’ils voient quotidiennement. Ce que vous voudriez que vos enfants fissent, faites-le vous-mêmes.

vendredi 6 septembre 2013

Peillon et les religions


Peillon, ministre de la Rééducation nationale, part en guerre contre le catholicisme. « Aucune nation ne peut se construire, dit-il, sur des religions » ! 
Il oublie que la nation française ne l’a pas attendu pour se construire, et elle l’a fait, précisément sur une religion, le christianisme. Peut-être n’a-t-il pas remarqué les innombrables croix, chapelles, églises, cathédrales, basiliques et sanctuaires de toutes sortes que nos ancêtres ont construits depuis deux mille ans ? Peut-être veut-il aussi raser le Mont-Saint-Michel ? Peut-être ne fête-t-il pas Noël en famille, et va-t-il au bureau les dimanches ainsi que les jours de Pâques, de l’Ascension, du 15 août, etc.
D’ailleurs, y a-t-il une seule nation au monde qui se soit jamais construite en dehors de quelque religion ? 
 Il oublie aussi que d’autres, plus épais que lui, se sont essayés à cette velléité de destruction, et qu’à chaque fois, Dieu est le plus fort. Je peux lui proposer quelques livres. Il y verrait que les hommes — ceux qui réfléchissent — sont en train de découvrir que non, décidément, l’Univers, la vie, l’Homme, ne se limitent pas à son matérialisme étriqué.

dimanche 1 septembre 2013

Le titre d'un livre…


Le titre que j’ai donné à mon ouvrage récent “Capitaine de La Garde“ est-il le meilleur ? 
Il livre le témoignage autobiographique, jusqu’alors inédit, d’un officier de Gendarmerie, mon père, appelé contre son gré, en 1941 et 42, à commander La Garde personnelle du maréchal Pétain à Vichy. Il montre qu’en cette époque douloureuse de sauve-qui-peut, des hommes ont pu rester à la tâche dans l’honneur, et réplique ainsi à la dictature de la pensée savamment orchestrée aujourd’hui par quelques-uns.
J’aurais pu appeler ce livre “l’honneur d’un capitaine“, mais le titre a déjà été utilisé maintes fois. J’aurais aussi pu choisir “l’honneur d’un commandant“, car à la suite des faits rapportés, l’homme fut promu commandant. 
Or voilà que l’actualité s’empare d’un autre événement qu’il convient en effet de saluer avec respect, le décès du commandant Hélie de Saint Marc. Alors le vocable “honneur d’un commandant“ se répand dans la presse. Imaginons un instant qu’il eût fait le titre de mon livre ; que des lecteurs influencés par cette actualité médiatisée l’eussent acheté. Ils y auraient trouvé l’histoire d’un autre homme. Nul doute que nombre d’entre eux — défense du consommateur aidant — se seraient sentis trompés, auraient crié à l’escroquerie, auraient peut-être fait procès…
Mes lecteurs me font massivement l’éloge de mon ouvrage. Mais, ils ne sont que l’élite ; ceux qui s’intéressent au contenu et non à l’emballage. Car le livre est devenu un bien de consommation. L’auteur qui veut “vendre“ doit fabriquer ce que le “marché“ attend. Voilà ce que l’Édition contemporaine a fait de la littérature ! Des prix sont décernés, ici et là, pour des livres écrits par des nègres, parce que leur titre et leur pseudo-auteur se vendront bien. 
Imagine-t-on un artiste se pliant à produire ce que la foule demande ? L’esthète éclairé regarde-t-il le titre d’une toile avant d’en recevoir le message pictural , la pensée qu’elle exprime ? La littérature n’est-elle pas un art ? Le titre d’une œuvre est-il plus important que l’œuvre ?

samedi 31 août 2013

Immigration


L’argument favori des apôtres de l’immigration massive, est de dire que la France s’est construite, depuis les Celtes et sans doute avant, à partir des vagues successives d’envahisseurs chassés des contrées lointaines par les aléas climatiques. Alors, disent-ils, pourquoi ne pas continuer ?
C’est oublier que, chaque fois, les populations autochtones ont été assimilées ou éliminées par les nouveaux venus. L’intégration ne fonctionne jamais dans l’autre sens. C’est le vainqueur qui absorbe, jamais l’inverse. Et le vainqueur c’est l’envahisseur, sinon il aurait été repoussé.
Alors, s’il y a des candidats autochtones volontaires pour l’assimilation, qu'ils lèvent la main.
Ouvrons plutôt les yeux. Ces arguties grotesques de certains partis politiques en faveur d’une immigration massive n’ont d’autre but que de masquer leur manœuvre d’enrichissement de leur réserve électorale, pour leur permettre de rester un peu plus longtemps au pouvoir. L’avenir de la France et des Français n'est vraiment pas leur souci. 

mardi 27 août 2013

Charte de la laïcité à l’école… ?



La presse écrite est décidément incorrigible, qui ne peut s’abstenir de nous livrer les commentaires du journaliste au lieu de l’information elle-même. Ainsi, pour connaître le projet de charte de la laïcité que ce gouvernement est en train de concocter, et que Le Figaro prétend avoir consulté, il faudra attendre ou bien se reporter sur internet. J’ai quand même retenu du ceci, du document du ministre Peillon, à propos du « caractère laïque des enseignements, qui ne peuvent être contestés sur des motifs religieux » :
 « Les sciences de la vie et de la terre sont régulièrement remises en cause, et notamment la théorie de l’évolution selon Darwin (…) Chacun est libre de ses opinions, mais pas de contester un enseignement ou de manquer un cours ».
C’est, au fond, tout le nœud du problème. Pourquoi y a-t-il contestation ? Parce qu’au lieu de délivrer de l’enseignement, les professeurs se croient autorisés (comme les journalistes) à marteler leurs propres opinions. On ne peut contester à personne, dans une une “République indivisible, laïque, démocratique et sociale“, comme la décrit le jargon socialiste (excusez du peu !), le droit de ne pas être d’accord en tous points avec les théories de l’évolution, par exemple. Je crois m’être exprimé suffisamment sur ce sujet dans mes livres. Pour autant, on ne peut laisser, à l’évidence, chacun faire le cours à la place du professeur. Or, la question ne poserait aucune difficulté si ce dernier se contentait d’enseigner ladite théorie, laissant à chacun sa liberté de pensée. Même chose pour l’enseignement cultuel et tout ce qui fait débat autour des religions. La laïcité n‘est pas le problème des élèves, il est celui des professeurs. Que ceux-ci en appliquent le principe à eux-mêmes, et un bon bout de chemin sera fait.

dimanche 11 août 2013

Souvenirs…


Pourquoi ne puis-je respirer l’odeur du cheval sans sombrer aussitôt dans la nostalgie des fermes d’antan ? L’atavisme des paysans bretons dont je suis issu a-t-il imprégné à ce point mon sang, les cellules, les atomes, les particules de mon corps, pour que l’odeur retrouvée du cheval relance ainsi dans mon inconscient le film d’un passé disparu ? Les odeurs sont les messagers les plus fidèles de la mémoire. Elles ne trompent pas. Elles voyagent en formation, déversant tour à tour l’âpreté du foin qu’on descendait dans le râtelier, la sensualité du grain qu’on stockait dans le grenier, l’enivrante acidité du cidre qu’on laissait échapper de la barrique, la doucereuse aigreur du lait qu’on déversait dans l’écrémeuse. Hélas, je ne reverrai plus ces lieux d’enfance. Fermes détruites ou transformées en habitations sans âme. Le galop du temps a tout emporté. Restent les odeurs… 
La généalogie m'a appris près de cinq siècles de souches bretonnes, sur onze générations, jusqu'à l'annexion de la Bretagne par la France. J'en ai fait un livre : "Français de souche, ne vous en déplaise".

vendredi 9 août 2013

Hostie


Je reproduis ici un passage d'un excellent blog : http://www.proliturgia.org/ cité par un ami sur FB. Il vient, à propos, illustrer mes articles, ici, du 5 juin "chaque seconde une messe" et 12 mai “ascension“

« Les JMJ de Rio ? Des choses bonnes... Mais aussi une façon de distribuer et de recevoir la communion qui dénote que bien des fidèles n’ont plus conscience de recevoir le Corps du Christ. Et ne savent plus ce qu'est une messe.
Une désinvolture que favorisent grandement, à nos yeux, les liturgies désacralisées qui se veulent “participatives“. L’énorme travail de Benoît XVI pour réinstaurer un peu de sacralité et un vrai sens liturgique risque fort d’être zappé en quelques mois...  L’Évêque de Rome ne devrait-il pas s’en inquiéter ?
NB. On ne dit pas le nombre d'hosties emportées à la maison, oubliées dans une poche ou perdues dans le sable de Copacabana »


mardi 6 août 2013

Port du voile



Les querelles sur le port du voile sont décidément d’une hypocrisie à pleurer. 
Un rapport soi-disant officiel d’une certaine “Mission laïcité du Haut Conseil à l’intégration“ (énième organisme fumeux dont on ne comprend pas bien le rôle à côté de “l’Observatoire de la laïcité“ récemment créé, si ce n’est qu’il a compté dans ses membres un grand maître du Grand Orient de France) préconise « dans les salles de cours, lieu et situation d’enseignement et de recherche des établissements publics d’enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse ». Dans le second degré, une telle loi est déjà déjà en vigueur. 
Pourrait-on, un jour, avoir le courage d’appeler un chat, un chat ? De quelle tenue “ostensible“ s’agit-il ? A-t-on jamais vu un chrétien habillé de façon ostensiblement spéciale ? Un juif, parfois ; mais je doute que ce rapport sournois les vise… S’agit-il du tchador, voile intégral ? Celui-ci est déjà prohibé à l’université comme ailleurs, à juste raison d’ailleurs, non pas parce qu'il est un soi-disant signe religieux, mais parce qu'en France, l'on ne se présente pas cagoulé dans les lieux publics. Mais, le voile qui couvre les cheveux des jeunes filles qui font le choix de le porter. En quoi cet attribut vestimentaire met-il en danger la République ? Les jeunes femmes qui en sont vêtues sont souvent d’une élégance qui n’a rien à envier aux traîne-savates ébouriffés qui exposent dans nos rues leur string par-dessus le jean. Je rappelle en outre, à ceux qui sont nés de la dernière averse, que leurs grands-mères ou arrières grands-mères ne seraient jamais sorties sans au moins un châle sur la tête, ou un chapeau les jours de fête. Si l’histoire recommençait, interdirait-on, aujourd’hui, le port d’une coiffe aux Bretonnes ? Il serait intéressant de savoir, d'ailleurs, si ce voile est bien un signe religieux. Quelle sourate du Coran l'impose ? Ne serait-il pas plutôt l'affirmation d'une appartenance ethnique ?
En vérité, se cache derrière ces interdictions hypocrites la rancœur d’un anticléricalisme maladif. Le fameux rapport ne stigmatise-t-il pas « une montée de revendications identitaires et communautaristes » ? N'a-t-on plus le droit d'être fier de ses origines, de ses ancêtres, de sa culture, de sa foi ? Voilà qui dérange l’athéisme militant des confréries qui prétendent avoir, seules, le droit de s’exprimer, de dire le vrai.
Le rapport n’hésite pas, non plus, à dénoncer la « contestation du contenu des enseignements, critiques des théories darwiniennes par des courants chrétiens évangéliques ou néobaptistes, rejet des écrits de Voltaire, Pascal ou Camus… », et à souligner le « malaise d’un nombre croissant d’enseignants ». Les étudiants français seraient interdits d’opinions ? Darwin serait la nouvelle bible ; Voltaire, Pascal et Camus, les nouveaux évangélistes ! Cette intolérance devient intolérable. Un certain pouvoir a livré la France aux talibans du fondamentalisme athée qui entendent imposer leur dictature de la pensée. C’est une déclaration de guerre civile. 

jeudi 1 août 2013

Stèle pour Lamennais


Je ne résiste pas au plaisir de citer cette petite sélection du livre de Xavier GRAAL “Stèle pour Lamennais“ (Pas Jean-Marie, mais son frère Félicité) aux éditions Hallier 1978.
« De votre XIXe siècle scientiste (c’était le temps où des crucifix étaient pendus sur les murs des usines alors que des misérables y crachaient leurs poumons), est né, cher Féli, cette abomination qu’il vous a été épargné de connaître et qui est l’État totalitaire. Et c’est l’État socialiste, figurez-vous… Le Premier Secrétaire plaça partout ses pions, ses espions, ses morpions. Jamais la démocratie ne se trouva à ce point pervertie, jamais la liberté de l’esprit ne se trouva à ce point piétinée. On ne parlait plus de pensée, mais de “ligne“. (Leur) progressisme laïc et humanitaire, à quoi a-t-il abouti, si ce n’est à la liquéfaction de l’Esprit, à l’abaissement de l’intelligence ? Les gouvernants sont presque toujours des escrocs du spirituel, c’est Dieu qu’ils volent. »
Et l'auteur ajoute ceci qui pourrait s'écrire aujourd'hui : « C’est au moment de leur agonie que les systèmes et les régimes sont les plus féroces. »

lundi 29 juillet 2013

Pape François


Le pape François à Rio : 
« que l’Église s’éloigne de toute réduction socialisante… ». 
Superbe ! Il y a des hommes qui savent se servir des mots. 
Réduction socialisante… Un demi-siècle de manipulation du concile Vatican II résumé et défini en deux mots. Car ce n’est pas le concile qui a fait tout ce mal, en France en tout cas, mais l’idéologie gauchisante des années 70 qui l’a défiguré.
Réduction socialisante… Les gens venaient chercher Dieu dans les églises. Ils y trouvaient le parti. Et l’on s’étonne qu’elles se soient vidées !
Réduction socialisante… Ils ont voulu remplacer la ferveur de l’adoration par des assemblées ludiques où l’on chante (et danse, s’ils avaient osé), où l’on se sert la main (et s’embrasse, s’ils avaient osé), où l’on festoie à la sortie. Mais, à ce jeu, les évangélistes, pentecôtistes, et autres feront toujours mieux.
Réduction socialisante… Ceux qui croient que ce pape est des leurs se mettent la crosse dans l’œil ! Il a compris ce qui s’est passé et va y mettre fin.

dimanche 28 juillet 2013

À quoi ça sert d'écrire ?


Le magazine “Le Point“ nous livre quelques pages sur Aristote et Platon, où il cite le philosophe Heinz Wismann :
« On peut marcher parce qu’on veut absolument aller quelque part. Mais on peut aussi marcher pour le plaisir de marcher ». 
Puis, l'auteur transpose cette remarque à la création artistique en faisant comprendre que l’on peut composer de la musique pour vendre des disques, peindre des œuvres pour vendre des toiles, mais qu’on peut aussi faire cela par amour de l’art. 
Il en est de même de la production littéraire. J’entends les innombrables écrivains amateurs, au soir des non moins innombrables salons du livre, s’interroger mutuellement : “combien en as-tu vendu ?“. On dirait des camelots rangeant leurs moulins à légumes. 
Heinz Wismann va jusqu’au bout de son raisonnement : le langage n’est pas seulement un instrument de communication, « l’apprentissage d’une langue que l’on ne parle pas, dans sa gratuité, est un extraordinaire moyen de se libérer de la tension utilitaire ». 
Pour moi, l’écriture a toujours été l’apprentissage d’un art, l’exercice de l’inutile, pour le seul bonheur du lecteur… et de l'auteur ! 

jeudi 25 juillet 2013

JMJ 2013


J'ai choisi ces trois phrases dans l'homélie du pape François, le mercredi 24 juillet 2013, au sanctuaire Notre-Dame d'Aparecida, au Brésil :
« Ayez toujours dans vos cœurs cette certitude : Dieu marche à vos côtés, il ne vous abandonne en aucun moment ! Ne perdez jamais l’espérance ! »
« L’homme ou la femme d’espérance sait que, même au milieu des difficultés, Dieu agit et nous surprend. »
« Le chrétien ne peut pas être pessimiste ! »

vendredi 19 juillet 2013

La barbe !


La mode décidément bobo de s’afficher en public avec une barbe de deux millimètres veut sans doute cacher la paresse d’avoir à se raser. Il en est de la barbe comme des mœurs, faute de courage, on essaie de faire une norme de ses propres faiblesses. 
Mais, il y a peut-être une autre explication. Ceux-là pensent sans doute afficher ainsi une virilité qui leur fait souci. Car, même quotidiennement rasée, une vraie barbe ne laisse aucun doute. Et, si tant est que cet attribut pileux ait quelque rapport avec ladite virilité, point n’est alors besoin d’afficher ostensiblement quelques millimètres supplémentaires. Pourquoi la vue de ces mentons artificiellement hérissés me fait-elle immanquablement penser au labeur d’une partenaire qui tente désespérément d’obtenir manuellement une configuration opérationnelle?
La paresse du rasoir est-elle le double signe de la paresse de la rigueur  et de la paresse de la vigueur ?

mercredi 17 juillet 2013

Harry Potter et le pseudonyme


L’auteur de “Harry Potter“ a publié récemment un roman sous un pseudonyme inconnu. Résultat, un flop : un petit nombre de lecteurs apprécient l’ouvrage, les critiques sont bonnes, mais les ventes ne décollent pas. Puis le “grand“ public apprend la véritable identité de l’auteur : aussitôt, les ventes explosent ! 
C’est ainsi ! Pour le plus grand nombre, l’on n’achète pas un livre pour ce qu’il contient, mais pour la notoriété médiatique de l’auteur. Quant à formuler une appréciation sur l’ouvrage, on s’en remet aux médias qui diront ce qu’il faut penser.
On savait déjà que règne dans l’édition la dictature de la légitimité professionnelle, sociale ou corporative de l’auteur. Ne parlez pas de philosophie si vous n’êtes pas un intellectuel autoproclamé. N’écrivez rien sur la science ou la métaphysique si vous n’êtes pas chercheur ou enseignant. Ne vous mêlez pas des affaires de l’embryon et de la vie si vous n’êtes pas médecin, professeur de quelque chose. Le lecteur a peur de celui qui n’est pas dans la bonne case. 
On sait désormais qu’en plus, le public veut lire du “Untel,“ et veut que cela se voie. Et si Untel se dissimule, son livre ne se vendra pas. 
Voilà pourquoi j’applaudis à l’avènement du livre électronique. Ce diabolique ustensile va faire sauter la dictature du littérairement correct en replaçant au premier plan le contenu du livre, et non plus le pedigree de l’auteur. Le libre accès, moins onéreux, à la formidable production littéraire mondiale, affranchi du filtre commercial de l’édition, va provoquer une véritable renaissance de la lecture et, souhaitons-le, de l’esprit critique.

mardi 16 juillet 2013

L’embryon est-il un être humain ?


Si l’embryon humain n’était pas un être humain, quelqu’un peut-il m’expliquer par quel mystère il le deviendrait un jour ? Quel événement inouï devrait alors se produire chez la mère qui le porte, dans son corps ou dans son âme, pour que, tout à coup, l’amas banal de cellules de chair qui s’accroche à son utérus se mutât en petit des hommes ? Il conviendrait alors, ce jour-là, de fêter comme il se doit ce quasi-miracle. 
À quelle heure, au fait ? Car, si un embryon est un être humain à un moment donné, qui peut prétendre qu’il ne l’était pas une heure avant?
Dire aussi que l’embryon n’est pas une personne, mais seulement une personne en devenir, je ne sais quelle “potentialité“ d’être, est une grotesque hypocrisie. Car, si vous le supprimez, cet embryon, c’est bien un être humain qui ne sera pas. Le résultat sera rigoureusement le même. Changer le qualificatif de l’embryon tué ne change rien, dans les faits, à l’acte de tuer. 
Enfin, rappelez-vous, Jésus aussi fut un embryon !