jeudi 29 mars 2012

Laïcité, deux visions.


Dans Le Figaro de ce jour, l’ancien ministre français Luc Ferry exprime son opinion au sujet de la laïcité et des religions. On peut lire :
« … l’élément religieux entre malgré tout dans les composantes de la haine. (…) Qu’y a-t-il dans les religions qui permet(tent) ces déviations intégristes auxquelles aucune n’a échappé dans l’histoire ? Deux éléments fondamentaux : le rapport à l’absolu, qui pousse toujours peu ou prou à l’intolérance ; la fonction de liaison qui forge les communautarismes propices aux tensions conflictuelles. (…) C’est lorsque la religion cesse d’être une affaire privée, lorsqu’elle quitte l’intimité pour envahir l’espace public qu’elle devient funeste. Voilà pourquoi il faut sans cesse rappeler les valeurs de la laïcité, rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui lui revient. »
Dans le même journal, Benoît XVI, en visite à Cuba, s’est exprimé devant des centaines de milliers de Cubains enthousiastes sur “la liberté religieuse et le rôle des catholiques dans la construction d’une nouvelle société cubaine“. 
“Il a axé son propos sur « l’authentique liberté » et « la vérité qui libère et rend digne ». Une voie exigeante qui ne supporte pas « les raccourcis », a-t-il insisté. L’un d’eux consiste à « ironiser sur la possibilité connaître la vérité ». Mais ce « scepticisme ou ce relativisme » provoquent « un changement dans le coeur, le rendant froid, hésitant, loin des autres, et enfermé en soi même ». Il donne « des personnes qui se lavent les mains comme le gouverneur romain Pilate et laissent filer le cours de l’histoire sans se compromettre ». Autre raccourci, rejeté par Benoît XVI, ceux qui « interprètent mal cette recherche de vérité, les portants à l’irrationalité et au fanatisme, les enfermant dans leur vérité » et qui « entendent l’imposer aux autres ». 
Le moins qui puisse être dit est que les deux proclamations sont aux antipodes.  Chacun choisira sa vision du monde. Je préfère celle du pape. Non, Monsieur Ferry, la recherche de l’absolu ne pousse pas à l’intolérance, mais à la  liberté, à la dignité. C’est au contraire le relativisme matérialiste qui enferme sur soi et pousse au fanatisme. Avez-vous réfléchi à ce que seraient la Chine, l’Inde, sans le bouddhisme ou l’hindouisme ? Dieu sans César peut certes déboucher sur l’intégrisme, mais César sans Dieu amène toujours à l’intolérance, au fanatisme.

vendredi 2 mars 2012

Thérèse d'Avila :


« Tout allait de mal en pis, c’est le signe que prend le ciel pour vous acculer et brusquement tout conclure au mieux. (…) Les difficultés d’un jour annoncent la réussite insoupçonnée du lendemain »


dimanche 19 février 2012

infortuné Cézane


Près de deux cents millions, un tableau de Cézanne, acheté par le Qatar. ! 1,3 milliard de Francs ! 130 milliards d’anciens Francs !  À ce prix, n’en déplaise à l’artiste dont le talent fut grand, l’objet n’est plus une œuvre d’art, mais le support d’un coup de marketing fabuleux. Il s’agit de faire de cet émirat le sommet mondial du tourisme culturel. Un coup comme celui-là peut y contribuer, qui drainera les foules les plus fortunées pour y contempler l’objet du scandale.  L’enjeu et colossal ; 220 millions ce n’est rien à côté. À ce jeu, n’importe quel chef d’œuvre aurait fait l’affaire, pourvu qu’il fût célèbre. L’enseignement qu’il faut en tirer, c’est que nous sommes tous complètement enlisés dans la civilisation du paraître, incapables désormais de voir la vérité.

vendredi 17 février 2012

Nature humaine…


Prenez un copropriétaire parmi les autres dans un immeuble ; considéré isolément il sera sans doute fort civil. Prenez un résident d’une rue quelconque ; abordé seul, il sera vraisemblablement hospitalier. Prenez n’importe quel habitant de la Terre ; s’il est seul face à vous, il sera certainement aimable. Mais, regroupez tous les premiers dans une assemblée de copropriété ; ils deviendront odieux de suffisance, prêts à tous les procès contre tout leur voisinage. Réunissez les seconds dans une association de défense de quartier ; ils deviendront imbuvables et s’en prendront à tous ceux qui osent emprunter “leur rue“… Quant aux derniers, regroupés dans un parti écolo, par exemple, ils n’auront de cesse de reprocher aux autres d’habiter aussi “leur planète“.
Pourquoi ce double visage ? Parce que les hommes sont des poltrons. Seuls face à autrui, ils ont un peu peur, alors ils sourient, se montrent amicaux. On s’y laisserait prendre. Mais regroupés, ils se sentent forts, comme dans une meute, et montrent alors leur vraie nature. Il n’y a pas d’autre explication à la prolifération des associations, confréries de toutes sortes, et fraternités diverses. L’humanité aura atteint son stade de perfection quand chaque homme aura le courage de se montrer seul au regard des autres, sans avoir peur. Pour cela, il leur faut devenir adultes. Alors ils pourront se regrouper, mais pour s’additionner, non pour se dissimuler.

Il y a morts et morts !


Trois petites phrases dans Le Figaro : 46 mots ;17 cm2 ; trois dix millièmes du journal !
« Honduras : 355 morts dans l'incendie d'une prison.
L'incendie d'un pénitencier à Comayagua, dans le centre du Honduras, a fait 355 morts. Les victimes sont souvent mortes accrochées aux barreaux de leurs cellules, d'autres ont été asphyxiées ou étouffées par les fumées. »
Pour la presse, il y a morts et morts ! 

vendredi 13 janvier 2012

Des cousins cosmiques ?


Les astronomes nous annoncent qu’ils ont découvert des quantités de planètes en orbite autour des cent milliards d’étoiles de la galaxie ! Et, puisque le cosmos compte quelques centaines de milliards de galaxies identiques, ils en concluent que la preuve est patente, de l’existence d’autres vies dans l’univers. Toujours la même idée fixe, démolir le mythe de la primauté de l’Homme, qui conduit à la notion d’au-delà, donc de Dieu.
Or c’est décidément s’enfermer dans une étroitesse de pensée consternante, que de raisonner ainsi. Ils devraient pourtant bien savoir, ces astrophysiciens, ce que les physiciens de l’infiniment petit nous apprennent. Il est vrai que les deux disciplines s’ignorent avec superbe. La matière dont nous sommes faits, morts ou vifs, dont est faite notre Terre, dont sont faites notre galaxie et les autres, et les innombrables planètes qui virevoltent là-dedans, se réduit à un incommensurable nuage de poussière, de particules si infimes qu’on ne sait plus si elles sont encore matière ou déjà ondes. À cette échelle immensément lointaine s’ouvre le royaume de l’au-delà de la matière et de son énergie, de l’au-delà du temps et de son espace.
C’est dire que cet univers que nous voyons, avec ses objets et ses mouvements, ses formes et ses couleurs, ses odeurs et ses bruits, n’est que notre représentation, dans notre espace-temps, d’une autre vérité, dans une autre dimension, faite d’autre chose que de matière. De quoi, sinon de pensée, et de Pensée ?
Chacun de nous, conglomérat soi-même de ces particules immatérielles, est particule à son tour, intimement mêlée, connectée, à l’ensemble des sept milliards d’êtres humains de cette Terre, parce que tous, issus de la même particule originelle qui passa un jour de la Pensée d’au-delà, à la matière vivante d’ici-bas.
Or ces sept milliards de particules humaines, parce qu’elles sont toutes intriquées, voient, de l’univers, la même chose. Mais nul ne pourra voir comme elles, qui ne serait issu de la même création.
Nous sommes un peu comme un homme endormi qu’un rêve fait observer son monde. Il y voit des galaxies et des planètes, mais nul ne peut entrer dans son rêve ! Un autre rêveur restera dans un autre univers onirique.
Aussi, que l’Homme soit unique est une évidence, puisqu’il est le seul à voir le monde tel que nous l’observons. Il est émanation de la Pensée, et la pensée est en lui. Tout autre observateur ne peut être que d’un autre monde, et il n’y a pas d’interconnexion possible entre ces univers. 
Alors, l’Homme, seul dans son univers ? Oui. D’autre Êtres dans d’autres univers ? Oui, sans doute.  

lundi 9 janvier 2012

La mort et le néant.


Plus j’y pense, moins je comprends que la mort, ici-bas, puisse être une ouverture sur le néant !
Comment quelqu’un pourrait-il bien devenir néant, pour paraphraser la célèbre question de Leibnitz ?
Vivre implique l’environnement du temps (et de son espace qui en est l’avatar), puisque vivre c’est accumuler les instants.
Réciproquement, être dans le temps, c’est vivre, puisque c’est nécessairement changer.
Mourir, c’est donc sortir du temps.
Donc, si je meurs aujourd’hui, s’ouvre pour moi le non-temps. Mais si le destin me prolonge un peu, ce non-temps s’ouvrira un peu plus tard. Or, entre ces deux temps-là d’ici-bas, le non-temps de l’au-delà sera le même, puisqu’il est insensible au temps. 
Quel peut donc être cet étrange état de non-temps, toujours identique à lui-même, sinon le royaume du toujours, du partout, du Tout en Un ?
Mourir, c’est donc sortir du temps pour demeurer dans le Tout.
Or, dans ce Tout, le néant n’a pas sa place, n’existe pas ! Sinon, ce ne serait plus néant, et le Tout ne serait plus le Tout.
Reste à comprendre pourquoi ce Tout en Un que nous sommes, se montre à nous sous le visage du temps… le temps d’une vie ?

samedi 31 décembre 2011

Saint-Sylvestre, réveillon, pétards, vœux et tout le tintouin…


Je me suis toujours demandé ce que l’on pouvait bien fêter ce jour-là, avec autant d’excès.
Je conçois aisément que chacun d’entre nous fête (ou commémore, c’est selon) son propre anniversaire. Dans la comptabilité du temps, c’est à chaque fois un cran de plus qui nous éloigne du début et nous rapproche de la fin.
Je conçois de même que l’on fête l’anniversaire d’un parent qui nous est cher, d’un ami, pour la même raison.
L’on pourrait aussi fêter l’anniversaire d’inconnus, d’autrui, de son prochain… Mais alors ce serait tous les jours, car chaque jour est l’anniversaire de quelqu’un.
Je conçois enfin que l’on célèbre encore tel ou tel événement qui a marqué notre vie ou celle de notre village, de notre pays, de l’humanité. Cela signale le fait qu’entre deux célébrations consécutives, la Terre a fait un tour complet du Soleil. 
Mais dans la nuit du 31 décembre au 1e janvier, que s’est-il passé ? Quel cliquet a marqué l’instant ? Rien dans le cosmos n’est différent entre la seconde avant et la seconde après. Rien dans ma vie, ni dans la vôtre (sauf si vous êtes né ce jour-là), ne justifie commémorer ce non-événement.
— Mais, cela fait une année de plus, direz-vous, une nouvelle année !
Certes, mais alors il faudrait au moins choisir comme date anniversaire le jour où s’est produit l’événement fondateur. Quel est-il, cet événement ? Dans notre civilisation occidentale, nous faisons démarrer notre calendrier le jour (supposé) de la naissance du Christ. Or, l’anniversaire de ce jour-là se situe le 25 décembre. 
Que dirait-on de quelqu’un qui fêterait régulièrement son anniversaire avec une semaine de retard ?
Voilà pourquoi, à mes yeux, Noël est le premier jour de l’année, de même que le dimanche est le premier jour de la semaine, et non pas le dernier comme le décompte la stupide semaine anglaise.
Bonne année quand-même !

jeudi 15 décembre 2011

Guerre économique


Sans tomber dans l’effet sémantique, il n’est peut-être pas superflu de rappeler que l’on est bel et bien en guerre mondiale ! Non pas dans une guerre avec des chars et des bombes comme en 40, mais en guerre économique, plus impitoyable encore, car elle n’épargnera personne. 
Qui sont les belligérants ? — Le dollar contre l’euro. 
Qui gagnera ? — Celui qui, in fine, attirera vers lui les énormes masses monétaires mondiales en recherche d’investissement. 
 Qui en sont les combattants ? — Les populations et leurs représentants. 
Jamais, une guerre n’a été gagnée avec un état-major inexpérimenté et des combattants insouciants. 

samedi 10 décembre 2011

L'Entreprise.


L’Entreprise avait pris le large, tel un fier vaisseau conquérant. 
Pendant quinze ans, les vents alliés avaient poussé ses voiles neuves à la conquête des terres lointaines. 
Les cargaisons étaient précieuses. Les retours furent prospères.
Il y eut des tempêtes, des écueils, le feu. Le bateau résista.
Puis un jour, le coup fut rude. Le vent mauvais s’acharna. La mer ouvrit sa gueule hideuse pour engloutir l’intrus. Le bois craqua, des poutres cédèrent. Il fallut jeter le lest.  Tout ce qui ne comptait pas fut donné en pâture à l’ogre vorace. L’équipage s’enfuit parfois, dans les chaloupes imprudemment larguées dans les creux immenses.
Le capitaine s’agrippa. Ses deux fidèles seconds l’assurèrent. 
À trois ils souquèrent ferme. Il fallait continuer d’avancer. Maintenir le cap. À mains nues.
Parfois, l’un d’eux, épuisé, se cachait pour pleurer. Pour prier.
Alors, le vent du diable, lassé d’échouer, passa son chemin, chercha d’autres proies. La mer s’apaisa. Le ciel se laissa voir. Les étoiles… Enfin !
Brisé, démâté, mais fier encore, le vaisseau rentra au port sous les vivats, la cargaison sauvée. 
Et l’on vit les trois empoigner les marteaux et réparer. Il fallait consolider, remplacer, reconstruire. Déjà un équipage nouveau se présentait à l’embauche. 
Bientôt le navire rénové et invincible franchissait à nouveau la passe pour affronter les éléments désormais domptés. Les tempêtes économiques. Les ouragans financiers.
Déo gratias. 

Une Europe est née.


Il fallait deux chefs d’État d’une trempe exceptionnelle pour arracher, en cette nuit historique de jeudi, l’accord à vingt-six pays, tous les membres sauf un, de l’Union Européenne. 
Vingt-six pays aux passés tumultueux et souvent antagonistes ; aux rivalités exprimées hélas! parfois dans le sang ; aux cicatrices à peine refermées. Des ébauches d’Europe existaient bien, dont on ne savait trop laquelle était la bonne. On avait donné une monnaie commune à certaines nations qui, au mieux, s’ignoraient. Le monde, en guerre économique, écoutait avec affliction cette cacophonie.
Le 8 décembre 2011 restera dans l’histoire comme le jour où l’Europe a atteint son âge de raison. Enfin, l’Europe a un périmètre, un visage, une personnalité, un avenir. Dans la guerre qui sévit, l’Europe vient de gagner une fameuse bataille.
— Mais, les Anglais, direz-vous ? 
— Les Anglais ! On les aime bien. Mais, combien d’années cela fait-il qu’ils conduisent à l’envers ?

vendredi 25 novembre 2011

Hymne à la vie


Un ami de longtemps… longtemps, m'envoie ce poème de sa main. Je ne résiste pas au désir de le partager :

Arrive un âge dans la vie
Où l’homme doit se résigner,
Accepter ce qui est parti,
Voir cette vie s’amenuiser.
Mais, s’il a toujours cette chance
de voir, d’entendre et de penser
Ce qui peut être d’importance
Ce qu’il faut savoir oublier.
Heureux quand sa main peut écrire,
Sa voix, des mots pour nous charmer,
Ses yeux comme autant de sourires,
Son cœur capable encor’ d’aimer.
La vie est un amas de bagages
Qu’au fil des ans on abandonne,
Les illusions telles des nuages 
S’envolent sous le vent d’automne.
Le crépuscule est un chemin,
Ultime auberge des envies,
Un clair-obscur dans le lointain,
Prémices à l’éternelle nuit.
La vie est comme une bougie
Sa flamme luit, chancelle, s’éteint,
Mais, tant qu’elle n’est pas finie
Vivons sans penser à demain.
Marchons au soleil qui se lève.
Cueillons des fleurs dans la rosée.
Rêvons au couchant sur la grève.
Aimons tant que l’on peut aimer.

mercredi 16 novembre 2011

Il faut sauver le nucléaire !


À l’heure dramatique où la politique marchande l’avenir de l’énergie nucléaire en échange d'urnes favorables, la presse pose la question : qui sont les gagnants et les perdants ? Les perdants, ce seraient à coup sûr nos enfants, leurs enfants et les enfants de leurs enfants.
Démographie
La population mondiale est passée de 1 à 7 milliards en deux siècles, dont le dernier milliard gagné dans ces dix dernières années seulement ! Deux milliards de terriens supplémentaires sont attendus dans les quarante ans à venir. Nous vivons à la cadence de 200.000 habitants de plus tous les jours. Une ville par jour !
Famine
La consommation d’eau a été multipliée par 7 en un siècle. Elle devra être divisée par trois dans les 20 ans si rien n’est fait pour y remédier. Or 60% de l’humanité manque déjà d’eau potable.
Aujourd’hui un milliard de personnes souffrent de malnutrition. Ce chiffre d’affamés sera de 4 milliards en 2050, qui nous réclameront de quoi vivre.
Un enfant, dans le monde, meurt de faim ou de soif toutes les six secondes. C'est la moitié de la population de l'agglomération parisienne qui disparaît tous les ans !
La bombe de la famine va éclater dans les prochaines années.
Production agricole
Le New York Times écrivait ceci récemment : « L’immense système agricole qui nourrit l’humanité est en danger. (…) L’offre ne suit plus la demande qui explose sous l’effet d’une démographie galopante et l’enrichissement des pays autrefois pauvres. (…) Ce déséquilibre a donné lieu à deux énormes hausses des cours des céréales. Le coût de certaines d’entre elles a plus que doublé. Pour des dizaines de millions de pauvres, ces augmentations ont aggravé la famine. (…) Les gens ne comprennent pas l’extrême urgence de la situation (…). Il faut absolument mobiliser les scientifiques pour apporter des réponses. »
Énergie
Par où passe la réponse à la pénurie d’eau potable et de nourriture, sinon par la mise à disposition d’une énergie abondante et accessible à tous ? Car, ce n’est pas l’eau qui manque sur la Terre, mais l’énergie pour la traiter et la distribuer partout dans le monde. 
La consommation d’énergie a été multipliée par 10 depuis un siècle. Elle devra à nouveau être multipliée par cinq d’ici 2050. 
L’enjeu de l’énergie est mondial. Il y va de la survie des 9 ou 10 milliards d’êtres humains qui se bousculeront sur la Terre dans quelques dizaines d’années. Ils réclameront, pour survivre, une énergie consommable que ne pourront fournir indéfiniment les combustibles fossiles, pétrole et gaz, accumulés par la nature pendant des millions d’années, et dilapidés en quelques dizaines d’années. 
Version moderne de la guerre du feu, les hommes s’entre-tueront pour de l’énergie ; pour vaincre la malnutrition ou le manque d’eau potable
C’est à chaque fois en domestiquant l’énergie que le genre humain a survécu jusqu’à ce jour. L’énergie animale d’abord ; l’énergie thermique ensuite, avec la machine à vapeur ; l’énergie du pétrole enfin. Qui peut imaginer ce que serait aujourd’hui l’humanité sans ces étapes capitales ? Sans doute n’existerait-elle simplement plus.
Quelle sera la quatrième marche de ce développement de l’humanité ? Quel bond colossal dans la domestication d’une énergie du futur, abondante et distribuée à tous, pourra répondre aux défis d’aujourd’hui ?
Gaspillages
À ce défi historique, l’écologie politique répond en termes de lutte contre les pertes et le gaspillage. Sans doute, mais en quoi les quelques économies d’eau de l’occident nanti vont résoudre les problèmes du reste du monde ?
On l’entend aussi s’insurger contre l’augmentation des terres cultivées, accusée de mettre en péril la biodiversité.
Ce n’est pas avec ce langage convenu, rabâché à la suite de la pensée à la mode sur les trottoirs de Paris, que l’on va sauver les quatre milliards d’affamés qui s’annoncent.
Solutions alternatives
Déjà, la consommation de charbon a fait un bond de plus de 50% ces dix dernières années. Nul n’ignore les désastres sur la santé mondiale que provoquent les rejets de cette combustion.
Mais, peut-on reprocher aux populations dites émergentes de Chine et d’Inde de recourir, pour survivre, à cette énergie qu’ils ont à leur disposition ?
Il est plus irréfléchi, quand on est “Vert“, de tourner la tête pour ne pas voir l’Allemagne rouvrir ses mines de lignite pour produire désormais son électricité.
Alors les éoliennes ? Il n’y a pas un technicien sérieux qui prétend que ce procédé est en mesure de répondre aux besoins colossaux actuels et à venir. 
Par contre, tous s’accordent pour signaler le danger qu’entraîne cette filière, en rendant nécessaire le recours complémentaire au charbon polluant.
La même remarque vaut pour le photovoltaïque. 
Et ce n’est pas en cumulant un peu de toutes ces alternatives qu’on inventera la solution du siècle.
Le nucléaire fait peur
Reste l’énergie atomique qui fait peur aux gens, peur que les “Verts“ exploitent pour se porter au pouvoir un peu partout.
Or, la catastrophe de Fukushima a fait moins de morts qu’une semaine de circulation sur nos routes de France. Alors, si l’on veut, pour se protéger soi-même, arrêter le nucléaire, il faut aussi arrêter de rouler en voiture. 
Entre Tchernobyl et Fukushima, le cumul des années de fonctionnement de toutes les centrales nucléaires du monde est, selon Aréva, de 9000, sans aucun accident.
Les déchets nucléaires font peur
L’industrie chimique produit 2,5 tonnes de déchets par Français et par an, dont 100 kg toxiques. 
L’industrie nucléaire en produit moins de 400 kg, dont 4 kg toxiques.
La bombe fait peur
C’est de l’énergie civile qu’il s’agit, non de l’arme atomique. 
Le développement de l’arme atomique s’est toujours fait sans liaison avec celui de l’énergie civile. Arrêter l’énergie civile n’empêchera pas ceux qui le veulent de fabriquer des bombes.
Et puis, fallait-il que l’homme n’inventât pas le feu, de peur de fabriquer des armes du même nom qui, nous le savons aujourd’hui ont fait des millions de morts ?
Avec l’énergie nucléaire, l’humanité peut en effet s’anéantir. Sans elle, elle est sûre de disparaître. 
Réserve d’énergie
La nature a mis à la disposition de l’Homme une réserve colossale, inépuisable d’énergie. Elle est dissimulée au plus profond de l’infiniment petit, au cœur du noyau des atomes dont nous sommes tous construits, comme toute la matière qui nous entoure. 
Les atomes sont les minuscules et innombrables accumulateurs qui stockent en leur sein la formidable dotation originelle d’énergie nécessaire à l’évolution de l’humanité. 
Il y a dans un grain de sable plus d’énergie, si l'on savait  aller la chercher, que dans mille barils de pétrole. 
Il y a dans quelques grammes de matière autant d’énergie que l’on sait en produire en faisant brûler des milliers de tonnes de charbon.
Un gramme de plutonium offre autant d’énergie qu’une tonne de pétrole ! 
Si l’on savait récupérer toute l’énergie contenue dans un seul gramme de noyaux atomiques, l’on pourrait faire plusieurs fois le tour du monde dans le plus gros Airbus. 
Les hommes sauront-ils utiliser avec sagesse ce colossal gisement quasiment illimité ?
Excellence française 
L’industrie nucléaire française voulue par De Gaulle et Pompidou est une des rares compétences nationales dont les Français peuvent être fiers.
La France peut devenir le leader, en Europe, de la révolution énergétique qui, de toute façon, va se produire, avec ou sans elle, avec ou sans les “Verts“.
Et l’on voudrait jeter cela aux orties ! À l’aube d’une époque où l’on va se battre dans le monde pour l’énergie, l’eau, la nourriture…
Conclusion
Nous avons le devoir d’investir lourdement en recherche pour maîtriser au plus vite ces techniques et les distribuer dans le monde entier.
De quel droit voudrions-nous interdire aux populations actuellement pauvres, le secours de cette énergie qui, seule, peut leur apporter l’eau potable et la nourriture qui leur manque cruellement ?
Les “Verts“ ne semblent pas se soucier de ce problème. Ils parlent de “sauver la planète”, mais c’est à leur jardin personnel qu’ils pensent.
Si, développer la recherche atomique pour utiliser l’arme de destruction massive est une horreur, permettre l’accès pour tous à cette énergie, y compris pour les plus pauvres, est un devoir.

mercredi 9 novembre 2011

11 novembre 2011


Voilà que d’aucuns prédisent les pires catastrophes, ou les plus grands bonheurs selon l’humeur, vendredi 11 novembre 2011, au motif qu’en abrégé, cela s’écrit 11 11 11… Et que dire, quand il sera 11 heures, 11 minutes et 11 secondes ? Surtout si, à cette heure-là, nous sortons de chez nous, au numéro 11 ou 111…
Allons ! La main de l’homme est-elle si influente dans l’univers que les événements s’y réfèrent ? Notre petit doigt gouverne-t-il le cosmos ? 
Car enfin, si ces chiffres du calendrier présentent cette singularité, c’est parce que notre arithmétique compte en base 10. Et nous comptons en base 10 parce que nous avons dix doigts. Que nous n’ayons eu que quatre doigts à chaque main, comme certains animaux, et nous aurions compté en base 8. 
Dès lors, 11 se serait écrit 13, 111 se serait écrit 157, et 1111 se serait écrit 2127. Rien de remarquable alors !

dimanche 6 novembre 2011

le prix des e-books

Une liseuse à 99 euros, c'est bien, mais des e-books téléchargés avec quelques dizaines de centimes d'euro d'économie seulement par rapport à la version papier, ce n'est pas admissible. À ce tarif, il faudrait lire un bouquin par jour pour retrouver l'investissement ! Pourtant, le coût de fabrication et de distribution d'un e-book n'a rien à voir avec celui d'un livre papier. Mais, sans doute, les éditeurs, les imprimeurs, les distributeurs et les libraires de la chaîne du livre n'entendent-ils pas renoncer à leur chiffre d'affaires. Tant qu'on en restera à ces combats d'arrière-garde, le livre électronique stagnera. Pourtant, la révolution qui se profile est à la hauteur de l'invention, jadis, de l'imprimerie. Elle est de nature à faire exploser la diffusion mondiale de la littérature. Alors, attendre que le paysage s'éclaircisse. Un an ou deux, sans doute.