vendredi 15 juin 2012

Le neutrino qui fait flop


Le coup de tonnerre du neutrino plus rapide que la lumière (voir mon message, ici, de novembre dernier : http://bernardhuet.blogspot.fr/2011/09/le-neutrino-plus-rapide-que-la-lumiere.html ) était un pétard mouillé. Les chercheurs du CERN qui avaient annoncé un peu prématurément cette "découverte" avaient tout simplement été abusés par un "branchement défectueux d'un câble de synchronisation optique de mesure du temps" ! Donc la vitesse de la lumière reste à ce jour encore tenant du titre. Le nouvel Einstein n’est pas né. (info : http://www.lepoint.fr/science/neutrinos-einstein-avait-raison-08-06-2012-1470832_25.php )
Vous me permettrez de tirer quand même un enseignement de cette bévue. Les chercheurs sont tellement pressés d'annoncer des scoops, soit parce qu'il leur faut "publier" pour avoir des subsides, soit parce que leur ego est ainsi fait, que plus rien, dans leurs publications, n'est digne de confiance.

mercredi 13 juin 2012

Les enfants de syrie


« Des enfants utilisés par l’armée régulière comme boucliers humains (…) placés devant les vitres des autocars transportant les militaires pour pénétrer dans le village. Certains d’entre eux ont été ensuite abattus. (…) Des enfants, à partir de 9 ans, ont été arbitrairement arrêtés, emprisonnés, torturés, mutilés, violés. » 
Ces informations rapportées par Le Figaro de ce jour proviennent d’un rapport de l’ONU ! Si elles sont avérées, le monde entier est complice qui bavarde et regarde ailleurs.

vendredi 25 mai 2012

La vie est un combat


Tel était le titre d’un petit livre, hélas perdu, qui me fut remis lorsque j’étais enfant. Était-ce au catéchisme ? Était-ce lors de ces cours de morale qu’on nous dispensait alors, quand le mot n’avait pas encore été rendu tabou par une modernité dépravée ? Qu’importe, son enseignement m’a imprégné et ne m’a jamais quitté. C’est sans doute pour cela qu’après une déjà longue traversée, je rentre au port, en pas trop mauvais état. 
Bien sûr, il s’agissait du combat contre soi-même. Contre ses propres trahisons, ses faiblesses, ses lâchetés. La vie, alors, est en effet un combat de tous les matins. 
Mais, qu’on ne s’y méprenne pas ! Chacun n’est pas le seul mouton noir au milieu d’un troupeau de vertu. S’il faut se battre contre soi-même, il faut aussi se battre contre les autres. Oh ! Certes pas dans un esprit belliqueux ! Mais, lorsque l’employé de banque vous “conseille“ son placement, n’allez pas imaginer qu’il s’est levé ce matin en disant « de qui vais-je faire le bien aujourd’hui ? ». Il pense à ses quotas, à sa prime peut-être, aux consignes reçues de sa hiérarchie. Lorsque le journaliste de la télé anime un rendez-vous politique, ne vous imaginez pas non plus que son seul souci soit de bien vous informer. Il veille à l’impact de son émission de propagande, dans la ligne de ses propres opinions et des directives de sa chaîne. Et puis, lorsque votre boucher vous fait l’article de son pâté savoureux, ce n’est pas seulement pour votre bonheur, c’est aussi et surtout parce qu’il faut bien qu’il vende sa terrine.
L’angélisme niais répandu par le politiquement correct n’est pas seulement sot, il est dangereux. La vie est un combat, qui l’oublie ne rentrera pas au port. Ballotté, endommagé, brisé par les éléments hostiles de cette vie-là, il s’échouera quelque part, victime oubliée d’un discours imbécile. 
La vie est un combat, c’est tellement vrai que Jésus, lui-même, n’eut pas d’autre commandement. « Aimez-vous les uns les autres » résume tout son enseignement. Or, pour qu’il en vînt à offrir sa vie pour son aboutissement, il fallait bien que cela ne coulât pas de source. Un jour peut-être, la vie ne sera plus un combat. Mais en attendant…

jeudi 24 mai 2012

Être édité


Le Figaro Littéraire rapporte que 54% des auteurs des livres édités sont des enseignants, des journalistes, ou issus des métiers du livre, ou du spectacle. Étonnant ! Si vous n’êtes pas compris dans ces professions-là, vos chances d’être édité sont d’emblée amputées de plus de la moitié. Si malgré tout vous persistez, alors, qu’au moins vous fassiez partie de quelque club de pensée, confrérie ou lobby autorisés vous assurant du label d’ayant droit. Sinon… 
 Est-ce à dire que seules savent écrire ces personnes-là ? Je ne sache pas que l’Enseignement soit expert en la matière, ni que les journaux soient des modèles de bon langage, ni que les syndicats du livre concentrent les cerveaux, pas plus que le show-biz. 
La vérité est que pour être édité, il faut être apte à être vendu. Je n’en ferai pas le reproche aux éditeurs qui sont aussi et avant tout des commerçants. Le temps de l’éditeur mécène, promoteur de littérature, est depuis longtemps révolu. Or, pour être vendu, il faut être susceptible d’être lu. Et pour être lu, il faut être en situation d’être vu à la télé. CQFD, la boucle est bouclée, on n’en sort pas !
Sauf, peut-être, par la petite porte qui s’entrouvre du livre électronique, mais qui pourrait bien rapidement livrer passage aux foules qui ont quelque chose à dire et qui savent comment l’écrire.

mardi 22 mai 2012

Le coq gaulois


Pourquoi le coq gaulois me fait-il penser aux fêtards de la Bastille ? Devinez… Parce qu’il chante, les deux pattes dans la… gadoue. Est-ce pour cela qu’il fut souvent l’emblème des Français ? Les Romains comparaient déjà les Gaulois (Gallus) au coq, parce coq se dit aussi gallus, et que les Gallus braillaient comme des gallus. À la révolution, le coq fut réintroduit en remplacement de la fleur de lys. Il sera éclipsé par l’aigle impérial, puis on le reverra sur les drapeaux et les uniformes, sous Louis-Philippe. La guerre de 14 en fera l’emblème du courage français face à l’aigle prussien, c’est pourquoi on le voit souvent sur les monuments aux morts. 
Par ailleurs, ce gallinacé, donc, trône au sommet de la plupart des clochers de nos villages. Regardez en passant. Mais, c’est pour une tout autre raison. Il rappelle à chacun combien il est facile de trahir, nous remettant en mémoire la terrible parole de Jésus à Pierre : « Avant que le coq ait chanté deux fois, trois fois tu me renieras ». Certains politiciens devraient bien lever les yeux de temps en temps vers nos clochers.

dimanche 20 mai 2012

Le Drapeau

Voici ce qu’écrivait Genevois en 14, “montant à la guerre“ avec ses hommes : « Là-bas, dans le layon que nous suivons, deux hommes ont surgi… Je discerne leur face ensanglantée, que nul pansement ne cache. Le premier crie vers nous : "Rangez-vous ! Y en a d'autres qui viennent derrière." Il n'a plus de nez. À la place, un trou qui saigne, qui saigne. Avec lui, l'autre dont la moitié inférieure du visage n'est qu'un morceau de chair rouge, molle, pendante… »
Plus tard, l’armée allemande continuant sa marche vers le Sud, présentera son flanc au camp retranché dans Paris. Joffre, alors, contre-attaqua et les repoussera. Un officier ennemi dira à ses juges qui l’interrogeaient : « Qu'avez-vous à me reprocher ? Qu'après une retraite infernale, avec les effroyables souffrances endurées, il y eût au monde un seul soldat encore capable de se relever et d'attaquer, et que ce soldat fût français, cela, on ne nous l'avait jamais appris dans aucune de nos académies de guerre ».
Il y a bien d’autres choses que nos contemporains n’ont jamais apprises, même quand ils sont ministres.
Le Drapeau est le linceul de ces hommes. Le profaner est coupable. Laisser faire est indigne.

mercredi 9 mai 2012

Flatulences des dinosaures et réchauffement climatique !


Un article du Figaro de ce jour en témoigne. Je retiens quelques chiffres :
1 - La population de ces mastodontes est évaluée à une dizaine au km2.
2 - Chacun produisait 5 fois plus de méthane qu’une vache ou qu’une chèvre.
3 - Le méthane est 25 fois plus puissant que le CO2, comme gaz à effet de serre.
4 - Au total, 520 millions de tonnes de ce méthane par an empestaient alors la sainte planète.  
Or :
1 - La population des hommes est actuellement de 47 au km2 de terres émergées : 5 fois plus que les mammifères en question.
2 - Les performances de certains individus en la matière valent bien celles des chèvres, savoir le cinquième des dinosaures.
3 - Donc la production globale de méthane humain est du même ordre de grandeur que celle des dinosaures antiques, et dès lors bien responsable du réchauffement climatique actuel.
Il est urgent que les écolos sauveurs de planète se saisissent du problème.

mardi 1 mai 2012

Salons du livre


Touraine, terre d'écrivains, Balzac, Ronsard, Rabelais, Descartes… 
La mode des soi-disant salons du livre qui prolifèrent dans tous nos villages, dans tous les quartiers de nos villes, devient une insulte à la littérature. 
Un salon du livre n’est pas une foire à la brocante ! Un écrivain n’est pas un camelot qui accroche le passant pour vanter sa machine à couper les frittes ! Un lecteur n’est pas un badaud en “sur-vet“ qui trimballe ses gosses après le repas. Et lorsque l’édile local vient saluer un écrivain, il serait inspiré d’élever le débat au-dessus du niveau de la TVA sur les livres !
L’écriture est un art, au même titre que la peinture, la musique, etc. Le livre est un message personnel, sans voile, qu’un auteur offre à ses lecteurs afin que s’ouvre un dialogue de pensée. Le salon est une rencontre entre ces deux personnes, celle qui a lourdement travaillé à réaliser l’œuvre littéraire, et celle qui en a reçu le message, ou qui souhaite s’enquérir de son contenu. La dédicace qui accompagne traditionnellement cette rencontre est le souvenir vivant de cet enrichissement commun.
Les auteurs ne devraient accepter d’être présents à ces manifestations que si elles garantissent ce respect des lettres.

samedi 21 avril 2012

La haine.


Cette campagne électorale restera dans l’histoire comme celle qui a révélé le vrai visage de trop de citoyens, le hideux visage de la haine. 
“J’ai la haine“, chantaient certains au siècle dernier. Il voulaient tout casser. Ce n’est plus nécessaire. Ils regardent maintenant avec étonnement ce pays honni qui s’effondre tout seul, miné par le même mal.
On ne débat plus en politique, on se hait. On hait les riches ? Mais, comme tout le monde a plus riche que soi, ou qui semble l’être, c’est de la haine généralisée de l’autre qu’il s’agit. Et, comme le pauvre hait le riche, le riche par réaction hait le pauvre. Le sans-abri hait le bien logé. Le locataire hait le propriétaire. Le copropriétaire hait le promoteur. Le promoteur hait son banquier. Le banquier hait son client, ce quémandeur. On hait le voisin qui a une plus belle maison, une plus belle femme… On hait la voiture de l’autre, plus neuve que la sienne, ou qui pollue. L’employé hait son employeur. L’artisan hait les multinationales. Le secteur public hait le privé, qui hait à son tour le fonctionnaire. 
Beau résultat de 40 ans de “soixante-huitisme“ qui prêcha la paix et l’amour libre, mais répandit la haine. 

jeudi 19 avril 2012

médias



Je ne vois pas en quoi la diffusion, avant le sacro-saint vingt heures, des résultats provisoires du scrutin serait de nature à fausser les résultats. Cela ne fera qu'un sondage de plus, mais un sondage en temps réel, celui-là, impossible à trafiquer ! Et si cela réveille les négligents, distraits ou abstentionnistes de tous bords, c’est tant mieux. On ne peut pas à la fois appeler à voter et déplorer que l’on appelle à voter. Quant à faire changer d’avis ces électeurs de la dernière heure parce qu’ils voient la tendance, c'était bien le but caché des sondages, non ? Et puis, il n’y a que les politicards sans honneur, comme certains en ce moment, qui retournent leur veste du côté où ils pensent que l'on va servir la soupe. 

En vérité, c’est aux médias traditionnels, et à leurs instituts de sondages que la diffusion par internet des premiers résultats déplaît. Elle les prive de leur hégémonie dont ils ont honteusement abusé pendant cette campagne. Elle leur enlève des auditeurs, donc de la pub, donc du chiffre d’affaires. Ils n’ont pas compris que l’information a changé, à travers le monde, ou ils font semblant de l’ignorer. Comme ne l’avaient pas compris toutes les dictatures récemment déchues. Or, une certaine “information“, dans nos démocraties, est dictature. Dictature de la pensée. Les prochaines heures pourraient bien amener, sur ce plan, quelques surprises.

samedi 14 avril 2012

Chateaubriand


Il faut relire Chateaubriand dans Les mémoires d'outre-tombe : “Une classe dirigeante connaît trois âges successifs : l'âge des supériorités, l'âge des privilèges, l'âge des vanités. Sortie du premier, elle dégénère dans le deuxième et s'éteint dans le troisième."
La France a connu l'âge des supériorités avec De Gaulle, l'âge des privilèges avec Mitterrand, elle entre désormais dans l'âge des vanités.

mercredi 11 avril 2012

Sondages


Voici un sondage qui va passer inaperçu, et pourtant…
La presse écrite ne serait la source d’information politique que pour moins de 10 % d’entre nous ! Neuf personnes sur dix tireraient leur opinion déclarée, de l’audiovisuel. Or l’image, qu’elle soit à la télé ou sur internet, n’est plus une information, mais déjà une opinion, élaborée, exprimée. Si vous lisez qu’un candidat à une élection propose telle ou telle mesure, vous vous intéresserez à cette mesure et formulerez, dès lors, votre propre jugement. Mais si l’annonce vous en est faite sur l’image en gros plan du candidat sur scène, vous ne retiendrez que le spectacle du meeting, la forme, pas le fonds. Vous n’aurez pas été informés, mais formés. Seule, la lecture d’un texte, dépouillé des commentaires éventuels de son auteur, peut apporter l’information brute à partir de laquelle le cerveau du lecteur construira sa propre opinion. On comprend maintenant les sondages…

mardi 10 avril 2012

Pensée préfabriquée



"Attentat antichrétien au Nigeria. Près de 40 personnes ont été tuées le dimanche de Pâques lors d'un attentat à la bombe près d'une église de Kaduna, dans le nord du Nigeria. Le groupe islamiste Boko Haram pourrait être l'auteur de cette nouvelle attaque." Cet entrefilet de quelques centimètres carrés dans Le Figaro du 9 avril 2012 en page 5, caricature à l'extrême le pouvoir de la "non-information correcte". Certes, tout ne peut pas être à la une, mais quand même, quarante chrétiens, ce n'est pas rien ! Imaginons un instant qu'il se soit agi de quarante adeptes de quelque autre "communauté", comme on dit aujourd'hui. N'auraient-ils pas fait les gros titres ? Non pas que le quotidien cité soit suspect de manipulation. Simplement il est victime, lui aussi, de la pensée unique. Mettre en lumière un tel drame, s'agissant de chrétiens, aurait été "stigmatiser". Autant de termes préfabriqués collés sur des idées toutes faites qui dispensent de penser.  

dimanche 8 avril 2012

Pâques


À en croire les médias, Pâques serait une charmante fête de famille lors de laquelle on chercherait les œufs… Prenons un peu de hauteur.
Pâques, à mes yeux, fête un événement inouï : le Christ, mort sur sa croix de supplicié, quelques jours après, marche parmi les siens ! Pâques est la négation de la mort.
La mort, dit-on, c’est la fin de la vie. Oui, mais la vie, c’est quoi ? La vie, c’est une touche de piano que l’on frappe. Elle produit un son qui emplit l’espace. Alors, on dit qu’elle vit, cette touche d’ivoire, parce que son action coïncide avec la perception que nous avons, du son produit. Or, que l’on cesse de la frapper et elle n’est plus rien. Désormais inutile, on dit que la vie l’a quittée. Mais la vie, ce n’était pas la touche, c’était le son qui sortait du piano. Et ce son, écoutez-le, il n’est pas mort. Il évolue dans une dimension que le piano ignore. La vibration est bien là, insaisissable, mais bien réelle, bientôt inaudible peut-être, mais immortelle, qui voyagera jusqu’aux extrémités du cosmos. L’Univers est ainsi empli de ces harmonies de vie qui transcendent nos dimensions de perception. 
Avoir peur de la mort, c’est avoir peur d’un futur qui n’aurait pas eu de passé. Nous sommes faits de passé, entièrement issus du passé et emplis de lui. Pourquoi, dès lors, en avoir peur ? Le futur ne fait que retourner au passé, dans le tout. Et entre-temps, le temps ne change rien au Tout.

mardi 3 avril 2012

Mort…


« Vous n’allez pas le reconnaître me dit son épouse. » Il gisait là, dans son cercueil verni, décharné par l’éprouvante maladie qui nous l’avait arraché, l’ami cher, l’homme de bien. Mais, était-ce encore lui, ce corps inerte que la flamme, tout à l’heure, réduirait en poussière ? Poussière comme l’est, ici-bas, chacun d’entre nous. Mort, il n’était plus dans le temps. Il n’y a pas de temps en Dieu. Dieu est éternel présent. Il était esprit, comme il n’avait jamais cessé d’être, comme ne cesse jamais d’être chaque Homme dans sa vérité de l’au-delà du temps.
Il y a deux mille ans, la Vierge Marie levait les yeux vers ce Dieu dont elle était devenue la Mère. Mais, était-ce encore Lui, ce corps pantelant, cloué sur la Croix du supplice ? Le tombeau où on l’ensevelit, bientôt sera vide, et Jésus marchera sur le chemin d’Emmaüs.  
En chaque être humain, il y a un peu de Dieu.