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samedi 8 mars 2025

Lâcheté

Aucune société humaine ne peut perdurer sans spiritualité. Nos aïeux du paléolithique imploraient leurs dieux au fond des cavernes. Nos ancêtres gaulois appelaient les leurs aux sommets des bois, au plus près du ciel. Abraham apprit le Dieu unique à Moïse. Jésus  l'offrit au monde du sommet de sa Croix du supplice. 

Maintes formes de religions virent ainsi le jour au fil des temps. Elles s'entretuèrent parfois comme des sœurs ennemies. Dieu et le temps surent apaiser ces querelles sacrilèges. Sauf pour une qui persiste encore contre toute raison. Un athéisme subsista néanmoins en marge de ces multiples quêtes de Dieu. Un athéisme qui, n'ayant rien construit, ne peut prétendre être partie prenante de l'Histoire.

La France a bâti son histoire, sa culture, ses lois morales et sociales sur les fondations de cette chrétienté bimillénaire. L'édifice France montre sa chrétienté à la croisée de ses chemins et au cœur de ses villages. 

Nos élus ont mandat de défendre la France, les Français et les enfants de leurs enfants, face aux attentats, destructions et profanations qui se multiplient contre tout ce qui n'est pas islamiste. Le concept de laïcité destiné à garantir la neutralité de l'État en matière de religions a été détourné de son objet vers un combat laïcard anticlérical. L’argument de la "paix sociale"  pour justifier l'inaction est une lâcheté. C'est cette lâcheté qui encourage l'ennemi à nous attaquer.  

samedi 26 octobre 2024

Notre-Dame payante !


La polémique qui oppose aujourd'hui les plus hautes autorités de France à l'idée de rendre payant l'accès à la cathédrale de Paris, et aux autres église bientôt, projette brutalement le spectacle d'une génération mutilée, amputée dès son plus jeune âge de toute ouverture spirituelle, de toute faculté à transcender la matérialité d'ici-bas. Séquelles dramatiques de l'enseignement soixante-huitard !

Une église catholique n'est pas une salle polyvalente. Elle n'est pas non plus une simple salle de prières comme les constructions, certes respectables, des autres religions. Nos églises catholiques sont des sanctuaires où règne la Présence Divine. Je ne suis jamais si près de l'Au-delà que dans la pénombre silencieuse de nos églises de campagne, que transperce à peine les flammèches vacillantes de quelques cierges suppliants. Dans ces Lieux Saints s'opère, pour qui le veut, la rencontre qui engendre la foi. Oui ! la foi n'est pas une croyance, mais une rencontre ! 

Personne n'est obligé d'y entrer, de solliciter cette rencontre. Me revient en mémoire une anecdote vécue. Je visitais cette année-là la superbe cathédrale d’Albi. Il y avait foule sur le parvis. Je remarquais un groupe de touristes qui discutaient fort, l’un d’eux s’écriant « vous n’allez pas rentrer là-dedans ! ». Le pauvre type avait les yeux qui lui sortaient des orbites tant il était paniqué à l’idée « d’entrer là-dedans ». J’ai eu envie de l’interpeller pour lui dire que j'en sortais, sain et sauf... Qu’est-ce qui pouvait bien provoquer une telle panique ? Avait-il peur des murs, des voûtes, des vitraux ? C'est de Dieu qu'il avait peur ! Ayant peur de Dieu, et ne pouvant L'atteindre, il croyait Le combattre en s'attaquant aux croyants... C’est sans doute la pire des situations : être contraint de faire semblant de ne pas croire ! Car, s'il avait peur de Dieu, c'est bien qu'il croyait en Lui ! Combat-on ce qui n'existe pas ?

Voilà pourquoi, faire payer ceux qui veulent rencontrer Dieu— et de plus garder l'argent ! — c'est plus qu'une malhonnêteté, c'est une bêtise crasse.

dimanche 19 mai 2024

Pentecôte

Me revient en mémoire une anecdote vécue. Je visitais cette année-là la superbe cathédrale d’Albi. Il y avait foule sur le parvis. Je remarquais alors un groupe de touristes qui discutaient bruyamment, l’un d’eux s’écriant « vous n’allez pas rentrer là-dedans ! ». Le pauvre type avait les yeux qui lui sortaient des orbites tant il était paniqué à l’idée « d’entrer là-dedans ». J’ai eu envie de l’interpeller pour lui dire qu’il en sortirait sain et sauf, mais après tout, qu’il patauge dans sa bêtise ! Je ne suis ni bouddhiste, ni musulman, ni hindouiste, mais j’ai souvent visité des temples ou des mosquées sans ressentir la moindre gêne, en respectant même la dévotion des fidèles. Alors, qu’est-ce qui peut provoquer une telle panique métamorphosée en haine ? 

Au fond, quelle est la différence entre un croyant et un athée ? Les deux croient en Dieu ! Simplement, le premier a confiance en l'infinie bonté de Dieu, le second en a peur. Ayant peur de Dieu, et ne pouvant L'atteindre, il croit Le combattre en s'attaquant au croyant... C’est sans doute la pire des situations : être contraint de faire semblant de ne pas croire ! Car, s'il a peur de Dieu, c'est bien qu'il croit en Lui ! Sinon, pourquoi en aurait-il peur ? Combat-on ce qui n'existe pas ?

vendredi 8 mars 2024

Constitution taguée : et maintenant ?

Et maintenant ? Qu'y a-t-il de changé pour les femmes et les jeunes filles en proie au drame de l'avortement ? 

La faune politicienne s'est emparé du sujet pour en bâtir le château de cartes de ses prochaines élections. Ceux-là n'ont pas craint de se hisser sur le ventre de nos femmes, de nos filles pour en tirer profit. Demain, ces personnages sans honneur savoureront leur sinécure sur les moquettes de l'Europe, en tentant vainement d'étouffer les remords qui les accusent. Le remord, c'est peut-être cela, l'enfer. Mais, le drame des mères face à l'avortement ? Y ont-ils pensé ?

Il est étrange qu'aucun scientifique, aucun sachant des sciences de la vie, n'ait été entendu sur le sujet, en réplique aux flots d'inepties déversées dans la presse ou sur les réseaux sociaux. De quoi ont-ils peur ? Car, la science elle-même, peu suspecte pourtant de spiritualisme, nous a entre-ouvert, avec sa physique subatomique des particules, la porte d'un « vide quantique » qui n'est vide que de matière, mais plein d'un immatériel qui ne peut être qu'Esprit, une phénoménale Pensée. Ils ont découvert que la matière n'est matière que si notre monde la regarde. Mais, qu'elle échappe à l'œil des hommes, alors cette matière se révèle vibration de ce vide quantique, omniprésente hors de l'espace et du temps, vibration de l'Esprit, il n'y a pas d'autre mot pour le dire. N'est-ce pas là, la définition laïque du « Ciel du ciel » de saint Augustin ? Alors, cette vie mystérieuse qui nous interpelle à propos de l'avortement, n'est-elle pas la représentation matérielle ici-bas d'une colossale vibration de Pensée qui agite les milliards de particules de nos deux cellules génitrices ?

Est-il faux, dès lors, de dire que la vie qui procède de la fusion de deux cellules issues de deux êtres de sexes différents, est en réalité fusion de deux galaxies de particules, elles-mêmes vibrations d'une Pensée d'Au-delà ? 

Est-il faux de dire que chacune des ces deux cellules génitrices n'est pas, à elle seule, un organisme vivant puisqu'incapable de se reproduire seule, mais est la partition incomplète d'une symphonie de vie ? 

Est-il faux de dire que la troisième cellule issue de la fusion des deux précédentes est cette symphonie merveilleuse de la vie qui se reproduira désormais, si on la laisse faire, jusqu'à construire seule un être capable, à son tour, d'apporter sa semence à un nouvel être ? 

Est-il faux enfin de dire que cette cellule mixte première porte en elle la vie de l'être désormais en construction, donc qu'une vie humaine est en elle, lui a été apportée ?

Qu'on le veuille ou non, lors de la rencontre des deux gamètes sexuées, se produit le big bang de la création d'une vie humaine. Si l'Univers est né d'un big bang, aucune Administration de nos pays ne prétend décider à quel âge ultérieur ledit univers a eu le droit de s'appeler Univers. L'Administration n'a pas plus le pouvoir de décréter à quel âge l'embryon a le droit de s'appeler être humain. L'être humain est tout entier contenu dans la première cellule issue du big bang de le reproduction sexuée. Mettre fin à la vie de cette cellule, c'est en conséquence mettre fin à la vie d'un être humain.

Ceci étant, il apparaît clairement que notre constitution taguée ne va rien résoudre du drame de l'avortement.

Ce drame que les pro comme les anti ont voulu dissimuler sous le tapis de la constitution n'est rien moins qu'un  combat contre les consciences ! Combat des politiciens contre leurs remords peut-être, mais que ceux-là s'en débrouillent. Mais combat surtout des femmes et des jeunes filles contre leur conscience, face au drame personnel ou familial de l'enfant non désiré. Voilà le seul, le vrai sujet que personne ne veut voir. Un avortement est toujours un drame pour la mère concernée. Même si certaines s'en défendent avec leurs arguties stériles, elles savent bien au fond de leur conscience qu'elles sont dans le mensonge. Il y a des avortements sous contraintes de l'entourage. Des pressions familiales dans la peur du qu'en dira-t-on. Des pères qui refusent d'assumer la responsabilité de leur acte. Il y a des avortements dans l'angoisse de la précarité, dans le vide de la solitude, dans le handicap de l'ignorance.

C'est à cela qu'il faut répondre en agissant, et non en se gargarisant de formules stupides écrites dans la constitution. Voilà cinquante ans qu'une « Éducation » nationale forge les cerveaux des enfants de France sur l'enclume d'un laïcisme obtus, d'un antispiritualisme borné, du mensonge qu'ils n'auraient ni dieu ni maître. Et tout à coup, on voudrait faire comprendre à ces enfants devenus aujourd'hui adultes, que la vie de leur bébé ne leur appartient pas, qu'elle est sacrée ! Si l'on veut épargner aux générations futures les mêmes drames, il faut que les enseignants acceptent de dire que cet état d'esprit que 1968 leur a enseigné, et qu'ils enseignent depuis, doit être jeté aux orties. Alors, ils pourront en finir avec la culture de mort, enseigner à nouveau le sens de la vie, et sauver nos générations d'avenir.

Restent les mères d'aujourd'hui, prises au piège de cet enseignement matérialiste, qui n'ont pas le temps d'attendre d'être instruites à nouveau. Elles ne sont pas les fautives ! Elles sont les victimes. Notre société a le devoir de leur ouvrir les bras ; de tout prendre en charge, bébé et mère ; de les glorifier dans l'amour de la vie qu'elles portent, plutôt que de les enfoncer dans la haine de l'embryon inattendu. Il y a, pour ces mères dans le drame comme pour les personnes en fin de vie d'ailleurs, un investissement considérable en argent, en hommes et en femmes, et en bonne volonté pour chacun de nous, que nous avons le devoir de faire d'urgence. 

jeudi 23 novembre 2023

Guerre de religions

 L'éditorialiste du magazine "Le Point" écrit cette semaine : C'est la laïcité qui nous protégera du spectre des guerres de religionsJe crois que c'est tout le contraire. Je veux ici dénoncer l'effet pervers de cette laïcité, fille d'une vision positiviste erronée de la vie humaine. 

Vouloir nier la réalité de ce qui ne se voit pas, c'est tricher avec la science. Écrire, comme on peut le lire sous la plume d'Yves COPPENS dans "La plus belle histoire du monde” : Les molécules du vivant sont des assemblages d’atomes de carbone et d’atomes d’oxygène, d’hydrogène, d’azote, de phosphore et de soufre. Rien de plus, c'est regarder le monde en fermant ses volets. Cette science qui se veut "laïque", c'est pourtant elle qui nous a appris que : L’aspect corpusculaire et l’aspect ondulatoire sont deux représentations complémentaires d’une seule et même réalité. Un être physique unique peut nous apparaître tantôt sous forme de corpuscule, tantôt sous forme d’onde (Sven ORTOLI & Jean-Pierre PHARABOD : “Le cantique des quantiques”). Cela veut dire que l'être humain est autant esprit que chair. Cela dépend du point d'observation. 

Dès lors, nous devons comprendre que la vie humaine est un phénomène naturel qui relève autant de l'esprit que de la matière, et qui, comme tel, a horreur du vide de spiritualité. Quand la laïcité s'entend comme article du règlement intérieur de la fonction publique demandant de laisser une place égale à toutes les expressions de cette spiritualité, pourvu qu'elles ne portent pas atteinte aux autres, alors elle est légitime. Quand la laïcité devient laïcisme, et prétend anéantir en son pays l'expression religieuse de sa culture spirituelle, alors d'autres religions viennent prendre la place vide, et s'en suivent des guerres de religion. La laïcité ainsi conçue a une lourde responsabilité dans les désordres que connait la France aujourd'hui, consécutifs à l'islamisme conquérant. Croit-on que ledit islamisme se serait précipité ainsi sur une France soudée autour de ses églises, de son Église, de sa culture religieuse millénaire, de son Dieu, de sa foi ? Les athées avaient leur place dans une France chrétienne, mais leur place seulement. L'athéisme intégriste qu'ils en ont fait est une usurpation de pouvoir dont les conséquences se mesurent aujourd'hui dans le drame qui se prépare des guerres de religions. Ce que ce laïcisme-là n'a pas compris, c'est que cette religion de remplacement ne se contentera pas du spirituel, elle prendra aussi le pouvoir.


samedi 11 novembre 2023

Laïcisme à la française

« Pour nous faire entendre, nous, responsables des grandes religions et spiritualités de France (...), avons décidé de nous exprimer ensemble ».

Cette annonce dans la presse française au sujet de la légalisation de l'euthanasie, mais qui pourrait tout autant concerner l'avortement, la PMA d'orphelins de père, la GPA d'orphelins de mère, les manipulations transgenres et toutes ces horreurs du siècle, illustre tragiquement la fourberie de notre laïcisme républicain. 

Si l'État laïc français interdit aux religions tout pouvoir politique en son sein, il ne peut anéantir pour autant les forces spirituelles que représentent celles-ci qui, dès lors, ont le droit de s'exprimer. 

Si l'État laïc est seul à exercer le pouvoir, il n'est pas la nation à lui tout seul, il n'est que le fondé de pouvoir temporaire du peuple souverain, il n'est pas le peuple souverain. 

Dès lors, les voix qui s'expriment, y compris celles issues des religions et spiritualités diverses, participent au pouvoir au même titre que celles issues du clan laïc. Le laïcisme, tel qu'il est pensé aujourd'hui, serait sinon  un détournement de pouvoir. 

vendredi 14 avril 2023

Mixité sociale (?) à l'école

Je découvre le titre accrocheur du Figaro : « Mixité sociale à l'école : Il y aura bien des objectifs chiffrés pour le privé ». Une page entière qui parle de tout sauf du sujet du titre. Passons sur cette habitude des journalistes de noircir du papier en évitant soigneusement d'aborder le sujet qui fâche ! 

De quelle mixité s'agit-il ? Filles/garçons ? C'est déjà fait. Riches/pauvres ? Concernant les écoles sous contrat, l'État en finance 80% des budgets. Droite/gauche ? Je n'ai pas entendu dire que l'on demande aux parents pour qui ils votent... Ne reste que : l'enseignement catholique, versus l'enseignement islamique !

Va-t-on demander aux écoles catholiques d'enseigner l'Islam et ses préceptes ? Alors, il faudra exiger des écoles coraniques qu'elles enseignent l'Évangile ! Si nous voulons la guerre religieuse, instaurons cette mixité-là !

A vrai dire, les autorités civiles ne savent plus quoi faire pour masquer les conséquences désastreuses de leur politique absurde de mélange des civilisations. Faire des diverses cultures, qui jusqu'alors cohabitaient tant bien que mal sur la Terre, un bouillon de culture mondialiste, ne peut engendrer que désastre !

dimanche 19 juin 2022

Laïcité

 

La laïcité est une chimère. Cela n'existe pas ! Ce n'est qu'un ersatz de dieu. Depuis que l'homme existe, il a besoin de dieux. Quand des peuples se disent athées, les individus sont religieux. La foi de l'individu qui s'exprime le plus souvent dans la peine ou le malheur, n'émane pas de sa raison, mais de son être profond. S'il en appelle à l'au-delà, c'est qu'il y a un au-delà ! Des adorateurs du Soleil, des mythologies grecques et latines, de Bélénos de nos ancêtres les Gaulois jusqu'à nous, aucune civilisation ne s'est passé d'un dieu. Des sots, au cours de l'Histoire, ont souvent voulu combattre Dieu en inventant à Sa place des dieux laïcs. Dans un passé pas si lointain, nos aïeux imbéciles noyèrent les prêtres, puis bricolèrent un dieu "Raison" grotesque pour remplacer le Transcendant que leur cogito infirme ne pouvait comprendre. Cela recommence aujourd'hui avec cette déesse Laïcité et ses acolytes Planète et République. Il n'a pas échappé à l'Islam guerrier qu'il y avait là une place à prendre. La nature a horreur du vide religieux. Le dieu Raison fit beaucoup de malheurs, puis fut jeté aux gravats. Si l'Homme est à l'image de Dieu, le Modèle casse le miroir quand Son image est trop laide. Voilà ce qui nous attend. Mais, avant, nous allons souffrir par la bêtise de certains.

vendredi 18 février 2022

À propos du terrorisme islamique

 

La presse parle beaucoup, en ce moment, du bon islam et du mauvais islam, comme s’il s’agissait du cholestérol… Restons sérieux. Il n’y a pas deux islams, comme il n’y a pas deux chrétientés. Par contre, dans toute religion, il y a les vrais disciples, et les faux.

Le réflexe populaire, face aux violences perpétrées sur notre sol par un terrorisme qui se déclare islamique est la répression : « yaka » obliger… « yaka » interdire…  « yaka » les renvoyer chez eux… Comme les gouvernements de la République n’ont d’autre souci que de plaire à l’électorat, ils adoptent cet état d’esprit, sans avoir cependant le pouvoir de mettre en pratique ces « yaka ». Du coup, rien ne se fait, et l’ennemi jubile. Les épisodes sur le port du voile, les allocations familiales aux parents d’enfants délinquants, les expulsions, etc. relèvent de ces velléités.

Pour résoudre un problème, il faut commencer par bien le poser. Quel est-il ?

Premier paramètre incontournable : il y a aujourd’hui parmi les citoyens français réguliers un pourcentage important, soigneusement dissimulé par le politiquement correct, mais là quand même, d’immigrés récents musulmans. C’est un fait nouveau, mais un fait ! Alors, on dira qu’il ne fallait pas les faire venir. Peut-être, mais cela ne sert à rien de dire cela.

Deuxième élément du problème : parmi ces nombreuses familles d’immigrés, il y a une proportion majeure de personnes qui ne demande qu’une chose, c’est d’être reconnus Français comme les autres. Les slogans entendus ici et là : « on est chez nous… » montre bien que là est l’endroit qui fait mal quand on appuie dessus.

Troisième donnée du problème : l’islamisme guerrier, car c’est de cela qu’il s’agit, prospère, en France, chez les jeunes essentiellement, les enfants ou petits-enfants des immigrés en question. Qui manipule ainsi ces jeunes ? L’Ennemi avec un grand E qui se cache derrière diverses confréries, organisations, mouvements, voir États du monde musulman. Quel est son argument ? Un islamisme guerrier enseigné à partir du Coran revisité. Que veut- il ? La France sans les Français, et pourquoi pas, l’Europe ! Il en a les moyens financiers, tant que la manne du pétrole  ne s’est pas tarie. Quelle est sa stratégie ? Engendrer un mouvement de représailles contre tous les immigrés qui, alors, déclenchera la guerre sur notre territoire. L’Ennemi sait qu’ils la perdra par les armes, mais qu’il la gagnera par la politique. L’exemple de la guerre d’Algérie n’est pas oublié. Pourquoi l'Ennemi recrute-t-il chez les descendants d’immigrés ? Parce que le terreau des jeunes est fertile, et que toute mauvaise graine y pousse facilement. 

Or, que trouve cet ennemi en face de lui ? Un pays chrétien ? Oui, mais depuis la sinistre époque de la Révolution où l’on noyait les prêtres, le clergé est à peine toléré, et en tout cas rigoureusement interdit de tout gouvernement. L’Ennemi le sait bien qui n’a donc comme adversaire qu’une idéologie laïcarde, anticléricale, qui monopolise le pouvoir à travers ses propres confréries. L’Ennemi se serait-il attaqué ainsi à la France s’il avait su se heurter à une nation chrétienne unie et puissante dans ses convictions  ? Certainement pas !

S’éclairent, dès lors, deux réponses au problème posé :

La première : ce n’est pas en attaquant la chrétienté comme il le fait bêtement, que l’État français soi-disant laïc neutralisera l’islamisme. Si notre nation veut éviter la guerre contre l’islam, il lui faut d’abord affirmer fortement que la France est un pays chrétien, et qu’elle entend le rester. Cette affirmation n’interdit en rien la pratique d’autres religions, mais elle désarme toute velléité de combat de la part de ces dernières. Les laïcards ont une lourde responsabilité dans les attentats actuels.

La seconde : Pourquoi les jeunes se laissent-ils si facilement enrôler ? Je l’ai dit, le cri « on est chez nous… » montre qu’ils ne s’y sentent pas vraiment. Diraient-ils cela s’ils se sentaient « chez eux » ? Or, qu’on le veuille ou non, ils sont bel et bien « chez eux » ! On peut s’interroger sur l’opportunité de l’immigration de masse organisée dans les années Mitterrand, mais on ne fera pas tourner l’horloge à l’envers, même s'il est encore temps, par contre, de couper la tête à l’idéologie criminelle du grand remplacement.

Pour donner à ces jeunes ce sentiment d’appartenance, il ne suffit pas de leur aménager des terrains de foot. C’est le comportement général du peuple français qui est en cause. Il y a, sur ce sujet-là, toute une culture à mettre en place de part et d’autre. Un gouvernement responsable, et intellectuellement honnête, doit le dire, le redire, et l’enseigner.

Alors, et alors seulement, face à une France chrétienne et qui agit en tant que telle, d’une part, et à des jeunes descendants d’immigrés qui se savent « chez eux » malgré leur religion, d’autre part, le terrorisme islamique ne trouvera plus ici le terrain de ses exactions. Restera à le combattre à l’extérieur. C’est un autre sujet.



lundi 23 novembre 2020

Combat pour la survie


Je me demande quand même, si la meilleur façon de contrer l’islam sur notre sol n’est pas de donner l’envie du christianisme. J’entends déjà les hurlements des laïcards bornés. Mais, n’avez-vous donc pas compris que c’est parce que vous avez combattu le Christ que le prophète des musulmans veut prendre la place ? Au temps de ma jeunesse, les chrétiens ne se cachaient pas. Les offices religieux étaient nombreux et fervents. Les messe et les vêpres réunissaient les familles entières. Les sorties donnaient lieu à de longues palabres autour de l’église. Le garde-champêtre venait même y lire les arrêtés des autorités. Les processions chantantes étaient fréquentes vers les lieux saints des alentours, En Bretagne, on les appelait des pardons. Croyez-vous que, face à un tel contexte social, l’islam se serait aventuré comme aujourd’hui ? Vous avez voulu faire le vide spirituel. La nature a horreur du vide, disait Aristote. D’autres prétendent le combler. Alors, chrétiens, occupons le terrain ! Montrons nous ! Chantons! Défilons! Prions ! Et que cela s’entende au bout du monde ! Ainsi provoquerons-nous l’envie de savoir, l’envie de comprendre, l’envie d’en être.

Mais, il y a plus grave. Ce n’est pas seulement une religion qui cherche à prendre la place d’une autre, c’est une civilisation, le Moyen-orient pétrolier, qui veut l’Europe. Pourquoi ? Parce que l’ère du tout pétrole se termine, c’est désormais un fait acquis. Les proches ancêtres des populations de ces pays étaient des bédouins, des nomades du désert, pauvres et laborieux. Le pétrole leur a jailli sous les sandales, ils sont devenus immensément riches. Or, les réserves s'épuisent. Ne comptez pas que ceux-là reviennent à leurs troupeaux. Ils veulent l’Europe. Ils ont l’argent pour l’acheter. Ils l’ont déjà achetée en partie grâce à l’impéritie coupable de nos dirigeants. Il va leur être facile de ramasser maintenant le pouvoir politique et financier. Alors, nous travaillerons pour eux. Mais avant, il leur faut préparer le terrain religieux, et remplacer le christianisme par l’islam. Ils s’y emploient. La boucle est bouclée. Nous comprendrons peut-être un jour ce qui se passe. Il sera trop tard. 

vendredi 2 octobre 2020

Écologie dogmatique

 

Il est du dernier chic de déclarer que l’on refuse toute religion parce que l’on ne veut pas obéir à des dogmes. C’est même le crédo de la libre-pensée. Mais, quand on confond la Terre, immense à l’échelle humaine, avec la planète fictive du petit prince de Saint-Exupéry, n’est-ce pas obéir à un dogme ? Quand on refuse de faire bénéficier nos enfants de l’énergie inépuisable contenue dans tout atome de matière, et que l’on vénère en remplacement l’énergie fictive des gadgets éoliens et autres, n’est-ce pas obéir à un dogme ? Quand on prétend faire vivre désormais, et pour des générations, tous les citadins sur une selle de vélo, n’est-ce pas obéir à un dogme ? Quand on récrimine contre les technologies nouvelles des transmissions sans rien en connaître, n’est-ce pas obéir à un dogme ? Quand on veut imposer aux autres sa façon de manger qui n’a rien de naturelle, n’est-ce pas obéir à un dogme ? Etc. On pourrait continuer sans fin sur le sujet. L’écologie politicienne est bourrée de dogmes. Ils refusent toute religion par orgueil, mais comme l’homme est ainsi fait qu’il ne peut pas vivre sans religion, ils s’en inventent une plus dogmatique encore. Ils me font penser à nos crétins d’aïeux qui avaient essayé de tuer Dieu pendant leur révolution, puis l’avaient remplacé par "l’être suprême".

mercredi 17 avril 2019

Notre-Dame (2)

L’incendie de Notre-Dame aura eu le mérite, si l'on peut s'exprimer ainsi, de réunir soudain, sous une même compassion réciproque, les croyants et les athées de France, les pratiquants et les laïcs, les catholiques et les autres confessions. Ne ratons pas cette chance historique en feignant de l’ignorer. C’est dans les moments de douleur que s’effacent subitement les dissensions, dont on découvre alors qu’elles étaient superficielles et méprisables. Il n’y a plus guère que quelques anarchistes aigris, et ,bien sûr, les terroristes d’un islam pris en otage, pour ne pas communier dans le même élan de défense d’une culture de France millénaire. Non, la France n’est ni morte ni mourante ! Elle vibre au fond des âmes des générations qui se succèdent. Qu’on ne s’avise pas de s’y attaquer !

samedi 6 avril 2019

Prêtres pédophiles

Quatre pleines pages du Figaro, ce samedi 6 avril 2019, pour attiser le feu ! « L'Église catholique décrédibilisée par l'accumulation des scandales… paralysée… le scandale fait vaciller les piliers de l'Église…» ! Rien que cela ! 
Mais, qui va dire qu'il y a 36 mises en examen en France sur 15.000 prêtres : DEUX POUR MILLE ! Et dans le monde, le Vatican a annoncé 400 cas sur 400.000 prêtres : UN POUR MILLE ! Vous qui êtes si prompts à hurler au scandale, êtes-vous donc irréprochables à 99,9 % ? Ne vous sentez-vous pas un peu hypocrites ? Quelle organisation laïque peut se prévaloir d'un tel score de pureté ? Certes, 39 cas en France, c'est évidemment 39 de trop ; 400 dans le monde, c'est 400 de trop ! Mais enfin ! C'est un pour mille ! Cela laisse 399.600 prêtres vertueux, dont l'Église du Christ peut être fière, une Église en laquelle JE CROIS !

jeudi 4 avril 2019

Lumière et obscurantisme

Le Point met en couverture une ancienne journaliste, athée et féministe, "devenue le cauchemar des islamistes". Dans son propos on peut lire : "Alors qu'une vague d'obscurantisme menace l'Europe, il y a une vague d'athéisme qui arrive des pays arabes". Faut-il comprendre que, dans son esprit, l'athéisme serait la lumière, en opposition à l'obscurantisme religieux ? Sans doute, puisque le Grand-Orient la récompense. On a déjà entendu ça il y a deux siècles. Les vieilles lunes ont la peau dure. 
Ce n'est pas parce que la religion musulmane engendre des assassins chez certains de ses adeptes, que la lumière s'éteint pour tout ce qui touche au spiritualisme religieux, opposé au matérialisme borné. Cette lumière-là éclaire les hommes depuis qu'ils sont sortis de l'obscurité animale. Les hommes crurent longtemps que cette lumière venait du dieu Soleil. Ils ont appris depuis qu'elle émanait en réalité d'un Dieu omniprésent que la raison ne sait voir, mais dont l'âme est éblouie. Le remède contre la folie meurtrière est à chercher dans la lumière de Dieu, et non pas dans l'obscurantisme athée.

vendredi 8 mars 2019

Dénonciation

Les évêques de France ont publié un communiqué au sujet de la condamnation du cardinal Barbarin. On y apprend qu'ils n'ont rien à commenter ! Les fidèles attendent peut-être un peu plus de leurs pasteurs... Alors, si les évêques n'ont rien à dire, je vais me permettre de dire ce que, modestement, j'en pense. 
En premier lieu, je rappelle — je me suis déjà exprimé sur ce point — qu'il y a plus de 400.000 prêtres dans le monde, et que l'on dénombrerait parmi eux de l'ordre de 400 fautif de pédophilie. Un pour mille ! "C'est encore trop" crieront les acharnés anticléricaux. Certes, mais, eux-mêmes sont-ils si irréprochables à 99,9 pour 100 ? 
En second lieu, la Justice reproche au cardinal ne ne pas avoir dénoncé au procureur de la République le fautif dont il connaissait (si j'ai bien compris) la faute. Mais, le secret de la confession est l'un des piliers de la liturgie catholique (que les acharnés ignares en question voudraient bien abattre…). Dès lors, le problème de fonds qui se pose — qui n'est pas nouveau et sur lequel on aimerait bien que l'Église s'exprimât — est celui de la compatibilité entre le secret de la confession, d'une part (*), et l'obligation de dénonciation  des crimes et délits qui est faite à tout citoyen en vertu du code de procédure pénale, d'autre part. Ledit code dispose que ne sont pas coupable d'infraction s'ils ne dénoncent pas le crime, les personnes astreintes au secret dans les conditions prévues par l’article 226-13, ou qui en sont dépositaires par état ou par profession. Cependant, cette dérogation ne s'applique pas si la victime est un mineur de 15 ans. Nous sommes en plein dans le sujet. Les fidèles attendent des clercs qu'ils apportent une réponse à ce problème.
Enfin, sans vouloir faire aucunement de chasse aux sorcières, on ne peut éluder la question d'autres cultes désormais cohabitants avec les lois civiles françaises, et dont les comportements liturgiques vis-à-vis du mariage (âge et nombre des épouses) sont à l'évidence en infraction avec celles-ci.


 (*) Sur lequel les autorités civiles n'ont pas à intervenir. Nous vivons, en France, sous le principe de la séparation de l'Église et de l'État. Les religieux n'ont pas le droit de s'occuper des affaires de l'État. Mais, réciproquement, l'État n'a pas à mettre son nez dans les affaires internes à l'Église. Ou alors, il n'y a plus de séparation.

vendredi 17 août 2018

Cérémonie funéraire "laïque"

Que c'est triste, une cérémonie #funéraire "laïque" ! Que c'est désespérant ! Un fond musical insipide essaie d'imiter le Ciel… et masque quelques sanglots au premier rang. Des moulures en staff tentent de donner aux murs et au plafond des airs de temple antique. L'assistance bavarde en attendant. Bruyamment parfois. Le cercueil arrive, sur des roulettes. On place dessus une gerbe de fleurs, un objet personnel du défunt, une photo. Un employé des pompes funèbres prend place à un pupitre et demande le silence. Seuls instants authentiques, quand les proches, les amis, viennent exprimer leur peine, leur émotion, leur douleur. Puis, chacun vient, en procession, jeter sur le cercueil son pétale de rose. On peut surprendre, parfois, quelque geste de la main en forme de signe de croix. L'habitude, sans doute. Ou bien, volonté de transgresser cette laïcité factice pour appeler Le Christ au secours ? Que c'est désespérant, une cérémonie funéraire sans Dieu.

dimanche 28 janvier 2018

Catholicisme

Couramment, on voit apparaître ici et là des soi-disant statistiques de laïcistes mâtinés de maçons ou autres confessions, qui prédisent, courbes de fréquentation des églises, des mariages et des baptêmes à l'appui, la fin prochaine du christianisme catholique. Ils se font ainsi un autoplaisir. Or, s'ils allaient à la messe tous les dimanches, ils trouveraient en nombre des églises pleines et des fidèles fervents. C'est en tout cas ce que j'observe partout où je me rends, de la basilique auprès de chez moi, à la modeste église de Bretagne qui m'est chère. Ce qui les aveugle, et qu'ils se gardent bien de souligner, c'est, d'une part la migration des populations qui a désertifié les campagnes, d'autre part le manque — certain celui-là — de prêtres qui renforce cette nécessité de rassemblement des fidèles. Or, l'on fait volontiers des kilomètres pour aller au supermarché, on peut se bouger un peu pour aller à la messe. Quant à l'effondrement du christianisme, que ces oiseaux de mauvais augure se rassurent, Chateaubriand en ironisait déjà voici deux siècles : "Neuf fois l'Église de Jésus-Christ avait vu les esprits de l'abîme conjurés contre elle ; neuf fois ce vaisseau, qui ne doit point périr, était échappé au naufrage. La terre reposait en paix." En est-on à la dixième tentative stupide ? Reste que la baisse des vocations — en France ! — est réelle. Mais, comment imaginer qu'il en soit autrement, après un demi-siècle pendant lequel les soixante-huitards socialo-anarchistes se sont évertués à prendre les enfants au berceau pour en faire des anti-curés ? S'il y a une urgence, elle est là : redonner à nos enfants le goût de Dieu.  

lundi 13 novembre 2017

Les cathédrales de Monsieur Bern

Voici que Monsieur Bern, chargé par Monsieur Macron de se pencher (!) sur le sort financier du patrimoine de la République, a eu l'idée géniale de faire payer l'entrée des cathédrales. Sans doute, personne ne lui a-t-il expliqué à quoi elles servaient. À moins que, le sachant trop bien, il veuille en expulser l'occupant.
Quand, il y a deux siècles, les ancêtres de Monsieur Bern ont pourchassé les prêtres et confisqué les biens de l'Église, ils ont placé la République dans la situation d'une copropriété qui s'approprierait certaines parties privatives au profit des parties communes en spoliant les propriétaires légitimes. Quand, plus tard, le clergé a pu rentrer dans les lieux, il était devenu occupant précaire.
Mais, voilà ! En ayant mis la main sur lesdits édifices, l’État, c’est-à-dire l’ensemble des contribuables (Car, ne l'oublions pas, « L’État, c’est moi », disait, paraît-il, Louis XIV. Désormais, « L’État, c’est nous »), se trouve aujourd’hui contraint de financer les travaux d’entretien de ces locaux à usage privatif. Cruel dilemme ! 
Notre locataire précaire se retrouve dès lors dans la situation d’un commerçant qui ferait payer ses clients pour qu’ils entrent dans son magasin ! Pardonnez cette comparaison un peu triviale, mais Dieu ne fait pas payer ceux qui viennent le voir ! J'imagine le public s'acquittant de vingt euros pour assister aux obsèques de Monsieur Bern ! Il ne restera donc plus au copropriétaire spolié, si toutefois cette idée stupide était retenue, qu'à quitter les lieux et à exercer son culte dans la rue. Nous sommes revenus deux siècles en arrière, avec la certitude de guerre sanglante entre confessions.

lundi 23 octobre 2017

Laïc ou laïque

Une divergence de vues m'opposait récemment à un correspondant sur Internet, au sujet de l'usage des mots laïc et laïque. Fallait-il dire "un État laïc, ou un État laïque ?
J'ai donc posé la question au service du Dictionnaire de l'Académie française. Voici les éléments de la réponse :
"On écrit un État laïque. 
LAÏC adj. m. Autre forme de Laïque, qu'on rencontre surtout lorsque ce mot est employé substantivement. 
LAÏQUE adj. (au masculin, on écrit quelquefois Laïc). Emprunté du latin ecclésiastique laicus, de même sens. À l’origine, il n’y avait qu’un seul mot laïc, dont le féminin était laïque. Mais ces deux formes ont été prises pour deux mots différents."
Tout s'explique. À l'origine, il y avait des clercs — les prêtres, les religieux — et il y avait les laïcs — les autres —. Et, parmi ces autres, il y avait les anticléricaux, les pourfendeurs des écoles chrétiennes, les combattants de l'école laïque (au féminin), "la laïque". Quand il s'est agi, pendant la Révolution, d'interdire aux religieux — les clercs — de faire partie du gouvernement de la République, ceux-ci se sont trouvés devant le dilemme cruel de qualifier la République de laïque, mais l'État de "laïc" ! On n'allait tout de même pas affubler l'État républicain du même qualificatif que les calotins laïcs ! Mais on ne voulut pas non plus abandonner le terme de "laïcité" qui sonne si bien ! Alors, on forgea un nouveau mot, à la fois masculin et féminin, à la fois substantif et adjectif : "laïque", en en réservant l'usage à César, et en priant Dieu de se contenter de "laïc". 
C'est ce que l'Académie révèle pudiquement en disant : "ces deux formes ont été prises pour deux mots différents".
Voilà pourquoi, pour ma part, je continuerai d'écrire le français dans sa logique originelle : "laïc" au masculin, "laïque" au féminin, une République laïque, un État laïc, n'en déplaise aux "laïcards" (et non pas "laïquards")...

vendredi 18 août 2017

Laïcité.

Pourquoi l'islam est incompatible avec notre République ? Parce que celle-ci est fondée sur le principe de laïcité. Mais, encore faut-il s'entendre sur le sens de ce principe. Laïc n'est pas synonyme d'athée ou d'anticlérical, comme une certaine ignorance populaire le laisse croire. Laïc désigne tous ceux qui ne font pas partie du clergé, et rien d'autre. Nous sommes ainsi près d'un milliard de laïcs catholiques dans le monde, aux côtés de 300.000 prêtres. Dès lors, quand il s'est agi de créer la République et d'en organiser l'État, les révolutionnaires, anticléricaux jusqu'au crime, en ont interdit l'accès aux membres du clergé. D'où la définition le l'État laïc : composé exclusivement de laïcs, quelle que soit leur religion. Or, l'islam n'a pas de clergé. Il n'a donc pas de laïcs. Ou bien, tous les musulmans sont à la fois laïcs et clercs. Ce qui est incompatible avec la règle de laïcité de l'État.