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dimanche 21 décembre 2025

Noël 2025. Ode à Marie, princesse.

 

La piété populaire se recueille tous les ans sur le souvenir ému de la Sainte Famille entourant Jésus sur la paille d'une étable, parce qu'elle n'avait pas trouvé refuge dans les auberges de Bethléem. Comment imaginer que, dans ce peuple hébreu profondément ouvert à Dieu, il ne se soit trouvé personne pour venir en aide à une jeune femme devant accoucher ? 

En réalité, ce pays de Canaan qui ne s'appelait pas encore Palestine, où se produisit le big bang chrétien qui vit le Dieu unique surgir en sa création, regroupait des peuples nomades en deux royaumes, Israël au Nord, Juda au Sud. L'Empire romain avait envahi ces deux pays, destitué les princes souverains, et nommé à leur place un homme à eux, Hérode. Le prince déchu du royaume d'Israël s'appelait Joachim. Avec sa femme Anne, ils se désolaient de ne pas avoir de descendance. Esséniens, ascètes volontaires du judaïsme, leur foi les sauva qui leur accorda tardivement une fille. Ils la nommeront Marie, Mariam en araméen qui était leur langue et qui veut dire "la petite princesse" selon l'excellent ouvrage de Pierre Perrier. ("Marie, mère de mémoire" - Ed Jubilé). Ainsi, la petite Marie deviendrait princesse héritière du royaume d'Israël. Mais, pour cela, il lui fallait un époux. Or, ses parents, soucieux de son avenir, avaient confié leur petite princesse au service du Temple. Siméon le Grand-prêtre en fut son tuteur, et Hillel, le doyen et le plus savant des rabbins de Jérusalem, fut son précepteur. Ce sera Siméon qui choisira Joseph parmi les prétendants possibles, pour devenir le mari de la princesse de Galilée. Or Joseph était, de son côté, le prince héritier du royaume de Juda. Hérode l'avait destitué en assassinant son père. Par ce choix, Siméon réunissait pour l'Histoire les deux royaumes du Nord et du Sud en une même main, celle de la descendance attendue de Marie. Lui savait que de Marie naîtrait le Messie tant attendu, et futur roi des Juifs. 

On comprend pourquoi Marie et Joseph se gardèrent bien de faire publiquement état de leurs titres aux portes des auberges. La violence anti chrétienne actuelle a commencé dès le premier jour : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive ». (Matthieu X, 34-42)

C'est ainsi que Marie, princesse servante du seigneur, adorait à ses pieds, sur la paille d'une étable où elle avait trouvé refuge, le divin bébé qui n'avait pas altéré sa virginité. C'était l'Esprit qui avait pris chair en elle. C'est encore l'Esprit qui se montrait à elle en ce jour saint. Ce sera à nouveau l'Esprit qui resurgira du tombeau du Christ trente-trois ans plus tard.

lundi 9 décembre 2024

La leçon de Notre-Dame

Dans les envolées lyriques journalistiques de ce lendemain de réouverture de la cathédrale Notre-Dame, il fallait s'attendre à ces parallèles douteux entre la "résurrection" du sanctuaire en ruines, et celle, hypothétique, d'une nation guère plus solide. J'ai même lu quelque part — j'en tairai le média par charité — l'allusion lamentable faite à un certain président à propos de la sainte couronne d'épine, "couronne de dérision et couronne de gloire" comme la qualifia avec justesse l'archevêque de Paris. 

Laissons ces délires qui n'ont d'autre justification que de remplir du papier commercial. Je retiendrai seulement qu'il y eut destruction — dont les "experts" ne nous diront sans doute jamais les causes — puis reconstruction magistrale par des mains de bâtisseurs. S'il faut en tirer un enseignement, il est celui-ci : 

Face aux évènements de la vie, quel est mon camp, démolisseur ou bâtisseur ? 

Face à la destruction de la famille, là ou s'opère l'injonction "croissez et multipliez", quel est mon camp, démolisseur ou bâtisseur ? 

Face à l'avortement de convenance personnelle, quel est mon camp, démolisseur ou bâtisseur ? 

Face à l'euthanasie en libre-service, quel est mon camp, démolisseur ou bâtisseur ? 

Il y a bien d'autres sujets encore pour lesquels Notre-Dame peut être notre lumière. 

vendredi 8 mars 2024

Constitution taguée : et maintenant ?

Et maintenant ? Qu'y a-t-il de changé pour les femmes et les jeunes filles en proie au drame de l'avortement ? 

La faune politicienne s'est emparé du sujet pour en bâtir le château de cartes de ses prochaines élections. Ceux-là n'ont pas craint de se hisser sur le ventre de nos femmes, de nos filles pour en tirer profit. Demain, ces personnages sans honneur savoureront leur sinécure sur les moquettes de l'Europe, en tentant vainement d'étouffer les remords qui les accusent. Le remord, c'est peut-être cela, l'enfer. Mais, le drame des mères face à l'avortement ? Y ont-ils pensé ?

Il est étrange qu'aucun scientifique, aucun sachant des sciences de la vie, n'ait été entendu sur le sujet, en réplique aux flots d'inepties déversées dans la presse ou sur les réseaux sociaux. De quoi ont-ils peur ? Car, la science elle-même, peu suspecte pourtant de spiritualisme, nous a entre-ouvert, avec sa physique subatomique des particules, la porte d'un « vide quantique » qui n'est vide que de matière, mais plein d'un immatériel qui ne peut être qu'Esprit, une phénoménale Pensée. Ils ont découvert que la matière n'est matière que si notre monde la regarde. Mais, qu'elle échappe à l'œil des hommes, alors cette matière se révèle vibration de ce vide quantique, omniprésente hors de l'espace et du temps, vibration de l'Esprit, il n'y a pas d'autre mot pour le dire. N'est-ce pas là, la définition laïque du « Ciel du ciel » de saint Augustin ? Alors, cette vie mystérieuse qui nous interpelle à propos de l'avortement, n'est-elle pas la représentation matérielle ici-bas d'une colossale vibration de Pensée qui agite les milliards de particules de nos deux cellules génitrices ?

Est-il faux, dès lors, de dire que la vie qui procède de la fusion de deux cellules issues de deux êtres de sexes différents, est en réalité fusion de deux galaxies de particules, elles-mêmes vibrations d'une Pensée d'Au-delà ? 

Est-il faux de dire que chacune des ces deux cellules génitrices n'est pas, à elle seule, un organisme vivant puisqu'incapable de se reproduire seule, mais est la partition incomplète d'une symphonie de vie ? 

Est-il faux de dire que la troisième cellule issue de la fusion des deux précédentes est cette symphonie merveilleuse de la vie qui se reproduira désormais, si on la laisse faire, jusqu'à construire seule un être capable, à son tour, d'apporter sa semence à un nouvel être ? 

Est-il faux enfin de dire que cette cellule mixte première porte en elle la vie de l'être désormais en construction, donc qu'une vie humaine est en elle, lui a été apportée ?

Qu'on le veuille ou non, lors de la rencontre des deux gamètes sexuées, se produit le big bang de la création d'une vie humaine. Si l'Univers est né d'un big bang, aucune Administration de nos pays ne prétend décider à quel âge ultérieur ledit univers a eu le droit de s'appeler Univers. L'Administration n'a pas plus le pouvoir de décréter à quel âge l'embryon a le droit de s'appeler être humain. L'être humain est tout entier contenu dans la première cellule issue du big bang de le reproduction sexuée. Mettre fin à la vie de cette cellule, c'est en conséquence mettre fin à la vie d'un être humain.

Ceci étant, il apparaît clairement que notre constitution taguée ne va rien résoudre du drame de l'avortement.

Ce drame que les pro comme les anti ont voulu dissimuler sous le tapis de la constitution n'est rien moins qu'un  combat contre les consciences ! Combat des politiciens contre leurs remords peut-être, mais que ceux-là s'en débrouillent. Mais combat surtout des femmes et des jeunes filles contre leur conscience, face au drame personnel ou familial de l'enfant non désiré. Voilà le seul, le vrai sujet que personne ne veut voir. Un avortement est toujours un drame pour la mère concernée. Même si certaines s'en défendent avec leurs arguties stériles, elles savent bien au fond de leur conscience qu'elles sont dans le mensonge. Il y a des avortements sous contraintes de l'entourage. Des pressions familiales dans la peur du qu'en dira-t-on. Des pères qui refusent d'assumer la responsabilité de leur acte. Il y a des avortements dans l'angoisse de la précarité, dans le vide de la solitude, dans le handicap de l'ignorance.

C'est à cela qu'il faut répondre en agissant, et non en se gargarisant de formules stupides écrites dans la constitution. Voilà cinquante ans qu'une « Éducation » nationale forge les cerveaux des enfants de France sur l'enclume d'un laïcisme obtus, d'un antispiritualisme borné, du mensonge qu'ils n'auraient ni dieu ni maître. Et tout à coup, on voudrait faire comprendre à ces enfants devenus aujourd'hui adultes, que la vie de leur bébé ne leur appartient pas, qu'elle est sacrée ! Si l'on veut épargner aux générations futures les mêmes drames, il faut que les enseignants acceptent de dire que cet état d'esprit que 1968 leur a enseigné, et qu'ils enseignent depuis, doit être jeté aux orties. Alors, ils pourront en finir avec la culture de mort, enseigner à nouveau le sens de la vie, et sauver nos générations d'avenir.

Restent les mères d'aujourd'hui, prises au piège de cet enseignement matérialiste, qui n'ont pas le temps d'attendre d'être instruites à nouveau. Elles ne sont pas les fautives ! Elles sont les victimes. Notre société a le devoir de leur ouvrir les bras ; de tout prendre en charge, bébé et mère ; de les glorifier dans l'amour de la vie qu'elles portent, plutôt que de les enfoncer dans la haine de l'embryon inattendu. Il y a, pour ces mères dans le drame comme pour les personnes en fin de vie d'ailleurs, un investissement considérable en argent, en hommes et en femmes, et en bonne volonté pour chacun de nous, que nous avons le devoir de faire d'urgence. 

jeudi 15 juin 2023

« Interdire... », toujours !

 

PMA pour toutes, GPA pour d'autres, IVG de convenance,  euthanasie des vieux, etc... J'entends dire : « il faut interdire ceci, cela... » ! Mais, il ne sert a rien d'interdire si l'on ne s'attaque pas à l'origine du mal. Si le feu menace votre maison, vous pourrez installer des pare-feu autour. Cela ne servira pas à grand chose si vous ne combattez pas, par ailleurs, l'incendie. Or, où est l'origine du sinistre ? Dans la catastrophique "deséducation" fomentée depuis cinquante ans par l'Éducation nationale post-soixante-huitarde. Si celle-ci avait enseigné à nos enfants ce qu'est la vie, l'honneur, le courage ; si elle leur avait ouvert l'esprit à un minimum de spiritualité sans laquelle rien ne se comprend de l'ici-bas ; si elle n'avait pas tout détruit dans les jeunes cerveaux pour y installer le mensonge, la paresse et le sexe ; alors, ces enfants devenus aujourd'hui adultes ne répandraient pas aujourd'hui autour d'eux cet incendie des désordres de l'esprit. C'est là qu'il faut agir, à la base des flammes, au cœur de l'enseignement. Ainsi, et ainsi seulement, la France pourra redevenir la France.

vendredi 20 janvier 2023

Retraites, démographie, même déclin.

 

Les manifestations soi-disant historiques de ce 19 janvier contre le recul de l’âge légal de la retraite auront surtout été le révélateur du point de non-retour atteint par le déclin de notre peuple et sans doute de la civilisation occidentale.

Les motivations des manifestants, les commentaires entendus partout, se résument tous à un seul souci : moi et ma retraite.  Mais, parler des retraites, ce n’est pas parler de soi ! C’est parler des autres.  De ses enfants d’abord, des enfants de ses enfants, de sa postérité. De ses parents ensuite, des parents de ses parents. Nous ne payons pas nos cotisations pour nous ! Nous les payons pour nos anciens, et travaillons pour nos enfants. Alors, que voulons nous ? Travailler moins, afin que les autres aient moins, et garder tout ?

Cette négation du souci de la postérité comme de ses souches est mortelle. D’ailleurs, elle ne s’exprime pas seulement dans le rejet du travail. Elle est aussi la cause cachée du refus de la famille et du déclin de notre démographie — Pourquoi faire des enfants ? C’est mauvais pour ma bourse et aussi pour "ma planète"—. Elle provoque enfin le syndrome le plus cruel peut-être de notre décadence : la généralisation des avortements de convenance. Quant au refus de regarder l’avenir, il accompagne la négation du passé. Quelles seraient nos retraites aujourd’hui si nos parents avaient refusé de travailler ? Quelle justification avons nous à nier nos ancêtres, notre culture ? Et comment osons nous vivre encore après avoir prôné l’euthanasie de nos propres parents ?

L’hypocrisie moderne de la défense de "MA planète" tente de dissimuler cet égoïsme du " MOI d’abord". Une civilisation qui perd le sens du futur comme du passé au profit d’une jouissance exclusive du temps présent est déjà morte.


mardi 20 décembre 2022

Bioéthique sans morale

Je n’oublierai jamais ces propos rapportés pas  Sœur Emmanuelle, je crois, d’un enfant d’une douzaine d’années qui cherchait sa survie sur les décharges de Calcutta : « Je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas qui je suis, je ne sers à rien…». 12 ans ! Terrifiant !

Et voilà qu’aujourd’hui, dans notre Occident nanti, une génération de quadras, purs produits de  "l’Éducation" nationale soixante-huitarde, n’a pas honte de fabriquer légalement, pour son propre désir, des enfants privés de père, de mère ou des deux, qui ne sauront jamais d’où ils viennent, où ils vont, qui ils sont !

J’ai eu la chance de connaître une longue généalogie de mes ancêtres, tant paternels que maternels. Plus de cent aïeux, dont je connais les noms et les métiers parmi bien d’autres hélas inconnus, qui m’ont donné la vie dans l’antique Forêt de Brocéliande. Je les vénère tous, un à un, comme autant de maillons sacrés d’une chaine ininterrompue depuis l’aube paléolithique de l’Homme, jusqu’au tréfonds d’un futur inconnu. Moi, je sais qui je suis ! Je suis l’un de ces innombrables maillons qu’un jour, peut-être, des descendants lointains placeront dans leur chaîne des souvenirs. 

Une dame avec qui je discutais, lors d’un salon du livre, de ces graves agressions contre la personne humaine que sont les dérives actuelles de bioéthique, me rétorqua que ce qui compte, c’est l’amour, et que ces enfants privé de leur père ou mère biologiques peuvent bénéficier d’autant d’amour. Sans doute, mais ils pourront dire, eux aussi : je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas qui je suis, je ne sers à rien…

Un jour viendra où ces enfants de convenance se révolteront.

samedi 23 avril 2022

Non ! je ne me rendrai pas complice des agressions contre la vie humaine !

Non ! je ne me rendrai pas complice des agressions contre la vie humaine prônées par Monsieur Macron, et non dénoncées par Madame Le Pen !

Que veut dire cette injonction du Livre de la Genèse (III, 21-22) :

« Yahweh Dieu dit : Voici que l'homme est devenu comme nous pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, qu'il n'avance pas sa main, qu'il ne prenne pas aussi de l'arbre de vie » ?

Elle veut dire qu'il y a quelque trois mille ans, un prophète, Moïse, nous transmettait la révélation que, l'homme ayant quitté l'animalité pour entrer dans la dimension de l'être sachant, il lui était cependant interdit de faire usage de ce savoir pour tenter de créer lui-même la vie, ou la détruire. Il traduisait cela, en termes poétiques par l'image du fruit consommé de l'arbre de la connaissance, puis de l'arbre de vie.

Or, voici que ce siècle, auquel nous avons le triste privilège d'appartenir, est le premier de l'humanité à oser transgresser cette interdiction pour tenter de jouer à être Dieu. Avortement sans limite, PMA d'orphelins de père, GPA d'orphelins de mère, manipulations transgenres, création d'embryons chimères, euthanasie… en se livrant à ces turpitudes d'apprentis sorciers, nos générations sont les premières de l'Histoire humaine à oser « avancer la main » pour voler le fruit de l'arbre de vie. 

Comment ce matérialisme obtus peut-il prétendre « sauver la planète », et « en même temps » condamner la vie humaine sacrée qui s'y développe ? Il se trouve que la France choisit pour cinq ans son chef d'État. Ce sujet passe, à mes yeux, avant tous les autres critères de choix. La retraite, le pouvoir d'achat, l'immigration, l'insécurité, la guerre même sont les soucis légitimes, mais qui concernent notre présent. L'attentat à la vie, lui, menace l'avenir du genre humain. Les programmes des deux candidats procèdent, l'un de la transgression volontaire, irresponsable et avouée de l'injonction divine, l'autre du détournement du regard. Je refuse d'associer ma voix à l'un comme à l'autre de ces agissements sacrilèges.

 

lundi 11 avril 2022

J'aurais voulu…

Le candidat à l'élection présidentielle de 2022 qui voulait que « la France restât la France » n'avait en effet aucune chance de l'emporter : les habitants de la France — de ce qu'est devenue la France — ne veulent pas que la France reste la France. 

* J'aurais voulu que l'on continuât d'enseigner l'histoire de la France aux enfants de mes enfants. Les habitants de ce qu'est devenue la France veulent qu'on invente une autre Histoire. 

* J'aurais voulu que l'on entendît encore sonner l'angélus dans les villages de la France des enfants de mes enfants. Les habitants de ce qu'est devenue la France veulent entendre psalmodier autre chose. 

* J'aurais voulu que l'on cessât de fabriquer artificiellement, dans la France des enfants de mes enfants, des orphelins de père pour couples de femmes ; que l'on n'autorisât pas la location d'utérus pour engendrer des orphelins de mère pour couples d'hommes. Les habitants de ce qu'est devenue la France s'en moquent. 

* J'aurais voulu que l'on ne tuât pas les bébés non désirés dans le ventre de leur mère. Les habitants de ce qu'est devenue la France le veulent. 

* J'aurais voulu que les apprentis sorciers ne manipulassent pas les embryons humains pour en faire des chimères expérimentales. Les habitants de ce qu'est devenue la France ne s'en émeuvent pas.

* J'aurais voulu que l'on ne tuât pas les vieillards encombrants. Les habitants de ce qu'est devenue la France ont voté pour qu'on laisse faire.

Il y a trois ou quatre mille ans, à l'âge où naissait l'écriture, quelqu'un — Moïse ? — nous transmettait ce commandement de Yahweh Dieu : « Voici que l'homme est devenu comme nous pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, qu'il n'avance pas sa main, qu'il ne prenne pas aussi de l'arbre de vie » (Genèse III, 21-22). Cette génération est la première qui ait osé jouer à être Dieu pour créer ou détruire la vie. Si Dieu est, il n'est pas possible qu'Il laisse impuni pareil outrage. Si Dieu n'est pas, alors rien n'a de sens. Tremblons que la punition soit lourde, très lourde ! Ce sera peut-être le prix à payer pour que les enfants de mes enfants rebâtissent leur France.

lundi 16 août 2021

Né de paysans bretons…

Il est un mot qui m’exaspère par la suffisance qu’il exprime : celui d’être "né" ou "née" pour justifier ses souches aristocratiques ! Eh bien, moi aussi, je suis  "né" ! Né de paysans bretons ! Des laboureurs, cultivateurs, couvreurs, forgeons, cuisinières, bonnes de curés, peut-être, ou sacristains… Plus de 100 noms sur 500 ans selon la généalogie remontée ; bien plus  sans doute que la sauvagerie des guerres de religion ne permettent plus de rechercher. Je viens de circuler dans cette Bretagne, aujourd’hui envahie de touristes. Chaque clocher, chaque cimetière, chaque calvaire de ce qui fut jadis la profonde forêt de Brocéliande me renvoie dans le cœur le martèlement des sabots de mes ancêtres qui en foulèrent le sol. J’ai assisté à une messe de l’Assomption sur un piton rocheux où quelqu’un a réalisé, dans les siècles récents, une reproduction de la grotte de Lourdes en remerciement pour quelque bienfait. Le lieu est mystique. Au delà de la piété mariale qui en emplit ce ciel tous les ans, le sol en exhale les élans millénaires de nos aïeux gaulois cherchant en ces sommets à s’approcher du ciel… Je me plais à rêver que, parmi leurs druides, quelque arrière, arrière,…. grand-père y cueillit le gui sur les chênes disparus. De mes ancêtres retrouvés, j’ai conté l’histoire dans un livre (*). Au-delà, le temps s’efface… Mystère !

 (*) https://sites.google.com/site/francaisdesouchevousendeplaise/home

vendredi 12 mars 2021

La révolte des embryons

 

La révolte des embryons

Personne, je pense, ne niera qu’au début de toute vie humaine il y a une seule cellule, l’ovule de la mère fécondé par fusion avec un gamète mâle, le spermatozoïde. Ledit ovule fécondé rassemble dès lors en son noyau un double jeu de particules, l’un issu de la mère, l’autre du père, eux-mêmes issus de leurs mère et père, etc. qui portent le programme de développement du futur adulte. Commence alors le processus extraordinaire  de division cellulaire. L’ovule se coupe en deux, puis chaque moitié en deux, et ainsi de suite, de sorte qu’après un nombre relativement limité de cycles de division, le nombre colossal de cellules du corps adulte est atteint.

Qui peut alors sérieusement et honnêtement dire à partir de combien de ces divisions cellulaires l’organisme a droit au label d’être humain ? Où les législateurs de la bioéthique ont-ils vu qu’à une nième division inconnue se produirait une mutation biologique qui justifierait ce changement de statut ? Je ne serais rien pendant les premières semaines, tout au plus un amas de chair informe, autant dire un déchet biologique, et, tout à coup, me voilà devenu une personne ! Ce n’est pas banal de devenir un être humain ! Qui dois-je remercier ?

Il semble bien, en réalité, que l’on veuille faire croire que l’embryon devient une personne par décision administrative. C’est la vision la plus bête qui soit du phénomène humain. Comment un législateur peut-il être assez inconscient pour légiférer sur le top départ de la personnalité humaine ? 

C’est en méditant longuement sur la personnalité humaine de mes propres ancêtres que je me suis rendu à l’évidence que j’avais bel et bien l’honneur d’être moi-même un être humain, non pas seulement depuis le jour, l’heure, la seconde où un spermatozoïde de mon père rencontra un ovule de ma mère, mais depuis près de cinq siècles, quand Raoulette Even et Jean Bourée, mes plus anciens aïeux identifiés, au cœur de l'antique Forêt de Brocéliande, unirent en leur temps leurs gamètes pour en propager le fruit jusqu’à moi. Avant ? Eh bien ! avant, peut-être, s’ils avaient laissé des traces, aurais-je pu retrouver le souvenir de quelques pêcheurs de coquillages du paléolithique grattant le granit des côtes armoricaines.
Comprend-on, maintenant, que l’on ne devient pas personne humaine par décision de l'Administration, mais que nous le sommes tous depuis la nuit des temps qui vit l’animal muter en homme, au sixième "jour" de la Genèse. 

J’ai écrit ce roman pour exprimer ma révolte devant tant de sottise : "La révolte des embryons"

lundi 21 septembre 2020

Comment la France en est arrivée là !

 

Il faut remonter à la colossale secousse qui a ébranlé irréparablement l’édifice, la guerre de 39/45. La France, en 45, est passée tout près de la partition comme l’Allemagne. De Gaulle a pu l’éviter. La haine habitait les Français résistants parfois autoproclamés, contre les collabos parfois innocents. De Gaulle, encore, les a réconciliés au prix d’une victime expiatoire dont le sang coule encore. En 1945, il n’y avait pas une famille de France qui n’eût subi le malheur parmi les siens, soit sous la botte des SS, soit sous les bombes des libérateurs. Or, on oublie un peu vite que nous sommes les rescapés de ce désastre. 

Les couples en âge de procréer qui, alors, avaient échappé au malheur, ou bien ceux que l’euphorie de la Libération faisait créer des foyers neufs, voulurent des enfants en nombre auxquels ils offriraient le bonheur qu’eux n’avaient pas reçu. Ils élevèrent leurs progénitures comme des demi-dieux en scandant « plus jamais ça » ! Plus aucune contrainte ! Plus aucune contrariété ! L’enfant roi ! Faut-il le leur reprocher ? Il faut ne pas mesurer ce qu’ils ont subi pour ne pas les comprendre.


Vingt-trois ans après, nous sommes en 68. Les bambins du baby-boom sont en fac ou entrent dans la vie active, et découvrent tout à coup que ladite vie n’est pas ce que leurs parents leur ont raconté. La vie est bel et bien un combat. La sélection des meilleurs est impitoyable. Les contraintes, les interdictions se dressent partout. Devant cette découverte, deux attitudes sont possibles : ou bien admettre que l’on a fait fausse route, reprendre tout à zéro, et se battre. Ou bien hurler, casser tout, dépaver le Boul-Mich et brûler des voitures. C’est ce que la chienlit estudiantine, comme disait le général, choisit de faire. Les syndicats de gauche, toujours à l’affut de ce qui peut détruire le pays emboîtent le pas. La France est bloquée. Le général s’enfuit, ou fait mine de s’enfuir ; l’Histoire dira peut-être un jour ce qu’il en fut.


1968 fut la première secousse en retour du séisme de 45. Mais, il ne faut pas le dire... C’est politiquement incorrect. Car la bien-pensance veille encore, qui protège le mythe d’un 68 révolutionnaire qui aurait fait avancer le monde. Non, 68 ne fut pas glorieux ! Tout au plus fut-il la réaction puérile et peu courageuse d’enfants gâtés contrariés. Pompidou parvint à stopper les exactions au prix de concessions universitaires et syndicalistes qui se révéleront plus néfastes qu’heureuses pour les intéressés eux-mêmes. 

Les héros dépaveurs se répandirent alors dans la société remise au travail. Oh ! Pas dans les entreprises de ces patrons tant conspués sur les barricades de pacotille ! La moquette douillette des ministères sera plus adaptée. L’Éducation nationale, par exemple. Le temps de faire le tour du propriétaire, et à partir des années 80, les enfants des Français leur sont confiés. Et voilà comment une génération au moins de  jeunes Français sortirent de l’école, convaincus que le travail n’était pas une nécessité ; que la triche et le mensonge remplaçaient désormais la probité ; que la famille devait être détruite au profit des partenaires sexuels ; que les ancêtres ne méritaient pas le respect ; qu’euthanasier les vieux et les malades était chose normale ; que l’embryon humain était un objet chose que l’on pouvait acheter, puis jeter ; que les générations à naître n’avaient qu’à se débrouiller ! Or, ces jeunes des années 80 sont aujourd’hui des quadras, et constituent une partie importante des actifs du pays, de ceux qui votent et de ceux qui font les lois. Voilà qui explique le désastre actuel des idées neuves. Ce nouveau sinistre est la seconde secousse en retour du séisme de la dernière guerre mondiale. Il laisse la France de l’esprit en ruines.


Et maintenant ? Les anciennes générations encore attachées aux valeurs ancestrales qui ont construit la nation quittent la scène les uns après les autres. Heureusement, nombreux restent ceux qui ont su résister à la "déséducation" nationale et transmettre à leurs enfants les fondements solides de la vraie société. Or, on croit toujours que les choses sont figées en l’instant présent, et que ce sont elles qu’il faut changer. Mais, elles changent toutes seules ! Chaque jour, une nouvelle tranche d’âge pousse les autres vers la sortie en apportant un sang nouveau. Tout l’avenir de la France réside donc maintenant dans la dilution de la chienlit post-soixante-huitarde. Elle se fera. Les années passent vite. Plus vite qu’on ne croit !

dimanche 6 septembre 2020

IVG…IMG…PMA…GPA…etc. Sommes nous devenus des barbares ?

 



Nous sommes décidément tombés bien bas ! Avons-nous touché le fond de l'abomination ? Ou le pire est-il encore à venir ?

Nous massacrons, désormais en toute légalité. l'être humain par les deux extrêmes : les embryons et les vieillards,

  • Nous avons le droit de vie et de mort sur tout être humain qui n'a pas atteint l'âge de 12 semaines.
  • Nous venons d'ajouter le droit de tuer les bébés dans le ventre de leur mère jusqu'à l'heure de leur naissance, pour raisons dites de "détresse psychosociale". Terme hypocrite qui peut inclure tout ce qu'on veut. Pour compléter cette hypocrisie, nous déclarons qu'alors il ne s'agit pas d'interruption volontaire de grossesse (IVG), mais d'interruption médicale de grossesse (IMG). Cela change tout !
  • Nous autorisons les expérimentations de laboratoire sur lesdits embryons provisoirement épargnés. Expériences qui pourront aller jusqu'à la tentative de fabrication d'embryons chimères, monstres mi-homme, mi-animal.
  • Nous avons rendu obsolète la notion d'amour en remplaçant la reproduction sexuée du genre humain par  le commerce de bébés de compagnie.
  • Nous avons anéanti la fondation multimillénaire de toute société humaine, la famille, en légalisant la parodie de l'union homosexuelle.
  • Nous réclamons maintenant le droit à l'euthanasie des malades que l'on ne sait pas guérir, ou des vieillards dont l'âge ne justifie plus le coût du maintien en vie.
  • Nous qualifions désormais de "dignité" le suicide assisté pour tous. 

Voilà la société de barbares dans laquelle 40 ans de matérialisme borné nous ont plongés. La vie humaine se décrète désormais par décision administrative. L'Administration a remplacé Dieu. Nous sommes redevenus des sauvages sans foi, sans morale, sans honneur ; des bêtes !

jeudi 30 avril 2020

Famille

Vous, pour qui la famille est une notion démodée, je veux vous prévenir. Un jour, vous aussi, vous connaîtrez l'oppressante sensation de vous retrouver tout-à-coup seul rescapé d'une famille désormais éteinte ici-bas. 
Les juristes disent, d'une société commerciale, qu'elle est une personne morale dotée de la personnalité juridique. Quelle belle expression ! Il faut en effet avoir eu, dans sa vie, l'occasion de devoir fermer une société, pour mesurer combien celle-ci était bien une personne, au-delà de chacun de ses membres. 
Alors, une famille ? Ne mérite-t-elle pas, plus encore, la dignité de la personnalité ? Une personnalité, non plus seulement juridique, mais spirituelle ?
Vous qui partagez encore la vôtre, protégez-la bien ! Elle est votre sève.

samedi 25 janvier 2020

PMA sans père ?

On  a officialisé, légalisé, un mensonge biologique, une filiation fictive, une utopie génétique. Aucun être humain ne peut naître en ce monde sans une mère plus un père. Et l'on verrait désormais se développer une nouvelle caste de citoyens, ceux dont la société libertaire aurait effacé la filiation pour n'en faire que des consommateurs anonymes, sans souche, sans ancrage, sans héritage spirituel ? Et, cette catégorie diminuée de citoyens égarés se reproduirait à son tour, transmettant le vide de sa descendance à sa propre descendance qui, elle-même, renierait rapidement la sienne ? Les clubs de généalogie feraient l'effet d'antiquités désuètes… La relation parents génétiques et enfants aurait, pour ces gens-là, totalement disparu. Cette relation se fonde inconsciemment sur la solidarité de la chair. Il n'y aurait plus, chez cette nouvelle caste sans racines, qu'une relation sociale de parents nourriciers à enfants élevés. Petit à petit, les citoyens anciens, issus d'ancêtres connus et honorés, disparaîtraient par l'âge et le grand balai du temps qui passe. Ne resterait dès lors qu'un peuple de robots humains dociles, esclaves et consommateurs. Je m'étonne que personne n'ait évoqué cette fin, sauf l'Église. C'est tellement grave que je ne peux croire que cette invention diabolique soit le seul fait des élucubrations du Marais parisien homosexuel. La puissance des lobbies qui œuvrent en France à ce cataclysme depuis le précédent mandat présidentiel est la preuve qu'il s'agit d'une attaque en règle contre notre société pour la faire disparaître. Des individus n'aiment pas notre monde, en veulent un à leur merci. Ils le veulent sans passé, sans repères, sans racines afin de mieux l'asservir. Ils le veulent sans descendance, sans témoins futurs, afin de ne pas être jugés.
Heureusement, la nature ne se laisse pas violer ainsi. Comment imaginer que les médecins acceptent en nombre de se plier à cette imposture de PMA de complaisance ? Leur déontologie leur commande de soigner. Comment  imaginer qu'ils acceptent de se transformer en entrepreneurs du désir, en pourvoyeurs de bébés sans père ? Comment imaginer de la même manière que des notaires se laissent aller à rédiger sans broncher des actes authentiques de fausse filiation doublement maternelle ? Comment imaginer enfin que les officiers d'états civils renient leur honneur en signant ce qu'ils savent être faux ? Il faut être lucide, la PMA sans père porte en elle-même son virus mortel. Elle fera du mal, mais elle périra. La déraison ne l’emporte jamais.

mercredi 16 octobre 2019

PMA new look

Avec la nouvelle loi bioéthique en France, une femme lesbienne pourra avoir un enfant par insémination artificielle — remboursée par la Sécurité sociale — d’un vendeur de sperme quelconque. Or, sa partenaire en couple sera déclarée mère au même titre qu’elle-même. Voilà un bébé qui aura donc deux mère, une mère biologique et une mère administrative, sans qu’il sache la quelle est la quelle, et, bien sur, pas de père. Si, ensuite, la mère administrative se fait à son tour inséminer — toujours aux frais du contribuable — le premier bébé verra arriver un frère ou une sœur avec lequel ou laquelle il n’aura pourtant aucun gène commun. Continuons ! Ce couple homosexuel peut être éphémère, et chaque partenaire reconstituer deux autres couples de lesbiennes dont chaque membre — quatre en tout — pourra à son tour bénéficier des largesses de la Sécurité sociale et enfanter un bébés éprouvette. Voilà en tout six frères et sœurs E1, E2, E3, E4, E5 et E6, au sujet desquels je pose cette question pour dimanches pluvieux : lesquels pourront se marier ensemble sans risque de consanguinité ? Subsidiairement : allons nous longtemps laisser agir ces fous et folles ?

dimanche 15 septembre 2019

Droit de naître

Au soi-disant pays des droits de l’homme, quelle justification y a-t-il à ces droits en l’absence du premier d’entre eux : le droit de naître ?
De naître de sa mère. 
De naître entre son père et sa mère.
Procréer un embryon à usage de matériau de laboratoire, c’est priver un être humain du droit de naître.
Transplanter un embryon de sa mère biologique à une tierce mère dite porteuse sans motif médical avéré, c’est faire fi du droit de l’enfant à se former au sein des cellules dont il est issu. Qui sait les échanges créateurs qui se produisent pendant les mois de gestation dans l’utérus maternel ?
Faire naître d’une mère anonyme un enfant de compagnie pour la seule convenance de faux parents, c’est engendrer volontairement un orphelin, c’est fouler aux pieds le droit de l’enfant à grandir entre son père et sa mère.
Plus qu’une dérive ou une déviance, cette route qu’emprunte de façon irresponsable une certaine idéologie contemporaine est le chemin de la mort. C’est étrange, comme les attentions populaires sont focalisées sur la défense de la fameuse "planète", quand, à contario, le souci du devenir de notre descendance est absent. Faudra-t-il une conflagration humaine majeure pour que se rétablissent les lois de la nature. Alors, le prix à payer sera lourd ! Certaines responsabilités se révèleront. Effrayantes !

mardi 27 août 2019

On ne naît pas sans père !

La PMA, jusqu'alors conçue comme aide médicale aux couples de parents faisant face à des problèmes de procréation naturelle, fait l'objet d'un projet gouvernemental d'extension aux femmes seules et aux couples de femmes, avec remboursement par la Sécurité sociale. D'où la nécessité d’une redéfinition de la filiation pour les enfants qui naîtront d’une PMA dans un couple de lesbiennes. Aux dernières nouvelles, on n'écrira plus "parent 1 et parent 2" sur l'acte de naissance d'un bébé né ainsi, mais "mère et mère"… Ainsi en a décidé le ministre de la Justice (la ministre dit-on dans le langage convenu des médias dociles). Lequel, de préciser : « sans doute mettrons-nous la mère qui accouche en premier puis l’autre mère ensuite » ! Le ministre en question pense sans doute que les deux partenaires auront accouché l'une après l'autre du même bébé.
Eh bien, non ! Madame le Ministre ! Un être humain ne naît pas de deux femmes, mais d'une cellule mâle et d'une cellule femelle qui fusionnent. Ainsi nous l'apprend la biologie cellulaire la plus élémentaire. C'est à l'instant mystérieux de cette fusion intime que l'essence de l'être devient existence. Ainsi s'exprimait déjà Platon. C'est cette fusion créatrice que le matérialisme borné de ce régime inculte, mais autoritaire, veut ignorer. C'est l'existence même du père qu'il veut effacer des mémoires. Alors, l'être humain, ramené à la dimension d'un objet qui vit, mais ne le sait plus, d'un animal fabriqué en laboratoire, bientôt en usine, fournira la matière première à un chiffre d'affaires prometteur.
Eh bien, non, encore ! On peut naître de père caché — je connais un très bon livre sur le sujet (1) —. On peut naître de père inconnu. On peut naître de père décédé. Mais, on ne naît pas sans père ! C'est une bien grande vanité que de croire que l'on puisse ainsi être issu du néant par la seule volonté humaine. Avant, il n'y avait rien, et voilà que tout à coup, il y a moi ! Mais, si je suis issu du néant, c'est que celui-ci me contenait ! Alors, il n'était pas le néant… Rien ne peut provenir du néant ni y retourner, ou bien ce n'est pas le néant. Alors, de quoi suis-je issu ? Quelque chose (ou quelqu'un) ne peut provenir que d'autre chose  — encore un bon livre (2) —. Autre chose qui n'existe pas dans notre univers matériel d'espace-temps. Autre chose qui procède de l'essence immatérielle du Tout. La naissance à l'existence est la matérialisation dans le temps de ce Tout de l'Esprit, lui-même hors du temps. Elle s'opère à l'heure de la rencontre des gamètes. Un jour, peut-être, la science nous apprendra ce qui se passe alors au sein de ces deux cellules, aux confins de l’infiniment petit, sur ce seuil de l'Au-delà.
Je n'ai pas vocation à traiter ici de la libido des uns et des autres. Chacun, en ce domaine, est libre. Mais vouloir, pour s'en justifier — alors que personne ne demande de justification — attenter à la loi de la nature, est, comme tout sacrilège, œuvre imbécile.

  1. https://sites.google.com/site/jlfalcozenfantdeperecache/
  2. https://sites.google.com/site/pourquoiquelquun/

dimanche 16 décembre 2018

Viol de l'esprit

N'avez-vous donc jamais été enfant . Ce n'est pas à ceux qui ont subi les outrages des dépravés pédophiles que je m'adresse, mais à ceux qui les ont commis. Ne vous souvenez-vous donc pas de ce que vous étiez, vous aussi, à cet âge tendre de l'enfance, de ce que vous saviez et que ne saviez pas de ce monde, de ce que vous croyiez qu'il était, de ce que vous vouliez qu'il fût ?
L'enfant est un être neuf qui vit encore dans un univers de pureté, à des années-lumière de celui des adultes sali, déformé, pourri par le cloaque du péché qui le baigne. L'amour, pour l'enfant, n'est pas acte de chair. Il ne connaît pas vos ressorts. Il n'en comprend pas la raison. Il subit sans participer. L'amour, pour lui, est un élan de la pensée,  le battement d'un cœur vierge, le souffle de son univers de l'esprit.
Il y a l'univers des enfants, il y a celui des adultes, il y a celui des vieillards. Les trois ne communiquent plus que par le souvenir. Le vieillard fut un adulte qui fut un enfant. L'enfant fut un nouveau-né qui fut un embryon. L'embryon fut une vie qui fut un ailleurs. 
La matière ne se révèle que lorsqu'elle est observée. C'est l'insondable découverte contemporaine de la physique ultime de l'infiniment petit qui nous révèle cette nature immatérielle de ce que l'on croit être matière. Eh bien ! l'Être humain aussi n'est chair que par la vision qu'il donne de lui à l'observateur qu'il est par ailleurs. Au-delà de son aspect de peau, de chair et d'os, c'est l'esprit qui se meut ; un esprit né de l'Esprit ; une pensée engendrée par la Pensée. 
Pourquoi cette vérité immatérielle, spirituelle, de l'être humain, issue de la pureté totale, se corrompt-elle ainsi dès qu'elle est plongée dans le temps et son espace ? Est-ce pour terrasser ce mal, n'en laisser que charogne, et renaître  enfin dans sa pureté originelle ? 
En tout cas, au-delà de l'agression physique, charnelle contre un enfant, qui est votre méfait bestial, c'est un être d'esprit que vous salissez, une pensée d'Au-delà que vous violez. Sous vos coups, dans les cris de l'enfant, C'est une âme que votre âme martyrise. 
La souffrance du corps est peu. La blessure de l'âme est immense.

lundi 29 octobre 2018

#PMA… encore.

Sous réserve de l'exactitude d'une phrase lue dans un quotidien, la Comité national d'éthique serait favorable à l'extension de la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes. Voilà qui clôt définitivement l'opinion que l'on peut avoir de ce comité-là. 
On définit l'éthique comme la science de la morale. Est-ce moral de fabriquer en laboratoire un orphelin de père ? Que la mère inséminée soit lesbienne ou pas n'est d'ailleurs pas le fond du problème, et l'argument de la sempiternelle discrimination montre que ceux qui s'en servent n'ont rien compris. L'immoral réside dans l'absence d'un couple père/mère ayant fondé préalablement une famille pour y recevoir le nouveau-né. C'est la loi universelle de la nature. On ne viole pas impunément la nature. La nature sanctionnera durement les bouleversements qu'engendrerait une telle dérive. 
Il est tout de même étrange que l'Administration française soit si pointilleuse sur le droit à l'adoption, si sourcilleuse sur l'existence d'une famille d'accueil adaptée, et "qu'en même temps" la gente politique soit si laxiste sur la fabrication légale d'enfants orphelins de père. Les enfants ayant perdu, jeunes, leur père, savent ce qu'en est la douleur. Leur mère en est témoin. L'égoïsme est odieux, coupable, de certaines autres femmes que cette situation n'émeut en rien.

Propos d'un député : "autrefois les femmes n'avaient pas le droit de porter un pantalon. La société a évolué"... Voilà qui s'occupe, pour nous, de notre avenir ! Comparer un bébé à un pantalon ! Comment peut-on être aussi bête ?

vendredi 30 mars 2018

Parent 1, parent 2, la bonne et moi…

Donc, plus de fête des mères, plus de fête des pères, désormais, mais une fête des "parents 1", puis une fête des "parents 2"…! C'est la voie dans laquelle s'aventure un édile de France avec ses électeurs.
J'imagine un enfant rentrant de l'école avec son petit présent dans les mains, demandant à maman 2 : "où est maman 1 ?"
"Tu n'as plus de maman", chantait Berthe Sylva dans ses célèbres roses blanches. Qui écrira dans une chanson triste : "tu n'as plus de papa 2" ?
On touche le fond de la stupidité. À l'ère de l'intelligence artificielle, des compteurs intelligents, des voitures autonomes, peut-on espérer des élus un peu moins sots ? Mais, pas seulement un peu moins sots. Car, derrière cet obscurantisme politique se cache la haine, la volonté de nuire à ce qu'ils ne peuvent atteindre. La famille est une création aussi vieille que l'Homme (j'écris ce mot avec une majuscule pour montrer qu'il n'est pas le même que l'homme). La famille est même antérieure à l'Homme. Les oiseaux nous le montrent chaque printemps. Et voilà qu'une poignée d'originaux égarés du nid prétendent effacer deux cents millions d'années de maturation sociale et biologique ! Et, bien entendu, des politiciens et politiciennes sans âme et sans scrupule n'hésitent pas à leur emboîter le pas pour glaner quelques voix. On dira qu'à côté de l'impuissance publique à protéger les Français des attentats et autres égorgements, à côté des coups portés à l'embryon et au vieillard, l'affaire en question relève de l'anecdote. Oui, si ces élus inappropriés sont rapidement remplacés par des personnes responsables. Mais, s'ils devaient perdurer, rien alors ne serait plus grave que l'aveulissement moral d'un peuple en marche.