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mercredi 28 décembre 2022

Les trois écologismes

 

Il y a trois sortes d’écologisme. 

1°) Il y a l’écologisme politique. C’est le socialisme recyclé. Ce mouvement politique ne faisait plus recette auprès des « travailleurs ». L’imposture longtemps camouflée s’était révélée sous Mitterrand. Il fallait trouver autre chose pour rassembler des voix. L’écologisme politique ferait l’affaire avec ses fantasmes faciles à vendre. 

2°) Il y a ensuite l’écologisme niais. En font partie les clients de la précédente. L’idée géniale en fut de remplacer, dans le subconscient des gens, la Terre par la « planète ». « Sauver la Terre », voilà qui ne passait pas dans les esprits. Allez donc « sauver » l’Everest inaccessible ou les fosses marines encore inexplorées, braver les dégâts sismiques ou les tsunamis meurtriers ! Cette Terre, une boule de feu emballée dans une écorce pas plus épaisse comparativement que la pelure d’une pomme, se soucie bien peu de ces pucerons humains qui lui cavalent sur la croûte. Qu’elle éternue une bonne fois, et c’en sera fini d’eux ! Autre chose était la petite planète d’Antoine de Saint-Exupéry. Elle, au moins, était à la portée de chacun. On pouvait y jouer à en être le Petit Prince, à y défendre son baobab, à empêcher les autres de venir la salir. L’utopie fit recette, et continue.

3°) Il y a enfin l’écologisme responsable. J’utilise à dessein ce qualificatif employé à tort et à travers par les précédents. Être responsable, c’est répondre de ses actes devant Celui qui nous a mis là. « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la » (Genèse I,28). Voilà qui est clair ! Nous ne sommes pas sur « Terre » pour en jouir du présent, mais pour travailler à son avenir. Cela entraine que nous devons nous gêner un peu, entreprendre et prendre des risques s’il le faut, pour préparer l’avenir de nos descendants. Par exemple, ceux-ci, si nous ne faisons rien aujourd’hui, s’entretueront pour avoir un peu d’énergie indispensable à leur survie. La Création prévoyante a mis à notre disposition une réserve colossale et inépuisable d’énergie dans le noyau du nombre incommensurable d’atomes dont est fait toute matière en ce monde. « Remplissez un verre d’eau et vous obtiendrez assez d’atomes de deutérium pour produire par fusion nucléaire l’équivalent en énergie de 500 000 barils de pétrole » (TRINH XUAN Thuan - “Les voies de la lumière”). Mais, encore faut-il apprendre à la récupérer, cette énergie cachée. C’est le devoir de tout écologiste responsable. L’empêcher est une faute contre l’écologie. En ce sens, je suis écologiste…


vendredi 4 mars 2022

Réveil National ?

La guerre en Ukraine aura permis de découvrir tout à coup la folle politique de réduction des budgets militaires en Europe. Dans les démocraties, par définition, c’est le peuple qui a le pouvoir. Or ce peuple n’a aucune compétence pour analyser les évènements, faire la moindre prospective pour organiser l’avenir, et finalement exercer ce pouvoir. Quant à ses élus qui devraient faire ce travail pour ledit peuple, ils n’ont d’autre souci que d’être réélus, et, pour se faire applaudir, surfent sur les lubies du moment de ce peuple incompétent. Voilà comment tout part à vau-l’eau. C’est ainsi que, pour les nouvelles générations bisounours qui n’ont jamais connu de guerre, l’armée ne servait à rien. Alors, les élus en ont réduit les budgets, de  mandat en mandat. Tout à coup, l'on se réveille, on prend peur, on réarme, mais c’est trop tard. Le même scénario désolant se joue avec l’énergie. Une catastrophe mondiale arrivera un jour qui fera découvrir que pour survivre, l'humanité a besoin d’énergie abondante et accessible à tous. Alors, on abandonnera les gadgets pour réinvestir dans le nucléaire, seule réserve à la hauteur des enjeux. Et que dire de l’extravagante folie qui s’est emparée du domaine de la biologie qu’on ose encore appeler bioéthique ? PMA pour lesbiennes, GPA pour gays, avortements en libre service, manipulations génétiques d’embryons humains… Croit-on éviter le désastre génétique et social qui s’annonce ? Alors, une fois encore, le peuple se réveillera affolé, et les élus surfeurs essaieront de combattre piteusement ce qu’ils ont laissé faire, voire encouragé parce que c’était bon pour leurs sondages. 

La démocratie ne fonctionne que chez des peuples éclairés. La vieille Europe a dépassé ce stade, et est entrée dans sa phase de décadence intellectuelle et morale.  Faudra-t-il tous ces coups de semonce douloureux pour sonner le réveil ? Si j’avais un parti politique à créer, je l’appellerais peut-être RN. Mais cela voudrait dire  Réveil National. 

samedi 27 juillet 2019

Énergie nucléaire

Aux commentaires simplistes qui jaillissent un peu partout à propos des difficultés d’EDF à lancer l’EPR de Flamanville, je veux faire observer que l’énergie de l’Univers est nucléaire. Ce n’est pas le vent qui éclaire et réchauffe le monde, mais l’atome ! Ce n’est pas le vent qui déclencha le big bang, mais l’atome ! Ce n’est pas le vent qui créa la vie, mais l’atome ! 
Il y a dans quelques grammes de matière autant d’énergie que l’on sait en produire en faisant brûler des milliers de tonnes de charbon. Si l’on savait récupérer toute l’énergie contenue dans un seul gramme de noyaux atomiques, on pourrait faire faire plusieurs fois le tour du monde au plus gros des Airbus.
Si la Création a eu pour but d’engendrer l’humanité, elle a eu la sagesse de lui fournir, dissimulée au cœur des atomes, la colossale énergie dont elle va avoir besoin pour se développer et atteindre son destin. 
La foule de nos enfants et de leurs enfants qui se bousculeront sur notre planète réclameront pour vivre une énergie à consommer que ne pourront fournir indéfiniment les combustibles fossiles, pétrole et gaz, accumulés par la nature pendant des millions d’années, et dilapidés en quelques dizaines d’années. Version moderne de la guerre du feu, les hommes s’entre-tueront pour cette énergie, pour vaincre la malnutrition ou le manque d’eau potable. Quelques moulins à vent n’y suffiront pas. 
Saurons-nous domestiquer cette énergie de l'atome pour construire à notre tour le monde dont nous avons hérité ?
— Mais la bombe, direz-vous ? L’humanité s’anéantira avant de savoir maîtriser l’atome !
— Avec l’énergie nucléaire, l’humanité peut s’anéantir. Sans elle, elle est sûre de disparaître. Fallait-il que l’homme n’inventât pas le feu afin de ne pas risquer fabriquer des armes du même nom ? Les hommes sauront-ils utiliser avec sagesse ce colossal gisement quasiment illimité, mis à leur disposition par la Création prévoyante, et dissimulé au fond des noyaux atomiques, au cœur de la matière dont ils sont façonnés ? Si, développer la recherche atomique pour utiliser l’arme de destruction massive est une horreur, permettre l’accès pour tous à cette énergie, y compris pour les plus pauvres, est un devoir. Une personne meurt de faim ou de soif toutes les cinq secondes dans le monde. L’équivalent d’une ville comme Lyon rayée de la carte tous les mois ! Et ce malheur touche particulièrement les enfants, les plus vulnérables. Faut-il regarder et ne rien faire ? Se contenter de bicyclettes et d’éoliennes ? Personne n’a donc compris que l’évolution est exponentielle, que la bombe de la famine va éclater dans les prochaines années, que nos enfants seront face à un problème décuplé ? Or la famine, c’est avant tout un problème d’énergie. On ne la trouvera pas, cette énergie, en quantité suffisante ailleurs que dans l’atome ! Encore faut-il que le hommes apprennent à s’en servir. C’est ce que font certains d’entre nous. Qu'ils en soient remerciés, ils ont entre les mains, tout simplement, l’avenir de l’humanité.
(Extraits du livre de Bernard Huet "Le Ciel du ciel" Éditions ID France Loire)

vendredi 21 juin 2019

EPR de Flamanville

Parce qu’il y a des soudures à refaire dans le bâtiment de la centrale électrique en construction, le Figaro-bobo titre : « Nucléaire : L’EPR de Flamanville tourne au fiasco industriel ». Quelle tristesse de voir ce journal auquel je fus fidèle pendant trois quarts de siècle tourner ainsi  aujourd’hui au "fiasco intellectuel" ! Car enfin ! De quoi s’agit-il ? De l’humanité de demain. De l’énergie colossale qu’il faudra aux dix milliards de nos descendants pour qu’ils survivent, et auxquels les gadgets à la mode n’apporteront rien. 
« Version moderne de la guerre du feu, les hommes s’entre-tueront pour de l’énergie ; pour vaincre la malnutrition ou le manque d’eau potable. On ne la trouvera pas, cette énergie colossale, ailleurs que dans l’atome ! Les atomes sont les minuscules et innombrables accumulateurs qui stockent en leur sein la formidable dotation originelle d’énergie nécessaire à l’évolution de l’humanité. Il y a dans quelques grammes de matière fissile autant d’énergie que l’on sait en produire en faisant brûler des tonnes de charbon ou de pétrole ! Saurons-nous utiliser avec sagesse ce colossal gisement quasiment illimité, mis à notre disposition par la Création prévoyante, et dissimulé au fond des noyaux atomiques, au cœur de cette matière dont nous sommes façonnés ? Saurons-nous domestiquer cette énergie afin de construire à notre tour le monde dont nous avons hérité ? Oui, des accidents peuvent arriver, dramatiques pour les victimes. Mais, fallait-il que l’homme n’inventât pas le feu afin que ne tuent pas les armes du même nom ? Avec l’énergie nucléaire, l’humanité peut en effet s’anéantir. Mais sans elle, elle est sûre de disparaître. Nous avons le devoir d’investir lourdement en recherche pour maîtriser au plus vite ces techniques et les distribuer dans le monde entier. » (https://sites.google.com/site/idfranceloire/catalogue/bernard-huet-oser-penser-autrement)

mardi 11 juillet 2017

Du climat et de l'immigration…



Selon notre nouveau président, on ne peut pas “prétendre lutter efficacement contre le terrorisme si on n’a pas une action résolue contre le réchauffement climatique”…? Sans doute, mes gènes terriens (de souche) m’empêchent-ils d’accéder à cette haute pensée elliptique. Faut-il comprendre que, le réchauffement climatique étant, paraît-il, l’effet de notre pollution automobile, le terrorisme islamique : c’est la faute au gas-oil ? Le président nous laisse-t-il entrevoir la mise sur pied d’une redoutable armée d’éoliennes pour combattre victorieusement l’islamisme guerrier ? Heureusement qu’en France nous avons désormais Hulot au gouvernement ! Car, alors, la fermeture de nos centrales nucléaires va certainement en fiche un coup décisif aux terroristes ! Allez ! Trêve de plaisanteries ! Je crois bien que, cette fois, à vouloir voler au ciel, nous touchons le fond. 
Je ne sais si ce président n’a pas, en réalité, perçu une étincelle du problème qu’il n’a pas su interpréter ni exprimer. Ce qu’il fallait dire, c’est que l’invasion migratoire qui nous submerge ; par delà l’exploitation islamiste odieuse qui en est faite par des pseudo musulmans ivres de sang ; par delà également la complicité sans doute active des intérêts pétroliers en récession ; est née dans — et de — la misère des peuples africains, affamés par leur climat, par leur natalité exponentielle, et par leurs despotes souvent. Ce qu’il fallait dire, c’est qu’il faut dès lors aller combattre sur place cette situation climatique, sociale et politique. L’essor de l’humanité s’est toujours fait à partir des sources d’énergie. Énergie animale, jadis. Énergie électrique aux siècles derniers. Il faut aujourd’hui aller fournir, sur place, à ces populations l’énergie abondante qui les fera s’industrialiser, se sédentariser, s’organiser. L’enjeu est énorme, et bien entendu bien au-delà de l’échelle des solutions écologiques politiques du moment. Or, il y a dans tous les atomes de tous les grains de sable du Sahara plus d’énergie qu’il n’en faut pour nourrir, vêtir et instruire toute l’humanité. Nous avons les chercheurs, les ingénieurs, les techniciens qui maîtrisent suffisamment les premiers savoir-faire pour lancer dès aujourd’hui les investissements de ce plan mondial ambitieux. Ensuite, il faut travailler ferme à maîtriser les nouvelles technologies à l’étude, afin qu’un jour, les dix milliards d’êtres humains qui peupleront la Terre ne crient plus famine. 

vendredi 7 juillet 2017

L'Europe menacée

Plus j'y réfléchis, plus je pense que Daech, Al Qaida, etc. ne sont pas nés par hasard. En une époque où la fin du pétrole semble inéluctable, soit par assèchement des réserves, soit par l'avènement, enfin, de l'électrique, et donc du nucléaire, c'est de la survie des États arabes qu'il s'agit. Croit-on que ceux-ci vont se regarder mourir sans réagir, et retourner à leurs origines de bédouins ? La colonisation de l'Europe est leur seule issue. Leur plan se déroule. Et l'Europe ne voit rien venir. Elle n’a pas de chef qui puisse organiser sa défense. Ella n’a que des bavards. L’histoire dira que ce ne sont pas les royaumes arabes qui sont morts de la fin du pétrole, mais l'Europe !

lundi 30 novembre 2015

CO2

Dans Le Figaro du 30/11/2015 : 
1 - ”La production et la consommation d'énergie représentent les deux tiers des émissions de gaz à effet de serre D'ORIGINE HUMAINE" ! 
2 - Et, l’article, de désigner coupables, pèle-mêle, la consommation de pétrole, les centrales à charbon, les réacteurs nucléaires, par opposition aux éoliennes et au solaire. 
3 - Avec cette conclusion pour le moins absurde au sens de la logique mathématique : "la meilleur énergie est celle que l'on ne consomme pas" !!!

Sur cette dernière sortie : le propre de l’énergie, c’est d’être consommée. Sinon, ce n’est plus de l’énergie ! Quand on veut démontrer quelque chose, il faut au moins rester logique.
Sur le verdict du 2 : on voit, gros comme le nez sur la figure, ou plutôt gros comme une éolienne en Beauce, où sont les intérêts sous-jacents. Quant à accuser l’énergie nucléaire de produire du co2 et d’être responsable du réchauffement du climat de la Terre, cela relève au mieux de l’incompétence, au pire du “foutage de gueule”.  
Mais, remarque-t-on la galipette du raisonnement exprimé en ligne 1 ? On pourrait l’écrire autrement ; “le gaz à effet de serre D’ORIGINE HUMAINE provient de la production et de la consommation d’énergie de L’HOMME” !  Monsieur de La Palice n’aurait pas dit le contraire. Mais, lue en passant vite, cette phrase volontairement trompeuse laisse croire que l’Himalaya est en train de s’écrouler, et ses insondables fosses sous-marines de se combler, sous les coups de boutoirs de nos pots d'échappement. 
Décidément, l’écologie est une science trop sérieuse pour être confié aux écologistes. 

jeudi 2 janvier 2014

Climat


Les “experts“ climatologues australiens, chantres du réchauffement climatique d’origine humaine,  désireux de faire oublier la mésaventure de leur bateau coincé ces jours derniers par la banquise qu’ils croyaient en train de fondre, allument aujourd’hui un contre-feu médiatique en pérorant sur une nouvelle découverte. L’Homme, décidément coupable de tous les méfaits, produirait tant de gaz carbonique en brûlant le pétrole, le gaz et le charbon qu’il compromettrait la formation des couches nuageuses basses qui nous protègent des rayonnements solaires, aggravant ainsi les prévisions déjà pessimistes des-dits experts. Voilà qui apporte de l’eau au moulin, si j’ose dire, de l’énergie nucléaire. Celle-ci est la seule qui ne produise pas de gaz carbonique, et qui, en plus, vaporise de l’eau dans l’atmosphère. Alors, vive les nuages ! Mais vive aussi les millions d’êtres humains que seule cette énergie abondante peut sauver de la soif, de la famine et de la misère !

lundi 21 octobre 2013

Faim et énergie


EDF et Areva, le groupe français leader mondial du nucléaire, ont reçu contrat de la Grande-Bretagne pour la fourniture et l’exploitation de deux centrales électriques de troisième génération, EPR.

L’atome civil, en France, c’est 2.500 entreprises et 220.000 emplois directs. Si l’Italie et l’Allemagne tournent actuellement le dos à cette filière énergétique, celle-ci couvre néanmoins 25% de la production d’électricité en Europe, sans émission de CO2.

Pourtant, deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas encore accès à l’électricité. Un milliard de personnes souffrent aujourd’hui de malnutrition. Ce chiffre d’affamés sera de 4 milliards en 2050. Nous vivons à la cadence de 200.000 habitants de plus tous les jours. Une ville par jour ! La consommation d’eau a été multipliée par 7 en un siècle. Or 60% de l’humanité manque encore d’eau potable. Un enfant meurt de faim ou de soif, dans le monde, toutes les six secondes. C'est la moitié de la population de l'agglomération parisienne qui disparaît tous les ans ! La bombe de la famine va éclater dans les prochaines années.

L’enjeu de l’énergie est mondial. Avec 9 milliards d’individus sur Terre en 2050, il va falloir doubler la production d’énergie.  Il y va de la survie de ces 9 ou 10 milliards d’êtres humains qui se bousculeront sur la Terre dans quelques dizaines d’années. Ils réclameront, pour survivre, une énergie que ne pourront fournir indéfiniment les combustibles fossiles, pétrole et gaz, accumulés par la nature pendant des millions d’années, et dilapidés en quelques dizaines d’années. Version moderne de la guerre du feu, les hommes s’entre-tueront pour l’énergie, pour vaincre la malnutrition ou le manque d’eau potable

Or la nature a mis à la disposition des Hommes une réserve colossale, inépuisable d’énergie. Sauront-ils l’utiliser avec sagesse ? Elle est dissimulée au plus profond de l’infiniment petit, au cœur du noyau des atomes dont tout, ici-bas, est construit. Les atomes sont les minuscules et innombrables accumulateurs qui stockent en leur sein la formidable dotation originelle d’énergie nécessaire à l’évolution de l’humanité. Un gramme de plutonium présente le même potentiel d’énergie qu’une tonne de pétrole. Si l’on savait récupérer toute l’énergie contenue dans un seul gramme de noyaux atomiques, on pourrait faire faire plusieurs fois le tour du monde au plus gros des Airbus. 

Oui, mais la bombe…? 
Ce n’est pas en privant l’humanité de son énergie vitale que l’on découragera la guerre, au contraire ! La lutte pour la survie poussera aux pires excès. Ceux qui ont inventé la bombe ne connaissaient pas les réacteurs électriques civils.

mardi 28 août 2012

Prix de l'essence


Hollande élu, l’essence devait baisser radicalement à la pompe ! La demande mondiale de pétrole qui se permet de dépasser l’offre et fait flamber les cours ? Le problème allait être réglé par la France socialiste toute seule ; la France qui compte pour 1% dans le monde et qui ne produit pas une goutte de pétrole. Et une majorité d’électeurs a cru cela ! 
Résultat : pour faire semblant, ce gouvernement, maintenant élu, pris au piège de ses mensonges, ruine un peu plus nos finances en rognant dans ses taxes, 2 ou 3 centimes par litre.  Ah! Cela va mieux ! Mais ce n’est pas fini. Ce même gouvernement va exiger (!…) que les sociétés pétrolières rognent aussi leur bénéfice. Rogneraient-ils tout que cela ne ferait baisser, là aussi, le prix à la pompe que de quelques pauvres centimes. Par contre, cela ferait fuir les actionnaires qui n’auraient plus rien à y faire, et une entreprise sans actionnaire meurt inexorablement comme un arbre sans sève. Alors oui, l’essence aura baissé, car il n’y aura plus de pompe.
Est-il possible de redevenir lucide un instant ? Si le pétrole est cher, c’est parce qu’il ne parvient plus, à lui tout seul, à satisfaire la demande d’énergie qui explose dans le monde. Et cela va aller en empirant avec l’inflation démographique. Le mouvement est parti, personne ne l’arrêtera. Tout le reste est démagogie, balivernes. 
Alors, si la France veut apporter sa contribution pour résoudre un problème planétaire (sauvons la planète…), elle doit œuvrer à trouver des solutions énergétiques de remplacement. L’électricité semble bien être, en l’état actuel des connaissances, la voie royale à emprunter. Mais l’électricité distribue, encore faut-il produire ! La quantité considérable de production qu’il faudra atteindre pour remplacer le pétrole ne se satisfera pas de gadgets écolos. Or, cette réserve colossale existe. Elle siège au cœur de la matière, nichée dans ce monde mystérieux de l’infiniment petit, dans l’atome, dans son noyau. Si l’on savait l’extraire, il y a dans un grain de sable plus d’énergie qu’il n’en faut au plus gros avion pour faire le tour de la Terre. Nos usines de production ont déjà des   résultats remarquables. Mais cette science n’en est qu’à ses débuts. Des balbutiements persistent, des accidents graves, parfois, hélas ! Mais, on ne renonce pas quand l’avenir de nos enfants est en jeu. Seul un effort volontariste de recherche et d’expérimentation dans la maîtrise de cette énergie résoudra durablement le problème du prix du pétrole et de son remplacement. Et là, la France pèse plus que 1% du monde. Sa compétence scientifique et technologique peut en faire un pays leader.  

mercredi 16 novembre 2011

Il faut sauver le nucléaire !


À l’heure dramatique où la politique marchande l’avenir de l’énergie nucléaire en échange d'urnes favorables, la presse pose la question : qui sont les gagnants et les perdants ? Les perdants, ce seraient à coup sûr nos enfants, leurs enfants et les enfants de leurs enfants.
Démographie
La population mondiale est passée de 1 à 7 milliards en deux siècles, dont le dernier milliard gagné dans ces dix dernières années seulement ! Deux milliards de terriens supplémentaires sont attendus dans les quarante ans à venir. Nous vivons à la cadence de 200.000 habitants de plus tous les jours. Une ville par jour !
Famine
La consommation d’eau a été multipliée par 7 en un siècle. Elle devra être divisée par trois dans les 20 ans si rien n’est fait pour y remédier. Or 60% de l’humanité manque déjà d’eau potable.
Aujourd’hui un milliard de personnes souffrent de malnutrition. Ce chiffre d’affamés sera de 4 milliards en 2050, qui nous réclameront de quoi vivre.
Un enfant, dans le monde, meurt de faim ou de soif toutes les six secondes. C'est la moitié de la population de l'agglomération parisienne qui disparaît tous les ans !
La bombe de la famine va éclater dans les prochaines années.
Production agricole
Le New York Times écrivait ceci récemment : « L’immense système agricole qui nourrit l’humanité est en danger. (…) L’offre ne suit plus la demande qui explose sous l’effet d’une démographie galopante et l’enrichissement des pays autrefois pauvres. (…) Ce déséquilibre a donné lieu à deux énormes hausses des cours des céréales. Le coût de certaines d’entre elles a plus que doublé. Pour des dizaines de millions de pauvres, ces augmentations ont aggravé la famine. (…) Les gens ne comprennent pas l’extrême urgence de la situation (…). Il faut absolument mobiliser les scientifiques pour apporter des réponses. »
Énergie
Par où passe la réponse à la pénurie d’eau potable et de nourriture, sinon par la mise à disposition d’une énergie abondante et accessible à tous ? Car, ce n’est pas l’eau qui manque sur la Terre, mais l’énergie pour la traiter et la distribuer partout dans le monde. 
La consommation d’énergie a été multipliée par 10 depuis un siècle. Elle devra à nouveau être multipliée par cinq d’ici 2050. 
L’enjeu de l’énergie est mondial. Il y va de la survie des 9 ou 10 milliards d’êtres humains qui se bousculeront sur la Terre dans quelques dizaines d’années. Ils réclameront, pour survivre, une énergie consommable que ne pourront fournir indéfiniment les combustibles fossiles, pétrole et gaz, accumulés par la nature pendant des millions d’années, et dilapidés en quelques dizaines d’années. 
Version moderne de la guerre du feu, les hommes s’entre-tueront pour de l’énergie ; pour vaincre la malnutrition ou le manque d’eau potable
C’est à chaque fois en domestiquant l’énergie que le genre humain a survécu jusqu’à ce jour. L’énergie animale d’abord ; l’énergie thermique ensuite, avec la machine à vapeur ; l’énergie du pétrole enfin. Qui peut imaginer ce que serait aujourd’hui l’humanité sans ces étapes capitales ? Sans doute n’existerait-elle simplement plus.
Quelle sera la quatrième marche de ce développement de l’humanité ? Quel bond colossal dans la domestication d’une énergie du futur, abondante et distribuée à tous, pourra répondre aux défis d’aujourd’hui ?
Gaspillages
À ce défi historique, l’écologie politique répond en termes de lutte contre les pertes et le gaspillage. Sans doute, mais en quoi les quelques économies d’eau de l’occident nanti vont résoudre les problèmes du reste du monde ?
On l’entend aussi s’insurger contre l’augmentation des terres cultivées, accusée de mettre en péril la biodiversité.
Ce n’est pas avec ce langage convenu, rabâché à la suite de la pensée à la mode sur les trottoirs de Paris, que l’on va sauver les quatre milliards d’affamés qui s’annoncent.
Solutions alternatives
Déjà, la consommation de charbon a fait un bond de plus de 50% ces dix dernières années. Nul n’ignore les désastres sur la santé mondiale que provoquent les rejets de cette combustion.
Mais, peut-on reprocher aux populations dites émergentes de Chine et d’Inde de recourir, pour survivre, à cette énergie qu’ils ont à leur disposition ?
Il est plus irréfléchi, quand on est “Vert“, de tourner la tête pour ne pas voir l’Allemagne rouvrir ses mines de lignite pour produire désormais son électricité.
Alors les éoliennes ? Il n’y a pas un technicien sérieux qui prétend que ce procédé est en mesure de répondre aux besoins colossaux actuels et à venir. 
Par contre, tous s’accordent pour signaler le danger qu’entraîne cette filière, en rendant nécessaire le recours complémentaire au charbon polluant.
La même remarque vaut pour le photovoltaïque. 
Et ce n’est pas en cumulant un peu de toutes ces alternatives qu’on inventera la solution du siècle.
Le nucléaire fait peur
Reste l’énergie atomique qui fait peur aux gens, peur que les “Verts“ exploitent pour se porter au pouvoir un peu partout.
Or, la catastrophe de Fukushima a fait moins de morts qu’une semaine de circulation sur nos routes de France. Alors, si l’on veut, pour se protéger soi-même, arrêter le nucléaire, il faut aussi arrêter de rouler en voiture. 
Entre Tchernobyl et Fukushima, le cumul des années de fonctionnement de toutes les centrales nucléaires du monde est, selon Aréva, de 9000, sans aucun accident.
Les déchets nucléaires font peur
L’industrie chimique produit 2,5 tonnes de déchets par Français et par an, dont 100 kg toxiques. 
L’industrie nucléaire en produit moins de 400 kg, dont 4 kg toxiques.
La bombe fait peur
C’est de l’énergie civile qu’il s’agit, non de l’arme atomique. 
Le développement de l’arme atomique s’est toujours fait sans liaison avec celui de l’énergie civile. Arrêter l’énergie civile n’empêchera pas ceux qui le veulent de fabriquer des bombes.
Et puis, fallait-il que l’homme n’inventât pas le feu, de peur de fabriquer des armes du même nom qui, nous le savons aujourd’hui ont fait des millions de morts ?
Avec l’énergie nucléaire, l’humanité peut en effet s’anéantir. Sans elle, elle est sûre de disparaître. 
Réserve d’énergie
La nature a mis à la disposition de l’Homme une réserve colossale, inépuisable d’énergie. Elle est dissimulée au plus profond de l’infiniment petit, au cœur du noyau des atomes dont nous sommes tous construits, comme toute la matière qui nous entoure. 
Les atomes sont les minuscules et innombrables accumulateurs qui stockent en leur sein la formidable dotation originelle d’énergie nécessaire à l’évolution de l’humanité. 
Il y a dans un grain de sable plus d’énergie, si l'on savait  aller la chercher, que dans mille barils de pétrole. 
Il y a dans quelques grammes de matière autant d’énergie que l’on sait en produire en faisant brûler des milliers de tonnes de charbon.
Un gramme de plutonium offre autant d’énergie qu’une tonne de pétrole ! 
Si l’on savait récupérer toute l’énergie contenue dans un seul gramme de noyaux atomiques, l’on pourrait faire plusieurs fois le tour du monde dans le plus gros Airbus. 
Les hommes sauront-ils utiliser avec sagesse ce colossal gisement quasiment illimité ?
Excellence française 
L’industrie nucléaire française voulue par De Gaulle et Pompidou est une des rares compétences nationales dont les Français peuvent être fiers.
La France peut devenir le leader, en Europe, de la révolution énergétique qui, de toute façon, va se produire, avec ou sans elle, avec ou sans les “Verts“.
Et l’on voudrait jeter cela aux orties ! À l’aube d’une époque où l’on va se battre dans le monde pour l’énergie, l’eau, la nourriture…
Conclusion
Nous avons le devoir d’investir lourdement en recherche pour maîtriser au plus vite ces techniques et les distribuer dans le monde entier.
De quel droit voudrions-nous interdire aux populations actuellement pauvres, le secours de cette énergie qui, seule, peut leur apporter l’eau potable et la nourriture qui leur manque cruellement ?
Les “Verts“ ne semblent pas se soucier de ce problème. Ils parlent de “sauver la planète”, mais c’est à leur jardin personnel qu’ils pensent.
Si, développer la recherche atomique pour utiliser l’arme de destruction massive est une horreur, permettre l’accès pour tous à cette énergie, y compris pour les plus pauvres, est un devoir.

vendredi 14 octobre 2011

Famine


Une demi-page dans Le Figaro de ce jour, sous le titre “Comment nourrir 9 milliards d’hommes en 2050 ?“.  Et cette introduction : « Un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde. (…) Qu’en sera-t-il en 2050 quand il faudra nourrir 9 milliards de bouches, contre 7 aujourd’hui ? »
Enfin un sujet essentiel, je m’y précipite. Hélas ! Pas un début de solution, sauf « la lutte contre les pertes et le gaspillage », en n’oubliant pas de préciser « sans dégrader l’environnement et sans augmenter la surface des terres arables au risque de mettre en péril la biodiversité » !
C’est avec ce langage convenu, rabâché à la suite de la pensée à la mode sur les trottoirs de Paris, que l’on va sauver le milliard d’affamés d’aujourd’hui, et les deux milliards de nouveaux venus qui s’y ajouteront !
Si nos ancêtres se nourrissaient jadis de cueillette, ils ont pu surmonter une première fois leur inflation démographique en apprenant à domestiquer l’énergie, l’énergie animale en ces temps. Si leurs descendants ont pu survivre à nouveau à l’ère industrielle, c’est parce qu’ils ont appris à domestiquer la vapeur. Et puis, il y a eu l’énergie du pétrole. Et aujourd’hui ? Il est temps, si l’on veut faire face au défi considérable qui se profile, d’apprendre à notre tout à domestiquer une source nouvelle d’énergie, à la hauteur de l’enjeu.
Ce ne sont pas les gadgets éoliens à la mode dans l’occident nanti qui vont résoudre le problème posé pour en Asie, en Inde, en Afrique. 
La source d’énergie du futur, des millénaires futurs, existe. Suivez mon regard. Il faut seulement fermer la télé et ouvrir les yeux.

dimanche 12 juin 2011

Pénurie alimentaire, et énergie nucléaire.

Sous le titre “Le siècle de la faim“, Le Figaro du 11 juin 2011 publie un article fort intéressant du New York Times dont voici quelques extraits.
« L’immense système agricole qui nourrit l’humanité est en danger. (…) L’offre ne suit plus la demande qui explose sous l’effet d’une démographie galopante et l’enrichissement des pays autrefois pauvres. (…) Depuis 2007, ce déséquilibre a donné lieu à deux énormes hausses des cours des céréales. Le coût de certaines d’entre elles a plus que doublé. Pour des dizaines de millions de pauvres, ces augmentations ont aggravé la famine. (…)
Selon les plus récentes prévisions des Nations Unies, la population mondiale atteindra 10 milliards d’habitants d’ici à la fin de ce siècle, soit 3 milliards de plus qu’aujourd’hui. Cela signifie que dans les années à venir, la production alimentaire va probablement devoir doubler. (…) Les terres disponibles se font rares, les réserves d’eau baissent, la température monte, le climat est devenu erratique et le système alimentaire donne de sérieux signes d’instabilité.
Vers la fin du XXe siècle (…) la demande humaine et animale de nourriture (a commencé) à décoller, en partie parce que l’Asie devenait plus prospère. Des millions de gens ont ajouté à leur régime alimentaire de la viande et des produits laitiers, dont la production exige des céréales. La conversion d’une grande partie de la récolte de maïs américaine en éthanol a contribué à l’explosion de la demande. (…)
En 2007-2008, les stocks de céréales étant faibles, les cours ont doublé ou triplé. Les pays ont commencé à faire des réserves, et les citoyens paniqués se sont rués sur la nourriture. Des émeutes de la faim ont éclaté dans plus de 30 pays. (…) Selon les prévisions récentes de l’organisation caritative Oxfram, les prix des denrées alimentaires augmenteraient d’au moins 100% d’ici à 2030. (…)
La croissance urbaine grignote les terres agricoles et prive d’eau les fermiers. Dans certains des greniers du monde, les agriculteurs vident les aquifères beaucoup plus rapidement que la nature ne peut les reconstituer. (…) Ces dix dernières années, les précipitations ont été plusieurs fois inférieures à la normale. Et le nord du Mexique est situé sur une ceinture qui, tout autour de la planète, devrait s’assécher encore à cause de l’effet de serre. (…)
Les gens ne comprennent pas l’extrême urgence de la situation (…). S’il y a pénurie de nourriture, nous serons dans une situation très désagréable (…). Il faut absolument mobiliser les scientifiques pour apporter des réponses. » 
Et voilà le moment que choisissent les adeptes de l’écologie pour tenter de provoquer l’arrêt de la recherche sur le nucléaire et son énergie irremplaçable. Ils n’ont pas compris que le problème de l’eau est un problème d’énergie. Ce n’est pas l’eau qui manque, la mer n’est pas encore vide, mais le besoin d’énergie abondante et bon marché est immense, pour traiter cette eau, la transporter et la distribuer. 
J’ai abordé cette vision du problème dans mon livre “Le Ciel du ciel“ (aux Éditions Publibook) dont voici un extrait.
« On ne la trouvera pas, cette énergie, en quantité suffisante ailleurs que dans l’atome !Il y a dans quelques grammes de matière autant d’énergie que l’on sait en produire en faisant brûler des milliers de tonnes de charbon. Si l’on savait récupérer toute l’énergie contenue dans un seul gramme de noyaux atomiques, l’on pourrait faire faire plusieurs fois le tour du monde au plus gros Airbus. La Création a eu la sagesse de fournir, dissimulée au cœur des atomes, la colossale énergie dont l’humanité va avoir besoin pour se développer et atteindre son destin. 
— Mais la bombe, direz-vous ? L’humanité s’anéantira avant de savoir maîtriser l’atome ! 
— Avec l’énergie nucléaire, l’humanité peut en effet s’anéantir. Sans elle, elle est sûre de disparaître. Fallait-il que l’homme n’inventât pas le feu afin de ne pas risquer fabriquer des armes du même nom ? Les hommes sauront-ils utiliser avec sagesse ce colossal gisement quasiment illimité, mis à leur disposition par la Création prévoyante, et dissimulé au fond des noyaux atomiques, au cœur de la matière dont ils sont façonnés ? Si, développer la recherche atomique pour utiliser l’arme de destruction massive est une horreur, permettre l’accès pour tous à cette énergie, y compris pour les plus pauvres, est un devoir.
La foule de nos enfants et de leurs enfants qui se bousculeront sur notre planète à la fin de ce siècle, réclameront pour vivre une énergie à consommer que ne pourront fournir indéfiniment les combustibles fossiles, pétrole et gaz, accumulés par la nature pendant des millions d’années, et dilapidés en quelques dizaines d’années. Version moderne de la guerre du feu, les hommes s’entre-tueront pour cette énergie, pour vaincre la malnutrition ou le manque d’eau potable. Mais aussi pour construire sur Terre et dans l’espace un cadre de vie à la dimension de l’humanité de demain. Quelques moulins à vent n’y suffiront pas. Saurons-nous domestiquer cette énergie aux seules fins de construire à notre tour le monde dont nous avons hérité ?
Une personne meurt de faim ou de soif toutes les cinq secondes dans le monde. L’équivalent d’une ville comme Lyon rayée de la carte tous les mois ! Et ce malheur touche particulièrement les enfants, les plus vulnérables. Faut-il regarder et ne rien faire ? Se contenter de bicyclettes et d’éoliennes ? Ne pas vouloir voir plus loin que le bout de son confort ? Personne n’a donc compris que l’évolution est exponentielle, que la bombe de la famine va éclater dans les prochaines années, que nos enfants seront face à un problème décuplé ? 
De quel droit voudrions-nous interdire aux populations actuellement pauvres, le secours de cette énergie, l’eau potable et la nourriture qu’elle leur apportera ? Ceux à qui la providence a donné le savoir et la richesse n’ont pas le droit de garder pour leur seul confort les bienfaits de l’énergie abondante et propre que la nature a mise à la disposition de l’humanité tout entière, au cœur de l’atome et de son noyau. Ils ont désormais le devoir d’investir lourdement en recherche pour maîtriser au plus vite ces techniques et les distribuer. »

jeudi 14 avril 2011

Domestication de l'énergie

L’émergence et le développement de l’humanité se sont opérés autour de trois mutations fondamentales du savoir : 
1- La domestication du feu et de son énergie, il y a quatre ou cinq cent mille ans. La mécanisation en est issue, avec la combustion des carburants fossiles. Les guerres meurtrières aussi, mais qui peut imaginer ce que serait aujourd’hui l’humanité sans cette étape capitale ? Sans doute n’existerait-elle simplement plus. 
2- La domestication de l’énergie animale, il y a neuf mille ans. J’invite les auteurs de science-fiction à songer à ce que serait l’homme, aujourd’hui, s’il était devenu l’esclave énergétique de quelque créature qui l’eût intellectuellement dominé.
3- La domestication de l’électricité et de son énergie, il y a trois siècles. Elle fut la découverte essentielle qui permit la diffusion de l’énergie en tous points de la Terre. La communication entre les hommes en découle, dont on observe aujourd’hui l’explosion.
Quelle sera la quatrième marche de cette hominisation ? Nous en vivons les prémices, nous sommes contemporains de sa naissance.  
À quel redoutable problème est confrontée l’humanité de demain, celle de nos enfants et de leurs enfants ? À son nombre d’individus. À l’horizon 2050, les projections les plus modestes annoncent au moins neuf milliards d’hommes et de femmes, trois pour deux aujourd’hui, qui se bousculeront sur Terre, qui se feront la guerre pour l'eau et la nourriture.  Déjà, chaque année, six millions de personnes meurent de faim ou de soif dans le monde, une toutes les cinq secondes.
Seul un bond colossal dans la domestication d’une énergie nouvelle, abondante et distribuée à tous, pourra répondre à ce défi. Or la nature a mis à la disposition de l’Homme une réserve colossale, inépuisable d’énergie. Elle est dissimulée au plus profond de l’infiniment petit, au cœur du noyau des atomes dont nous sommes tous construits, comme toute la matière qui nous entoure. Il y a dans un grain de sable plus d’énergie, si l'on savait  aller la chercher, que dans mille barils de pétrole. Alors, oui, avec cette énergie, l'humanité peut s'anéantir, mais sans elle elle est sûre de disparaître.

vendredi 18 mars 2011

Les enjeux du nucléaire

Les angoisses ressenties par chacun à la suite des accidents de centrales électriques japonaises sont légitimes. Il serait gravement fautif de ne pas en tirer les enseignements techniques. Moins légitime, voire lamentable, est l’attitude de certains qui n’ont pas eu honte de tirer profit de ces drames pour améliorer leurs sondages. Or l’enjeu de l’énergie nucléaire ne se limite pas au confort de quelques Occidentaux déjà nantis, et qui en parlent en ne pensant qu’à eux. Sans doute, ceux-là peuvent-ils renoncer à une part de leur bien-être, mais en quoi cela va-t-il résoudre le problème de l’humanité ? Car l’enjeu de l’énergie est mondial. Il y va de la survie des 9 ou 10 milliards d’êtres humains qui se bousculeront sur la Terre dans quelques dizaines d’années.
Une personne meurt de faim ou de soif toutes les cinq secondes dans le monde. C'est la moitié de la population de l'agglomération parisienne qui disparaît tous les ans ! Et ce malheur touche particulièrement les enfants, les plus vulnérables. L’évolution démographique est exponentielle. La bombe de la famine va éclater dans les prochaines années. La population mondiale s’accroît chaque jour de 200.000 bouches supplémentaires. Il y aura 1,5 milliard d’affamés en 2050 qui nous réclameront de quoi vivre. La foule de nos enfants et de leurs enfants qui se bousculeront sur la Terre à la fin de ce siècle réclamera pour vivre une énergie consommable que ne pourront fournir indéfiniment les combustibles fossiles, pétrole et gaz, accumulés par la nature pendant des millions d’années, et dilapidés en quelques dizaines d’années. Version moderne de la guerre du feu, les hommes s’entre-tueront pour de l’énergie ; pour vaincre la malnutrition ou le manque d’eau potable ; pour construire sur Terre et dans l’espace un cadre de vie à la dimension de l’humanité de demain. 
Car la famine, c’est avant tout un problème d’énergie. L’eau ne manque pas sur Terre, avec laquelle l’on saura produire la nourriture. C’est d’énergie que l’on aura besoin, en quantité et accessible à tous, pour rendre cette eau potable, pour la dessaler et la distribuer, pour cultiver, pour faire tourner des usines, pour produire le nécessaire. Devant les 9 ou 10 milliards d’êtres humains prévus en 2050, nous sommes condamnés à doubler la production mondiale d’énergie.
Ce n’est pas avec quelques éoliennes intermittentes, même plantées en rangs serrés autour du globe, que l’on réglera ce problème. On ne la trouvera pas, cette énergie colossale, ailleurs que dans l’atome ! Les atomes sont les minuscules et innombrables accumulateurs qui stockent en leur sein la formidable dotation originelle d’énergie nécessaire à l’évolution de l’humanité. Il y a dans quelques grammes de matière autant d’énergie que l’on sait en produire en faisant brûler des milliers de tonnes de charbon. Un grain de plutonium offre autant d’énergie qu’une tonne de pétrole ! Si l’on savait récupérer toute l’énergie contenue dans un seul gramme de noyaux atomiques, l’on pourrait faire plusieurs fois le tour du monde dans le plus gros Airbus. 
Saurons-nous utiliser avec sagesse ce colossal gisement quasiment illimité, mis à notre disposition par la Création prévoyante, et dissimulé au fond des noyaux atomiques, au cœur de cette matière dont nous sommes façonnés ? Saurons-nous domestiquer cette énergie afin de construire à notre tour le monde dont nous avons hérité ?
Oui, des accidents peuvent arriver, dramatiques pour les victimes. Mais, fallait-il que l’homme n’inventât pas le feu afin que ne tuent pas les armes du même nom ? Avec l’énergie nucléaire, l’humanité peut en effet s’anéantir. Mais sans elle, elle est sûre de disparaître. Nous avons le devoir d’investir lourdement en recherche pour maîtriser au plus vite ces techniques et les distribuer dans le monde entier.

dimanche 19 septembre 2010

Mourir de soif.

Un enfant, dans le monde, meurt de faim ou de soif toutes les six secondes. Quatre milliards d’êtres humains sur la Terre (60% de l’humanité !) manquent d’eau potable. Or, ce n’est pas l’eau qui manque, mais l’énergie abondante et bon marché pour la traiter et la distribuer partout dans le monde. Est-ce en plantant des éoliennes en Beauce, par exemple, que l’on va apporter à ce problème angoissant le moindre début de solution ? Il est vrai que l’écologie moderne ne s’angoisse pas pour ces considérations là. Son problème c’est son jardin perso, “ma planète à moi que les autres salissent”. Ils parlent de “sauver la planète”, mais c’est à eux qu’ils pensent. Qui se soucie de “porter secours aux autres”, et en particulier à ceux qui ont soif ? Non pas en leur distribuant des camions de bouteilles d’eau ; cela ne résout rien. Mais en investissant massivement les richesses mondiales dans le développement et la distribution de la seule énergie capable de juguler ce fléau. Une énergie colossale, dissimulée au cœur de la matière, par la nature généreuse et prévoyante, et que les hommes commencent à savoir extraire et maîtriser. S’il reste beaucoup à faire, que ceux qui ont peur pour leur sécurité personnelle pensent à ceux qui ont soif.