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mercredi 31 décembre 2025

Marie, mère de Dieu !

En ce 1er janvier les chrétiens fêtent la Vierge Marie, mère de Dieu ! Voila qui interpelle, et voilà qui fit polémique au cours des âges. Comment une créature de Dieu peut-elle enfanter son Créateur ? Et pourtant, l'Église a fait sien ce mystère depuis le concile d'Éphèse en 431. Elle célèbre cet évènement majeur chaque 1er janvier. Essayons de comprendre.

1°) Marie est enceinte de Jésus. Jusque là, tout le monde comprend. Mais elle est vierge ! Là, on ne comprend plus. Évidemment, on peut toujours nier ce fait. Alors, inutile de poursuivre la lecture. Or Dieu a décidé d'apparaître dans sa création. Il aurait pu choisir de se montrer tout-à-coup, quelque part sur Terre, sous les traits d'un homme adulte, et de dire « Je suis Dieu ». Aurait-Il été reconnu comme tel ? Il a choisi de s'incarner en un embryon dissimulé au sein de sa servante du Temple, Marie. Dieu est Esprit ; son apparition, son surgissement en Marie, n'est pas un acte physique, et n'altère donc en rien la virginité de celle-ci. Dieu, Esprit, pense Jésus, et engendre ainsi son fils qui devient son incarnation.

2°) Neuf mois plus tard, Marie contemple à ses pied, sur la paille de l'étable où elle a trouvé réfuge, son divin bébé qui n'a toujours pas altéré sa virginité. Dieu, Esprit, a choisi d'apparaitre cette fois sous les traits d'un nouveau né. Alors commence la vie terrestre de Dieu fait homme. 

3°) Trente-trois ans plus tard, la Résurrection, le "re-surgissement" de Dieu hors du tombeau, révèlera aux incrédules que Jésus était bien Dieu.

Alors, Marie mère de Dieu ? Oui, à l'évidence ! 

dimanche 21 décembre 2025

Noël 2025. Ode à Marie, princesse.

 

La piété populaire se recueille tous les ans sur le souvenir ému de la Sainte Famille entourant Jésus sur la paille d'une étable, parce qu'elle n'avait pas trouvé refuge dans les auberges de Bethléem. Comment imaginer que, dans ce peuple hébreu profondément ouvert à Dieu, il ne se soit trouvé personne pour venir en aide à une jeune femme devant accoucher ? 

En réalité, ce pays de Canaan qui ne s'appelait pas encore Palestine, où se produisit le big bang chrétien qui vit le Dieu unique surgir en sa création, regroupait des peuples nomades en deux royaumes, Israël au Nord, Juda au Sud. L'Empire romain avait envahi ces deux pays, destitué les princes souverains, et nommé à leur place un homme à eux, Hérode. Le prince déchu du royaume d'Israël s'appelait Joachim. Avec sa femme Anne, ils se désolaient de ne pas avoir de descendance. Esséniens, ascètes volontaires du judaïsme, leur foi les sauva qui leur accorda tardivement une fille. Ils la nommeront Marie, Mariam en araméen qui était leur langue et qui veut dire "la petite princesse" selon l'excellent ouvrage de Pierre Perrier. ("Marie, mère de mémoire" - Ed Jubilé). Ainsi, la petite Marie deviendrait princesse héritière du royaume d'Israël. Mais, pour cela, il lui fallait un époux. Or, ses parents, soucieux de son avenir, avaient confié leur petite princesse au service du Temple. Siméon le Grand-prêtre en fut son tuteur, et Hillel, le doyen et le plus savant des rabbins de Jérusalem, fut son précepteur. Ce sera Siméon qui choisira Joseph parmi les prétendants possibles, pour devenir le mari de la princesse de Galilée. Or Joseph était, de son côté, le prince héritier du royaume de Juda. Hérode l'avait destitué en assassinant son père. Par ce choix, Siméon réunissait pour l'Histoire les deux royaumes du Nord et du Sud en une même main, celle de la descendance attendue de Marie. Lui savait que de Marie naîtrait le Messie tant attendu, et futur roi des Juifs. 

On comprend pourquoi Marie et Joseph se gardèrent bien de faire publiquement état de leurs titres aux portes des auberges. La violence anti chrétienne actuelle a commencé dès le premier jour : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive ». (Matthieu X, 34-42)

C'est ainsi que Marie, princesse servante du seigneur, adorait à ses pieds, sur la paille d'une étable où elle avait trouvé refuge, le divin bébé qui n'avait pas altéré sa virginité. C'était l'Esprit qui avait pris chair en elle. C'est encore l'Esprit qui se montrait à elle en ce jour saint. Ce sera à nouveau l'Esprit qui resurgira du tombeau du Christ trente-trois ans plus tard.

samedi 8 mars 2025

Lâcheté

Aucune société humaine ne peut perdurer sans spiritualité. Nos aïeux du paléolithique imploraient leurs dieux au fond des cavernes. Nos ancêtres gaulois appelaient les leurs aux sommets des bois, au plus près du ciel. Abraham apprit le Dieu unique à Moïse. Jésus  l'offrit au monde du sommet de sa Croix du supplice. 

Maintes formes de religions virent ainsi le jour au fil des temps. Elles s'entretuèrent parfois comme des sœurs ennemies. Dieu et le temps surent apaiser ces querelles sacrilèges. Sauf pour une qui persiste encore contre toute raison. Un athéisme subsista néanmoins en marge de ces multiples quêtes de Dieu. Un athéisme qui, n'ayant rien construit, ne peut prétendre être partie prenante de l'Histoire.

La France a bâti son histoire, sa culture, ses lois morales et sociales sur les fondations de cette chrétienté bimillénaire. L'édifice France montre sa chrétienté à la croisée de ses chemins et au cœur de ses villages. 

Nos élus ont mandat de défendre la France, les Français et les enfants de leurs enfants, face aux attentats, destructions et profanations qui se multiplient contre tout ce qui n'est pas islamiste. Le concept de laïcité destiné à garantir la neutralité de l'État en matière de religions a été détourné de son objet vers un combat laïcard anticlérical. L’argument de la "paix sociale"  pour justifier l'inaction est une lâcheté. C'est cette lâcheté qui encourage l'ennemi à nous attaquer.  

samedi 22 février 2025

L’être humain, un animal comme les autres ?

Dans une chronique du Figaro, Luc Ferry plaide avec véhémence contre la souffrance infligée volontairement aux animaux par l'homme. Nul ne saurait, sur ce point précis, lui donner tort. Il fait toutefois le distinguo subtil entre l'huitre et le chien... La frontière va être difficile à établir, s'il y en a une.

Mais, pourquoi faut-il que l'auteur pousse son raisonnement jusqu'à mettre en doute la différence entre l'homme et l'animal ? Il illustre son propos par l'inusable argument des 90% de gènes communs avec le chimpanzé ? L'être humain n'est-il donc qu'un sac de gènes ? « Darwin avait raison », affirme-il ; « tout le monde, y compris le pape (...) s’est rendu à l’évidence : la théorie de l’évolution est vraie » ? Et il ajoute : « les animaux, en tout cas ceux qui disposent d’un cerveau et d’un système nerveux développés, ne sont-ils pas eux aussi quelque peu humains ? », ce qui l'amène à sa question perverse : « L’être humain, un animal comme les autres ? ».

Ce renversement de paradigme fondé sur une non-démonstration m'afflige. J'y vois un homme enfermé comme une mouche dans son cachot matérialiste qui ne reçoit rien de la lumière de l'extérieur. Le big bang se serait produit tout à coup dans cet ici-bas aveugle, serait issu du néant par conséquent, et y aurait créé la matière. Mais, rien n'a pu provenir du néant, ou alors, ce n'était pas le néant ! La vie, ensuite, serait née de cette matière, par hasard. Mais, le hasard n'a pas pu trouver de vie dans l'inerte, ou alors ce n'était pas l'inerte ! 

Alors, pourquoi ya-t-il quelque chose ? Parce qu'il y a autre chose, et que la matière, comme la vie, sont entrés subrepticement dans la prison matérialiste par quelque interstice de la muraille. Cet interstice, ce petit trou, la science des hommes l'a trouvé. Il se cache au tréfonds de nous-mêmes, à la limite de cet infiniment petit où les milliards de particules dont tout est construit ici-bas cèdent la place à la vibration du vide. Or, que peut être cette vibration immatérielle de l'Au-delà, sinon celle d'une Pensée, de l'Esprit ?

C'est dans cet Au-delà de notre ici-bas qu'il faut admirer la Pensée créatrice de toute chose et de toute vie dont celle du sixième jour qui a créé l'être humain, image de l'Esprit pétrie dans la boue de ce monde. C'est cette Pensée créatrice qui a piloté jusqu'à nous l'évolution en question, laquelle n'est pas une théorie athée, mais bel et bien l'enseignement profond de La Genèse.

La preuve que l'être humain n'est pas un animal comme les autres ? Le Christ, Monsieur Ferry ! C'était hier à l'échelle des temps cosmiques.

lundi 23 décembre 2024

Le sens de Noël

M'est-il permis d'exprimer ici ce que tout mon être profond tente de me dire à propos de ce énième Noël pour moi ? 

C'est Élisabeth, la cousine de la Vierge Marie à qui celle-ci rendait visite, enceinte elle aussi, qui m'a donné la clef pour comprendre l'énorme évènement qui advint ce jour-là. Quand elle entendit Marie, l'enfant qu'elle portait tressaillit en elle, et elle s'écria : « D'où m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi » ? Comment Élisabeth savait-elle que le bébé que portait sa jeune cousine était son Seigneur, l'Esprit, Dieu fait chair dans le sein d'une jeune vierge de ce monde ? Le bébé qu'elle portait elle-même, lui, le savait qui avait tressailli à son approche. N'est-ce pas la preuve que les bébés humains, dès leur conception, sont les envoyés d'un l'Au-delà où s'exprime la vibration de l'immatériel, de la Pensée, de l'Esprit, vibration qu'ils perçoivent encore dans le secret de leur vie utérine ? Jean, l'enfant d'Élisabeth, avait reconnu Dieu en celui de Marie. Rien ne peut se comprendre dans le mystère de Noël, sans ce cri révélateur : « D'où m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi » ?

En ce Noël 2024, je fêterai la naissance de Jésus le Christ, bien sûr ! Mais ma pensée ira aussi vers Marie, cette jeune vierge de Galilée, bénie entre toutes les femmes de la Terre, à qui fut donné le privilège inouï de recevoir en son sein l'Esprit fait chair. 

dimanche 24 novembre 2024

Hosties volées

Je veux m'adresser aux voleurs d'hosties qui ont agi il y a quelques jours à Tours. 

Les ciboires que vous avez volés pourront peut-être vous rapporter quelques sous chez un brocanteur sans scrupules, mais cela en valait-il la peine – au sens pénal – ? 

Mais, parlons des hosties dont vous vous êtes emparés, et qui sont sans doute, à vos yeux, l'attribut de votre gloire. Vous saviez peut-être qu'il y a deux sortes d'hosties ; celles qui sortent de la fabrique, et ne sont qu'une petite galette de pain ; et celles que le prêtre a ensuite "consacrées". Celles-ci s'identifient dès lors au corps de Christ, c'est-à-dire à Dieu incarné. Comment ce mystère est-il possible ? Par la volonté du Christ lui-même qui, il y a deux mille ans, en a transmis le pouvoir à ses disciples jusqu'aux prêtres d'aujourd'hui : « Ceci est mon corps... Vous ferez cela en mémoire de moi ». En volant ces hosties-là, c'est bien Dieu que vous avez voulu voler ! 

Or, il y a quelque chose que vous n'aviez pas compris. C'est que l'hostie consacrée, si elle est bien devenue puissance divine incarnée, ne se révèle pour vous pleinement ce qu'elle est, que lorsque, d'une part, elle vous est remise par les mains du prêtre, disciple mandaté par le Christ et muni des pouvoirs, et que, d'autre part, vous la recevez comme telle, c'est-à-dire conscient de Ce que vous recevez. La foi est un mystère interactif ! Que diriez-vous d'un voleur démuni de tout odorat, qui voudrait voler un parfum ? Il briserait le flacon, mais n'en sentirait rien ! Que diriez-vous d'un autre, peut-être sourd, qui voudrait détruire une musique ? Il  briserait le disque, mais n'atteindrait pas la mélodie ! 

Messieurs les voleurs, vous ne saviez pas tout cela ? C'est pourquoi nous ne vous en voulons pas. S'il en est encore temps, rendez les hosties au premier prêtre que vous rencontrerez. Il vous en offrira peut-être une, une seule. Alors, vous en sentirez le parfum céleste ; alors, vous en entendrez la divine symphonie.

jeudi 7 novembre 2024

Crémation

Mais, pourquoi y a-t-il tant d'adeptes de la crémation ? Qu'est-ce donc qui fait tout à coup rejeter le rite ancestral de l'inhumation ?

La presse s'est emparée du sujet à l'occasion de cette Toussaint pour en déduire, avec une belle unanimité, que c'était là « le symptôme de la déchristianisation de la société française, de la perte d'influence de l'Église et du vieux référentiel judéo-chrétien » (Le Figaro 2/11/2024). La franc-maçonnerie athée, laïcarde et anti catho s'offre là un petit plaisir à bon marché en prenant ses désirs pour des réalités. Car l'Église n'interdit plus la crémation depuis longtemps. Un enterrement n'est d'ailleurs nullement un sacrement et, parmi les tenants de la crémation, se comptent de nombreux chrétiens. La religion n'a donc rien à voir avec le problème, n'en déplaise à ces chroniqueurs un peu rapides !

On pouvait lire aussi que des considérations écologiques plaidaient pour la crémation qui ferait moins de mal à la divine planète que la fabrication du ciment du tombeau... C'est tellement stupide qu'il vaut mieux passer !

L'une des raisons les plus sérieuses de cet engouement crématoire me semble être que cela coûte moins cher qu'un tombeau et son monument funéraire. On ne veut pas mettre cette dépense à la charge des siens, ni même l'engager pour soi-même. Alors, une petite cérémonie au funérarium autour d'un cercueil en carton fera l'affaire.

L'autre raison est le déracinement des familles françaises. On ne demeure plus toute sa vie dans le village de ses ancêtres ! Beaucoup de personnes ne savent plus où il serait légitime pour eux de se faire enterrer. Alors, les cendres répandues dans la nature règlent le problème.

Tout cela est bien désolant. Car, enfin, de quoi s'agit-il ? À une époque où a germé l'idée, oh ! combien fausse, que « mon corps est à moi », faut-il rappeler que le respect à la dépouille humaine n'a pas sa raison d'être pour soi-même, mais pour les autres, Pour rendre hommage à tous ceux qui, dans le passé nous ont donné leurs gènes, et pour offrir des racines à tous ceux qui prendront dans l'avenir le flambeau dans cette course de relais qu'est la vie sur Terre. Croit-on être né du néant, et retourner au néant, méprisant ainsi tout ce qui était avant, et tout ce qui sera après ? 

L'homme est devenu homme, écrivait je crois Pierre Chaunu, le jour où il a enterré ses morts. Si, aujourd'hui, l'homme cesse d'enterrer ses morts,reste-t-il un être humain ? 

Le corps humain est un mystère. Représentation matérielle et temporelle d'une autre vérité, immatérielle, celle-là, et probablement atemporelle, il ne relève certes pas du code de la propriété. Les chrétiens le savent bien, qui affirment dans le credo cette spiritualité de l'être. Quant-aux athées, n'ont-ils jamais entendu parler de ces particules dont nous sommes tous faits, à la fois corpuscules matėriels et vibrations immatérielles omniprésentes ? Quand nous tenons le corps, mort ou vif, nous ne tenons qu'une infime partie de la créature humaine, mais une partie quand-même. Alors, le culte des ancêtres, c'est bien sûr le culte des âmes, mais c'est aussi celui des corps.

« Rupture anthropologique » disent les auteurs des articles évoqués ci-dessus. Je crois plutôt qu'il ne s'agit que des séquelles désastreuses de l'éducation post-soixante-huitarde née d'un accident de l'Histoire, et qui guériront par un autre accident.

samedi 26 octobre 2024

Notre-Dame payante !


La polémique qui oppose aujourd'hui les plus hautes autorités de France à l'idée de rendre payant l'accès à la cathédrale de Paris, et aux autres église bientôt, projette brutalement le spectacle d'une génération mutilée, amputée dès son plus jeune âge de toute ouverture spirituelle, de toute faculté à transcender la matérialité d'ici-bas. Séquelles dramatiques de l'enseignement soixante-huitard !

Une église catholique n'est pas une salle polyvalente. Elle n'est pas non plus une simple salle de prières comme les constructions, certes respectables, des autres religions. Nos églises catholiques sont des sanctuaires où règne la Présence Divine. Je ne suis jamais si près de l'Au-delà que dans la pénombre silencieuse de nos églises de campagne, que transperce à peine les flammèches vacillantes de quelques cierges suppliants. Dans ces Lieux Saints s'opère, pour qui le veut, la rencontre qui engendre la foi. Oui ! la foi n'est pas une croyance, mais une rencontre ! 

Personne n'est obligé d'y entrer, de solliciter cette rencontre. Me revient en mémoire une anecdote vécue. Je visitais cette année-là la superbe cathédrale d’Albi. Il y avait foule sur le parvis. Je remarquais un groupe de touristes qui discutaient fort, l’un d’eux s’écriant « vous n’allez pas rentrer là-dedans ! ». Le pauvre type avait les yeux qui lui sortaient des orbites tant il était paniqué à l’idée « d’entrer là-dedans ». J’ai eu envie de l’interpeller pour lui dire que j'en sortais, sain et sauf... Qu’est-ce qui pouvait bien provoquer une telle panique ? Avait-il peur des murs, des voûtes, des vitraux ? C'est de Dieu qu'il avait peur ! Ayant peur de Dieu, et ne pouvant L'atteindre, il croyait Le combattre en s'attaquant aux croyants... C’est sans doute la pire des situations : être contraint de faire semblant de ne pas croire ! Car, s'il avait peur de Dieu, c'est bien qu'il croyait en Lui ! Combat-on ce qui n'existe pas ?

Voilà pourquoi, faire payer ceux qui veulent rencontrer Dieu— et de plus garder l'argent ! — c'est plus qu'une malhonnêteté, c'est une bêtise crasse.

lundi 29 juillet 2024

Le sport et la bêtise

Les vraie victimes de ces scènes odieuse du spectacle d'ouverture des jeux olympiques 2024 de Paris sont : 1- Le sport. 2- La France. 

1- Qu'est-ce que le sport, sinon la sanctification de la beauté du corps humain ? On l'a appelé jadis la culture physique. Un art qui consiste à magnifier et préserver cette beauté jusqu'au podium de l'excellence. La laideur des chairs avachies dans la parodie grotesque du célèbre tableau de Léonard de Vinci n'est-elle pas d'abord une insulte à ce sport mondial ?

2- Deux milliards deux cent millions de chrétiens à travers le monde, près du tiers de sa population, se sont sentis insultés par ces déjections de bêtise. Mais, ce ne sont pas les chrétiens que celles-ci salissent ! Le Christ fut-il sali par les insultes qu'une populace lui adressait sur la croix de son supplice ? Quant à l'odieuse caricature de la reine décapitée, qui pensaient-ils salir ? L'amalgame que fait aujourd'hui le monde est entre les auteurs de ces méfaits et les Français. L'insultée, c'est la France !

Voilà où conduit le handicap de spiritualité dont souffrent trop de nos concitoyens. Magnifier le corps, oui ! Mais n'oublions jamais que le corps n'est qu'un aspect d'une autre vérité : l'esprit. 

dimanche 19 mai 2024

Pentecôte

Me revient en mémoire une anecdote vécue. Je visitais cette année-là la superbe cathédrale d’Albi. Il y avait foule sur le parvis. Je remarquais alors un groupe de touristes qui discutaient bruyamment, l’un d’eux s’écriant « vous n’allez pas rentrer là-dedans ! ». Le pauvre type avait les yeux qui lui sortaient des orbites tant il était paniqué à l’idée « d’entrer là-dedans ». J’ai eu envie de l’interpeller pour lui dire qu’il en sortirait sain et sauf, mais après tout, qu’il patauge dans sa bêtise ! Je ne suis ni bouddhiste, ni musulman, ni hindouiste, mais j’ai souvent visité des temples ou des mosquées sans ressentir la moindre gêne, en respectant même la dévotion des fidèles. Alors, qu’est-ce qui peut provoquer une telle panique métamorphosée en haine ? 

Au fond, quelle est la différence entre un croyant et un athée ? Les deux croient en Dieu ! Simplement, le premier a confiance en l'infinie bonté de Dieu, le second en a peur. Ayant peur de Dieu, et ne pouvant L'atteindre, il croit Le combattre en s'attaquant au croyant... C’est sans doute la pire des situations : être contraint de faire semblant de ne pas croire ! Car, s'il a peur de Dieu, c'est bien qu'il croit en Lui ! Sinon, pourquoi en aurait-il peur ? Combat-on ce qui n'existe pas ?

dimanche 5 mai 2024

Islamo-gauchisme

 

l'Islamo-gauchisme n'est pas ce que les média en disent. Ou alors, ce néologisme est un oxymore inattendu qui caricature le mariage de la carpe st du lapin. Car, qui peut imaginer qu'il y ait quelque compatibilité constructive entre l'idéologie anarchiste de l'extrême gauche et le rigorisme civiisationnel de l'islam ? En réalité, le mot s'est construit comme s'est élaborée la stratégie politicienne de la gauche, c'est à dire au mépris de toute logique sociétale, en visant seulement la captation d'une clientèle électorale nouvelle. 

Quel était le problème pour la gauche, ces dernières années ? Il était que le clientélisme des "travailleurs", au sens syndical du mot, s'effondrait à vue d'œil. C'était une évolution naturelle de la société. Non pas qu'il n'y eût plus de travailleurs au sens social ! Tout le monde en âge de travailler travaille dans ce pays, ou cherche un emploi. Mais l'image d'Épinal du "travailleur, travailleuse" esclave d'un patron dans son usine sordide était en train de disparaître, et c'est heureux. De sorte que la gauche, aujourd'hui, est devenue une idéologie d'intellectuels bobo-rêveurs, un peu déjantés qui, poussée à l'extrême, débouche sur l'impasse de l'anarchisme casseur. 

Évidemment, cela ne fait pas les gros effectifs de la gauche d'antan ! Alors, que faire, pour cette gauche en perdition ? Il fallut trouver des troupes de remplacement, dociles donc si possible miséreuses, faciles à "éduquer"donc si possible illettrées. Suivez mon regard, l'immigration massive était la solution ! Seulement voilà ! ces contingents nouveaux étaient massivement musulmans — ce qui, au passage, nous indique que les pays dont on s'enfuie sont le plus souvent des pays musulmans... —. 

Croyez-vous que les stratèges de ce remplacement d'effectif se soient inquiétés de ce point d'achoppement de leur stratégie ? Ils expliquent que la sacro-sainte laïcité — pardon pour ce nouvel oxymore — saura bien effacer la difficulté. Or, c’est faux ! Laïcité est un concept inexistant dans l'islam, un mot dont les musulmans ne comprennent pas le sens, par définition de leur propre religion. Laïcité et christianisme sont compatibles, laïcité et islam ne le sont pas du tout ! 

Voilà ce qui est en train de se mettre en place dans notre pays, à l'initiative de la gauche : un rapprochement explosif de deux civilisations incompatibles. Les crimes et agressions de toutes sortes qui se multiplient en ce moment sont les premières explosions qui précèdent la déflagration prochaine. On comprend pourquoi cette gauche crie si fort quand on lui parle de grand remplacement. C'est bien l'aveu qu'elle se sait responsable et fautive. Est-il encore temps d'arrêter cet embrasement général ? Qui pourra le faire ?

samedi 30 mars 2024

Catéchumènes

12000 adultes et adolescent ont demandé le baptême cette année en France, soit 31% de plus que l'année dernière. Certes, ce pourcentage ne veut rien dire, mais 12000 personnes, c'est 240 autocars ! 

J'ai relevé une phrase dans l'éditorial du Figaro de ce jour : "Tous témoignent de la découverte du Dieu fait homme, dont ils ont senti la présence dans leur vie, une rencontre qui les a comblés pleinement". J'ai souvent écrit ici et ailleurs que, si la croyance est le fruit de la raison, la foi est le fait d'une rencontre. Il est rassurant de vérifier, de temps en temps, que l'on pense juste. Certes, une telle rencontre est plus facile à discerner, à saisir, pour ceux qui, baptisés à la naissance, ont eu la chance de grandir dans une famille déjà baignée de l'Église du Christ. Pour ceux qui, au contraire, sont aujourd'hui les victimes du matérialisme borné enseigné depuis cinquante ans par l'anarchie soixante-huitarde recyclée en gauchisme fanatique, la reconnaissance sur leur propre chemin d'Emmaüs du visage de Dieu est une belle prouesse qu'il faut saluer. Cette foi-là est indestructible, et elle se multipliera d'elle-même. Je suis sûr que le point de bascule a été atteint. 

vendredi 8 mars 2024

Constitution taguée : et maintenant ?

Et maintenant ? Qu'y a-t-il de changé pour les femmes et les jeunes filles en proie au drame de l'avortement ? 

La faune politicienne s'est emparé du sujet pour en bâtir le château de cartes de ses prochaines élections. Ceux-là n'ont pas craint de se hisser sur le ventre de nos femmes, de nos filles pour en tirer profit. Demain, ces personnages sans honneur savoureront leur sinécure sur les moquettes de l'Europe, en tentant vainement d'étouffer les remords qui les accusent. Le remord, c'est peut-être cela, l'enfer. Mais, le drame des mères face à l'avortement ? Y ont-ils pensé ?

Il est étrange qu'aucun scientifique, aucun sachant des sciences de la vie, n'ait été entendu sur le sujet, en réplique aux flots d'inepties déversées dans la presse ou sur les réseaux sociaux. De quoi ont-ils peur ? Car, la science elle-même, peu suspecte pourtant de spiritualisme, nous a entre-ouvert, avec sa physique subatomique des particules, la porte d'un « vide quantique » qui n'est vide que de matière, mais plein d'un immatériel qui ne peut être qu'Esprit, une phénoménale Pensée. Ils ont découvert que la matière n'est matière que si notre monde la regarde. Mais, qu'elle échappe à l'œil des hommes, alors cette matière se révèle vibration de ce vide quantique, omniprésente hors de l'espace et du temps, vibration de l'Esprit, il n'y a pas d'autre mot pour le dire. N'est-ce pas là, la définition laïque du « Ciel du ciel » de saint Augustin ? Alors, cette vie mystérieuse qui nous interpelle à propos de l'avortement, n'est-elle pas la représentation matérielle ici-bas d'une colossale vibration de Pensée qui agite les milliards de particules de nos deux cellules génitrices ?

Est-il faux, dès lors, de dire que la vie qui procède de la fusion de deux cellules issues de deux êtres de sexes différents, est en réalité fusion de deux galaxies de particules, elles-mêmes vibrations d'une Pensée d'Au-delà ? 

Est-il faux de dire que chacune des ces deux cellules génitrices n'est pas, à elle seule, un organisme vivant puisqu'incapable de se reproduire seule, mais est la partition incomplète d'une symphonie de vie ? 

Est-il faux de dire que la troisième cellule issue de la fusion des deux précédentes est cette symphonie merveilleuse de la vie qui se reproduira désormais, si on la laisse faire, jusqu'à construire seule un être capable, à son tour, d'apporter sa semence à un nouvel être ? 

Est-il faux enfin de dire que cette cellule mixte première porte en elle la vie de l'être désormais en construction, donc qu'une vie humaine est en elle, lui a été apportée ?

Qu'on le veuille ou non, lors de la rencontre des deux gamètes sexuées, se produit le big bang de la création d'une vie humaine. Si l'Univers est né d'un big bang, aucune Administration de nos pays ne prétend décider à quel âge ultérieur ledit univers a eu le droit de s'appeler Univers. L'Administration n'a pas plus le pouvoir de décréter à quel âge l'embryon a le droit de s'appeler être humain. L'être humain est tout entier contenu dans la première cellule issue du big bang de le reproduction sexuée. Mettre fin à la vie de cette cellule, c'est en conséquence mettre fin à la vie d'un être humain.

Ceci étant, il apparaît clairement que notre constitution taguée ne va rien résoudre du drame de l'avortement.

Ce drame que les pro comme les anti ont voulu dissimuler sous le tapis de la constitution n'est rien moins qu'un  combat contre les consciences ! Combat des politiciens contre leurs remords peut-être, mais que ceux-là s'en débrouillent. Mais combat surtout des femmes et des jeunes filles contre leur conscience, face au drame personnel ou familial de l'enfant non désiré. Voilà le seul, le vrai sujet que personne ne veut voir. Un avortement est toujours un drame pour la mère concernée. Même si certaines s'en défendent avec leurs arguties stériles, elles savent bien au fond de leur conscience qu'elles sont dans le mensonge. Il y a des avortements sous contraintes de l'entourage. Des pressions familiales dans la peur du qu'en dira-t-on. Des pères qui refusent d'assumer la responsabilité de leur acte. Il y a des avortements dans l'angoisse de la précarité, dans le vide de la solitude, dans le handicap de l'ignorance.

C'est à cela qu'il faut répondre en agissant, et non en se gargarisant de formules stupides écrites dans la constitution. Voilà cinquante ans qu'une « Éducation » nationale forge les cerveaux des enfants de France sur l'enclume d'un laïcisme obtus, d'un antispiritualisme borné, du mensonge qu'ils n'auraient ni dieu ni maître. Et tout à coup, on voudrait faire comprendre à ces enfants devenus aujourd'hui adultes, que la vie de leur bébé ne leur appartient pas, qu'elle est sacrée ! Si l'on veut épargner aux générations futures les mêmes drames, il faut que les enseignants acceptent de dire que cet état d'esprit que 1968 leur a enseigné, et qu'ils enseignent depuis, doit être jeté aux orties. Alors, ils pourront en finir avec la culture de mort, enseigner à nouveau le sens de la vie, et sauver nos générations d'avenir.

Restent les mères d'aujourd'hui, prises au piège de cet enseignement matérialiste, qui n'ont pas le temps d'attendre d'être instruites à nouveau. Elles ne sont pas les fautives ! Elles sont les victimes. Notre société a le devoir de leur ouvrir les bras ; de tout prendre en charge, bébé et mère ; de les glorifier dans l'amour de la vie qu'elles portent, plutôt que de les enfoncer dans la haine de l'embryon inattendu. Il y a, pour ces mères dans le drame comme pour les personnes en fin de vie d'ailleurs, un investissement considérable en argent, en hommes et en femmes, et en bonne volonté pour chacun de nous, que nous avons le devoir de faire d'urgence. 

jeudi 23 novembre 2023

Guerre de religions

 L'éditorialiste du magazine "Le Point" écrit cette semaine : C'est la laïcité qui nous protégera du spectre des guerres de religionsJe crois que c'est tout le contraire. Je veux ici dénoncer l'effet pervers de cette laïcité, fille d'une vision positiviste erronée de la vie humaine. 

Vouloir nier la réalité de ce qui ne se voit pas, c'est tricher avec la science. Écrire, comme on peut le lire sous la plume d'Yves COPPENS dans "La plus belle histoire du monde” : Les molécules du vivant sont des assemblages d’atomes de carbone et d’atomes d’oxygène, d’hydrogène, d’azote, de phosphore et de soufre. Rien de plus, c'est regarder le monde en fermant ses volets. Cette science qui se veut "laïque", c'est pourtant elle qui nous a appris que : L’aspect corpusculaire et l’aspect ondulatoire sont deux représentations complémentaires d’une seule et même réalité. Un être physique unique peut nous apparaître tantôt sous forme de corpuscule, tantôt sous forme d’onde (Sven ORTOLI & Jean-Pierre PHARABOD : “Le cantique des quantiques”). Cela veut dire que l'être humain est autant esprit que chair. Cela dépend du point d'observation. 

Dès lors, nous devons comprendre que la vie humaine est un phénomène naturel qui relève autant de l'esprit que de la matière, et qui, comme tel, a horreur du vide de spiritualité. Quand la laïcité s'entend comme article du règlement intérieur de la fonction publique demandant de laisser une place égale à toutes les expressions de cette spiritualité, pourvu qu'elles ne portent pas atteinte aux autres, alors elle est légitime. Quand la laïcité devient laïcisme, et prétend anéantir en son pays l'expression religieuse de sa culture spirituelle, alors d'autres religions viennent prendre la place vide, et s'en suivent des guerres de religion. La laïcité ainsi conçue a une lourde responsabilité dans les désordres que connait la France aujourd'hui, consécutifs à l'islamisme conquérant. Croit-on que ledit islamisme se serait précipité ainsi sur une France soudée autour de ses églises, de son Église, de sa culture religieuse millénaire, de son Dieu, de sa foi ? Les athées avaient leur place dans une France chrétienne, mais leur place seulement. L'athéisme intégriste qu'ils en ont fait est une usurpation de pouvoir dont les conséquences se mesurent aujourd'hui dans le drame qui se prépare des guerres de religions. Ce que ce laïcisme-là n'a pas compris, c'est que cette religion de remplacement ne se contentera pas du spirituel, elle prendra aussi le pouvoir.


lundi 30 octobre 2023

Avortement dans la constitution !


Ainsi ce Présidente la République veut inscrire dans la constitution de la France le droit à l'avortement de convenance, le droit de tuer la vie dès son apparition, le droit au crime ! 

Il y a trois mille ans, un prophète, Moïse, nous transmettait la révélation que, l'homme ayant quitté l'animalité pour entrer dans la dimension de l'être sachant, il lui était cependant interdit de faire usage de ce savoir nouveau pour tenter de créer lui-même la vie, ou la détruire :

« Yahweh Dieu dit : Voici que l'homme est devenu comme nous pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, qu'il n'avance pas sa main, qu'il ne prenne pas aussi de l'arbre de vie » (Genèse III, 21-22).

Or, voici que ce siècle, auquel nous avons le triste privilège d'appartenir, est le premier de l'humanité à oser transgresser cette interdiction pour tenter de jouer à être Dieu. Avortement sans limite, PMA d'orphelins de père, GPA d'orphelins de mère, manipulations transgenres, création d'embryons chimères, euthanasie… en se livrant à ces turpitudes d'apprentis sorciers, nos générations sont les premières de l'Histoire humaine à oser « avancer la main » pour voler le fruit de l'arbre de vie. 

Pauvre république défigurée par la politique sans honneur !

Honte à ce pays qui se vautre ainsi dans une telle abjection !

C'est un attentat contre la vie qui menace l'avenir le genre humain.

C'est une déclaration de guerre à l'Au-delà créateur.

C'est une trahison qui ne restera pas impunie.  

vendredi 20 octobre 2023

Si Dieu "existe"…

Entendu, au hasard d'un poste de radio sur mon chemin, un journaliste lambda poser cette question : « Comment peut-on encore croire en un dieu quand on voit toutes ces horreurs qui se passent dans le monde » ?

Eh bien, Monsieur, j'aurais tendance à vous répondre : comment peut-on encore ne pas croire en Dieu quand on voit que, malgré la bestialité naturelle de l'animal humain, ce dernier n'a pas disparu du globe terrestre ? Enlevez Dieu de la nature humaine, il ne reste que la bête. Et la bête tue ! Et à force de tuer, elle disparaît. Or, elle n'a pas disparu. Elle s'est même civilisée et a prospéré. C'est bien qu'elle est mue, dans sa multitude, par une force supérieure à sa seule nature animale, par une spiritualité qui ouvre nécessairement à Dieu. Si l'Homme n'a pas disparu depuis son apparition, c'est à l'évidence parce qu'il a été créé pour perdurer, n'en déplaise aux matérialistes bornés.

mercredi 9 août 2023

Euthanasie légale !

Inscrire le suicide dans la loi française, comme une pratique banale et légale, sera une ignominie de plus de notre époque. Nos pauvres gouvernants choisissent ce mois d'août pour la commettre, quand le peuple est plus préoccupé de trouver un restaurant de moules-frites, que de s'interroger sur leur destin et celui de leurs enfants. Ceux-là ne sont pas à une lâcheté près pour tenter de se maintenir au pouvoir. 
Quant aux commentateurs dans la presse, ils ne voient qu'une alternative en l'affaire : ou bien on est pour l'euthanasie humaine, ou bien on est sous l'emprise d'une religion. Leur " intelligence" ne va pas au delà. Non ! La vie ne nous appartient pas ! Ni la nôtre, ni, à plus forte raison, celle des autres !
Il est vrai que cette pratique honteuse arrangera peut-être les affaires de certains. L'assistance à une mort anticipée pourrait être aussi l'assistance à un héritage plus rapide... Oh ! Bien sûr ! Personne n'obligera à avaler la pilule. On se contentera de la poser sur la table de chevet, et de susurrer au pauvre grand-père ou à la pauvre grand-mère qui souffre « tu sais... si tu veux la prendre...». Puis ou regardera ailleurs... 
J'entends déjà les arguments servis comme excuses, du genre : « vous verrez, si vous souffrez un jour le martyr» ! C'est surtout si mes proches souffrent, qui me serait insupportable. Eh bien, tout médecin sait qu'il y a, dans ce cas, les soins palliatifs. Même si les sédatifs administrés sont in fine létaux, ils permettent aux malades, de toutes façons en fin de vie, d'attendre dans la sérénité et la dignité la décision du destin. Le drame est qu'il n'y a pas de places pour tout le monde. Une fois de plus nous payons l'inconséquence de nos élus fantoches.

lundi 7 août 2023

JMJ 2023

Il y a deux ans l'Église subissait l'agression odieuse d'une soi-disant commission "indépendante", avec son fameux "rapport" sur des actes de pédophilie dont celle-ci serait coupable. On commence à lire ici ou là que les accusations proférées concernait moins de 3% des membres du clergé. Je l'avais écrit ici en son temps. C'est, bien sur, encore trop pour l'Église, mais c'est loin de la marée noire honteusement suggérée par certains médias pourris. Qui connait une organisation civile s'occupant des jeunes où les actes en question font moins de 3% ? Et si la vertueuse commission faisait un "rapport" sur l'enseignement de la pornographie à l'école ? 
Deux ans après, l'Église rassemble, en ces JMJ 2023, un million et demi de jeunes autour du pape, à Lisbonne. La claque est sonore, à tous ceux qui pensaient abattre l'Église. Mais, surtout, je veux souligner la vraie dimension de l'évènement, bien au delà de la comptabilité. Un phénomène essentiel pour l'avenir de l'Église, c'est à dire de notre culture, s'est produit. Ces jeunes catholiques n'étaient pas seulement des pèlerins, mais bien des combattants. Ils sont allés là pour se battre. Ils continueront de se battre. Face à eux, l'ennemi ne sait montrer qu'une nébuleuse de confréries sournoisement dissimulées. Il faudra bien, un jour, que ledit ennemi brandisse son étendard. Alors éclatera aux yeux de tous la faiblesse de sa troupe. Restera la foule suiveuse. Elle ira, comme toujours, vers le plus valeureux. Ainsi triomphera à nouveau l'Église. N'oublions jamais ceci : l'Église est l'œuvre du Christ ; et le Christ est présent ici-bas en l'Esprit. Croit-on qu'Il va regarder sans agir ? 

dimanche 30 juillet 2023

JMJ dans l'Église

Un excellent papier de Jean-Marie Guénois dans Le Figaro de ce samedi 29/7/2023 m'a réjoui le cœur. 

On y apprend d'une part que 41000 jeunes Français  sont partis à la rencontre du pape pour les JMJ de Lisbonne. En colonne par deux, cela fait une procession de vingt kilomètres ! Vous avez dit l'Église en déclin ?

Or, ces 41000 jeunes cathos se décrivent « engagés dans leur foi catholique, où le sacrement de la communion eucharistique tient une place prépondérante… et n'a rien à voir avec un souci rigoriste d’ observance ritualiste... un impératif catégorique d’obéissance à une règle ». il s’agit plutôt, disent-ils « d’un besoin spirituel profond, en relation personnelle avec le Christ ». 

Là est l'essentiel. Voilà, s'il en était besoin, une résurrection formidable qui s'annonce et va bousculer la doxa gauchiste post-soixante-huitarde qui a voulu faire de l'Église du Christ une ONG de plus. « 7 % seulement des jeunes interrogés dans le sondage de La Croix se reconnaissent dans la définition d’une Église qui serait un hôpital de campagne accueillant tous les blessés de la vie ». 

Ce n'est en effet pas ça, ou pas seulement ça, être catholique. Être catholique, c'est avant tout participer au bouleversant mystère de l'Eucharistie par lequel, depuis  plus de vingt siècles, le Christ nous offre l'Esprit du Père contenu en Lui. « Vous ferez cela en mémoire de moi »...

S'il s'avère que les jeunes d'aujourd'hui prennent conscience de leur réelle attente de spiritualité, l'importent massivement dans l'Église, et y trouve la réponse dans la Sainte Hostie, alors l'Église renaîtra comme un rosier que l'on croyait fané, et où se montrent tout à coup les resplendissantes couleurs de l'Esprit.  

mercredi 21 juin 2023

À propos des réformes dans l'Église

Dans le projet de réforme du pouvoir dans l'Église en faveur des laïcs, projet préparatoire du prochain synode, je ne vois rien du sort réservé au sacrement fondateur, pourtant fondamental, qu'est l'Eucharistie.  « Vous ferez cela en mémoire de moi », a commandé le Christ. À qui Jésus conféra-t-il ce pouvoir inouï de transférer l'Esprit de Dieu qui était en Lui, dans le pain et le vin consacrés, afin qu'Il se répande dans le monde ? À ses disciples, puis aux disciples de ses disciples. Qui sont aujourd'hui ces disciples des disciples, sinon les prêtres ? Va-t-on dès lors vers une Église à deux têtes, les prêtres d'une part, sans lequel il n'y aurait pas d'Eucharistie, donc pas d'Église ; les laïcs d'autre part, qui de synodes en groupes d'influence pourraient désormais régenter la vie pastorale ? 

Je serais très inquiet, si je n'avais pas une confiance inébranlable en l'Au-delà qui laissera pas l'Homme faire n'importe quoi.