jeudi 25 janvier 2024

IVG ? Non, IVV !


« L’embryon n’est pas un être humain », se défendent les promoteurs de l'avortement légalisé. Il est pourtant une vie, que je sache ! Quelqu'un peut-il affirmer qu'un embryon n'est pas vivant ? Alors, il deviendrait vivant plus tard ? Par quel miracle ? Et à quel âge ? L'Administration de chaque pays aurait-elle acquis le pouvoir céleste de donner la vie ? Chacun décidant de sa date, on verrait ainsi des embryons devenir vivants en franchissant une frontière... Restons sérieux ! Si l'embryon est une vie à 14 semaines, en France par exemple, il l'est à l'évidence avant, et dès le premier instant de son existence. Or, de quoi pourrait-il être une vie, sinon d'un être humain ? D’un être humain innocent. D'un être humain qui est ni la mère, ni le père, qui est un autre. D'un être humain dont personne ne peut préjuger de l'importance de la descendance. Non, l'avortement n'est pas une interruption volontaire de grossesse, il est une interruption volontaire de vie humaine, une IVV ! Le mensonge sur le mot ne peut cacher la culpabilité de l'acte. 

Pourtant, l'acte est-il toujours coupable ? Il est des cas où la responsabilité du médecin est énorme. Faut-il sauver l'enfant ou sauver la mère, si sauver les deux est impossible ? Je mesure le bouleversement d'une mère, d'un père, soumis à cet épouvantable dilemme. Mon propos n'est donc pas de formuler ici un jugement moral sur toutes ces interruptions de vie. Si la vie est un don du Ciel, qui serais-je pour en juger, dans chaque cas, du bien-fondé ? Il appartient à chaque personne placée devant cette douloureuse interrogation de consulter sa conscience en connaissance de cause. 

Quant-à inscrire dans la constitution de la France « l'effectivité » d'un droit à pratiquer cette interruption de vie d'autrui, je laisse chacun en mesurer l'incongruité. Une constitution n'est pas un cahier de doléance où chacun peut venir inscrire ses revendications du moment. Il y a quelque chose de sacré dans une constitution. Elle est la bible laïque qui engage tout un peuple, et pas seulement quelques-uns. Elle contraint nos enfants et les enfants de nos enfants. De quel droit autoriserions-nous aujourd'hui les femmes et les hommes de demain à interrompre à leur gré la vie humaine ?

 

vendredi 19 janvier 2024

"Euthanazie"


Ils sont bien jeunes, ceux qui prétendent légiférer sur la fin de vie... Oh ! Bien sûr ! On peut, hélas, mourir jeune. Mais, si l'on demandait aussi aux vieux ce qu'ils en pensent ? J'en fais partie...

Puis-je citer un cas personnel ? Mon frère, plus âgé que moi, souffrait de son cancer en phase finale, sur son lit d'hôpital. La morphine n'agissait plus. Le médecin, conscient qu'il ne pouvait plus rien pour lui, déclare : « c'est inhumain de laisser un homme souffrir comme cela », et il le fait transférer dans le service des soins palliatifs, « là, ajoute—t—il, ils ont ce qu'il faut pour arrêter la douleur ». Au téléphone (on était en plein covid, et les visites étaient impossibles) mon frère me dit : « Je ne souffre plus ». Quelques jours plus tard, on m'annonçais son décès. Était-il mort dans la « dignité » pour reprendre le slogan de quelques-uns ? Ce mot n'a pas de sens ici. Il était simplement mort dans la sérénité ! Le médecin savait parfaitement qu'en prenant sa décision, il mettait son malade en situation de non retour. Mais, en ne la prenant pas, il ne changeait rien à la fin inéluctable, et y ajoutait la douleur insupportable, inutile.

La morale que je tire de cette épreuve personnelle est que tout existe déjà pour faire face dignement, en effet, au drame de la mort, non pas dans la dignité qui ne veut rien dire, mais dans la sérénité qui est l'aspiration de tout le monde. Il n'est pas besoin de pérorer en Assemblée sur des lois inutiles et perverses, quand il suffit d'appliquer, en les développant, les moyens dont on dispose déjà pour résoudre le problème. 

Il y a trente ou quarante ans, alors dans les affaires, je projetais de financer, construire et gérer, avec un ami médecin déjà spécialisé dans ce domaine, un établissement de soins palliatifs à Tours. Il s'agissait, certes, de soulager le mourant de sa douleur insupportable, mais aussi de l'accompagner dans ses derniers jour par une démarche affectueuse, dans un environnement personnalisé propice à la sérénité. Je me heurtais alors aux entraves de l'Administration qui, « justement, réfléchissait à la question... », et ne toléraient pas que le privé s'en mêlât. Je crois qu'ils réfléchissent encore...

Plutôt que rendre légal le droit de tuer, les pouvoirs publics pourraient-ils faire leur travail en créant dans tous les hôpitaux ces structures d'accueil ultime pour des fins de vie sereines, et laisser les médecins et les personnels soignants remarquables faire leur métier ?

vendredi 5 janvier 2024

Trottinettes connectées

De nouveau, des trottinettes électriques en libre service vont être proposées à Tours. Mais, celles-ci seront obligatoirement connectées à une application qui, par exemple, bridera l'engin à 5 kmh aux abords des écoles, arrêtera le moteur à l'entrée des voies interdites aux deux roues etc. En ville, direz-vous, c'est bien. Non ! c'est mal. On est là face à une diabolique école de déresponsabilisation ! 
Dans quelques années, quand ces jeunes usagers, obéissants par nécessité, seront en mesure de s'acheter une automobile, ce sera jeu d'enfant de leur en vendre une équipée de la même « appli » obligatoire qui les dispensera de décider eux-même de leur vitesse, d'être attentifs et vigilants à ce qui se passe devant, derrière, à droite, à gauche, sur le trottoir etc. Bref, de savoir conduire. La sécurité passe par la responsabilisation du conducteur. En faire un zombie qui ne sait rien, ne pense à rien, mène au désastre. Et puis, ne croyez pas que cette aliénation de responsabilité s'arrêtera aux portes des villes. Ce sera trop tentant pour les malades du « obliger... interdire... » de généraliser le coup de force à toutes les voies de circulation. Déjà, la folie des limitations de vitesse débiles, armée de la prolifération indécente des radars, a fait qu'aujourd'hui plus personne ne règle sa propre vitesse en fonction de la circulation, de l'état de la route, des intempéries etc. Alors, quand demain, les voitures n'obéiront plus au conducteur, mais à « l'appli », il ne sera même plus nécessaire d'avoir le permis de conduire. Attendons-nous au pire !

vendredi 15 décembre 2023

La flèche de Notre-Dame


L'ancien Premier ministre Edouard Philippe aurait dit, au sujet de la flèche de Notre-Dame qu'il voulait moderniser : « Notre-Dame n'est pas un objet figé baigné dans le formol ». C'est bien peu comprendre ce qu'est une église ! Notre-Dame, Monsieur, n'est pas un monument, mais un sanctuaire. Un tel sanctuaire ne se "modernise" pas ! On ne dira jamais assez combien les pierres, les voûtes, les clochers, le marbre des statues de nos églises sont imprégnés de la ferveur suppliante des millions de prières qui s’y sont élevées. Des siècles de suppliques s’y sont accumulées, souvent exaucées, au moins adoucies par la divine consolation de l’Au-delà. Nos ancêtres célébraient Bélénos dans les bois sacrés. Les arbres en étaient leurs témoins. Aujourd'hui nous tendons les bras sous les chefs-d'œuvre des bâtisseurs d'hier. Leurs pierres en gardent la charge. « Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? » demandait le poète Lamartine. Il faut entrer, le soir, dans la pénombre d'une modeste église de campagne, sous la lueur chancelante de quelques cierges usés, pour en ressentir la réponse. Alors, Notre-Dame... Oh ! Bien sûr ! Reconstruire à l'identique ne remplacera pas le matériau détruit. Mais l'âme y retrouvera sa place. 

jeudi 30 novembre 2023

Compostage humain


Voilà que (selon Le Figaro de ce 14 septembre 2023) nos députés, décidément marinés dans un bouillon de culture d'une haute spiritualité, vont débattre de "l'humusation" des corps humains.

Pour l'écologisme, l'inhumation occupe trop de place sur "la planète", et l'incinération l'asphyxie de son CO2. Alors, ils veulent en faire du compost... ! On imagine déjà le commerce juteux (pardon pour cette évocation horrible) des sacs de compost humain dans les supermarchés. 

Puis-leur suggérer une autre technique, celle des zoroastriens du IIe millénaire avant Jésus-Christ, qui avaient pour habitude d'exposer leurs cadavres au soleil brûlant, en haut d'une tour, où les faucons venaient les dévorer. C'était écolo en diable... 

Pierre Chaunu a écrit quelque part que l'homme devint Homme quand il apprit les rites funéraires et à enterrer ses morts. C'était il y a deux cent mille ans. Un jour, peut-être, nos descendants diront de nous que l'homme a cessé d'être Homme quand il a consommé ses morts, non pas comme nourriture du corps (cela viendra peut-être), mais comme objets de négoce.

jeudi 23 novembre 2023

Guerre de religions

 L'éditorialiste du magazine "Le Point" écrit cette semaine : C'est la laïcité qui nous protégera du spectre des guerres de religionsJe crois que c'est tout le contraire. Je veux ici dénoncer l'effet pervers de cette laïcité, fille d'une vision positiviste erronée de la vie humaine. 

Vouloir nier la réalité de ce qui ne se voit pas, c'est tricher avec la science. Écrire, comme on peut le lire sous la plume d'Yves COPPENS dans "La plus belle histoire du monde” : Les molécules du vivant sont des assemblages d’atomes de carbone et d’atomes d’oxygène, d’hydrogène, d’azote, de phosphore et de soufre. Rien de plus, c'est regarder le monde en fermant ses volets. Cette science qui se veut "laïque", c'est pourtant elle qui nous a appris que : L’aspect corpusculaire et l’aspect ondulatoire sont deux représentations complémentaires d’une seule et même réalité. Un être physique unique peut nous apparaître tantôt sous forme de corpuscule, tantôt sous forme d’onde (Sven ORTOLI & Jean-Pierre PHARABOD : “Le cantique des quantiques”). Cela veut dire que l'être humain est autant esprit que chair. Cela dépend du point d'observation. 

Dès lors, nous devons comprendre que la vie humaine est un phénomène naturel qui relève autant de l'esprit que de la matière, et qui, comme tel, a horreur du vide de spiritualité. Quand la laïcité s'entend comme article du règlement intérieur de la fonction publique demandant de laisser une place égale à toutes les expressions de cette spiritualité, pourvu qu'elles ne portent pas atteinte aux autres, alors elle est légitime. Quand la laïcité devient laïcisme, et prétend anéantir en son pays l'expression religieuse de sa culture spirituelle, alors d'autres religions viennent prendre la place vide, et s'en suivent des guerres de religion. La laïcité ainsi conçue a une lourde responsabilité dans les désordres que connait la France aujourd'hui, consécutifs à l'islamisme conquérant. Croit-on que ledit islamisme se serait précipité ainsi sur une France soudée autour de ses églises, de son Église, de sa culture religieuse millénaire, de son Dieu, de sa foi ? Les athées avaient leur place dans une France chrétienne, mais leur place seulement. L'athéisme intégriste qu'ils en ont fait est une usurpation de pouvoir dont les conséquences se mesurent aujourd'hui dans le drame qui se prépare des guerres de religions. Ce que ce laïcisme-là n'a pas compris, c'est que cette religion de remplacement ne se contentera pas du spirituel, elle prendra aussi le pouvoir.


samedi 11 novembre 2023

Laïcisme à la française

« Pour nous faire entendre, nous, responsables des grandes religions et spiritualités de France (...), avons décidé de nous exprimer ensemble ».

Cette annonce dans la presse française au sujet de la légalisation de l'euthanasie, mais qui pourrait tout autant concerner l'avortement, la PMA d'orphelins de père, la GPA d'orphelins de mère, les manipulations transgenres et toutes ces horreurs du siècle, illustre tragiquement la fourberie de notre laïcisme républicain. 

Si l'État laïc français interdit aux religions tout pouvoir politique en son sein, il ne peut anéantir pour autant les forces spirituelles que représentent celles-ci qui, dès lors, ont le droit de s'exprimer. 

Si l'État laïc est seul à exercer le pouvoir, il n'est pas la nation à lui tout seul, il n'est que le fondé de pouvoir temporaire du peuple souverain, il n'est pas le peuple souverain. 

Dès lors, les voix qui s'expriment, y compris celles issues des religions et spiritualités diverses, participent au pouvoir au même titre que celles issues du clan laïc. Le laïcisme, tel qu'il est pensé aujourd'hui, serait sinon  un détournement de pouvoir. 

lundi 30 octobre 2023

Avortement dans la constitution !


Ainsi ce Présidente la République veut inscrire dans la constitution de la France le droit à l'avortement de convenance, le droit de tuer la vie dès son apparition, le droit au crime ! 

Il y a trois mille ans, un prophète, Moïse, nous transmettait la révélation que, l'homme ayant quitté l'animalité pour entrer dans la dimension de l'être sachant, il lui était cependant interdit de faire usage de ce savoir nouveau pour tenter de créer lui-même la vie, ou la détruire :

« Yahweh Dieu dit : Voici que l'homme est devenu comme nous pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, qu'il n'avance pas sa main, qu'il ne prenne pas aussi de l'arbre de vie » (Genèse III, 21-22).

Or, voici que ce siècle, auquel nous avons le triste privilège d'appartenir, est le premier de l'humanité à oser transgresser cette interdiction pour tenter de jouer à être Dieu. Avortement sans limite, PMA d'orphelins de père, GPA d'orphelins de mère, manipulations transgenres, création d'embryons chimères, euthanasie… en se livrant à ces turpitudes d'apprentis sorciers, nos générations sont les premières de l'Histoire humaine à oser « avancer la main » pour voler le fruit de l'arbre de vie. 

Pauvre république défigurée par la politique sans honneur !

Honte à ce pays qui se vautre ainsi dans une telle abjection !

C'est un attentat contre la vie qui menace l'avenir le genre humain.

C'est une déclaration de guerre à l'Au-delà créateur.

C'est une trahison qui ne restera pas impunie.  

vendredi 20 octobre 2023

Si Dieu "existe"…

Entendu, au hasard d'un poste de radio sur mon chemin, un journaliste lambda poser cette question : « Comment peut-on encore croire en un dieu quand on voit toutes ces horreurs qui se passent dans le monde » ?

Eh bien, Monsieur, j'aurais tendance à vous répondre : comment peut-on encore ne pas croire en Dieu quand on voit que, malgré la bestialité naturelle de l'animal humain, ce dernier n'a pas disparu du globe terrestre ? Enlevez Dieu de la nature humaine, il ne reste que la bête. Et la bête tue ! Et à force de tuer, elle disparaît. Or, elle n'a pas disparu. Elle s'est même civilisée et a prospéré. C'est bien qu'elle est mue, dans sa multitude, par une force supérieure à sa seule nature animale, par une spiritualité qui ouvre nécessairement à Dieu. Si l'Homme n'a pas disparu depuis son apparition, c'est à l'évidence parce qu'il a été créé pour perdurer, n'en déplaise aux matérialistes bornés.

mercredi 16 août 2023

L'ordinateur de Dieu...

 

Comment Dieu ou ses saints peuvent-ils entendre en même temps toutes les prière de quelques milliards de croyants ? C'est oublier que l'Au-delà, le royaume du Ciel, est hors du temps et de l'espace. Tout y est "un". L'avant et l'après ne font qu'un éternel maintenant. L'ici et l'ailleurs se concentrent en un point sans dimension qui, pourtant, contient tout. Prier, c'est oublier un instant son corps de chair enchainé dans son espace-temps, pour laisser son âme pénétrer dans le Tout en Un de Dieu. Alors, pour les milliards de créatures qui prient ensemble dans l'espace, l'écoute de Dieu est immédiate. Nous sommes très fiers de nos ordinateurs, et bientôt de ce que nous nous entêtons à appeler bien imprudemment l'intelligence artificielle. Croyons bien que l'ordinateur de Dieu est immensément plus performant, que nous y sommes tous en mémoire, et que la connexion est instantanée. 

mercredi 9 août 2023

Euthanasie légale !

Inscrire le suicide dans la loi française, comme une pratique banale et légale, sera une ignominie de plus de notre époque. Nos pauvres gouvernants choisissent ce mois d'août pour la commettre, quand le peuple est plus préoccupé de trouver un restaurant de moules-frites, que de s'interroger sur leur destin et celui de leurs enfants. Ceux-là ne sont pas à une lâcheté près pour tenter de se maintenir au pouvoir. 
Quant aux commentateurs dans la presse, ils ne voient qu'une alternative en l'affaire : ou bien on est pour l'euthanasie humaine, ou bien on est sous l'emprise d'une religion. Leur " intelligence" ne va pas au delà. Non ! La vie ne nous appartient pas ! Ni la nôtre, ni, à plus forte raison, celle des autres !
Il est vrai que cette pratique honteuse arrangera peut-être les affaires de certains. L'assistance à une mort anticipée pourrait être aussi l'assistance à un héritage plus rapide... Oh ! Bien sûr ! Personne n'obligera à avaler la pilule. On se contentera de la poser sur la table de chevet, et de susurrer au pauvre grand-père ou à la pauvre grand-mère qui souffre « tu sais... si tu veux la prendre...». Puis ou regardera ailleurs... 
J'entends déjà les arguments servis comme excuses, du genre : « vous verrez, si vous souffrez un jour le martyr» ! C'est surtout si mes proches souffrent, qui me serait insupportable. Eh bien, tout médecin sait qu'il y a, dans ce cas, les soins palliatifs. Même si les sédatifs administrés sont in fine létaux, ils permettent aux malades, de toutes façons en fin de vie, d'attendre dans la sérénité et la dignité la décision du destin. Le drame est qu'il n'y a pas de places pour tout le monde. Une fois de plus nous payons l'inconséquence de nos élus fantoches.

lundi 7 août 2023

JMJ 2023

Il y a deux ans l'Église subissait l'agression odieuse d'une soi-disant commission "indépendante", avec son fameux "rapport" sur des actes de pédophilie dont celle-ci serait coupable. On commence à lire ici ou là que les accusations proférées concernait moins de 3% des membres du clergé. Je l'avais écrit ici en son temps. C'est, bien sur, encore trop pour l'Église, mais c'est loin de la marée noire honteusement suggérée par certains médias pourris. Qui connait une organisation civile s'occupant des jeunes où les actes en question font moins de 3% ? Et si la vertueuse commission faisait un "rapport" sur l'enseignement de la pornographie à l'école ? 
Deux ans après, l'Église rassemble, en ces JMJ 2023, un million et demi de jeunes autour du pape, à Lisbonne. La claque est sonore, à tous ceux qui pensaient abattre l'Église. Mais, surtout, je veux souligner la vraie dimension de l'évènement, bien au delà de la comptabilité. Un phénomène essentiel pour l'avenir de l'Église, c'est à dire de notre culture, s'est produit. Ces jeunes catholiques n'étaient pas seulement des pèlerins, mais bien des combattants. Ils sont allés là pour se battre. Ils continueront de se battre. Face à eux, l'ennemi ne sait montrer qu'une nébuleuse de confréries sournoisement dissimulées. Il faudra bien, un jour, que ledit ennemi brandisse son étendard. Alors éclatera aux yeux de tous la faiblesse de sa troupe. Restera la foule suiveuse. Elle ira, comme toujours, vers le plus valeureux. Ainsi triomphera à nouveau l'Église. N'oublions jamais ceci : l'Église est l'œuvre du Christ ; et le Christ est présent ici-bas en l'Esprit. Croit-on qu'Il va regarder sans agir ? 

dimanche 30 juillet 2023

JMJ dans l'Église

Un excellent papier de Jean-Marie Guénois dans Le Figaro de ce samedi 29/7/2023 m'a réjoui le cœur. 

On y apprend d'une part que 41000 jeunes Français  sont partis à la rencontre du pape pour les JMJ de Lisbonne. En colonne par deux, cela fait une procession de vingt kilomètres ! Vous avez dit l'Église en déclin ?

Or, ces 41000 jeunes cathos se décrivent « engagés dans leur foi catholique, où le sacrement de la communion eucharistique tient une place prépondérante… et n'a rien à voir avec un souci rigoriste d’ observance ritualiste... un impératif catégorique d’obéissance à une règle ». il s’agit plutôt, disent-ils « d’un besoin spirituel profond, en relation personnelle avec le Christ ». 

Là est l'essentiel. Voilà, s'il en était besoin, une résurrection formidable qui s'annonce et va bousculer la doxa gauchiste post-soixante-huitarde qui a voulu faire de l'Église du Christ une ONG de plus. « 7 % seulement des jeunes interrogés dans le sondage de La Croix se reconnaissent dans la définition d’une Église qui serait un hôpital de campagne accueillant tous les blessés de la vie ». 

Ce n'est en effet pas ça, ou pas seulement ça, être catholique. Être catholique, c'est avant tout participer au bouleversant mystère de l'Eucharistie par lequel, depuis  plus de vingt siècles, le Christ nous offre l'Esprit du Père contenu en Lui. « Vous ferez cela en mémoire de moi »...

S'il s'avère que les jeunes d'aujourd'hui prennent conscience de leur réelle attente de spiritualité, l'importent massivement dans l'Église, et y trouve la réponse dans la Sainte Hostie, alors l'Église renaîtra comme un rosier que l'on croyait fané, et où se montrent tout à coup les resplendissantes couleurs de l'Esprit.  

vendredi 21 juillet 2023

Trans…

Cette pandémie de trans-quelque chose dans la posture mentale de certains contemporains m'amène à penser qu'il s'agit d'un phénomène bien plus complexe que seraient de simples revendications d'égalité des sexes ou de liberté des pratiques sexuelles. 
Que signifie le préfixe "trans-" ?  Il veut dire aller au-delà de quelque chose, franchir un obstacle. On connaissait jadis la "transexualité" qui se limitait à "transgresser" le conformisme en la matière. Aujourd'hui l'on franchit le pas : "transgenre" désigne celui ou celle qui renie son identité sexuelle native, et veut aller au-delà de la contrainte matérielle de sa biologie personnelle, comme un "transalpin" franchit les Alpes. Le "transgenrisme" veut que la nature cède à la volonté humaine. Pour cela, on fera appel au "transgénisme", c'est-à-dire aux manipulations génétiques sans vergogne. Le "transhumanisme" est un stade encore plus avancé de cette pathologie puisqu'il prétend soumettre la condition humaine, jusqu'à maîtriser la vie et vaincre la mort.
Sans céder à un médiocre jeu de mot, je suis bien obligé de convenir que tous ces "trans-" s'apparentent à une entrée en transe, c'est-à-dire à une sortie de soi. Ceux-là renient leur personnalité, vont jusqu'à contester à leurs parents le droit de les avoir mis au monde, et veulent d'un grand bond, passer au-delà de leur vie terrestre. Pour retourner à l'animalité ? Il n'échappera à personne que le règne animal ne répond en rien à leur quête. Alors, que reste-t-il ? L'au-delà de l'ici-bas qu'on me permettra d'écrire l'Au-delà. Voilà une grande nouvelle ! Je ne me permettrai pas le blasphème de la comparaison avec la "Transfiguration" du Christ dans sa divinité sur le mont Thabor, mais force est d'admettre qu'il y a dans tous ces "trans" la révélation d'un appel à la "transcendance", une quête de l'au-delà de la connaissance humaine. Cela n'est rien d'autre qu'un besoin de spiritualité dans un monde positiviste borné. Or, dans l'Au-delà qui nous attend tous, en effet, il n'y a pas d'homme ni de femme, il n'y a plus de vie ni de mort, il n'y a pas d'avant ni d'après, il n'y a pas d'ici ni d'ailleurs, il y a plus de multitude, tout est résumé en un "Un" éternel qui contient tout. Quelqu'un me disait un jour, une sportive de "haut niveau" comme l'on dit souvent un peu imprudemment : 
— Je ne crois pas en Dieu parce que je ne peux admettre qu'il y ait un bonhomme là-haut »...
 Comment expliquer la lumière à un aveugle ? Je lui répondis :

— Abandonnez un instant le culte de votre corps, ouvrez en vous les fenêtres de l'âme, et voyez l'éblouissante lumière de l'Esprit. 

Les "trans" n'ont à l'évidence pas besoin de ce conseil, ils sont déjà en pleine recherche de la lumière de l'Au-delà... Seulement, la voie empruntée pour y parvenir n'est pas la bonne.  Ils veulent aller plus vite que le temps et plus loin que l'espace... Il faut attendre son tour ! Alors, chacun s'élèvera dans la transcendance de l'Esprit.



mercredi 21 juin 2023

À propos des réformes dans l'Église

Dans le projet de réforme du pouvoir dans l'Église en faveur des laïcs, projet préparatoire du prochain synode, je ne vois rien du sort réservé au sacrement fondateur, pourtant fondamental, qu'est l'Eucharistie.  « Vous ferez cela en mémoire de moi », a commandé le Christ. À qui Jésus conféra-t-il ce pouvoir inouï de transférer l'Esprit de Dieu qui était en Lui, dans le pain et le vin consacrés, afin qu'Il se répande dans le monde ? À ses disciples, puis aux disciples de ses disciples. Qui sont aujourd'hui ces disciples des disciples, sinon les prêtres ? Va-t-on dès lors vers une Église à deux têtes, les prêtres d'une part, sans lequel il n'y aurait pas d'Eucharistie, donc pas d'Église ; les laïcs d'autre part, qui de synodes en groupes d'influence pourraient désormais régenter la vie pastorale ? 

Je serais très inquiet, si je n'avais pas une confiance inébranlable en l'Au-delà qui laissera pas l'Homme faire n'importe quoi.