vendredi 31 octobre 2014

Toussaint


Et certains voudraient nous faire croire que la conscience d’une identité française est une chimère ! Plus de la moitié des citoyens français, 35 millions, vont, ce dimanche, parcourir en tous sens les routes de France pour aller se recueillir quelques instants sur les tombes des leurs. Le sol de France est jonché de nos morts. On compte dix à vingt milliards de corps qui y furent enterrés depuis que l’Homme l’habite. Uniformément répartis, ils formeraient une densité de 300 morts à l’hectare, pour un seul vivant. Nous marchons sur nos morts. La terre de nos cimetières est sacrée. Elle est faite de la poussière des nôtres. Parlant de l’origine de l’humanité, Pierre Chaunu a écrit dans “L’obscure mémoire de la France“ : « devant la première tombe, l’homme est totalement, définitivement et irrévocablement Homme ». Ceux qui, aujourd’hui, veulent faire croire que le mort n’est plus rien, voudraient-ils que l’homme ne fût plus Homme ?

vendredi 24 octobre 2014

Fin de vie


En 1997, associé à un ami médecin gérant d’unités de soins aux personnes âgées et à un spécialiste des financements, je présentais aux autorités de tutelle locales et régionales un projet de création, en Indre et Loire, d’une structure hospitalière privée de 55 lits de soins palliatifs et de longue durée.
Le dossier exposait ainsi les motivations :
« 70 % de Français meurent aujourd’hui dans les services hospitaliers, alors qu’il y a 30 ans, la même proportion décédait à domicile. Notre environnement collectif a peu à peu exclu du milieu familial et social l’accompagnement des personnes en fin de vie. L’isolement, l’état de dépendance, l’angoisse du malade justifient d’y porter remède. Si la loi de réforme hospitalière du 31/07/91 introduit la notion de “soins palliatifs”, les réalisations demeurent inégales et insuffisantes, laissant des régions entières sans solution satisfaisante pour assurer ces soins. Une étude menée dans un département voisin a montré que seulement 5 % des patients décédés avaient pu bénéficier de soins palliatifs satisfaisants. »
Il détaillait ainsi les emplois créés :
« 60 salariés dont 4 médecins, 15 infirmières diplômées, 13 aides soignantes, 2 kinési, pharmacien, psychologue, diététicien, ergothérapeute, assistante sociale, direction et personnel administratif et hôtelier. »
Deux ans d’échecs successifs devant les administrations compétentes nous conduisirent à l’abandon du projet. Parmi les arguments invoqués, celui-ci : le “privé“ veut faire de l’argent sur la fin de vie ! Et celui-ci : le centre hospitalier est en train de “réfléchir“ au problème. 
Je lis aujourd’hui dans la presse (Le Figaro 24/10/2014) :
« Le président du CCNE  a dressé un constat très noir de la fin de vie en France et dénoncé un “scandale“ du manque d’accès aux soins palliatifs. “80 % des personnes qui devraient y avoir accès n’y ont pas droit“, a-t-il relevé. L’accompagnement des personnes âgées en amont de la fin de vie est particulièrement “défectueux“, avec la mort de 13 000 personnes de plus de 75 ans chaque année aux urgences. Ces soins palliatifs ne devraient pas être réservés aux dernières semaines de vie, mais être mis en œuvre plus tôt, insiste le Comité qui réclame leur développement. »
Il aura fallu dix-sept ans pour “réfléchir“ et en arriver là !

lundi 20 octobre 2014

Touraine, terre d'écrivains


À la rubrique des écrivains de Touraine, Google cite bien sûr Balzac, Descartes, Rabelais, Ronsard, Vigny et bien d'autres. Plus de quatre-vingts noms d’écrivains y sont répertoriés, qui eurent, dans l’histoire, un lien avec la Touraine. Et puis l'on trouve, au côté de ces grands anciens, "Signature Touraine". 
“Signature Touraine“ est la référence d'une centaine d'auteurs et d'éditeurs contemporains réunis au sein de l'association “Auteurs et Éditeurs en Touraine“ créée en 2009 par une poignée d'amoureux des livres. 
Quelle plus belle manière d'être consacré écrivain ? Salons du livre, rencontres, actions collectives sous la bannière "Signature Touraine" sont les moyens que ces auteurs mettent en commun pour partager leur art. Car, l'écriture est un art. Le livre est un message personnel, sans voile, qu’un auteur offre à son lecteur afin que s’ouvre un dialogue de pensée. Le salon est une rencontre entre ces deux personnes. La dédicace qui l'accompagne est le souvenir vivant de cet enrichissement mutuel. Conscients et fiers d'une si prestigieuse ascendance littéraire, tous les membres de l'association ont à cœur d'y perpétuer le respect des lettres. C’est la première des conditions d'adhésion. Il leur faudra ensuite résider en Touraine, ou bien y être édités, ou encore écrire sur la Touraine, ou en faire le cadre d'un ouvrage.

mardi 14 octobre 2014

Synode : Désinformation


Mais, où ont-ils vu que le Vatican s’ouvrait au mariage homosexuel ? Le synode à peine achevé, les voilà déjà qui prétendent nous expliquer ce qu’il faut en lire. Ce qu’il faut en lire n’est pas du tout ce qu'il voudraient.
L’essentiel du synode concerne d’ailleurs la situation, dans le droit canonique, des divorcés remariés. À ceux-ci, n’est aujourd’hui pas permise la “communion sacramentelle“. Leur est offerte néanmoins la “communion spirituelle“. Ces médias qui déversent leur désinformation savent-ils seulement ce que cela veut dire ? La communion spirituelle est la communion du désir ; le désir du sacrement de communion. Or, recevoir le sacrement de communion, c’est-à-dire s’ouvrir, béant, à la présence réelle du Christ en soi, exige le préalable d’un désir profond. Entre la communion spirituelle et la communion sacramentelle, il y a donc un espace si ténu que les pères du synode se sont ouvert à la question de son franchissement, dans certains cas précis.
Quant au “mariage“ homosexuel, le synode ne revient pas sur l'affirmation que les unions entre des personnes du même sexe ne peuvent pas être assimilées au mariage entre un homme et une femme. Il ouvre néanmoins la réflexion sur les moyens d’offrir à ces personnes un espace de fraternité, une attitude d’accueil, dans le respect toutefois de la doctrine catholique sur le mariage. C’est le moins, au sein de l’Église du Christ. Ce n’est pas du tout ce que voudraient nous faire croire certains médias. 
D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement, lors d’un synode présidé par le pape qui, faut-il le rappeler, est, par sa délégation directe de Pierre à travers les âges, éclairé par L’Esprit.  

vendredi 10 octobre 2014

La guerre !


La France est à nouveau en guerre, il faut ouvrir les yeux. Mais, en guerre contre qui ?La comparaison avec 39 serait trop simpliste, je ne m'y étendrai pas. Mais, constatons quand même que des analogies sont troublantes. Point de Hitler, cette fois, qui veut raser la France pour dominer l'Europe. Point de tanks qui envahissent le territoire sans rencontrer de résistance. Mais, croit-on raisonnablement qu'après qu'ils eurent jeté des avions de ligne dans les tours de New York, les commanditaires de ces actes inouïs d'horreur aient renoncé, soient rentrés chez eux, sagement ? Croit-on que les raids menés en Lybie et au proche Orient, ces années récentes et aujourd'hui encore, même à juste raison parfois, puissent laisser ces pays sans réaction ? Évidemment qu’is nous ont déclaré la guerre, par les bras armés de leurs nombreuses mouvances ! Comment peuvent agir ces ennemis de l'Occident ? En s'attaquant au maillon faible de l'Europe : la France. Avec quelles armes ? L'Islam et l'argent. L'Islam fanatise des millions de combattants ; la France, molle, ne peut pas faire face. L'argent achète tout ; la France en a besoin. Quel meilleur moyen pour punir l'Occident, que de faire de la France la colonie de cet Islam-là ?  Et quelle meilleure stratégie, pour pénétrer celle-ci, que de la faire périr de l'intérieur par ses idéologies et mœurs décadentes ?  Qui peut croire que la hargne d'abattre la famille française, ses valeurs, sa culture, soit le seul fait de quelques lobbies homosexuels, le plus souvent inoffensifs ?  Il suffisait de quelques politiciens dociles pour laisser se répandre ce virus. C'est fait. Qui peut croire que l'inflation de l'immigration de masse soit le seul fait de quelque parti politique en quête d'électeurs. Il suffisait d’un état de mollesse intellectuelle baptisé progrès pour laisser les portes béantes. C'est fait. Qui peut croire que l'empressement de certaines finances à prêter à la France au-delà du raisonnable soit le seul fait de l'altruisme et de l'amitié des créanciers internationaux ? Il suffisait d’un endettement inconsidéré pour ruiner durablement l'économie française. C'est fait. Le fruit est mûr. Les Français n'ont toujours pas compris ce qui leur arrivait. Faudra-t-il maintenant, aller chercher un vieux maréchal de 83 ans pour lui confier les pleins pouvoirs ? Le Gouvernement va-t-il s'enfuir à Bordeaux ? Un général va-t-il se lever ailleurs pour reprendre le combat ? Le destin de la France est entre les mains des Français. Il y a urgence à se réveiller.

vendredi 26 septembre 2014

Islam


L'horreur des assassinats perpétrés par des fous, au nom de Mahomet ; le martyr des victimes ; auront au moins eu comme conséquence d'ouvrir les yeux du monde sur l'impérieuse nécessité d'une exégèse du Coran à l'éclairage du troisième millénaire. Quelle tristesse que cette richesse orientale, culturelle, littéraire et spirituelle ait été entachée, dès son origine, par ses ambiguïtés guerrières ! Je ne sais si celles-ci trouvaient leur justification à l'époque de Mahomet. Mais, il est clair qu'aujourd'hui, elles constituent un intolérable danger. L'actualité nous en fournit la sinistre preuve. Il n'y a pas deux Islams, un modéré et un extrémiste. Il n'y a pas deux Corans. Il n'y a que des monstres en liberté qui se nourrissent des perversions d'un enseignement ambigu. Il est heureux qu'un grand nombre de musulmans manifestent leur réprobation face au dévoiement pervers de leur religion. Mais il leur appartient maintenant d'adapter leur lecture doctrinale à la réalité de notre monde. Cela n'empêchera peut-être pas les fous d'être fous, mais cela leur ôtera l'arme du fanatisme.

mercredi 24 septembre 2014

PMA, adoption et polémique


La Cour de cassation vient d'autoriser l'adoption par une seconde mère, d'un enfant né d'une autre mère par insémination artificielle. Un enfant avec deux mères et pas de père. On touche là au comble de l'hérésie monstrueuse.
Le sujet est suffisamment grave, pour qu'on ne mélange pas tout.
Lorsqu'un homme et une femme se sont unis, dans le but de construire une famille, et qu'ils rencontrent des difficultés pour procréer naturellement, il n'est en rien critiquable qu'ils s'adressent à leur médecin. Celui-ci dispose d'un certain nombre de techniques pour les aider dans la réussite de leur projet parental, si la chose est possible. Cela s'appelle la procréation médicale assistée, PMA. De nombreuses familles se sont ainsi construites avec bonheur. Il n'y a là, pas lieu à polémique.
Autre chose est le cas de deux femmes désireuses de bénéficier des mêmes services de la part d'un médecin. Comment celui-ci pourrait-il aider deux femmes à procréer dans leur couple ? La nature n'a pas encore inventé ça. La PMA n'a tout simplement rien à faire avec les couples homosexuels féminins, et encore moins masculins.
Oui, mais dira-t-on, ces femmes peuvent faire appel aux spermatozoïdes d'un donneur, et, dès lors, recourir aux techniques de la PMA. Dans ce cas, pourquoi se compliquer la vie avez une PMA ? Un copain pourrait bien faire l'affaire ! Mais surtout, éprouvette ou pas, le bébé conçu ainsi ne sera pas le descendant du couple puisque, dans ledit couple, il manque l'un des géniteurs. Un couple homosexuel ne peut pas, ne pourra jamais, constituer une famille. C'est une loi de la nature.
Bon, mais alors poursuivra-t-on, ces femmes peuvent au moins adopter un enfant ? Qu'est-ce qu'adopter un enfant ? C'est lui offrir une famille de substitution, s'il est lui-même privé, pour une raison ou une autre, de famille naturelle. Les pouvoirs publics ont, à juste raison, codifié cette procédure pour garantir à l'enfant ainsi adopté la sécurité d'une vraie famille d'accueil. Or, si un couple homosexuel ne constitue pas, par définition, une famille au sens procréatif, comment pourrait-il convenir à l'adoption ?L'enfant, qu'il soit né dans la famille de ses parents biologiques, ou qu'il ait été accueilli par une famille adoptive, à droit aux mêmes égards, à la même considération, et, finalement, à la même généalogie. Adopter un enfant, ce n'est pas seulement le nourrir, le vêtir et l'éduquer. (1)
La morale de toute cette affaire est que le scandale réside dans la notion contre nature de mariage homosexuel et nulle part ailleurs. On a voulu détruire l'immémoriale notion de famille et inventer une parodie pour la remplacer. Mais, plus rien n'a de sens, plus rien ne fonctionne ! Il y a deux siècles, certains de nos ancêtres, guère plus éclairés, avaient voulu abolir l'idée de Dieu, et la remplacer par l'invention d'un être soi-disant suprême. On sait ce qu'il en advint. Détruisez un jardin, toujours, un jour ou l'autre, la nature reprendra ses droits.

(1) On pourra se faire une idée de la dimension de la charge d’affection qui enveloppe ces enfants adoptés par des familles, en lisant le bouleversant livre de Véronique Bachelier-Vidar : “Fa’a’amu“, mes enfants adopté, aux Éditions ID France Loire.

jeudi 18 septembre 2014

Impôt pour tous


Supprimer la tranche basse de l'impôt, c'est rayer les plus pauvres de la liste des citoyens. Si l'on veut aider ceux-là, ce qui, en soi, n'est pas critiquable, il y a bien d’autres moyens. La fierté d'un Français, c'est de se compter parmi les autres. Même modeste, sa cotisation à l'effort public est dès lors un symbole. L'en exclure relève, de la part de ce gouvernement socialiste, d'un manque total de considération pour le peuple. L'idée s'inscrit parfaitement dans l'état d'esprit des réflexions entendues récemment au sujet des pauvres édentés, et autres pauvres illettrés… La tare du socialisme à la française, c'est son manque odieux d'humanisme.

vendredi 5 septembre 2014

Vincent Lambert

La sœur et le demi-frère de Vincent Lambert ont lancé un vibrant appel dans Le Figaro. Je ne résiste pas à vous en livrer des extraits. Chacun réagira selon sa conscience.

" Vincent dort, se réveille, suit parfois son entourage des yeux, réagit à certaines sollicitations, n’est branché à aucune machine, ne reçoit aucun traitement qui le maintiendrait en vie. Vincent n’a besoin que d’être nourri et hydraté. (...) Au bout de cinq ans, le Dr Éric Kariger a décidé de lui supprimer sa nourriture (...). Il a été largement aidé par ceux qui, sous couvert d’humanité, ont utilisé le cas de Vincent, soit pour faire leur promotion personnelle, soit pour en faire un enjeu politique et législatif. (...) Quelque explication que l’on puisse donner, cesser de nourrir et d’hydrater n’a d’autre but que de provoquer délibérément la mort. (...) Mais ce n’est pas parce que le fait d’entourer Vincent est pénible pour son entourage que Vincent, qui ne demande rien à personne, doit être mis à mort. (...) Nous sommes au contraire témoins de la volonté de vivre de notre frère : nous avons vu qu’après 31 jours passés sans manger, sa force de vie l’a emporté : il n’a pas lâché psychologiquement, alors qu’il serait mort en dix jours en avril 2013 s’il s’était laissé aller. (...) Alors pourquoi lui infliger toutes ces maltraitances, pourquoi lui refuser depuis deux ans la kinésithérapie de confort qui constitue une exigence de soin de base, pourquoi ne lui faire aucune stimulation sensorielle, pourquoi ne lui donner comme seul horizon que le plafond de sa chambre sans le mettre chaque matin dans un fauteuil moulé sur mesure, comme l’exigent les bonnes pratiques ? Pourquoi refuser qu’il puisse sortir et le laisser enfermé sous clé, dans sa chambre, comme un prisonnier dans le couloir de la mort ? (...) 1 700 personnes comme Vincent sont traitées dans quelque 300 unités spécialisées ou à domicile, comme des êtres humains et ont droit à ces soins quotidiens. 1 700 personnes y ont droit sauf une ! Vincent Lambert, notre frère qui est traité comme un mort-vivant. (...) Une société qui met à mort ceux qui ne peuvent pas se défendre renie tous ses principes et est appelée à sombrer dans la barbarie. "

dimanche 10 août 2014

Écrire…


Mes amis lecteurs me demandent fréquemment : à quand, un nouveau livre ? 
Écrire est une réelle aventure. L’écrivain est un peu comme l’explorateur parti à la découverte de contrées inconnues. Pendant des mois, des années, peut-être, il bataille pour se frayer un chemin vers un but inconnu. Alors, de retour, il lui faut se poser. Il classe ses photos, rassemble ses souvenirs. Puis, un jour, le démon de l’aventure le provoque à nouveau. 
Ainsi sont nés “L’Étoile de confiance“, “Le Ciel du ciel“, “Hymne à l’au-delà“ écrit en coauteur avec Françoise Ribera, “Capitaine de La Garde“, “Elles s’appelaient Marie“. Puis, entre temps, une autre entreprise m’a absorbé. J’ai créé ma modeste maison d’édition, ID France Loire, qui vient d’éditer le merveilleux livre de Véronique Bachelier-Vidar, “Fa'a'amu“, où l’auteur raconte, avec une sensibilité à fleur de peau, l’adoption de ses deux garçons tahitiens. Je me suis investi dans ce manuscrit comme s’il avait été le mien. Ce livre mène désormais sa vie, avec quelque succès. 
Et voilà que le démon dont je vous parlais frappe à nouveau à la porte.  Que reste-t-il à découvrir en ce monde ? Sinon ce “Tout“ qui fait qu’il y a “quelque chose“, issu de “rien“… 
À plus tard.

mercredi 6 août 2014

La mort du Journal Officiel ?


La version papier du Journal officiel va disparaître au profit de sa seule publication numérique. Le “JO“, dont l’origine remonterait à Richelieu, est l’organe officiel par lequel l’État promulgue ses lois. Et voilà que la presse (Le Figaro de ce jour) parle de “fin programmée d’une institution française“ : 
« La disparition de sa version imprimée (…) fait partie d’un contexte global d’affaissement progressif de l’autorité de l’État (…) Le passage complet d’un journal au numérique — on se souvient du triste destin de France Soir — est la marque d’un déclin, sinon d’un décès annoncé. (…) Cette dématérialisation (…)  suscite des interrogations sur l’avenir de ce quotidien qui est l’expression de la puissance publique, voire sur l’autorité de la République en général ».
Sans papier, plus de lois, plus d’État, rien de moins ! On croit entendre les scribes qui gravaient les édits dans la pierre, crier au sacrilège quand, voici 5000 ans, les Égyptiens prétendirent utiliser à cet effet leur vulgaire papyrus. Il semble bien, pourtant, que l’humanité y ait survécu. Et, quand, il y a six siècles seulement, Gutenberg utilisa sa diabolique invention de l’imprimerie sur papier, je suppose que les dérouleurs de parchemin hurlèrent à leur tour à la fin du monde. Or, c’est l’inverse qui se produisit : la culture, et donc l’humanité, fit un bond dans son progrès. 
Eh bien ! Qu’on le veuille ou non, s’opère aujourd’hui sous nos yeux l’avènement historique du cinquième support de l’écriture, l’électronique. Personne n’en mesure la portée, y compris dans la diffusion de la pensée. C’est peut-être, d’ailleurs, ce qui inquiète le plus les médias traditionnels : ne plus contrôler la pensée. Si la dématérialisation du journal officiel doit être considérée comme un symbole,  c’est de cet évènement-là qu’il s’agit.

samedi 2 août 2014

Tombeau de Jonas

Je veux citer cette belle conclusion d’un article de Gérard Leclerc, sous le titre : “Mossoul, sous le signe de Jonas“, dans Le Figaro de ce jour. Parlant de la « féroce entreprise iconoclaste qui se déchaîne contre les chefs-d’œuvre de l’art et les monuments témoins », il fustige « une certaine conception du divin, qui ignore que l’épiphanie de la transcendance peut briller dans des œuvres faites de main d’homme (…). Il faut craindre un régime de pensée où l’alliance entre Dieu et l’humanité ne se reflète plus dans cette beauté qui, selon Dostoïevski, sauvera le monde ».

mardi 22 juillet 2014

Antisémitisme ?


“Antisémitime“ ! Hollande, Valls et les autres ne voient que cela dans les émeutes de Sarcelles, de Barbès et d’ailleurs : « la lutte contre l’antisémitisme est une priorité nationale », « c’est tout simplement de l’antisémitisme, du racisme »… Mais, ces hordes de sauvages, comme les a appelés le maire de Sarcelles, se moquent bien du sémitisme et de son contraire. Ils ne savent même pas où est Gaza. Ils sont casseurs, c’est tout. Il paraît que les juifs ont peur pour leur sécurité et veulent fuir la France. Mais, cela ne changerait rien aux casseurs qui casseraient toujours, pour d’autres prétextes, voilà tout. Si l’on veut soigner le mal, il faut d’abord l’identifier correctement. Or ce mal n’est pas de l’antisémitisme. Il est de l’antiFrance. Ces Français-là, dont proviennent les casseurs, détestent les Français. Ils veulent la France sans les Français. Ceux qui se haussent du col aujourd’hui en criant hypocritement à l’antisémitisme veulent cacher qu’ils sont les responsables de la situation. Ils n’ont eu de cesse d’inonder la France d’une population africaine non assimilable en masse, parce que d’une culture et d’une religion antinomiques au nôtres. Les uns ont agi par bêtise, par utopie universaliste irréfléchie. Les autres par intérêt sordide, pour se constituer des réserves électorales. Résultat : l’inévitable phénomène de rejet qui voit s’affronter aujourd’hui les masses autochtones aux masses immigrées. Alors, messieurs les apprentis sorciers, un peu de courage ! Il faut traiter l’incendie à la base des flammes. C’est-à-dire à la base de l’immigration.

dimanche 20 juillet 2014

Festival International du Livre Militaire


J'étais, vendredi et samedi, au Festival International du Livre Militaire à. Coëtquidan, où je dédicaçais mon livre "Capitaine de La Garde". Magnifique manifestation littéraire, superbement organisée. 120 auteurs sous un chapiteau géant, plus de mille livres de haut niveau offerts au public. Cela au coeur de cette école militaire interarmes qui réunit plus de 5000 personnes, sur 5500 hectares. Et pour finir, "le Triomphe", la cérémonie prestigieuse de clôture de la formation de la promo des élèves officiers de l'armée de Terre. Pendant deux jours, malgré la chaleur torride, j'ai observé la foule des visiteurs, essentiellement les familles de militaires. Vous dirai-je que j'ai été frappé par un détail qui fera sourire : je n'avais pas vu depuis bien longtemps une telle densité de femmes en jupe ou en robe ! Car, dans ces familles-là, les femmes ne singent pas les hommes en portant ostensiblement leur pantalon. Dans ces familles, l'homme, c'est le mari. L'épouse le complète merveilleusement souvent, mais ne cherche pas à prendre sa place. Quand l'homme est viril, la femme est féminine. Quant aux femmes militaires — elles sont nombreuses aujourd'hui — même si les jupes de leur uniforme ne sont pas forcément très sexy, elles sont là pour servir, en soldats, soldats femmes, peut-être, mais femmes. Dieu, que cela fait du bien de changer de monde un instant ! De se retrouver dans la vraie France, au milieu de vraies familles, comme autrefois, avant de replonger dans le cloaque de cette multisociété civile malade, troupeau bêlant au son d'une télé débile aux ordres de quelques personnages sans honneur, que seule intéresse la réussite de leur médiocre carrière politicienne. Ils veulent tout détruire autour d'eux pour paraître moins dérisoires. Famille, patrie, valeurs ancestrales leur font horreur. Ils ont semé la haine pour se faire élire, et bientôt nous récolterons la violence. Nous n'y échapperons plus. C’est déjà commencé. Ils en ont lourd sur la conscience !

dimanche 6 juillet 2014

Être “de droite“ ou “de gauche“ ?


Un interlocuteur ami de Facebook me fait l’honneur de me poser cette question :
« La Droite revendique sa catholicité sans complexe, ce qui est plutôt bien, par contre il semble plus délicat de dire que l'on croit en Dieu lorsque l'on est de gauche… Pourquoi ? »
Qu’il me permette d’y répondre par la voie de ce blog plus personnel.
La question semble faire un a priori du statut d'homme (ou de femme) “de droite“ (avec majuscule) ou “de gauche“. On serait avant tout "de droite" ou "de gauche", comme on est grand ou petit, brun ou blond. Et de cet état naturel découlerait une plus ou moins grande aptitude à la spiritualité. Or, on ne naît pas "de droite" ou "de gauche", même si le milieu social dans lequel on a grandi contribue bien sûr à cette orientation politique. J’ai moi-même pris conscience de ce choix dès l’âge de huit ans. La Libération venait de permettre les premières élections après l’occupation allemande. C’était quand même il y a 70 ans ! Mon père, me regardant, mais se parlant finalement à lui-même, dit : « je me demande bien pour qui je vais voter ». Dans ma candeur d’enfant, croyant que socialisme voulait dire altruisme, souci du prochain. Je murmurai : « socialiste ? ». J’entends encore sa réponse, un cri : « ah, ça ! jamais ! ». Comme quoi, si l’histoire ne repasse pas les plats, elle sert quand même toujours la même cuisine. 
Quant à définir ce qu'est être "de droite" ou "de gauche" (en France), je crains qu'il ne s'agisse-là que d'un classement artificiel inventé et mis en oeuvre par des politiciens professionnels ambitieux aux seules fins de se constituer des troupes de militants.
Cela dit, y a-t-il une corrélation avérée entre cet autoclassement politique et une disposition naturelle à la spiritualité ? La question posée fait un amalgame entre la "catholicité" des uns et la croyance en Dieu des autres. Ce n'est pas la même chose. On pourrait poser la question ainsi : les chrétiens catholiques sont-ils plutôt "de droite" ou "de gauche" ? J'aurais tendance à répondre : les chrétiens que l'on massacre en ce moment par milliers à Mossoul et ailleurs, sont-ils “de droite“ ou “de gauche“ ? La question pourrait aussi être : est-il plus facile de déclarer sa foi quand on se dit "de droite", que lorsque l'on se dit "de gauche" ? Elle sous-tendrait alors l'idée qu'il y aurait dans notre pays, comme une dictature de la pensée, qui pousserait les croyants à se cacher. Et que cette tyrannie des lobbies s'exercerait plutôt dans les milieux "de gauche". Est-ce ce que mon interlocuteur ressent ? Alors, je veux lui répondre ceci :
La foi n'a que faire du classement politique des Français. Elle s'offre indifféremment à tous ceux qu'une rencontre, un jour, a éclairés. La foi n’est pas la croyance qui, elle, ne relève que de l’activité cérébrale. La foi ne se démontre pas. Elle est une connexion, qui s’établit en chacun avec le tréfonds de soi-même, au-delà de la raison, au-delà des neurones, au-delà de la seule dimension matérielle de notre condition humaine. Les chrétiens appellent cela une communion. Tout le monde y a droit. Il suffit de s’y ouvrir.