mercredi 5 février 2014

“Projet de loi famille“ ou PMA/GPA ?

De quoi parle-t-on, au sujet du fameux “projet de loi famille“, abandonné par le Gouvernement dans un grand tintamarre politicomédiatique ? De procréation médicalement assistée (PMA) et de gestation pour autrui (GPA), à l’usage des homosexuels ! Comme si c’était le sujet ! 
Il faut avoir ressenti dans ses entrailles l’insoutenable injustice de ces milliers d’enfants abandonnés qui ne trouvent pas de famille d’accueil, face à ces autres milliers de familles désespérées qui ne peuvent avoir d’enfants, pour comprendre que l’enjeu d’une “loi famille“ est tout autre ! Il faut avoir mesuré la violence de la rupture du lien biologique chez l’enfant adopté, pour comprendre ce que veut dire “favoriser l’adoption simple“ qui ne déracine pas. Si la France est une terre d’accueil, ne pourrait-elle pas l’être aussi pour les bébés ?
Un livre bouleversant sort dans quelques semaines (Véronique Bachelier-Vidar - “Fa’a’amu, mes enfants adoptés“ - Éditions ID France Loire) qui nous raconte l'épopée de quatre années de lutte contre le destin que son auteur mena avec la volonté farouche de substituer à son impossible maternité, l'heureux refuge de l'adoption. Elle nous emmène à Tahiti, où, par deux fois, elle "assista" à l'accouchement de ses deux fils. « J’ai l’étrange sensation, écrit-elle, de vivre une véritable grossesse, dont l’accouchement sera la récompense d’avoir osé dire et écrire ce que je ressens ». Son livre est un retentissant cri d'amour qui replace le problème dans sa véritable dimension.

dimanche 26 janvier 2014

Phobie des glandeurs


Que chaque Français cesse de croire qu’il appartient aux autres de lui préparer son propre avenir ! Ce gouvernement est mauvais ? Certes, mais on le savait dès le premier jour, et pourtant il a été élu ! C’est donc le peuple qui est mauvais. Ce peuple se délecte en ce moment de scénarios catastrophes qui nous attendent si rien n’est fait. Mais fait par qui ? Les seuls qui peuvent sauver l’avenir de la France sont les Français eux-mêmes. En démocratie, c’est le peuple qui gouverne, mais pas seulement en votant : en agissant, en œuvrant, en se comportant.  Que tous les glandeurs se lèvent ! Que chacun compare sa paye avec ce qu’il a fait pour la mériter ! Au lieu de l’inepte devise révolutionnaire de la France, cette liberté, cette égalité, cette fraternité qui sont des leurres, on devrait inscrire aux frontons de nos mairies la seule règle de conduite qui vaille :  
Tu ne dépenseras pas plus que tu ne gagnes.
Tu ne gagneras pas plus que tu ne produis.

jeudi 16 janvier 2014

“Première dame de France“


La presse n’a que ce mot à la plume, à propos de la compagne du président de la République : “première dame de France“.  Un mimétisme rédactionnel lassant, pour dire quoi ?
Concernant l’adjectif “première“, faut-il l’entendre dans le sens “la première dans l’ordre d’arrivée“ — dans la course à l’Élysée, sans doute — ? S’agit-il plutôt de “la première à gauche“, comme l’on désigne la rue où il faut tourner ? On pourrait penser aussi, mais cela serait être goujat, à “la première Française“ dans l’histoire. Ou bien, alors, prendre cet adjectif dans le sens “la première de la classe“, mais ce serait bien désobligeant pour les autres. 
Quant au substantif “dame“, que veut dire ce mot ? S’agit-il de la “dame“ du chevalier ? Charmant, mais un peu désuet. Alors, “la Grande dame“ ? En vertu de quoi ? On ne pense tout de même pas à la reine du jeu de “dames“ ? Et je n’ose évoquer les acceptions de “dame patronnesse“, “dame de compagnie“, et pourquoi pas “dame pipi“ ?
Mais, peut-être faut-il entendre “dame“ comme “épouse“ ? Alors, qu’adviendra-t-il dans une civilisation, de moins en moins civilisée, où un président marié fera bientôt figure d’exception ? Les journaux parleront-ils de “première demoiselle de France“ ? Et devront-ils délivrer des numéros, comme en portaient les rois ? 
Et puis, faut-il évoquer les présidents homosexuels dont certains voudraient faire la norme ? Pour éviter les grossièretés, passera-t-on directement aux actes en citant le “premier partenaire“ ?
Enfin, on ne peut passer sous silence l’éventualité fort probable et souhaitable d’un président féminin. Alors, le “premier homme de France“ s’appellera-t-il Adam ?
Ah ! J’oubliais ! Au train où vont les choses, et compte tenu du tropisme inexpliqué, irraisonné et irresponsable d’une partie de la faune politicienne vers le Moyen-Orient, l’hypothèse d’un président polygame n’est plus utopique. Alors, “premier harem de France“ ?

mardi 14 janvier 2014

Président de la République… ?



La presse nous explique que la majorité des Français questionnés au sujet des aventures insolites du président en titre déclarent qu’il faut respecter la vie privée. Et les élus de tous bords d’enfourcher cette litote de la “bien-pensance“.
Est-ce aussi au nom de cette “bien-pensance“ que La Garde personnelle du chef de l’État (soixante personnes du plus haut niveau affectées, à l’Élysée, à la protection du président de la République) a détourné les yeux ? Alors, à quoi sert-elle ? 
Est-ce au nom encore de cette “bien-pensance“ que la presse, forcément au courant, n’a rien dévoilé pendant des mois ?
Eh bien, non ! Un président de la République n’est pas un fonctionnaire qui, en dehors de ses heures de “bureau“, aurait le droit de mener la vie qu’il veut. Un président de la République porte sur sa personne la dignité d’un peuple. Il en est l’image offerte au monde entier. Il est à son service vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C’est à cela que sert la solennité de la fonction.
De telles frasques de collégien ne ressortissent pas du domaine de la vie privée du président de la République, mais de l’inadéquation d’un homme à la fonction.

mardi 7 janvier 2014

Manifestations d’immigrés en Israël.


Le Figaro de ce jour relate la manifestation monstre de milliers d’immigrés du Soudan et d’Érythrée dans les rues de Tel-Aviv.  Ceux-ci réclament le droit d’être considérés par les autorités comme des réfugiés politiques qui ont fui les violences de leurs pays d’origine. Or, les Israëliens redoutent d’être submergées par ce flux de migrants d’Afrique de l’Est : « Le problème de ceux qui s’infiltrent illégalement par le sud constitue une menace pour le caractère juif et démocratique de l’État d’Israël », aurait déclaré Benyamin Nétanyahou avant d’ordonner l’édification d’une clôture à la frontière avec l’Égypte. « La plupart des manifestants ne sont pas des réfugiés, mais des migrants économiques » aurait commenté le ministre de l’Intérieur. Et un député : « À terme, ces gens risquent de prendre le contrôle du pays. Nous ne sommes pas prêts à accueillir 100 000 infiltrés musulmans » !
En quelques phrases tout est dit et se passe de commentaires. Une question seulement : pourquoi ce qui est dit officiellement en Israël, à propos de ses habitants, est-il interdit d’expression en France, à propos des siens ? Y aurait-il, sur terre, deux sortes d’habitants, les Juifs et les autres ?

dimanche 5 janvier 2014

Pape François


À propos du pape François, on peut lire dans Le Point de cette semaine :
« Il y a beaucoup de crispations au sein du Vatican… Seulement un tiers des responsables de haut niveau de la curie ont été renouvelés dans leur fonction. Les deux tiers restants ne savent pas s’ils vont garder leur poste… Le pape François a dit “vous êtes tous renommés jusqu’à ce que j’en décide autrement“… Les trois quarts sont encore sur un siège éjectable… En particulier les Italiens, pour qui travailler au Vatican est une sinécure… » 
Je ne porterai pas de jugement sur l’administration du Vatican, n’en ayant pas la compétence. Mais, sur celle de la France, si ! Et je pense qu’il faudrait à la France un pape François à l’Élysée.

jeudi 2 janvier 2014

Climat


Les “experts“ climatologues australiens, chantres du réchauffement climatique d’origine humaine,  désireux de faire oublier la mésaventure de leur bateau coincé ces jours derniers par la banquise qu’ils croyaient en train de fondre, allument aujourd’hui un contre-feu médiatique en pérorant sur une nouvelle découverte. L’Homme, décidément coupable de tous les méfaits, produirait tant de gaz carbonique en brûlant le pétrole, le gaz et le charbon qu’il compromettrait la formation des couches nuageuses basses qui nous protègent des rayonnements solaires, aggravant ainsi les prévisions déjà pessimistes des-dits experts. Voilà qui apporte de l’eau au moulin, si j’ose dire, de l’énergie nucléaire. Celle-ci est la seule qui ne produise pas de gaz carbonique, et qui, en plus, vaporise de l’eau dans l’atmosphère. Alors, vive les nuages ! Mais vive aussi les millions d’êtres humains que seule cette énergie abondante peut sauver de la soif, de la famine et de la misère !

vendredi 27 décembre 2013

culture chrétienne

Les beaux esprits auxquels la litote de la tolérance universelle évite l'effort de la réflexion (tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil), ont beau occuper les écrans nationaux, ils oublient que sans les quelque mille ans de culture chrétienne qui ont façonné leur ADN, ils ne seraient pas là, aujourd'hui, pour raconter leurs niaiseries. C'est cette longue maturation de valeurs héritées qui a fait notre civilisation. Celle-ci englobe, certes, le peuple des chrétiens de foi et de pratique religieuse, mais ne s'y limite pas. La foule en est nombreuse des hommes et des femmes, pétris de notre histoire commune et de ses valeurs, qui savent aussi en assumer l'héritage à côté de l'Église. C'est cela, le génie de la laïcité. La laïcité n'est pas la confiscation du pays par le clan des païens qui “toléreraient“ les croyants, mais l'affirmation d'un héritage commun qui appartient à tout le monde. Or, il existe dans le monde, ailleurs, d'autres civilisations, d'autres cultures. Elles sont le fruit d'autres cheminements de la pensée humaine. Elles ont nourri d'autres religions, d'autres valeurs. Et ces mondes ne sont plus compatibles, en leur état actuel. Cette évidence aurait dû amener nos édiles à un peu plus de réflexion quand ils ont ouvert sans discernement les portes de l'immigration massive à des fins bassement politiciennes. Ces civilisations exotiques pourront-elles, un jour, cohabiter harmonieusement avec la nôtre ? Sans doute. Mais il faudra qu'auparavant en soient éradiquées les hypothèques guerrières qui servent de paravent à tous les excès terroristes que l'on sait. Et avant, il y aura sur notre sol, beaucoup de luttes, beaucoup de sang versé. Faudra-t-il que l'on assiste, en désespoir de cause, au partage confessionnel de notre territoire, à la guerre civile et aux massacres comme aux heures sombres des guerres de religion du XVIe siècle, avant qu'un nouvel Henri IV vienne rappeler à nos concitoyens qu'il y a Dieu, et qu'il y a César ?

vendredi 20 décembre 2013

Europe…


Un excellent article du Figaro de ce jour, signé Isabelle Lasserre, nous décrit de façon saisissante comment « l'Europe avance vers son déclassement stratégique ». L’article peut se résumer ainsi : « tandis que le monde s'arme, l'Europe désarme. (…) Elle ne se sent concernée ni par les menaces qui pèsent sur elle, ni par la course aux armements alentour ».
Ceux qui, comme moi, ont quelques souvenirs des désastres qui suivirent la même inconscience du Front populaire en France, ne pourront qu’être très, très inquiets pour notre futur proche. 

vendredi 13 décembre 2013

Démocratie


La vocation de ce blog n’est pas de faire de la politique, mais lorsque les valeurs essentielles sont en jeu, personne n’a le droit de se taire. 
Or, voilà qu’après les coups portés à l’institution millénaire du mariage — institution sans laquelle nous ne serions pas là aujourd’hui pour en parler —, s’abat sur la France la menace d’une avalanche de lois assassines qui entendent donner le coup de grâce à nos valeurs traditionnelles. Réécriture de l'histoire de France pour en gommer tout ce qui fait ombrage à l’immigration massive. Abandon de la laïcité vestimentaire à l’école pour banaliser le port du voile islamique. Et dans le même temps, "interdiction" faite aux médias de dévoiler les nationalités ou ethnies des personnes, ce qui est pour le moins paradoxal — on porte ostensiblement le voile islamique, mais on interdit de dire qu’il est islamique ! —. Création d’une "cour des comptes de l'égalité" pour, à l’évidence, réprimer toute velléité de préférence nationale. Création d’un délit de harcèlement racial dont on voit l’usage qui pourra en être fait.
L’attaque est si violente, si subite et tellement accompagnée des clairons médiatiques qu’il faut se rendre à l’évidence. Nous ne sommes pas seulement face aux coups sournois de quelques rejetons du soixante-huitisme, macérés dans trente ans de socialisme, vidés et farcis de pensée unique par les gâte-sauce du petit écran, et qui traînent dans leur pauvre vie leurs miasmes de dépit, de jalousie et d’envie. C’est bien plutôt d’une stratégie politicienne qu’il s’agit, savamment orchestrée. Le pouvoir en place, culbuté par la débâcle économique, est électoralement KO, et il le sait. Il ne lui reste, pour tenter de survivre, que le coup de poker d’une opération suicide. Il escompte que l’annonce à tous vents de ces menaces scélérates provoqueront la ruée des électeurs vers le Front National. Il viderait ainsi l’électorat de son adversaire traditionnel qui risquerait d’obtenir au premier tour un score aussi médiocre que le sien.  Alors, il lui sera facile, s’il est un tout petit peu moins mauvais dans les urnes, de rameuter à soi les électeurs en question pour le second tour.
 Voilà le jeu sordide auquel s’emploie ce pouvoir aux abois. Oser prendre ainsi la France et les Français en otages pour satisfaire les ambitions politiques personnelles de quelques-uns est indigne des fonctions occupées par ceux-ci. Quand la politique devient le champ de bataille des rivalités personnelles, le marigot des luttes de crocodiles, où chacun s’emploie à tuer l’autre, quel qu’en soit le prix pour la Nation, la démocratie a vécu.
Il reste aux Français à ne pas tomber dans ce piège grossier.

dimanche 1 décembre 2013

Rien…

Lors d'un salon dédicace ce dimanche près de Châteauroux, une dame feuillette mes livres et écoute longuement mes explications. Avant de poursuivre, et pour ne pas l'importuner, je lui demande finalement ce qui l'intéresse dans les livres. Sa réponse me laisse comme deux ronds de flan : "je m'intéresse à TOUT, c'est-à-dire à RIEN"… J'ai donc décidé d'écrire un livre sur RIEN. Un point c'est TOUT !

jeudi 14 novembre 2013

Chômage


Le président de la République compte sur l’inversion de la courbe du chômage avant la fin de l’année, pour rebondir. 
Mais, dans quinze jours, tout le monde ne pensera plus qu’à Noël ! Pas à embaucher ! Pas à créer une entreprise ! Et comment créer une entreprise, dans ce pays marxiste, quand les banques refusent d’ouvrir seulement un compte à un entrepreneur qui a été contraint, par les mêmes banques qui lui ont coupé les vivres, à fermer une précédente société ? L’homme est alors fiché comme un malfaiteur et rejeté par les ordinateurs sans intelligence qui, aujourd’hui, remplacent les banquiers.
Comment, si celui-ci parvient néanmoins à en créer une, perdurer face à la meute des tueurs de patrons qui, des 35 heures au matraquage fiscal, n’ont de cesse d’alimenter le chômage ?
Comment, si quelques employeurs pugnaces et chanceux survivent à ce massacre, compenseront-ils les naufrages qui sont annoncés pour la fin de l’exercice ? 
Si, par impossible, la courbe s’inversait, ce ne serait à l’évidence pas parce que l’on aurait créé des emplois, mais parce que les manipulations de chiffres actuellement en cours auraient enfin produit leur effet. On verrait alors des chômeurs, lire ou entendre qu’il n’y a plus de chômage !
L’entourage politique du président dit que si le pari de cette inversion de courbe échouait, la situation deviendrait difficile. Difficile pour eux, en effet ! Mais, pour les Français, elle l’est déjà.

mardi 12 novembre 2013

Les sifflets du 11 novembre 2013


Les commentateurs de toutes parts s’étonnent, s’interrogent, s’indignent que des citoyens aient osé huer le président de la République lors des cérémonies d’hommage aux morts pour la nation considérées à juste titre comme sacrées. Du jamais vu depuis 40, et encore s’agissait-il alors de protester contre l’occupation allemande.
Ils dénoncent la confusion de la personne et de la fonction. Ils évoquent la perte de la légitimité de la fonction présidentielle amorcée sous le précédent président et amplifiée par l’actuel. Et, pour éviter d’avoir à réfléchir aux causes profondes de cette situation, ils accusent en vrac les activistes d’extrême droite, les ultranationalistes, les militants contre le mariage homosexuel, les royalistes, les catholiques intégristes.
Ils n’ont pas vu qu’une révolution scientifique et technologique de l’information et de la communication a changé le monde en quelques décades. 
Nos parents n’avaient encore qu’une très vague conscience de leur appartenance à une humanité collective. Celle-ci était pour eux une idée abstraite, inaccessible. Ils ne s’y comptaient pas personnellement. Ils n’étaient occupés qu’à vivre, parfois à survivre. Dès lors, dans le président de la République, ils oubliaient l’homme et ne retenaient que la fonction. La même vision s’appliquait d’ailleurs à l’échelon local du maire, et même de l’instituteur. Il ne serait pas venu à l’idée des élèves de contester la personne de l’instituteur. Il était l’Instituteur, un point c’est tout.
Or voilà qu’une irrésistible vague de mutation technique a balayé tout cela en reliant soudain chaque homme, chaque femme, chaque enfant, directement et instantanément à la collectivité. Par Internet, les ordinateurs, les téléphones de poche, les réseaux, etc., chacun a brutalement pris conscience qu’il existait, qu’il comptait, qu’il faisait partie du tout. Voyez comment ceux qui n’avaient pas accès à ces outils modernes se battirent pour s’en procurer. C’était pour eux le lien de vie sans lequel ils n’étaient rien. 
Dès lors s’est installée dans les esprits l’idée que le président, le maire, l’instituteur étaient aussi des hommes (ou des femmes), reliés comme eux, et à égalité, au même ensemble. La fonction s’effaçait devant le titulaire. Certes, celui-ci bénéficiait d’une situation d’autorité, mais, la méritait-il ? On découvrait ce que l’on sait déjà depuis longtemps dans les entreprises, à savoir que l’autorité ne découle pas de la fonction, mais de la reconnaissance des autres. 
Alors, le chantier est devant nous. Il faut reconstruire nos démocraties à la mesure de cette nouvelle humanité connectée. Un chef d’État, désormais, devra être le meilleur d’entre nous. Et le peuple le jugera en direct, en temps réel, instantanément. 

lundi 11 novembre 2013

Commémorations 2013


Que signifie cette commémoration à grand spectacle qu’inaugure aujourd’hui l’actuel président de la République ? Mis à part le 95e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 dont il est coutume de célébrer tous les ans la mémoire ; mis à part également un défilé de maquisards dans l’Ain, en 1943, trente ans plus tard ; que s’est-il donc passé d’exceptionnel en novembre 1913 ? 
Rien ! En 1913, personne ne se doutait d’une prochaine guerre mondiale. L’assassinat du prince héritier d’Autriche, François-Ferdinand, par les nationalistes serbes aura lieu un plus tard, en juin 1914. L’ultimatum de l’Autriche à la Serbie qui déclenchera la guerre mondiale surprit tout le monde, en juillet 1914. Quant à la France, c’est le 1er août 1914 que sera ordonnée la mobilisation générale.
Quelle arrière-pensée pousse donc le président à anticiper l’histoire, à précipiter les cérémonies ? Est-ce la situation économique et sociale d’alors, quand le monde “dansait sur un volcan“, comme l’a mis en scène Arte, que l’on veut commémorer parce qu’elle ressemble étrangement à celle d’aujourd’hui ? Sinistre prémonition ! 
N’est-ce pas plutôt un calcul politicien pour tenter de tirer profit personnel de cérémonies qui devraient normalement attendre un an. Mais, dans un an…?!
La mémoire de nos aïeux qui sont morts dans la boue, dans des conditions atroces, mérite mieux que ces sordides manipulations.

samedi 9 novembre 2013

L'armée…

J'ai passé la journée en dédicace au salon du livre militaire à Tours. Je voudrais livrer ce commentaire : j'ai cru rajeunir de cinquante ans, quand, jeune officier du Génie, je partageais la vie des militaires en Algérie, au Sahara précisément. Même ambiance de sympathie, de droiture, de confiance naturelle. L'armée, une grande famille, ce n'est pas seulement une formule. Quelle contraste avec la société civile où tout le monde se jalouse, tout le monde ment, tout le monde triche !
Lisez ceci que les organisateurs avaient écrit dans leur plaquette de présentation du salon : "La culture militaire (…) permet le mûrissement d'aptitudes indispensables comme le discernement, la faculté d'analyse et la prise de recul, l'ouverture d'esprit et l'affinement de la pensée critique". Nos politiques, mais aussi et surtout ceux qui les élisent, devraient bien méditer ce texte, eux qui n'ont comme culture que le vidage de cerveaux de la télé ; comme discernement, que les consignes qu'on a ensuite déversé dans leur cerveau vide ; comme ouverture d'esprit, que la largeur de leur écran ; comme esprit critique, que les œillères de la pensée unique.