mercredi 31 décembre 2025

Marie, mère de Dieu !

En ce 1er janvier les chrétiens fêtent la Vierge Marie, mère de Dieu ! Voila qui interpelle, et voilà qui fit polémique au cours des âges. Comment une créature de Dieu peut-elle enfanter son Créateur ? Et pourtant, l'Église a fait sien ce mystère depuis le concile d'Éphèse en 431. Elle célèbre cet évènement majeur chaque 1er janvier. Essayons de comprendre.

1°) Marie est enceinte de Jésus. Jusque là, tout le monde comprend. Mais elle est vierge ! Là, on ne comprend plus. Évidemment, on peut toujours nier ce fait. Alors, inutile de poursuivre la lecture. Or Dieu a décidé d'apparaître dans sa création. Il aurait pu choisir de se montrer tout-à-coup, quelque part sur Terre, sous les traits d'un homme adulte, et de dire « Je suis Dieu ». Aurait-Il été reconnu comme tel ? Il a choisi de s'incarner en un embryon dissimulé au sein de sa servante du Temple, Marie. Dieu est Esprit ; son apparition, son surgissement en Marie, n'est pas un acte physique, et n'altère donc en rien la virginité de celle-ci. Dieu, Esprit, pense Jésus, et engendre ainsi son fils qui devient son incarnation.

2°) Neuf mois plus tard, Marie contemple à ses pied, sur la paille de l'étable où elle a trouvé réfuge, son divin bébé qui n'a toujours pas altéré sa virginité. Dieu, Esprit, a choisi d'apparaitre cette fois sous les traits d'un nouveau né. Alors commence la vie terrestre de Dieu fait homme. 

3°) Trente-trois ans plus tard, la Résurrection, le "re-surgissement" de Dieu hors du tombeau, révèlera aux incrédules que Jésus était bien Dieu.

Alors, Marie mère de Dieu ? Oui, à l'évidence ! 

dimanche 21 décembre 2025

Noël 2025. Ode à Marie, princesse.

 

La piété populaire se recueille tous les ans sur le souvenir ému de la Sainte Famille entourant Jésus sur la paille d'une étable, parce qu'elle n'avait pas trouvé refuge dans les auberges de Bethléem. Comment imaginer que, dans ce peuple hébreu profondément ouvert à Dieu, il ne se soit trouvé personne pour venir en aide à une jeune femme devant accoucher ? 

En réalité, ce pays de Canaan qui ne s'appelait pas encore Palestine, où se produisit le big bang chrétien qui vit le Dieu unique surgir en sa création, regroupait des peuples nomades en deux royaumes, Israël au Nord, Juda au Sud. L'Empire romain avait envahi ces deux pays, destitué les princes souverains, et nommé à leur place un homme à eux, Hérode. Le prince déchu du royaume d'Israël s'appelait Joachim. Avec sa femme Anne, ils se désolaient de ne pas avoir de descendance. Esséniens, ascètes volontaires du judaïsme, leur foi les sauva qui leur accorda tardivement une fille. Ils la nommeront Marie, Mariam en araméen qui était leur langue et qui veut dire "la petite princesse" selon l'excellent ouvrage de Pierre Perrier. ("Marie, mère de mémoire" - Ed Jubilé). Ainsi, la petite Marie deviendrait princesse héritière du royaume d'Israël. Mais, pour cela, il lui fallait un époux. Or, ses parents, soucieux de son avenir, avaient confié leur petite princesse au service du Temple. Siméon le Grand-prêtre en fut son tuteur, et Hillel, le doyen et le plus savant des rabbins de Jérusalem, fut son précepteur. Ce sera Siméon qui choisira Joseph parmi les prétendants possibles, pour devenir le mari de la princesse de Galilée. Or Joseph était, de son côté, le prince héritier du royaume de Juda. Hérode l'avait destitué en assassinant son père. Par ce choix, Siméon réunissait pour l'Histoire les deux royaumes du Nord et du Sud en une même main, celle de la descendance attendue de Marie. Lui savait que de Marie naîtrait le Messie tant attendu, et futur roi des Juifs. 

On comprend pourquoi Marie et Joseph se gardèrent bien de faire publiquement état de leurs titres aux portes des auberges. La violence anti chrétienne actuelle a commencé dès le premier jour : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive ». (Matthieu X, 34-42)

C'est ainsi que Marie, princesse servante du seigneur, adorait à ses pieds, sur la paille d'une étable où elle avait trouvé refuge, le divin bébé qui n'avait pas altéré sa virginité. C'était l'Esprit qui avait pris chair en elle. C'est encore l'Esprit qui se montrait à elle en ce jour saint. Ce sera à nouveau l'Esprit qui resurgira du tombeau du Christ trente-trois ans plus tard.

samedi 30 août 2025

Décadence

 

Je ne résiste pas au besoin de citer cette phrase du pape Léon XIV, rapportée par "Tribune chrétienne", à propos de l'intelligence artificielle : « Les enfants élevés par l’IA apprennent à consommer des réponses, mais pas à poser des questions. Ils deviennent informés mais philosophiquement vides ». 
Rome était païenne et sacrifiait à ses dieux quand l’Église du Christ lui apprit Dieu il y a dix-sept siècles. Mais, l’Empire, maître du monde, s’enfonçait dans son besoin de jouissance, la luxure, l’appétit du sang des chrétiens que les lions affamés dévoraient sous ses yeux pervertis. Alors, au début du siècle suivant vinrent les Wisigoths encouragés par ce ventre mou qui ne leur résisterait pas. Rome fut pillé, les habitants massacrés. Resta l’Église qui convertit les barbares. Rome put ainsi renaître. 
La décadence, puis la chute de Rome ne fut pas due aux invasions, mais à la dégénérescence de la race, à une populace retournée à l'animalité. L’Histoire ne repasse pas les plats ? Peut-être, mais ceux d'aujourd'hui ont pourtant le même goût. Craignons que ce siècle ne voie l'occident s'effondrer de la même manière ! 
Nos barbares modernes sont ces destructeurs de civilisation qui croient prendre quelque hauteur en piétinant le ventre de leur mère. Alors, sur nos ruines se lèveront des hommes et des femmes qui "ressusciteront" la personne humaine, son intelligence naturelle, son savoir transcendant, les lois de l'Au-delà, l'enseignement du Christ. 
"L'intelligence" artificielle voulait dominer les hommes, les remplacer au lieu de les aider. L'intelligence artificielle va maintenant faire la preuve de son infirmité congénitale qui la rend stérile, et va involontairement guérir le monde. Combien faudra-t-il de remps ? Le temps que le poison de l'enseignement trompeur se dissolve dans l'apport de quelques générations encore.

vendredi 2 mai 2025

Pape François

 

Je relis ceci dans un de mes livres écrit en 2017 (*) : 

« Lors d'un de ses discours de juillet 2013 à Rio, le pape François, successeur de Benoît XVI, formulait ce vœu :

"que l’Église s’éloigne de toute réduction socialisante…"

Superbe ! Il y a des hommes qui savent se servir des mots. 

"Réduction socialisante…" : un demi-siècle de manipulation du concile Vatican II résumé et défini en deux mots. Car ce n’est pas le concile qui a fait tout ce mal, en France en tout cas, mais l’idéologie gauchisante des années 70 qui l’a défiguré.

"Réduction socialisante…" : les gens venaient chercher Dieu dans les églises. Ils y trouvaient l'idéologie. Et l’on s’étonne que celles-ci se soient vidées !

"Réduction socialisante…" : ils ont voulu remplacer la ferveur de l’adoration par des assemblées ludiques où l’on chante — et danserait, s’ils avaient osé —, où l’on se sert la main — et s’embrasserait, s’ils avaient osé —, où l’on festoie à la sortie. Mais, à ce jeu, les évangélistes, pentecôtistes, et autres feront toujours mieux.

"Réduction socialisante…" : ceux qui croient que ce pape est des leurs se trompent ! Il a compris ce qui s’est passé et veut y mettre fin ».


Aujourd'hui, alors que le Saint-Père nous a quittés, je mesure combien sa venue était urgente


samedi 8 mars 2025

Lâcheté

Aucune société humaine ne peut perdurer sans spiritualité. Nos aïeux du paléolithique imploraient leurs dieux au fond des cavernes. Nos ancêtres gaulois appelaient les leurs aux sommets des bois, au plus près du ciel. Abraham apprit le Dieu unique à Moïse. Jésus  l'offrit au monde du sommet de sa Croix du supplice. 

Maintes formes de religions virent ainsi le jour au fil des temps. Elles s'entretuèrent parfois comme des sœurs ennemies. Dieu et le temps surent apaiser ces querelles sacrilèges. Sauf pour une qui persiste encore contre toute raison. Un athéisme subsista néanmoins en marge de ces multiples quêtes de Dieu. Un athéisme qui, n'ayant rien construit, ne peut prétendre être partie prenante de l'Histoire.

La France a bâti son histoire, sa culture, ses lois morales et sociales sur les fondations de cette chrétienté bimillénaire. L'édifice France montre sa chrétienté à la croisée de ses chemins et au cœur de ses villages. 

Nos élus ont mandat de défendre la France, les Français et les enfants de leurs enfants, face aux attentats, destructions et profanations qui se multiplient contre tout ce qui n'est pas islamiste. Le concept de laïcité destiné à garantir la neutralité de l'État en matière de religions a été détourné de son objet vers un combat laïcard anticlérical. L’argument de la "paix sociale"  pour justifier l'inaction est une lâcheté. C'est cette lâcheté qui encourage l'ennemi à nous attaquer.  

samedi 22 février 2025

L’être humain, un animal comme les autres ?

Dans une chronique du Figaro, Luc Ferry plaide avec véhémence contre la souffrance infligée volontairement aux animaux par l'homme. Nul ne saurait, sur ce point précis, lui donner tort. Il fait toutefois le distinguo subtil entre l'huitre et le chien... La frontière va être difficile à établir, s'il y en a une.

Mais, pourquoi faut-il que l'auteur pousse son raisonnement jusqu'à mettre en doute la différence entre l'homme et l'animal ? Il illustre son propos par l'inusable argument des 90% de gènes communs avec le chimpanzé ? L'être humain n'est-il donc qu'un sac de gènes ? « Darwin avait raison », affirme-il ; « tout le monde, y compris le pape (...) s’est rendu à l’évidence : la théorie de l’évolution est vraie » ? Et il ajoute : « les animaux, en tout cas ceux qui disposent d’un cerveau et d’un système nerveux développés, ne sont-ils pas eux aussi quelque peu humains ? », ce qui l'amène à sa question perverse : « L’être humain, un animal comme les autres ? ».

Ce renversement de paradigme fondé sur une non-démonstration m'afflige. J'y vois un homme enfermé comme une mouche dans son cachot matérialiste qui ne reçoit rien de la lumière de l'extérieur. Le big bang se serait produit tout à coup dans cet ici-bas aveugle, serait issu du néant par conséquent, et y aurait créé la matière. Mais, rien n'a pu provenir du néant, ou alors, ce n'était pas le néant ! La vie, ensuite, serait née de cette matière, par hasard. Mais, le hasard n'a pas pu trouver de vie dans l'inerte, ou alors ce n'était pas l'inerte ! 

Alors, pourquoi ya-t-il quelque chose ? Parce qu'il y a autre chose, et que la matière, comme la vie, sont entrés subrepticement dans la prison matérialiste par quelque interstice de la muraille. Cet interstice, ce petit trou, la science des hommes l'a trouvé. Il se cache au tréfonds de nous-mêmes, à la limite de cet infiniment petit où les milliards de particules dont tout est construit ici-bas cèdent la place à la vibration du vide. Or, que peut être cette vibration immatérielle de l'Au-delà, sinon celle d'une Pensée, de l'Esprit ?

C'est dans cet Au-delà de notre ici-bas qu'il faut admirer la Pensée créatrice de toute chose et de toute vie dont celle du sixième jour qui a créé l'être humain, image de l'Esprit pétrie dans la boue de ce monde. C'est cette Pensée créatrice qui a piloté jusqu'à nous l'évolution en question, laquelle n'est pas une théorie athée, mais bel et bien l'enseignement profond de La Genèse.

La preuve que l'être humain n'est pas un animal comme les autres ? Le Christ, Monsieur Ferry ! C'était hier à l'échelle des temps cosmiques.