Ces attitudes bêtifiantes ne sont pourtant pas perdues pour pour tout le monde. Il y a des gros malins qui sauront bien en tirer profit, qui veulent un marché mondial unique et standardisé pour décupler leur puissance mercantile. Eux ne sont pas des niais... Ils sont sans doute les cerveaux.
mardi 30 mai 2023
La « Planète »
lundi 1 mai 2023
"Burn-out"
On peut sourire de cette maladie moderne. Je ne le ferai pas. Deux générations qui m'en séparent me font comprendre ce mal-être que je préfère appeler détresse professionnelle. Car, c'est de cela qu'il s'agit.
Jadis, nous, les vieux, et nos parents encore plus, avons aussi connu des passages difficiles, voire angoissants, dans notre vie professionnelle ou, parfois, familiale. Mais, en ces temps-là, nous vivions dans le temps. Il y avait un présent, mais il y avait aussi un passé et un futur. Il y avait un aujourd'hui, mais qui n'occultait pas l'hier ni le demain. Il y avait cette année, mais encore l'année dernière et probablement une année prochaine. Cela veut dire que nos agressions du jour s'inscrivaient dans un continuum de temps dont le présent n'était qu'une parcelle, et ne pesait que son poids de parcelle. Combien d'agressions du présent se sont ainsi digérées dans le temps !
Or voilà qu'aujourd'hui, les technologies modernes ont brisé les passés et les futurs, laissant l'être humain à la merci d'un insatiable présent. Chacun s'est moulé avec délice dans l'instantanéité du smartphone, des SMS, d'internet etc. Tout doit avoir une réponse immédiate. Il n'est plus demandé de réfléchir pour agir. Au point que l'on invente maintenant une intelligence artificielle pour remplacer feue l'intelligence naturelle dont on est prié de ne plus se servir. Des fortunes se sont faites autour de ces technologies diaboliques, mais au prix de l'enfermement de l'Homme dans une prison sans fenêtre sur l'espace-temps du dehors. Comment, dès lors, sans voir au delà de ses murs, ne pas sombrer dans le désespoir du présent sans issue ?
Le culte du passé est peut-être un privilège de l'âge. Plus le mien avance, plus je m'émerveille de ce que j'ai fait en si peu de temps de ma pourtant déjà longue vie. Alors, je me projette instantanément dans le futur. Ainsi, les mauvaises nouvelles du présent sont déjà devenu le passé quand elles m'accablent. Et je dis à ce présent qui cherche à m'accaparer, qu'il fait bien du bruit, pour un instant qui ne compte guère, coincé entre passé et futur qui se rejoignent à chaque seconde.
Amis, victimes de la détresse du temps présent, réapprenez à vivre dans le temps. Aujourd'hui pèse peu, et demain sera bientôt hier.
vendredi 14 avril 2023
Mixité sociale (?) à l'école
Je découvre le titre accrocheur du Figaro : « Mixité sociale à l'école : Il y aura bien des objectifs chiffrés pour le privé ». Une page entière qui parle de tout sauf du sujet du titre. Passons sur cette habitude des journalistes de noircir du papier en évitant soigneusement d'aborder le sujet qui fâche !
De quelle mixité s'agit-il ? Filles/garçons ? C'est déjà fait. Riches/pauvres ? Concernant les écoles sous contrat, l'État en finance 80% des budgets. Droite/gauche ? Je n'ai pas entendu dire que l'on demande aux parents pour qui ils votent... Ne reste que : l'enseignement catholique, versus l'enseignement islamique !
Va-t-on demander aux écoles catholiques d'enseigner l'Islam et ses préceptes ? Alors, il faudra exiger des écoles coraniques qu'elles enseignent l'Évangile ! Si nous voulons la guerre religieuse, instaurons cette mixité-là !
A vrai dire, les autorités civiles ne savent plus quoi faire pour masquer les conséquences désastreuses de leur politique absurde de mélange des civilisations. Faire des diverses cultures, qui jusqu'alors cohabitaient tant bien que mal sur la Terre, un bouillon de culture mondialiste, ne peut engendrer que désastre !
mardi 4 avril 2023
Le crime
L'être humain, dans sa forme d'ici-bas, reçoit la vie lors de la fusion des deux cellules reproductrices mâle et femelle qui l'engendreront. Il aura à la rendre au terme d'un temps qu'il ne commande pas. C'est ne rien comprendre au mystère de la vie que de s'obstiner à prétendre que celle-ci peut éclore de la chimie. Quant à la dire importée d'un lointain cosmos, c'est reculer le problème afin de ne pas avoir à le résoudre.
Les connaissances actuelles de la physique des particules subatomiques ont pourtant entrouvert les portes de l'en-deçà de la matière, ce monde "quantique" fait de vibrations de l'immatériel. Mais, la peur d'une autre vérité est la plus forte, qui engendre ce matérialisme obtus. C'est cette peur, couplée à une incapacité d'approcher la moindre réflexion de spiritualité, qui conduit à l'impasse dont la seule issue est le crime.
dimanche 26 mars 2023
« Intelligence Artificielle »
Personne ne s'en rend compte, ou plutôt, personne ne veut l'admettre, nous vivons en ce moment le plus formidable bouleversement de l'espèce humaine. L'ère électronique est en train de basculer dans l'ère de l'asservissement humain.
Le prodigieux essor de l’informatique depuis quarante ans a donné à l'intelligence humaine la puissance décuplée d'un savoir immense et instantané. Les progrès scientifiques et technologiques ont été fulgurants. Certains ont flairé le pouvoir planétaire qu'ils pourraient en tirer en inversant les rôles de la machine et de l’homme. Rebaptisé « Intelligence Artificielle », ce savoir devenu prodigieux entend devenir désormais le maître du couple homme/machine. Déjà certains métiers ont repoussé au musée de l'inutile leur intelligence naturelle, pour s'offrir avec docilité au bon-vouloir de la machine. Le plan diabolique mis en place par ceux-là vise à asservir totalement l'humanité à la soi-disant intelligente artificielle. L'homme est destiné à n'être plus que la main-d'œuvre nécessaire de cette colossale puissance électronique. Le monde s'en émerveille sottement, et s'engouffre, aveugle, dans la gueule du loup.
Car, qu'espère-t-on ? Que ceux qui ont gardé ou acquis la maîtrise de cette dite intelligence artificielle refuseront, par grandeur d'âme, de se servir de ce pouvoir énorme qui est entre leurs mains, à des fins de domination des peuples ? Qu'ils auront à cœur de laisser aux citoyens leur libre arbitre afin que ceux-ci s'expriment librement ? L'enjeu, pour eux, est bel et bien d'assujettir à leur pouvoir l'humanité entière.
Or, ils se trompent ! L'intelligence humaine est tout autre chose qu'un travail d'ordinateur aussi puissant soit-il. Au-delà des neurones qui manipulent le savoir mémoriel, la véritable intelligence humaine puise sa substance dans le tréfonds de sa spiritualité. Ce n'est plus un secret qu'en dessous d'une certaine limite infime de petitesse, la matière cède la place à des vibrations du vide, disent les scientifiques. Mais, que peut-être ce monde de vibrations de l'immatériel, sinon un univers de l'esprit, de la pensée ? Dès lors, c'est dans cette dimension-là que se nourrit l'intelligence humaine, à laquelle chaque être est directement connecté par les dix à la puissance vingt-neuf particules élémentaires de son corps de matière. Cet univers, la machine ne pourra jamais l'atteindre. Aucun logiciel ne saura la brancher sur l'au-delà d'esprit, l'au-delà d'Esprit, l'Au-delà...
Et maintenant, que va-t-il se passer ? Leur « Intelligence Artificielle » va réellement prendre le pouvoir. Les peuples obéiront, heureux dans un premier temps d'être connectés dans les moindres détails de leur pauvre vie. Mais, bientôt, apparaîtra comme un mal-être, une douleur sourde au tréfonds de l'âme, comme si l'on avait oublié quelque chose, oublié Quelqu'un... Alors, quelque part sur la Terre prendra naissance une nouvelle pandémie, artificielle celle-là. Un virus inconnu se répandra à la vitesse de la lumière dans les ordinateurs du monde matériel qui rendra caduque leur vérité artificielle. L'intelligence humaine qui en sait plus, beaucoup plus, reprendra le contrôle du couple homme/machine. Alors, encore, apparaîtra au grand jour que l'être humain, avant d'être corps de matière, est image de l'Esprit. Le matérialisme borné aura replacé au centre du monde la spiritualité humaine.
dimanche 19 février 2023
Accident Palmade
Le dramatique accident de la circulation qui provoqua le 10 février la mort d'un bébé à naître met tout-à-coup en lumière l'odieuse hypocrisie de la loi.
Voilà qui, en lisant vite, peut paraître anodin. En réalité nous sommes dans le débat sur la reconnaissance ou le déni de la personnalité juridique de l'enfant à naître, qui débouche inévitablement sur la reconnaissance de la personnalité humaine de l'embryon et du fœtus, sur son droit à la vie, sur le caractère homicide de son interruption de vie.
La motivation de ce distinguo grotesque et hypocrite saute aux yeux. Qualifier d'homicide l'atteinte à la vie du fœtus non encore né aurait laissé planer une suspicion criminelle sur l'avortement de convenance qu'une minorité d'agitatrices sans morale tentent d'imposer. Comment inscrire dans la constitution le droit à l'homicide ? Au contraire, qualifier ladite agression de blessure laisse entendre que ledit fœtus n'est qu'un peu de chair de sa mère, sans aucun droit à la vie.
Ainsi le bébé non encore né ne serait pas une personne humaine ! Il ne le deviendrait au mieux qu'en montrant le bout de son nez à l'air libre ! Demandez à toutes les mamans du monde si le bébé qui remue en leur ventre est bien un être vivant ! S'il est bien leur enfant, ou s'il est seulement un amas de chair !
Comment une poignée de militantes perverses peut-elle ainsi agresser un peuple, sa culture, ses valeurs, sa spiritualité ? Le mystère de la vie n'est décidément pas à la portée de toutes les facultés cognitives. Légiférer sur le sujet devrait être réservé à des cerveaux éclairés. La démocratie trouve là sa limite.
lundi 13 février 2023
De "l'intelligence" artificielle, à nouveau.
La lecture d’un texte sur Internet vantant les mérites de la fameuse « IA »m’amène à quelques réflexions. Je n’en citerai cependant pas les auteurs, ne souhaitant nullement leur faire le moindre tort.
La première ligne du texte définit ainsi "l'intelligence artificielle" : « une forme d’intelligence technologique équivalente à l’intelligence humaine ».
Tout est dit ! Il n'est même plus nécessaire d'en discuter… L'art de la démonstration est, pour certains, de commencer par la conclusion posée en postulat. Il fut un temps où ce procédé valait un zéro au lycée. Non ! Il n'y a pas plusieurs formes d'intelligence ! Et celle dont il est question n'est pas équivalente à l'intelligence humaine !
Plus loin, on lit : « l’intelligence artificielle, comme l’intelligence humaine, fonctionne grâce à l’interconnexion d’un réseau de neurones ». Eh bien non ! L'intelligence humaine n'est pas seulement l'affaire des neurones. Tant s'en faut ! Et c'est là tout le problème. C’est faire fi de la dimension transcendante de la créature humaine. Excusez du peu ! On peut souscrire à cette vision de l'être humain, ou la contester, mais en ignorer le sujet est aller un peu vite en besogne.
Commençons par la forme :
L'article cite quelque part « le savoir de l’intelligence artificielle ». mais, l’intelligence ne se définit pas comme un savoir ! Le Littré, autant que le dictionnaire de l'Académie définissent l'intelligence comme « la faculté de comprendre ». Pas celle de savoir ! C’est la cognition qui est la faculté de savoir. Certes, les dictionnaires commerciaux confondent volontiers les deux concepts dans leurs trop nombreux synonymes. Mais, pour une réelle révolution intellectuelle que veulent faire, à juste raison d'ailleurs, les promoteurs de ces technologies du futur, l'usage du bon vocabulaire est un préalable minimum. Aucun raisonnement ne tient dans un langage approximatif !
Voilà comment ce vocable malheureux d'intelligence débouche directement sur une impasse : la machine est-elle capable de "comprendre" ce qu'elle énonce, c'est-à-dire, toujours selon le Littré, « de saisir par l'esprit » ? La machine a-t-elle un "esprit" ?
Quant au fond :
Comparer la soi-disant intelligence artificielle à l'intelligence humaine exige d'abord qu'on se mette d'accord sur le concept d'être humain. Il y a deux options :
Ou bien l'homme n'est que de la chimie, assemblage de carbone, d’oxygène, d’hydrogène, d’azote, de phosphore, de soufre, et rien de plus, comme l'enseigne une certaine science positiviste farouche. Alors, son intelligence ne peut être également que la manifestation d'électrons circulant dans sa chair. Le problème de l'intelligence artificielle n'existe plus. L'homme n'est rien de plus qu'une machine un peu molle. Que le meilleur gagne !
Ou bien l'on concède à l'homme une cinquième dimension de réalité qui transcende le temps, l'espace et la matière pour lui ouvrir l'univers de l'Esprit dont il est l'image éphémère. L'intelligence dévoile dès lors sa vraie nature : le message de cet Au-delà, qui ne tourne pas en boucle dans les neurones, mais s'entend comme un écho au fin fond des milliards de particules dont la chair est construite. C’est ce message extramuros qui déclenche à notre insu "l'intelligence" du comportement humain. Alors, il faut se rendre à l'évidence : la machine n'est pas connectée avec cet Au-delà. Son "intelligence" n'a rien à voir avec l'intelligence humaine. Si "l'intelligence artificielle" était "intelligence", elle découvrirait toute seule qu'elle n'est pas "intelligence"…
Pour autant, faut-il rejeter ces recherches technologiques ambitieuses ? Certainement pas ! Elles entrent de plain-pied dans le génie humain, et ouvrent sans doute une ère nouvelle du cogito de Descartes. Simplement, peut-être aurait-on été mieux inspiré de parler, par exemple, de “savoir artificiel", plutôt que "d'intelligence artificielle". Tout l'article serait devenu limpide : « une forme de savoir technologique équivalente au savoir humain » ou encore : « le savoir artificiel, comme le savoir humaine, fonctionne grâce à l’interconnexion d’un réseau de neurones » etc. Mais, évidemment, c'est une formulation moins marchande.
vendredi 10 février 2023
La vie est un combat. L’arme gagnante
mercredi 25 janvier 2023
Cette soi-disant intelligence dite artificielle
Qu’est-ce qui se cache derrière le vocable « d’intelligence artificielle »?
1°) Une gigantesque base de données rassemblant toutes les connaissances disséminées sur Internet, sur tous les sujets possibles.
2°) Une rapidité de lecture et de calculs époustouflante, à la vitesse de la lumière, bien au-delà des capacités cognitives humaines.
3°) Une énorme bibliothèque de logiciels de fonctions statistiques et de probabilités lui permettant de choisir les séquences les plus vraisemblables parmi des montagnes de possibilités.
Ainsi armé, le robot est capable de calculer le mot le plus probable qui doit succéder à un mot précédent, dans le respect des directives qui lui ont été données. Il saura dès lors, composer des phrases qui répondront à une question posée, en résumant tout le savoir d’Internet sur le sujet.
Il faut toutefois noter qu’Internet pullulant aussi de fausses informations, celles-ci ne seront pas forcément éliminées au crible probabiliste. Quant aux directives données, elle pourront faire la part belle au politiquement correct du moment, barrant la route à toute expression non conforme. Cette intelligence là est un magnifique vecteur de propagande.
Il fut un temps où, si nous voulions écrire un texte sur Charlemagne, il nous fallait aller en bibliothèque, lire des livres qui nous apprenaient que le brave empereur avait « une barbe blanche et le chef tout fleuri ». Puis, Internet est arrivé avec ses moteurs de recherche qui nous racontent cela, et beaucoup plus, en un simple clic sur notre ordinateur. L’intelligence artificielle qui maintenant s’ouvre au public rédigera directement le texte. Voilà un progrès technologique fabuleux, mais un progrès technologique seulement.
Il fut un temps encore, où, si nous étions souffrant, nous allions voir un médecin qui, se fondant sur son savoir personnel, diagnostiquait la maladie et délivrait les médicaments. L’erreur n’était cependant pas impossible. L’intelligence artificielle est désormais à même de faire ce travail. C’est ainsi qu’aux États-Unis, un robot aurait réussi l’examen pour exercer la médecine…
Pourtant, il n’échappera à personne que dans tout cela, il semble manquer quelque chose.
Si l’intelligence artificielle sait écrire ce que contient Internet sur un sujet donné, elle ne peut pas en enrichir le savoir par des données nouvelle, puisqu’elle ne saurait pas où les trouver. Écrire un livre, ce n’est pas recopier autrement ce que d’autres ont déjà écrit. C’est apporter, soit une connaissance humaine inédite, soit une interprétation, une philosophie personnelle innovante des connaissances acquises. Cela s’appelle en termes scolaires, une dissertation. Même un roman doit apporter du nouveau dans son scénario et ses dialogues. L’art du roman est d’écrire ce qui n’est pas arrivé, mais qui aurait pu arriver. Par définition, cela ne peut pas se trouver déjà dans la mémoire, même colossale, du robot.
Quant à la médecine, nul ne contestera qu’à côté des médicaments, le mental, le psychisme, le moral sont indispensables pour guérir. Cela ne relève d’aucun calcul d’association d’idées, mais de sentiments humais qui ne transitent sans doute pas par les neurones. On n’annonce pas à un patient qu’il a un cancer, comme on lui donnerait l’heure. Et puis, quel robot osera prendre la responsabilité du diagnostique ?
Cette soi-disant intelligence dite artificielle n’a rien d’intelligent au sens humain. Le cerveau humain a ceci de plus que celui de l’animal et bien sûr de la machine, qu’au delà de la masse de ses neurones de l’inconscience qui gouvernent l’instinct, s’ouvre une zone de la pensée consciente qui lui laisse le choix de la décision. C’est le libre arbitre laissé à la créature humaine, et à elle seulement. L’Homme sait qu’il sait. Puis, au delà encore de cette zone neuronale de la pensée consciente, s’ouvre un autre pouvoir qui semble bien ne pas siéger dans la machinerie cognitive du cerveau, mais dans un au-delà de la matière, dans cet univers de l’Esprit que la science découvre avec l’univers quantique. Là se puisent les sentiments sans lesquels l’intelligence humaine ne serait qu’érudition froide incapable de création.
Le jour où l’intelligence artificielle sera capable d’aimer, alors elle sera intelligente.
vendredi 20 janvier 2023
Retraites, démographie, même déclin.
Les manifestations soi-disant historiques de ce 19 janvier contre le recul de l’âge légal de la retraite auront surtout été le révélateur du point de non-retour atteint par le déclin de notre peuple et sans doute de la civilisation occidentale.
Les motivations des manifestants, les commentaires entendus partout, se résument tous à un seul souci : moi et ma retraite. Mais, parler des retraites, ce n’est pas parler de soi ! C’est parler des autres. De ses enfants d’abord, des enfants de ses enfants, de sa postérité. De ses parents ensuite, des parents de ses parents. Nous ne payons pas nos cotisations pour nous ! Nous les payons pour nos anciens, et travaillons pour nos enfants. Alors, que voulons nous ? Travailler moins, afin que les autres aient moins, et garder tout ?
Cette négation du souci de la postérité comme de ses souches est mortelle. D’ailleurs, elle ne s’exprime pas seulement dans le rejet du travail. Elle est aussi la cause cachée du refus de la famille et du déclin de notre démographie — Pourquoi faire des enfants ? C’est mauvais pour ma bourse et aussi pour "ma planète"—. Elle provoque enfin le syndrome le plus cruel peut-être de notre décadence : la généralisation des avortements de convenance. Quant au refus de regarder l’avenir, il accompagne la négation du passé. Quelles seraient nos retraites aujourd’hui si nos parents avaient refusé de travailler ? Quelle justification avons nous à nier nos ancêtres, notre culture ? Et comment osons nous vivre encore après avoir prôné l’euthanasie de nos propres parents ?
L’hypocrisie moderne de la défense de "MA planète" tente de dissimuler cet égoïsme du " MOI d’abord". Une civilisation qui perd le sens du futur comme du passé au profit d’une jouissance exclusive du temps présent est déjà morte.
dimanche 15 janvier 2023
Vidéos et images subliminales : danger !
Or, les sciences cognitives connaissent mieux depuis une vingtaine d’années le fonctionnement du cerveau qui ingurgitera de telles vidéo. L’œil reçoit quantité d’informations superposées qu’il transmet au cerveau. La plus grande partie en seront traitées par les milliards de neurones du cortex de manière "automatique", avant d’atteindre le niveau de la conscience. Si vous posez le doigt sur la plaque de cuisson, votre cerveau donnera immédiatement l’ordre de le retirer avant que vous n’ayez pris conscience que vous vous brûlez. Mais le cerveau fait aussi le tri dans cet afflux d’informations. Seules quelques unes atteindront ce que l’on appelle la conscience, les autres ne seront jamais "vues" par l’observateur. Ainsi, une seule image de cinéma d’une quarantaine de millisecondes incluse dans une séquence sera bien saisie par l’œil et traitée par le cortex, mais n’atteindra jamais le stade de la conscience. On l’appelle subliminale, c’est à dire "en deçà du seuil de conscience". Si je glisse plusieurs très courtes photos de choucroute dans ma vidéo qui vous parle de la pluie et du beau temps, vous aurez tout à coup envie de manger une choucroute, sans savoir d’où cela vous vient.
On imagine le parti qui peut en être tiré aujourd’hui par la faune de politiciens, faiseurs d’opinions et mercantis de tous poils, pour manipuler les cerveaux à volonté. Certes, le phénomène n’est pas nouveau pour la télé d’État. Déjà, il y a quarante ans, les images subliminales avaient fait polémique pour l’élection présidentielle. Le scandale avait été vite étouffé, mais n’imaginons pas que, depuis, les opérateurs aient été touchés par la grâce, et se soient interdit ces procédés peu honorables, même si des moyens techniques permettent maintenant de les déceler. Quant aux médias nouveaux que sont les réseaux sociaux, on ne voit pas pourquoi ils seraient épargnés par ce virus de la manipulation par l'image.
Autre chose est la communication par l’écriture. Là, pas de manipulation possible. L’auteur d'un texte ne peut qu’y exprimer sa pensée, avec talent ou maladroitement, c’est selon, mais nul ne peut tricher avec les mots. Voilà pourquoi, sur les réseaux sociaux, je ne m’intéresse qu’aux textes écrits, en écris mol-même, et ne regarde jamais les vidéos ni n’en produis.
vendredi 6 janvier 2023
Épiphanie
La fête catholique de l’Épiphanie, en ce 6 janvier, revêt à mes yeux la solennité d’un sacre. L’Épiphanie célèbre le "phénomène" inouï (même racine) de l’entrée de Dieu en sa Création ! Excusez du peu… C’est, en un seul jour, la synthèse de l’Annonciation faite à Marie par l’archange Gabriel ; de Noël où Marie découvrait à ses pieds l’Enfant-Dieu qui ne l’avait pas traversée ; de Pâques qui commémore le martyre de Jésus sur la Croix et fête sa résurrection parmi les siens trois jours après ; de l’Ascension, enfin, où le Fils rejoignit le Père pour l’éternité. L’Épiphanie ne fait pas double emploi avec toutes ces fêtes, elle les englobe dans une commémoration commune, celle de la foi chrétienne. C’est considérable ! Il n’y eut pas de jour historique de l’Épiphanie. Celle-ci resta l’actualité des hommes pendant trente-trois ans, et dure maintenant éternellement. Alors, direz-vous, que viennent faire les rois dans tout cela ? Il fallait bien un jour pour établir cette fête. Sans doute apparut-il que le jour où, selon les Écritures, des rois vinrent se prosterner devant l’Enfant symbolisait parfaitement la royauté du Christ. L’Épiphanie est ainsi, à mes yeux, la véritable fête du Christ-Roi.
mercredi 28 décembre 2022
Les trois écologismes
1°) Il y a l’écologisme politique. C’est le socialisme recyclé. Ce mouvement politique ne faisait plus recette auprès des « travailleurs ». L’imposture longtemps camouflée s’était révélée sous Mitterrand. Il fallait trouver autre chose pour rassembler des voix. L’écologisme politique ferait l’affaire avec ses fantasmes faciles à vendre.
2°) Il y a ensuite l’écologisme niais. En font partie les clients de la précédente. L’idée géniale en fut de remplacer, dans le subconscient des gens, la Terre par la « planète ». « Sauver la Terre », voilà qui ne passait pas dans les esprits. Allez donc « sauver » l’Everest inaccessible ou les fosses marines encore inexplorées, braver les dégâts sismiques ou les tsunamis meurtriers ! Cette Terre, une boule de feu emballée dans une écorce pas plus épaisse comparativement que la pelure d’une pomme, se soucie bien peu de ces pucerons humains qui lui cavalent sur la croûte. Qu’elle éternue une bonne fois, et c’en sera fini d’eux ! Autre chose était la petite planète d’Antoine de Saint-Exupéry. Elle, au moins, était à la portée de chacun. On pouvait y jouer à en être le Petit Prince, à y défendre son baobab, à empêcher les autres de venir la salir. L’utopie fit recette, et continue.
3°) Il y a enfin l’écologisme responsable. J’utilise à dessein ce qualificatif employé à tort et à travers par les précédents. Être responsable, c’est répondre de ses actes devant Celui qui nous a mis là. « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la » (Genèse I,28). Voilà qui est clair ! Nous ne sommes pas sur « Terre » pour en jouir du présent, mais pour travailler à son avenir. Cela entraine que nous devons nous gêner un peu, entreprendre et prendre des risques s’il le faut, pour préparer l’avenir de nos descendants. Par exemple, ceux-ci, si nous ne faisons rien aujourd’hui, s’entretueront pour avoir un peu d’énergie indispensable à leur survie. La Création prévoyante a mis à notre disposition une réserve colossale et inépuisable d’énergie dans le noyau du nombre incommensurable d’atomes dont est fait toute matière en ce monde. « Remplissez un verre d’eau et vous obtiendrez assez d’atomes de deutérium pour produire par fusion nucléaire l’équivalent en énergie de 500 000 barils de pétrole » (TRINH XUAN Thuan - “Les voies de la lumière”). Mais, encore faut-il apprendre à la récupérer, cette énergie cachée. C’est le devoir de tout écologiste responsable. L’empêcher est une faute contre l’écologie. En ce sens, je suis écologiste…
vendredi 23 décembre 2022
Jésus, Dieu fait chair.
Alors, apparut le miracle :
« Ce nouveau-né ne connut nulle souillure de sang, l’accouchée n’éprouva nulle douleur. La vierge a enfanté et, après l’enfantement, continue d’être vierge. » (Évangile du Pseudo-Mathieu)
Voilà qui laisse les uns incrédules, les autres émerveillés, et les chrétiens, à genoux ! La foi est une rencontre qui n'a pas besoin de la raison pour savoir. Mais, la raison, en sous-main, manifeste sa soif de comprendre. Comment comprendre ? Comment un embryon peut-il s'engendrer en une femme, se former et naître sans "traverser" sa mère, laissant celle-ci dans sa virginité originelle ? Deux mille ans après l'évènement, la science des hommes nous apporte un début de réponse.
La substance de toute chose ou de tout être ici-bas, lorsqu'on la pourchasse dans son infiniment petit, échappe à sa matérialité, devient quantum d'autre chose qui n'est ni ici ni là, mais partout ; qui n'est ni maintenant ni après, mais toujours. Ceci n'est pas un roman de science-fiction, mais l'enseignement d'expériences de laboratoires, les lois de la physique des particules découvertes au siècle dernier. Il existe un au-delà de la matérialité, riche du Tout en Un, qui se révèle sur l'écran de notre espace-temps dès lors qu'il y a quelqu’un pour l’observer. Les particules vibratoires de l’immatériel se montrent tout à coup corpuscules de matière, à qui sait les voir. Les scientifiques du subatomique savent tous cela. La matière, en ce monde, est issue de l'immatériel ! Cela dérange le positivisme inconditionnel, car alors, on commence à comprendre.
Quelle peut-être la substance de ce Tout immatériel, sinon pensée, esprit qui, dès lors, conduit à l'Esprit ? L'Esprit, se révéla ainsi à Marie totalement attentive. Elle vit, elle entendit ce que personne d'autre n'aurait vu ni entendu. Alors, en elle, pour elle, les particules immatérielles de la Pensée de l'Au-delà se montrèrent corpuscules de chair. L’Esprit avait engendré l’embryon divin.
Mais, alors, pourquoi le saint bébé, une fois constitué en Marie, surgit-il parmi nous sans déchirer la virginité de sa mère ? La science moderne des quanta nous apprend que dès qu'il y a "décohérence" des états superposés de cet Au-delà, celui-ci livre à notre monde des particules démunies de leur dimension du Tout en Un. C’est en se succédant dans le temps que celles-ci nous enseigneront le Tout qui les a quittées, à la manière des images d’un film qui, en se déroulant devant nos yeux, nous révèlent finalement le scénario complet. Mais, l'Esprit ? L'Esprit n'est-il pas libre de transcender cette règle ? L'Esprit ainsi engendré en Marie n'a-t-il pas le pouvoir de reprendre son habit de vibration immatérielle pour renaître aux yeux des hommes sur la paille de la sainte crèche ? Plus tard, un second surgissement, un "resurgissement", une "résurrection" ébranlera à nouveau les lois de l’espace-temps. Le corps martyrisé, détruit de Jésus se sublimera, laissant en place le linceul, pour renaître, vivant, au milieu des hommes.
Grâce à la science, le mystère christique n’est peut-être plus tout à fait inaccessible aux hommes de notre siècle. Un jour viendra où Jésus sera l’évidence de l’incarnation divine.
Je vous souhaite un joyeux et fervent Noël chrétien.
mardi 20 décembre 2022
Bioéthique sans morale
Je n’oublierai jamais ces propos rapportés pas Sœur Emmanuelle, je crois, d’un enfant d’une douzaine d’années qui cherchait sa survie sur les décharges de Calcutta : « Je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas qui je suis, je ne sers à rien…». 12 ans ! Terrifiant !
Et voilà qu’aujourd’hui, dans notre Occident nanti, une génération de quadras, purs produits de "l’Éducation" nationale soixante-huitarde, n’a pas honte de fabriquer légalement, pour son propre désir, des enfants privés de père, de mère ou des deux, qui ne sauront jamais d’où ils viennent, où ils vont, qui ils sont !
J’ai eu la chance de connaître une longue généalogie de mes ancêtres, tant paternels que maternels. Plus de cent aïeux, dont je connais les noms et les métiers parmi bien d’autres hélas inconnus, qui m’ont donné la vie dans l’antique Forêt de Brocéliande. Je les vénère tous, un à un, comme autant de maillons sacrés d’une chaine ininterrompue depuis l’aube paléolithique de l’Homme, jusqu’au tréfonds d’un futur inconnu. Moi, je sais qui je suis ! Je suis l’un de ces innombrables maillons qu’un jour, peut-être, des descendants lointains placeront dans leur chaîne des souvenirs.
Une dame avec qui je discutais, lors d’un salon du livre, de ces graves agressions contre la personne humaine que sont les dérives actuelles de bioéthique, me rétorqua que ce qui compte, c’est l’amour, et que ces enfants privé de leur père ou mère biologiques peuvent bénéficier d’autant d’amour. Sans doute, mais ils pourront dire, eux aussi : je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas qui je suis, je ne sers à rien…
Un jour viendra où ces enfants de convenance se révolteront.














