mercredi 28 décembre 2022

Les trois écologismes

 

Il y a trois sortes d’écologisme. 

1°) Il y a l’écologisme politique. C’est le socialisme recyclé. Ce mouvement politique ne faisait plus recette auprès des « travailleurs ». L’imposture longtemps camouflée s’était révélée sous Mitterrand. Il fallait trouver autre chose pour rassembler des voix. L’écologisme politique ferait l’affaire avec ses fantasmes faciles à vendre. 

2°) Il y a ensuite l’écologisme niais. En font partie les clients de la précédente. L’idée géniale en fut de remplacer, dans le subconscient des gens, la Terre par la « planète ». « Sauver la Terre », voilà qui ne passait pas dans les esprits. Allez donc « sauver » l’Everest inaccessible ou les fosses marines encore inexplorées, braver les dégâts sismiques ou les tsunamis meurtriers ! Cette Terre, une boule de feu emballée dans une écorce pas plus épaisse comparativement que la pelure d’une pomme, se soucie bien peu de ces pucerons humains qui lui cavalent sur la croûte. Qu’elle éternue une bonne fois, et c’en sera fini d’eux ! Autre chose était la petite planète d’Antoine de Saint-Exupéry. Elle, au moins, était à la portée de chacun. On pouvait y jouer à en être le Petit Prince, à y défendre son baobab, à empêcher les autres de venir la salir. L’utopie fit recette, et continue.

3°) Il y a enfin l’écologisme responsable. J’utilise à dessein ce qualificatif employé à tort et à travers par les précédents. Être responsable, c’est répondre de ses actes devant Celui qui nous a mis là. « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la » (Genèse I,28). Voilà qui est clair ! Nous ne sommes pas sur « Terre » pour en jouir du présent, mais pour travailler à son avenir. Cela entraine que nous devons nous gêner un peu, entreprendre et prendre des risques s’il le faut, pour préparer l’avenir de nos descendants. Par exemple, ceux-ci, si nous ne faisons rien aujourd’hui, s’entretueront pour avoir un peu d’énergie indispensable à leur survie. La Création prévoyante a mis à notre disposition une réserve colossale et inépuisable d’énergie dans le noyau du nombre incommensurable d’atomes dont est fait toute matière en ce monde. « Remplissez un verre d’eau et vous obtiendrez assez d’atomes de deutérium pour produire par fusion nucléaire l’équivalent en énergie de 500 000 barils de pétrole » (TRINH XUAN Thuan - “Les voies de la lumière”). Mais, encore faut-il apprendre à la récupérer, cette énergie cachée. C’est le devoir de tout écologiste responsable. L’empêcher est une faute contre l’écologie. En ce sens, je suis écologiste…


vendredi 23 décembre 2022

Jésus, Dieu fait chair.

Il y a vingt siècles, l’Esprit créateur surgissait en sa création. L’évènement inouï se produisait sur notre Terre. À l’échelle des temps cosmiques, nous en somme presque contemporains. Un embryon humain, engendré au sein d’une jeune vierge, Marie, princesse héritière du royaume d’Israël, se révélait tout-à-coup avoir transgressé la loi humaine de la reproduction sexuée. Neuf mois plus tard :
« Marie abaissait ses regards sur son Dieu dont elle était devenue la mère, et qui, fragile nouveau-né, était couché sur la terre devant elle ». (Anne-Catherine Emmerick - “La vie de la Sainte-Vierge“ )

Alors, apparut le miracle : 

« Ce nouveau-né ne connut nulle souillure de sang, l’accouchée n’éprouva nulle douleur. La vierge a enfanté et, après l’enfantement, continue d’être vierge. » (Évangile du Pseudo-Mathieu)

Voilà qui laisse les uns incrédules, les autres émerveillés, et les chrétiens, à genoux ! La foi est une rencontre qui n'a pas besoin de la raison pour savoir. Mais, la raison, en sous-main, manifeste sa soif de comprendre. Comment comprendre ? Comment un embryon peut-il s'engendrer en une femme, se former et naître sans "traverser" sa mère, laissant celle-ci dans sa virginité originelle ? Deux mille ans après l'évènement, la science des hommes nous apporte un début de réponse.

La substance de toute chose ou de tout être ici-bas, lorsqu'on la pourchasse dans son infiniment petit, échappe à sa matérialité, devient quantum d'autre chose qui n'est ni ici ni là, mais partout ; qui n'est ni maintenant ni après, mais toujours. Ceci n'est pas un roman de science-fiction, mais l'enseignement d'expériences de laboratoires, les lois de la physique des particules découvertes au siècle dernier. Il existe un au-delà de la matérialité, riche du Tout en Un, qui se révèle sur l'écran de notre espace-temps dès lors qu'il y a quelqu’un pour l’observer. Les particules vibratoires de l’immatériel se montrent tout à coup corpuscules de matière, à qui sait les voir. Les scientifiques du subatomique savent tous cela. La matière, en ce monde, est issue de l'immatériel ! Cela dérange le positivisme inconditionnel, car alors, on commence à comprendre.

Quelle peut-être la substance de ce Tout immatériel, sinon pensée, esprit qui, dès lors, conduit à l'Esprit ? L'Esprit, se révéla ainsi à Marie totalement attentive. Elle vit, elle entendit ce que personne d'autre n'aurait vu ni entendu. Alors, en elle, pour elle, les particules immatérielles de la Pensée de l'Au-delà se montrèrent corpuscules de chair. L’Esprit avait engendré l’embryon divin.

Mais, alors, pourquoi le saint bébé, une fois constitué en Marie, surgit-il parmi nous sans déchirer la virginité de sa mère ? La science moderne des quanta nous apprend que dès qu'il y a "décohérence" des états superposés de cet Au-delà, celui-ci livre à notre monde des particules démunies de leur dimension du Tout en Un. C’est en se succédant dans le temps que celles-ci nous enseigneront le Tout qui les a quittées, à la manière des images d’un film qui, en se déroulant devant nos yeux, nous révèlent finalement le scénario complet. Mais, l'Esprit ? L'Esprit n'est-il pas libre de transcender cette règle ? L'Esprit ainsi engendré en Marie n'a-t-il pas le pouvoir de reprendre son habit de vibration immatérielle pour renaître aux yeux des hommes sur la paille de la sainte crèche ? Plus tard, un second surgissement, un "resurgissement", une "résurrection" ébranlera à nouveau les lois de l’espace-temps. Le corps martyrisé, détruit de Jésus se sublimera, laissant en place le linceul, pour renaître, vivant, au milieu des hommes.

Grâce à la science, le mystère christique n’est peut-être plus tout à fait inaccessible aux hommes de notre siècle. Un jour viendra où Jésus sera l’évidence de l’incarnation divine. 

Je vous souhaite un joyeux et fervent Noël chrétien. 

mardi 20 décembre 2022

Bioéthique sans morale

Je n’oublierai jamais ces propos rapportés pas  Sœur Emmanuelle, je crois, d’un enfant d’une douzaine d’années qui cherchait sa survie sur les décharges de Calcutta : « Je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas qui je suis, je ne sers à rien…». 12 ans ! Terrifiant !

Et voilà qu’aujourd’hui, dans notre Occident nanti, une génération de quadras, purs produits de  "l’Éducation" nationale soixante-huitarde, n’a pas honte de fabriquer légalement, pour son propre désir, des enfants privés de père, de mère ou des deux, qui ne sauront jamais d’où ils viennent, où ils vont, qui ils sont !

J’ai eu la chance de connaître une longue généalogie de mes ancêtres, tant paternels que maternels. Plus de cent aïeux, dont je connais les noms et les métiers parmi bien d’autres hélas inconnus, qui m’ont donné la vie dans l’antique Forêt de Brocéliande. Je les vénère tous, un à un, comme autant de maillons sacrés d’une chaine ininterrompue depuis l’aube paléolithique de l’Homme, jusqu’au tréfonds d’un futur inconnu. Moi, je sais qui je suis ! Je suis l’un de ces innombrables maillons qu’un jour, peut-être, des descendants lointains placeront dans leur chaîne des souvenirs. 

Une dame avec qui je discutais, lors d’un salon du livre, de ces graves agressions contre la personne humaine que sont les dérives actuelles de bioéthique, me rétorqua que ce qui compte, c’est l’amour, et que ces enfants privé de leur père ou mère biologiques peuvent bénéficier d’autant d’amour. Sans doute, mais ils pourront dire, eux aussi : je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas qui je suis, je ne sers à rien…

Un jour viendra où ces enfants de convenance se révolteront.

dimanche 11 décembre 2022

Marie, princesse !

Petit rappel à l'occasion de ce Noël 2022, issu de l'excellent livre de Pierre Perrier "Marie, mère de mémoire" aux Éditions du Jubilé :

En 37, Hérode fait assassiner le Prince Joseph, descendant de David, héritier du trône de Juda (royaume du Sud). Sa veuve donne cependant naissance à un fils prénommé également Joseph (notre saint Joseph) qui devient ainsi le prince héritier. Elle se réfugie à Nazareth. 

À Nazareth réside Anne et Joachim héritier quant à lui de la dynastie d'Israël sur le royaume du Nord. Joachim et Anne donnent naissance à Marie qui devient donc princesse héritière du royaume du Nord.

Marie est confiée au Temple, et reçoit l'enseignement de haut niveau de Siméon Boethos (le vieillard Siméon), Grand-prêtre, tuteur de Marie, et de Hillel, le doyen des rabbis de Jérusalem, son enseignant. L’auteur du livre commente : Marie est peut-être ainsi la femme la plus cultivée d’Israël en son temps.

Marie met au monde Jésus conçu de l'Esprit Saint. Joseph épouse Marie, et reconnait l’enfant. 

Jésus est donc ici-bas le prince héritier des deux royaumes : Israël par sa mère et Juda par son père adoptif.

Voilà, direz-vous, qui pèse bien peu dans la nature vraie de Jésus incarnation de Dieu. Certes ! Mais il est troublant d'imaginer Marie, princesse et élève des plus grands précepteurs, mettant au monde  dans une étable Jésus, prince en ce monde et Fils de Dieu. 

samedi 26 novembre 2022

Avortement et constitution

 

S’agissant du fameux texte, dont tout le monde parle sans sembler le connaître, relatif à l’IVG à inclure dans la constitution j’ai trouvé sur Internet ceci : 

« La loi garantit l'effectivité et l'égal accès au droit à l'interruption volontaire de grossesse »

J’ai cherché dans le dictionnaire de l’Académie ainsi que dans le Littré le sens de ce mot "effectivité". Il n’existe ni dans l’un ni dans l’autre. Ce texte de loi n’est même pas écrit en français ! 

J’ai donc supposé qu’il voulait désigner ce qui est effectif. Les mêmes dictionnaires définissent ce dernier mot par "ce qui produit un effet réel", opposé à "affectif, qui ne produit que des sentiment". Donc la loi garantit l’effet réel de l’avortement ! Ça, on l’avait remarqué sans qu’il soit besoin d’une constitution pour le dire… Voilà qui ruisselle d’intelligence !

J’ai ensuite voulu comprendre le motif du deuxième volet de ce texte : "l’égal accès". Y aurait-il en France des personnes qui auraient accès à l’avortement par la loi, et d’autres pas ? Ou alors, s’agit-il de gommer la différence entre l’IVG justifiée par un risque médical grave et l’avortement de convenance personnelle ? La loi prétendrait-elle se substituer à la médecine ?

Enfin, je me suis arrêté sur les termes "garantir l’accès au droit". S’il y a un "droit", alors d’accord ! La loi ne peut pas autoriser le droit pour les uns et pas pour les autres. Mais, y a-t-il un "droit" ? La seule vraie question de ce sordide débat est là ! Or, que je sache, ce prétendu droit n’existe nulle part, et c’est heureux ! Alors, écrire dans la constitution un "égal accès" à un "droit" qui n’existe pas est une lamentable fumisterie.

Tout cela fait penser à un débat de clowns pour amuser la galerie, à des joutes de politiciens sans courage qui font semblant de parler d’un problème pour lequel ils ne veulent surtout pas prendre parti. J’espère que le Sénat y mettra bon ordre.

vendredi 25 novembre 2022

La paix du Christ

 Petit à petit, réapparait dans nos églises la pratique, abandonnées avec la covid, de se donner "la paix" entre voisins. À l'appel de l'officiant, on voit se déclencher un joyeux désordre. On s'interpelle d'un rang à l'autre, voire à travers la nef. On se serre la main, on se congratule avec ostentation. Cela a un petit air de fête des voisins... Certains attendent ce moment avec impatience, maugréant si l'on ne s'y plie pas, ce qui est souvent mon cas.

Le but de cette pratique est-il de rappeler la parole du Christ à ses disciples avant son arrestation et sa condamnation à mort : « Je vous laisse la paix, je vous donne Ma paix » (Jean, XIV, 27). Mais, de quelle paix s'agit-il ? Cette paix est en lui. Tout au long de sa vie terrestre, Jésus répand autour de lui une inébranlable paix divine. C’est cette force divine de paix qui soigne, qui guérit par lui, qui ressuscite même ! Cette paix dominera son arrestation, son jugement indigne, sa crucifixion, ses dernières paroles. Elle est, cette paix, celle de l'Esprit de Dieu dont il est l'incarnation. Dieu est paix ! Or, Jésus décide de nous transmette cet héritage de paix par l'intermédiaire de ses disciples. Il le fera lors de la Cène d'adieux : Dieu Lui-même, jusqu'alors présent dans son corps et dans son sang sera, par sa volonté, offert désormais à toute l'humanité, dans le pain et le vin consacrés. C'est dans ce sacrement de la sainte Eucharistie que s'opère aussi le don de la paix de Dieu. 

Alors, que viennent faire, avant, ces manifestations intempestives de "cordialités" anglo-saxonnes ? La messe n'est pas un réseau social ! C'est dans le recueillement profond qu'il faut accueillir cet héritage de la paix du Christ, don de sérénité divine.

jeudi 10 novembre 2022

"Autrice" et autres fantaisies

Voici ce qu'écrit François Cheng, de l'Académie française, dans son livre "Une longue route" (Albin Michel) : « À cet ultime stade de mon parcours terrestre, je sais que j’aurai toujours à remonter vers les hauteurs où se situe l’Académie qui, depuis près de quatre siècles, incarne une des exigences françaises les plus élevées : la vénération quasi sacrée de la langue française ». 

Voici maintenant comment m'écrit la Société des Gens de Lettres : « Chères autrices et auteurs »...  J'ai cherché le mot "autrice" dans le dictionnaire de l'Académie française. Réponse : « Il n'y a pas de résultat pour cette recherche ». J'ai cherché dans le Littré :  « Mot "autrice" inconnu du Littré » "Autrice" n'est pas un mot français ! 

La raison en est simple. "Auteur" n'est pas un métier comme institutrice ou directrice. Autre chose est de dire "une écrivaine". Le mot est, selon mon goût, d'une laideur extrême, mais "écrivain" est bien un métier. Le mot désigne directement la personne qui l'exerce. Libre à elle de l'accorder à son sexe comme n'importe quel adjectif. Mais, "Auteur" est une fonction, ou mieux : une qualité. La personne dont on parle agit en qualité d'auteur, qu'elle soit homme ou femme. Il en est de même de toutes les autres "qualités" que sont "président", "premier ministre", "préfet" etc. Les titulaires de ces fonctions n'ont aucune justification à s'en approprier le titre pour l'adapter à leur propre personne, à leur sexe, à leur narcissisme. La qualité d'auteur n'a pas plus de féminin que "la personne humaine" n'a de masculin. D'ailleurs, dirait-on "l'autrice" d'un crime ? 

Quand cessera-t-on de massacrer ainsi la langue française ? François Cheng ajoute dans son livre : « Une menace pour la langue française ne pourrait venir que des Français eux-mêmes. La langue évoluera, il dépend d’eux que ce ne soit pas dans le sens d’un avachissement ». François Cheng, Chinois immigré en France à 19 ans, ne parlait pas alors un mot de français. Aujourd'hui académicien. Quelle leçon ! 

dimanche 6 novembre 2022

La "préfète"



Un arrêté placardé en ville, concernant des travaux, je crois, est signé « La préfète de...». Cette féminisation absurde de tout m'exaspère. "Préfet" désigne la fonction, et non pas la personne qui l'exerce provisoirement. S'il est légitime de se qualifier de cordonnière quand on est femme et que l'on exerce ce métier, il est quelque peu suffisant d'assimiler la fonction préfectorale à sa propre personne. On confond le métier que l'on exerce, et la fonction que l'on occupe. Désigner la cordonnière, c'est désigner la personne. Il n'existe pas de fonction de cordonnier... Mais, désigner le préfet, c'est désigner la fonction, que celle-ci soit exercée par un homme ou par une femme. Cela est vrai pour maintes autres fonctions ridiculisées par ce nouveau sabir.

mardi 18 octobre 2022

Lamartine

Le poète et homme politique Alphonse de Lamartine s’adressant au gouvernement dont il fait partie en 1848 :

« Vous sentez-vous assez mûrs pour n’avoir d’autres maîtres que vous-mêmes ?… Assez justes pour faire droit même à vos ennemis ?... Assez magnanimes, assez cléments pour vous immoler aux autres, pour oublier les injures, pour ne pas envier les heureux, pour faire grâce à vos ennemis, pour désarmer vos cœurs de ces arrêts de mort, de ces proscriptions, de ces échafauds qui ont déshonoré ce nom sous la tyrannie populaire qu’on a appelée du faux nom de république il y a un demi-siècle ? »

(Sylvie Yvert "Il était une fois Lamartine")

samedi 8 octobre 2022

Le roman artificiel

Les nouvelles technologies fondées sur l'utilisation d'ordinateurs de plus en plus puissants vont permettre bientôt, si ce n'est déjà, de demander à la machine de rédiger elle-même un roman. Il suffira pour cela de lui faire ingurgiter de force des milliers d'œuvres littéraires de référence, puis de lui demander d'écrire un roman d'amour en deux cents pages qui se passe à tel endroit, le tout à la manière de tel écrivain à succès.

La mode veut que l'on appelle cela "intelligence artificielle". Je crois que l'on a sombré, au contraire, dans le puits sans fond de la non-intelligence. Car, l'intelligence n'a rien à voir avec la performance électronique d'une machine. L'intelligence est spécificité de la personne humaine, don à la créature qui trouve sa source dans l'immatérialité de l'être. C'est cette intelligence-là, naturelle, voire surnaturelle, que l'écrivain tente de transmettre par sa plume, comme le compositeur le fait avec les notes, et l'artiste avec son pinceau. La machine n'y aura jamais accès. 

Par ailleurs, s'ouvre avec ces techniques l'épineuse question des droits d'auteur. Quel droit aurait le commanditaire d'une telle construction préfabriquée de s'en prétendre l'auteur ? Où serait, dans cette suite de mots arrangés par la machine, la pensée de l'auteur, c'est-à-dire son intelligence ?

Les écrivains crient au plagiat. Les éditeurs montent aux créneaux. Les lecteurs choisiront ce qu'ils veulent consommer. Ou bien l'artifice de l'intelligence électronique retombera tout seul comme une mauvaise mayonnaise, ou bien l'intelligence humaine est décidément en voie de disparition. 

mardi 4 octobre 2022

Travail…

 

Le Figaro publie une analyse intéressante sur « Les Français et le travail ». Depuis ces deux années de télétravail où il fut possible de se "la couler douce" en recevant néanmoins son salaire, lesdits Français — et leurs voisins aussi — n'entendent plus revenir à la contrainte "d'aller bosser". Ils veulent privilégier désormais la vie de famille en consacrant le minimum à leur travail externe, juste ce qu'il faut pour justifier leur modeste salaire. J'y verrais volontiers un sens à la vie respectable, si cette philosophie domestique nouvelle ne se heurtait à deux obstacles qu'il faudrait surmonter. D'une part, s'agissant de la famille, la pensée unique sponsorisée par d'obscures puissance de l'argent, véhiculée par les média aux ordres et l'Éducation nationale gauchiste, s'emploie à la détruire. Alors, à quoi bon se consacrer à ce qui disparaîtra si l'on ne se bat pas pour sa défense ? D'autre part, les revendications bruyantes déclenchées ici et là pour le pouvoir d'achat laissent présager que cette philosophie généreuse se brisera vite sur les réalités économiques. 

La vérité qui se cache derrière ce mouvement d'humeur, sans doute passager, est qu'il ne concerne que les personnes, trop nombreuses il est vrai, qui sont employées à des tâches sans intérêt, sans le moindre espoir de valorisation. Je ne crois pas qu'un vrai professionnel, quel qu'il soit, soit victime de ce syndrome. Et cela ne se limite pas aux grandes professions. C'est aussi vrai pour un maçon, une cuisinière, tout métier dont on est fier. Alors, si l'on veut tirer l'enseignement de cette période de pandémie, c'est vers cette recherche de valorisation des emplois qu'il faut travailler. Il n'est pas normal qu'au vingt et unième siècle, encore, l'on n'aime pas son métier.

mercredi 28 septembre 2022

Liberté, égalité, fraternité…

 

Dans le triptyque républicain « Liberté, égalité, fraternité », Les deux premiers commandements sont antinomiques. Si l’on laisse chaque citoyen libre de grandir, on ruine de facto l’égalité, puisque tout le monde ne peut grandir à la même vitesse ni jusqu’au même niveau. Si l’on impose l’égalité par des mesures nécessairement coercitives, on enterre par voie de conséquence la liberté. Quant au troisième vœu, il devient utopie. À quoi peut bien servir la fraternité, s’il n’y a que des individus strictement égaux ?

dimanche 21 août 2022

Sondes "Voyager"

 

Il y a 45 ans, des hommes lançaient dans l'espace deux sondes "Voyager". Celles-ci sont aujourd'hui à près de 24 milliards de kilomètres de distance pour l'une, 20 pour l'autre ! À cette distance, nul ne peut pas les voir telles qu'elles sont, mais telles qu'elles étaient hier... Pour savoir ce qu'elles sont aujourd'hui, il faut attendre demain...

Ce qui me stupéfie, c'est qu'à cette distance, et après 45 ans, tout cela fonctionne encore ! Saluons l'exploit technique ! 

Mais, ce qui m'interpelle plus encore, c'est que l'homme, cet infime puceron qui fourmille sur la croûte terrestre, ce soi-disant parasite tant décrié aujourd'hui par les sots, ait été capable de comprendre l'Univers, de partir l'explorer, de transmettre ses découvertes aux générations futures. 

Non, l'homme n'est pas un animalcule inutile ! Dernier prodige de la Création, l'Être humain est l'image corporelle qui s'ignore, d'une vérité qui le transcende. En lui  retentit l'appel du savoir que la seule matière ne peut justifier. Oui, vraiment, l'Homme mérite une majuscule ! 

Je pensais à cela en écoutant ce matin le prêtre consacrant les saintes hosties : « Tu créas l'Homme à Ton image, et lui confias l'Univers »…

Pour en lire plus sur l'Univers : "Univers. Un autre regard"




dimanche 19 juin 2022

Laïcité

 

La laïcité est une chimère. Cela n'existe pas ! Ce n'est qu'un ersatz de dieu. Depuis que l'homme existe, il a besoin de dieux. Quand des peuples se disent athées, les individus sont religieux. La foi de l'individu qui s'exprime le plus souvent dans la peine ou le malheur, n'émane pas de sa raison, mais de son être profond. S'il en appelle à l'au-delà, c'est qu'il y a un au-delà ! Des adorateurs du Soleil, des mythologies grecques et latines, de Bélénos de nos ancêtres les Gaulois jusqu'à nous, aucune civilisation ne s'est passé d'un dieu. Des sots, au cours de l'Histoire, ont souvent voulu combattre Dieu en inventant à Sa place des dieux laïcs. Dans un passé pas si lointain, nos aïeux imbéciles noyèrent les prêtres, puis bricolèrent un dieu "Raison" grotesque pour remplacer le Transcendant que leur cogito infirme ne pouvait comprendre. Cela recommence aujourd'hui avec cette déesse Laïcité et ses acolytes Planète et République. Il n'a pas échappé à l'Islam guerrier qu'il y avait là une place à prendre. La nature a horreur du vide religieux. Le dieu Raison fit beaucoup de malheurs, puis fut jeté aux gravats. Si l'Homme est à l'image de Dieu, le Modèle casse le miroir quand Son image est trop laide. Voilà ce qui nous attend. Mais, avant, nous allons souffrir par la bêtise de certains.

vendredi 13 mai 2022

Trou noir #Sagittarius A*

 


Les astronomes viennent de nous montrer la première image, jamais vue encore, du trou noir 
supermassif "Sgr A*" caché au centre de notre galaxie. L'exploit scientifique est remarquable ; il faut en lire le récit. Mais, là n'est pas mon propos. Ce monstre débusqué se situerait, d'après ce que j'en lis, à 27.000 années-lumière de distance, au centre de notre disque galactique qui mesure en effet environ 100.000 années-lumière de diamètre. C'est-à-dire qu'il se situe à 270 millions de milliards de kilomètres de distance dans l'espace, mais c'est-à-dire aussi à 27.000 ans de distance dans le temps ! Ce que nous voyons n'est donc pas ce qui est, mais ce qui était il y a 27.000 ans ! À cette époque vivaient sur Terre nos ancêtres de Cro-Magnon qui exerçaient leur art pariétal sur les parois de leurs grottes. Ce trou noir est-il toujours là aujourd'hui ? Nous n'en savons rien ! Pour le savoir, il nous faudra attendre que la lumière nous en parvienne… dans 27.000 ans ! Nos descendants, à cette date, le sauront peut-être, s'il existe encore une humanité quelque part…  

Qu'est-ce que cela change, direz-vous, à l'épopée scientifique ? Rien en effet. Mais alors, pourquoi la communication qui en est faite dissimule-t-elle soigneusement cette vision des choses ? Parce que celle-ci met en lumière quelques mystères de notre Univers que le scientifiquement correct matérialiste n'aime pas aborder. J'ai longuement développé ce sujet dans mon livre "Univers. Un autre regard".