mardi 18 octobre 2022

Lamartine

Le poète et homme politique Alphonse de Lamartine s’adressant au gouvernement dont il fait partie en 1848 :

« Vous sentez-vous assez mûrs pour n’avoir d’autres maîtres que vous-mêmes ?… Assez justes pour faire droit même à vos ennemis ?... Assez magnanimes, assez cléments pour vous immoler aux autres, pour oublier les injures, pour ne pas envier les heureux, pour faire grâce à vos ennemis, pour désarmer vos cœurs de ces arrêts de mort, de ces proscriptions, de ces échafauds qui ont déshonoré ce nom sous la tyrannie populaire qu’on a appelée du faux nom de république il y a un demi-siècle ? »

(Sylvie Yvert "Il était une fois Lamartine")

samedi 8 octobre 2022

Le roman artificiel

Les nouvelles technologies fondées sur l'utilisation d'ordinateurs de plus en plus puissants vont permettre bientôt, si ce n'est déjà, de demander à la machine de rédiger elle-même un roman. Il suffira pour cela de lui faire ingurgiter de force des milliers d'œuvres littéraires de référence, puis de lui demander d'écrire un roman d'amour en deux cents pages qui se passe à tel endroit, le tout à la manière de tel écrivain à succès.

La mode veut que l'on appelle cela "intelligence artificielle". Je crois que l'on a sombré, au contraire, dans le puits sans fond de la non-intelligence. Car, l'intelligence n'a rien à voir avec la performance électronique d'une machine. L'intelligence est spécificité de la personne humaine, don à la créature qui trouve sa source dans l'immatérialité de l'être. C'est cette intelligence-là, naturelle, voire surnaturelle, que l'écrivain tente de transmettre par sa plume, comme le compositeur le fait avec les notes, et l'artiste avec son pinceau. La machine n'y aura jamais accès. 

Par ailleurs, s'ouvre avec ces techniques l'épineuse question des droits d'auteur. Quel droit aurait le commanditaire d'une telle construction préfabriquée de s'en prétendre l'auteur ? Où serait, dans cette suite de mots arrangés par la machine, la pensée de l'auteur, c'est-à-dire son intelligence ?

Les écrivains crient au plagiat. Les éditeurs montent aux créneaux. Les lecteurs choisiront ce qu'ils veulent consommer. Ou bien l'artifice de l'intelligence électronique retombera tout seul comme une mauvaise mayonnaise, ou bien l'intelligence humaine est décidément en voie de disparition. 

mardi 4 octobre 2022

Travail…

 

Le Figaro publie une analyse intéressante sur « Les Français et le travail ». Depuis ces deux années de télétravail où il fut possible de se "la couler douce" en recevant néanmoins son salaire, lesdits Français — et leurs voisins aussi — n'entendent plus revenir à la contrainte "d'aller bosser". Ils veulent privilégier désormais la vie de famille en consacrant le minimum à leur travail externe, juste ce qu'il faut pour justifier leur modeste salaire. J'y verrais volontiers un sens à la vie respectable, si cette philosophie domestique nouvelle ne se heurtait à deux obstacles qu'il faudrait surmonter. D'une part, s'agissant de la famille, la pensée unique sponsorisée par d'obscures puissance de l'argent, véhiculée par les média aux ordres et l'Éducation nationale gauchiste, s'emploie à la détruire. Alors, à quoi bon se consacrer à ce qui disparaîtra si l'on ne se bat pas pour sa défense ? D'autre part, les revendications bruyantes déclenchées ici et là pour le pouvoir d'achat laissent présager que cette philosophie généreuse se brisera vite sur les réalités économiques. 

La vérité qui se cache derrière ce mouvement d'humeur, sans doute passager, est qu'il ne concerne que les personnes, trop nombreuses il est vrai, qui sont employées à des tâches sans intérêt, sans le moindre espoir de valorisation. Je ne crois pas qu'un vrai professionnel, quel qu'il soit, soit victime de ce syndrome. Et cela ne se limite pas aux grandes professions. C'est aussi vrai pour un maçon, une cuisinière, tout métier dont on est fier. Alors, si l'on veut tirer l'enseignement de cette période de pandémie, c'est vers cette recherche de valorisation des emplois qu'il faut travailler. Il n'est pas normal qu'au vingt et unième siècle, encore, l'on n'aime pas son métier.

mercredi 28 septembre 2022

Liberté, égalité, fraternité…

 

Dans le triptyque républicain « Liberté, égalité, fraternité », Les deux premiers commandements sont antinomiques. Si l’on laisse chaque citoyen libre de grandir, on ruine de facto l’égalité, puisque tout le monde ne peut grandir à la même vitesse ni jusqu’au même niveau. Si l’on impose l’égalité par des mesures nécessairement coercitives, on enterre par voie de conséquence la liberté. Quant au troisième vœu, il devient utopie. À quoi peut bien servir la fraternité, s’il n’y a que des individus strictement égaux ?

dimanche 21 août 2022

Sondes "Voyager"

 

Il y a 45 ans, des hommes lançaient dans l'espace deux sondes "Voyager". Celles-ci sont aujourd'hui à près de 24 milliards de kilomètres de distance pour l'une, 20 pour l'autre ! À cette distance, nul ne peut pas les voir telles qu'elles sont, mais telles qu'elles étaient hier... Pour savoir ce qu'elles sont aujourd'hui, il faut attendre demain...

Ce qui me stupéfie, c'est qu'à cette distance, et après 45 ans, tout cela fonctionne encore ! Saluons l'exploit technique ! 

Mais, ce qui m'interpelle plus encore, c'est que l'homme, cet infime puceron qui fourmille sur la croûte terrestre, ce soi-disant parasite tant décrié aujourd'hui par les sots, ait été capable de comprendre l'Univers, de partir l'explorer, de transmettre ses découvertes aux générations futures. 

Non, l'homme n'est pas un animalcule inutile ! Dernier prodige de la Création, l'Être humain est l'image corporelle qui s'ignore, d'une vérité qui le transcende. En lui  retentit l'appel du savoir que la seule matière ne peut justifier. Oui, vraiment, l'Homme mérite une majuscule ! 

Je pensais à cela en écoutant ce matin le prêtre consacrant les saintes hosties : « Tu créas l'Homme à Ton image, et lui confias l'Univers »…

Pour en lire plus sur l'Univers : "Univers. Un autre regard"




dimanche 19 juin 2022

Laïcité

 

La laïcité est une chimère. Cela n'existe pas ! Ce n'est qu'un ersatz de dieu. Depuis que l'homme existe, il a besoin de dieux. Quand des peuples se disent athées, les individus sont religieux. La foi de l'individu qui s'exprime le plus souvent dans la peine ou le malheur, n'émane pas de sa raison, mais de son être profond. S'il en appelle à l'au-delà, c'est qu'il y a un au-delà ! Des adorateurs du Soleil, des mythologies grecques et latines, de Bélénos de nos ancêtres les Gaulois jusqu'à nous, aucune civilisation ne s'est passé d'un dieu. Des sots, au cours de l'Histoire, ont souvent voulu combattre Dieu en inventant à Sa place des dieux laïcs. Dans un passé pas si lointain, nos aïeux imbéciles noyèrent les prêtres, puis bricolèrent un dieu "Raison" grotesque pour remplacer le Transcendant que leur cogito infirme ne pouvait comprendre. Cela recommence aujourd'hui avec cette déesse Laïcité et ses acolytes Planète et République. Il n'a pas échappé à l'Islam guerrier qu'il y avait là une place à prendre. La nature a horreur du vide religieux. Le dieu Raison fit beaucoup de malheurs, puis fut jeté aux gravats. Si l'Homme est à l'image de Dieu, le Modèle casse le miroir quand Son image est trop laide. Voilà ce qui nous attend. Mais, avant, nous allons souffrir par la bêtise de certains.

vendredi 13 mai 2022

Trou noir #Sagittarius A*

 


Les astronomes viennent de nous montrer la première image, jamais vue encore, du trou noir 
supermassif "Sgr A*" caché au centre de notre galaxie. L'exploit scientifique est remarquable ; il faut en lire le récit. Mais, là n'est pas mon propos. Ce monstre débusqué se situerait, d'après ce que j'en lis, à 27.000 années-lumière de distance, au centre de notre disque galactique qui mesure en effet environ 100.000 années-lumière de diamètre. C'est-à-dire qu'il se situe à 270 millions de milliards de kilomètres de distance dans l'espace, mais c'est-à-dire aussi à 27.000 ans de distance dans le temps ! Ce que nous voyons n'est donc pas ce qui est, mais ce qui était il y a 27.000 ans ! À cette époque vivaient sur Terre nos ancêtres de Cro-Magnon qui exerçaient leur art pariétal sur les parois de leurs grottes. Ce trou noir est-il toujours là aujourd'hui ? Nous n'en savons rien ! Pour le savoir, il nous faudra attendre que la lumière nous en parvienne… dans 27.000 ans ! Nos descendants, à cette date, le sauront peut-être, s'il existe encore une humanité quelque part…  

Qu'est-ce que cela change, direz-vous, à l'épopée scientifique ? Rien en effet. Mais alors, pourquoi la communication qui en est faite dissimule-t-elle soigneusement cette vision des choses ? Parce que celle-ci met en lumière quelques mystères de notre Univers que le scientifiquement correct matérialiste n'aime pas aborder. J'ai longuement développé ce sujet dans mon livre "Univers. Un autre regard".

vendredi 29 avril 2022

Ainsi va la vie. Elle passe... et l'on passe à côté !

Des étagères encombrées de boîtes de diapositives, qui n'a pas cela chez soi ? Une vie saisie sur ces petits carrés de pellicule ; les évènements de famille ; les enfants au berceau ; les voyages autour du monde, pour ceux qui purent se les payer... Et maintenant, qui les regarde ? Personne ! Les enfants ? Ils n'auront de toute façon pas le matériel pour les "visionner". Les scanner ? On peut, mais quel travail fastidieux ! Nous voulions les immortaliser, ces évènements... Mais, ils sont morts ! Les avons-nous vécus, au moins, ces moments heureux passés l'œil rivé sur l'oculaire ? Je me souviens d'un ami avec qui je visitais un pays lointain, moi, la caméra au poing, lui, les mains dans les poches. Je m'étonnais qu'il n'eût pas d'appareil photo. Il me répondit : pour quoi faire ? Je n'ai personne à qui les montrer ! Mes yeux et ma mémoire en garderont bien plus que toi... Ainsi va la vie. Elle passe... et l'on passe à côté !

Aujourd'hui, les nouvelles générations ne passent pas dans la vie, appareil photo à la main, mais "smartphone" sous le pouce. Ils traversent la ville l'œil rivé sur leur minuscule écran. Prendre l'air à la campagne ? Ils ne regardent que ledit écran... Dans le train, le bus, ou même en voiture, même chose...À table ? Doit-on poser son téléphone à gauche ou à droite de l'assiette ? Si on leur demande ce qu'ils ont vu dans la journée ? Rien ! Ainsi va leur vie. Elle passe... et ils passent à côté ! 

samedi 23 avril 2022

Non ! je ne me rendrai pas complice des agressions contre la vie humaine !

Non ! je ne me rendrai pas complice des agressions contre la vie humaine prônées par Monsieur Macron, et non dénoncées par Madame Le Pen !

Que veut dire cette injonction du Livre de la Genèse (III, 21-22) :

« Yahweh Dieu dit : Voici que l'homme est devenu comme nous pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, qu'il n'avance pas sa main, qu'il ne prenne pas aussi de l'arbre de vie » ?

Elle veut dire qu'il y a quelque trois mille ans, un prophète, Moïse, nous transmettait la révélation que, l'homme ayant quitté l'animalité pour entrer dans la dimension de l'être sachant, il lui était cependant interdit de faire usage de ce savoir pour tenter de créer lui-même la vie, ou la détruire. Il traduisait cela, en termes poétiques par l'image du fruit consommé de l'arbre de la connaissance, puis de l'arbre de vie.

Or, voici que ce siècle, auquel nous avons le triste privilège d'appartenir, est le premier de l'humanité à oser transgresser cette interdiction pour tenter de jouer à être Dieu. Avortement sans limite, PMA d'orphelins de père, GPA d'orphelins de mère, manipulations transgenres, création d'embryons chimères, euthanasie… en se livrant à ces turpitudes d'apprentis sorciers, nos générations sont les premières de l'Histoire humaine à oser « avancer la main » pour voler le fruit de l'arbre de vie. 

Comment ce matérialisme obtus peut-il prétendre « sauver la planète », et « en même temps » condamner la vie humaine sacrée qui s'y développe ? Il se trouve que la France choisit pour cinq ans son chef d'État. Ce sujet passe, à mes yeux, avant tous les autres critères de choix. La retraite, le pouvoir d'achat, l'immigration, l'insécurité, la guerre même sont les soucis légitimes, mais qui concernent notre présent. L'attentat à la vie, lui, menace l'avenir du genre humain. Les programmes des deux candidats procèdent, l'un de la transgression volontaire, irresponsable et avouée de l'injonction divine, l'autre du détournement du regard. Je refuse d'associer ma voix à l'un comme à l'autre de ces agissements sacrilèges.

 

lundi 11 avril 2022

J'aurais voulu…

Le candidat à l'élection présidentielle de 2022 qui voulait que « la France restât la France » n'avait en effet aucune chance de l'emporter : les habitants de la France — de ce qu'est devenue la France — ne veulent pas que la France reste la France. 

* J'aurais voulu que l'on continuât d'enseigner l'histoire de la France aux enfants de mes enfants. Les habitants de ce qu'est devenue la France veulent qu'on invente une autre Histoire. 

* J'aurais voulu que l'on entendît encore sonner l'angélus dans les villages de la France des enfants de mes enfants. Les habitants de ce qu'est devenue la France veulent entendre psalmodier autre chose. 

* J'aurais voulu que l'on cessât de fabriquer artificiellement, dans la France des enfants de mes enfants, des orphelins de père pour couples de femmes ; que l'on n'autorisât pas la location d'utérus pour engendrer des orphelins de mère pour couples d'hommes. Les habitants de ce qu'est devenue la France s'en moquent. 

* J'aurais voulu que l'on ne tuât pas les bébés non désirés dans le ventre de leur mère. Les habitants de ce qu'est devenue la France le veulent. 

* J'aurais voulu que les apprentis sorciers ne manipulassent pas les embryons humains pour en faire des chimères expérimentales. Les habitants de ce qu'est devenue la France ne s'en émeuvent pas.

* J'aurais voulu que l'on ne tuât pas les vieillards encombrants. Les habitants de ce qu'est devenue la France ont voté pour qu'on laisse faire.

Il y a trois ou quatre mille ans, à l'âge où naissait l'écriture, quelqu'un — Moïse ? — nous transmettait ce commandement de Yahweh Dieu : « Voici que l'homme est devenu comme nous pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, qu'il n'avance pas sa main, qu'il ne prenne pas aussi de l'arbre de vie » (Genèse III, 21-22). Cette génération est la première qui ait osé jouer à être Dieu pour créer ou détruire la vie. Si Dieu est, il n'est pas possible qu'Il laisse impuni pareil outrage. Si Dieu n'est pas, alors rien n'a de sens. Tremblons que la punition soit lourde, très lourde ! Ce sera peut-être le prix à payer pour que les enfants de mes enfants rebâtissent leur France.

dimanche 3 avril 2022

Sexualité

 

Un évêque s'exprimait récemment sur un réseau social en ces termes : « L'homosexualité n'est pas un péché ». Je n'ai pas vocation à en juger. Cependant, il me semble naturel de chercher à  comprendre l'enjeu du problème.

Qu'est-ce que la sexualité ? Les dictionnaires la définissent comme, d'une part l'ensemble des attributs spécifiques à chacun des deux sexes du monde vivant, d'autre part, l'ensemble des pratiques propres à la satisfaction du plaisir sexuel de chacun de ces sexes. 

La première question qu'il faut se poser est : pourquoi y a-t-il systématiquement deux sexes différents dans le monde vivant, même si, parfois et exceptionnellement, leurs attributs peuvent se regrouper dans un même individu hermaphrodite ? Qu'en serait-il d'un monde où n'existerait qu'un seul sexe ?

Et, la seconde question : pourquoi certaines pratiques dites sexuelles déclenchent-elles, systématiquement semble-t-il, le plaisir ? Qu'en serait-il d'un monde où lesdites pratiques sexuelles engendreraient l'indifférence, voire la douleur ?

La réponse à ces deux questions est la même : sans la sexualité, il n'y aurait tout simplement pas de monde vivant ! Que l'on considère l'Univers comme une création intelligente — ce qui est mon opinion — ou comme le résultat d'un hasard — auquel je ne crois pas — force est d'admettre que la sexualité est le moteur incontournable de la vie. Si le moteur s'arrête, la vie s'arrête !

Dès lors, on ne fera pas l'économie d'une troisième question : en quoi la vie est-elle nécessaire ou au moins utile en cet Univers ?

Là, nous devons nous référer, pour répondre, aux dernières découvertes de la science des hommes ; je veux parler le la mystérieuse physique quantique. Toute la matière de l'Univers observée dans son infiniment petit se résume à des particules qui, en deçà d'un certain seuil de petitesse, ne se montrent matière que si on les observe. Sans observateur, elles basculent dans l'immatériel, une sorte de vibration du vide — pour moi, la pensée de l'Esprit —. Or, qui peut être l'observateur, sinon un être vivant doté de conscience ? L'être humain semble bien être la seule créature répondant à cette définition.

La conclusion s'impose : sans le vivant, point d'observateur ; sans l'observateur humain, point de matière ! Il fallait que la Création allât jusqu'à l'être humain pour que la matière eût une existence avérée. La sexualité, dès lors, n'est pas seulement le moteur de la vie, elle est le vecteur de l'énergie de la Création pour l'accomplissement de son dessein :

" Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la" (Genèse I, 28).

Alors, l'homosexualité est-elle un péché ? Elle est en tout cas une tricherie face à cette injonction. Mais, il y en a d'autres.

vendredi 11 mars 2022

Une « étude colossale »…


Le Figaro sert aujourd'hui dans ses pages saumon Économie une « Étude colossale » de la Direction statistique du Ministère du Travail, intitulée : « Ces métiers qui recruteront en masse à l'horizon 2030 ». 

Quels sont-ils ? 


* Agents d'entretien

* Enseignants

* Aides à domicile

* Aides-soignantes

* Conducteurs de véhicules

La France de 2030 sera une gigantesque ambulance !

L'industrie ? Rien ! L'automobile, l'aéronautique ? Négligeables ! L'énergie ? Inutile ! Le bâtiment ? Absent ! Les routes, les ponts, les tunnels ? Ringards ! L'élevage, l'agroalimentaire ? Plus besoin ! On ne fabrique plus rien dans ce pays ! 

Craignons que le réveil ne soit douloureux ! Quand j'étais moi-même à l'âge de la recherche d'orientation professionnelle, mon père me suggéra, sous toutes réserves, les Ponts-et-Chaussées. On sortait de la Seconde Guerre mondiale. Le pays était saccagé. Tout était à reconstruire. Je choisis en effet, sinon les Ponts-et-Chaussées à proprement parler, les études d'ingénieur des Travaux publics. Suivirent cinquante ans d'une carrière passionnante. 

Si notre génération s'était contentée de conduire des ambulances, nul doute que nous ne serions pas là pour rédiger et lire de telles « études colossales »… 

vendredi 4 mars 2022

Réveil National ?

La guerre en Ukraine aura permis de découvrir tout à coup la folle politique de réduction des budgets militaires en Europe. Dans les démocraties, par définition, c’est le peuple qui a le pouvoir. Or ce peuple n’a aucune compétence pour analyser les évènements, faire la moindre prospective pour organiser l’avenir, et finalement exercer ce pouvoir. Quant à ses élus qui devraient faire ce travail pour ledit peuple, ils n’ont d’autre souci que d’être réélus, et, pour se faire applaudir, surfent sur les lubies du moment de ce peuple incompétent. Voilà comment tout part à vau-l’eau. C’est ainsi que, pour les nouvelles générations bisounours qui n’ont jamais connu de guerre, l’armée ne servait à rien. Alors, les élus en ont réduit les budgets, de  mandat en mandat. Tout à coup, l'on se réveille, on prend peur, on réarme, mais c’est trop tard. Le même scénario désolant se joue avec l’énergie. Une catastrophe mondiale arrivera un jour qui fera découvrir que pour survivre, l'humanité a besoin d’énergie abondante et accessible à tous. Alors, on abandonnera les gadgets pour réinvestir dans le nucléaire, seule réserve à la hauteur des enjeux. Et que dire de l’extravagante folie qui s’est emparée du domaine de la biologie qu’on ose encore appeler bioéthique ? PMA pour lesbiennes, GPA pour gays, avortements en libre service, manipulations génétiques d’embryons humains… Croit-on éviter le désastre génétique et social qui s’annonce ? Alors, une fois encore, le peuple se réveillera affolé, et les élus surfeurs essaieront de combattre piteusement ce qu’ils ont laissé faire, voire encouragé parce que c’était bon pour leurs sondages. 

La démocratie ne fonctionne que chez des peuples éclairés. La vieille Europe a dépassé ce stade, et est entrée dans sa phase de décadence intellectuelle et morale.  Faudra-t-il tous ces coups de semonce douloureux pour sonner le réveil ? Si j’avais un parti politique à créer, je l’appellerais peut-être RN. Mais cela voudrait dire  Réveil National. 

vendredi 18 février 2022

À propos du terrorisme islamique

 

La presse parle beaucoup, en ce moment, du bon islam et du mauvais islam, comme s’il s’agissait du cholestérol… Restons sérieux. Il n’y a pas deux islams, comme il n’y a pas deux chrétientés. Par contre, dans toute religion, il y a les vrais disciples, et les faux.

Le réflexe populaire, face aux violences perpétrées sur notre sol par un terrorisme qui se déclare islamique est la répression : « yaka » obliger… « yaka » interdire…  « yaka » les renvoyer chez eux… Comme les gouvernements de la République n’ont d’autre souci que de plaire à l’électorat, ils adoptent cet état d’esprit, sans avoir cependant le pouvoir de mettre en pratique ces « yaka ». Du coup, rien ne se fait, et l’ennemi jubile. Les épisodes sur le port du voile, les allocations familiales aux parents d’enfants délinquants, les expulsions, etc. relèvent de ces velléités.

Pour résoudre un problème, il faut commencer par bien le poser. Quel est-il ?

Premier paramètre incontournable : il y a aujourd’hui parmi les citoyens français réguliers un pourcentage important, soigneusement dissimulé par le politiquement correct, mais là quand même, d’immigrés récents musulmans. C’est un fait nouveau, mais un fait ! Alors, on dira qu’il ne fallait pas les faire venir. Peut-être, mais cela ne sert à rien de dire cela.

Deuxième élément du problème : parmi ces nombreuses familles d’immigrés, il y a une proportion majeure de personnes qui ne demande qu’une chose, c’est d’être reconnus Français comme les autres. Les slogans entendus ici et là : « on est chez nous… » montre bien que là est l’endroit qui fait mal quand on appuie dessus.

Troisième donnée du problème : l’islamisme guerrier, car c’est de cela qu’il s’agit, prospère, en France, chez les jeunes essentiellement, les enfants ou petits-enfants des immigrés en question. Qui manipule ainsi ces jeunes ? L’Ennemi avec un grand E qui se cache derrière diverses confréries, organisations, mouvements, voir États du monde musulman. Quel est son argument ? Un islamisme guerrier enseigné à partir du Coran revisité. Que veut- il ? La France sans les Français, et pourquoi pas, l’Europe ! Il en a les moyens financiers, tant que la manne du pétrole  ne s’est pas tarie. Quelle est sa stratégie ? Engendrer un mouvement de représailles contre tous les immigrés qui, alors, déclenchera la guerre sur notre territoire. L’Ennemi sait qu’ils la perdra par les armes, mais qu’il la gagnera par la politique. L’exemple de la guerre d’Algérie n’est pas oublié. Pourquoi l'Ennemi recrute-t-il chez les descendants d’immigrés ? Parce que le terreau des jeunes est fertile, et que toute mauvaise graine y pousse facilement. 

Or, que trouve cet ennemi en face de lui ? Un pays chrétien ? Oui, mais depuis la sinistre époque de la Révolution où l’on noyait les prêtres, le clergé est à peine toléré, et en tout cas rigoureusement interdit de tout gouvernement. L’Ennemi le sait bien qui n’a donc comme adversaire qu’une idéologie laïcarde, anticléricale, qui monopolise le pouvoir à travers ses propres confréries. L’Ennemi se serait-il attaqué ainsi à la France s’il avait su se heurter à une nation chrétienne unie et puissante dans ses convictions  ? Certainement pas !

S’éclairent, dès lors, deux réponses au problème posé :

La première : ce n’est pas en attaquant la chrétienté comme il le fait bêtement, que l’État français soi-disant laïc neutralisera l’islamisme. Si notre nation veut éviter la guerre contre l’islam, il lui faut d’abord affirmer fortement que la France est un pays chrétien, et qu’elle entend le rester. Cette affirmation n’interdit en rien la pratique d’autres religions, mais elle désarme toute velléité de combat de la part de ces dernières. Les laïcards ont une lourde responsabilité dans les attentats actuels.

La seconde : Pourquoi les jeunes se laissent-ils si facilement enrôler ? Je l’ai dit, le cri « on est chez nous… » montre qu’ils ne s’y sentent pas vraiment. Diraient-ils cela s’ils se sentaient « chez eux » ? Or, qu’on le veuille ou non, ils sont bel et bien « chez eux » ! On peut s’interroger sur l’opportunité de l’immigration de masse organisée dans les années Mitterrand, mais on ne fera pas tourner l’horloge à l’envers, même s'il est encore temps, par contre, de couper la tête à l’idéologie criminelle du grand remplacement.

Pour donner à ces jeunes ce sentiment d’appartenance, il ne suffit pas de leur aménager des terrains de foot. C’est le comportement général du peuple français qui est en cause. Il y a, sur ce sujet-là, toute une culture à mettre en place de part et d’autre. Un gouvernement responsable, et intellectuellement honnête, doit le dire, le redire, et l’enseigner.

Alors, et alors seulement, face à une France chrétienne et qui agit en tant que telle, d’une part, et à des jeunes descendants d’immigrés qui se savent « chez eux » malgré leur religion, d’autre part, le terrorisme islamique ne trouvera plus ici le terrain de ses exactions. Restera à le combattre à l’extérieur. C’est un autre sujet.



mercredi 9 février 2022

Déficit commercial de la France !

Imaginez une entreprise qui achète 17% de plus qu’elle ne vend… Imaginez un ménage qui dépense 17% de plus qu'il ne gagne… Eh bien ! c'est le cas de la France ! Cela s'appelle le déficit commercial. Qu'espère-t-on ?  Que cela va durer ? 

Cette incurie ne se retrouve ni en Allemagne ni en Italie. L'Europe, voire l'Occident, a souvent bon dos. Là, il s'agit bel et bien d'un mal français, gaulois… La pandémie a pourtant mis sous éclairage aveuglant cette maladie gravissime. Au confinement nécessaire, la France a répondu par le télétravail. Comme si travail était désormais synonyme d'ordinateur… Comme si nous allions faire tourner une industrie en restant dans nos pantoufles, voire au lit, avec un portable sur les genoux… D'ailleurs, quels parents encouragent leurs enfants, quels enseignants encouragent leurs élèves,  à faire carrière dans l'industrie ?

Pourquoi ne fabriquons-nous plus rien ou presque, en France ? Parce que la sueur gauloise coûte trop cher. Alors, nous achetons du tout fait… Et, pourquoi le travail français coûte-t-il si cher ? Non pas parce que les salaires dans l'industrie sont trop élevés — il suffit d'observer les manifestations au sujet du fameux pouvoir d'achat pour s'en convaincre  — mais parce que l'État le taxe, l'impose, l'écrase. L'oisiveté est encouragée, le travail est puni ! Même l'écologie politique à la mode s'en mêle pour punir l'industrie !  Je cherchais sur Google une image pour illustrer cet article. Je n'ai trouvé que des cheminées qui fument… Une fixette !   

Et l'on s'étonne de découvrir tout à coup, en France, un déficit commercial de 85 milliards !