lundi 21 septembre 2020

Comment la France en est arrivée là !

 

Il faut remonter à la colossale secousse qui a ébranlé irréparablement l’édifice, la guerre de 39/45. La France, en 45, est passée tout près de la partition comme l’Allemagne. De Gaulle a pu l’éviter. La haine habitait les Français résistants parfois autoproclamés, contre les collabos parfois innocents. De Gaulle, encore, les a réconciliés au prix d’une victime expiatoire dont le sang coule encore. En 1945, il n’y avait pas une famille de France qui n’eût subi le malheur parmi les siens, soit sous la botte des SS, soit sous les bombes des libérateurs. Or, on oublie un peu vite que nous sommes les rescapés de ce désastre. 

Les couples en âge de procréer qui, alors, avaient échappé au malheur, ou bien ceux que l’euphorie de la Libération faisait créer des foyers neufs, voulurent des enfants en nombre auxquels ils offriraient le bonheur qu’eux n’avaient pas reçu. Ils élevèrent leurs progénitures comme des demi-dieux en scandant « plus jamais ça » ! Plus aucune contrainte ! Plus aucune contrariété ! L’enfant roi ! Faut-il le leur reprocher ? Il faut ne pas mesurer ce qu’ils ont subi pour ne pas les comprendre.


Vingt-trois ans après, nous sommes en 68. Les bambins du baby-boom sont en fac ou entrent dans la vie active, et découvrent tout à coup que ladite vie n’est pas ce que leurs parents leur ont raconté. La vie est bel et bien un combat. La sélection des meilleurs est impitoyable. Les contraintes, les interdictions se dressent partout. Devant cette découverte, deux attitudes sont possibles : ou bien admettre que l’on a fait fausse route, reprendre tout à zéro, et se battre. Ou bien hurler, casser tout, dépaver le Boul-Mich et brûler des voitures. C’est ce que la chienlit estudiantine, comme disait le général, choisit de faire. Les syndicats de gauche, toujours à l’affut de ce qui peut détruire le pays emboîtent le pas. La France est bloquée. Le général s’enfuit, ou fait mine de s’enfuir ; l’Histoire dira peut-être un jour ce qu’il en fut.


1968 fut la première secousse en retour du séisme de 45. Mais, il ne faut pas le dire... C’est politiquement incorrect. Car la bien-pensance veille encore, qui protège le mythe d’un 68 révolutionnaire qui aurait fait avancer le monde. Non, 68 ne fut pas glorieux ! Tout au plus fut-il la réaction puérile et peu courageuse d’enfants gâtés contrariés. Pompidou parvint à stopper les exactions au prix de concessions universitaires et syndicalistes qui se révéleront plus néfastes qu’heureuses pour les intéressés eux-mêmes. 

Les héros dépaveurs se répandirent alors dans la société remise au travail. Oh ! Pas dans les entreprises de ces patrons tant conspués sur les barricades de pacotille ! La moquette douillette des ministères sera plus adaptée. L’Éducation nationale, par exemple. Le temps de faire le tour du propriétaire, et à partir des années 80, les enfants des Français leur sont confiés. Et voilà comment une génération au moins de  jeunes Français sortirent de l’école, convaincus que le travail n’était pas une nécessité ; que la triche et le mensonge remplaçaient désormais la probité ; que la famille devait être détruite au profit des partenaires sexuels ; que les ancêtres ne méritaient pas le respect ; qu’euthanasier les vieux et les malades était chose normale ; que l’embryon humain était un objet chose que l’on pouvait acheter, puis jeter ; que les générations à naître n’avaient qu’à se débrouiller ! Or, ces jeunes des années 80 sont aujourd’hui des quadras, et constituent une partie importante des actifs du pays, de ceux qui votent et de ceux qui font les lois. Voilà qui explique le désastre actuel des idées neuves. Ce nouveau sinistre est la seconde secousse en retour du séisme de la dernière guerre mondiale. Il laisse la France de l’esprit en ruines.


Et maintenant ? Les anciennes générations encore attachées aux valeurs ancestrales qui ont construit la nation quittent la scène les uns après les autres. Heureusement, nombreux restent ceux qui ont su résister à la "déséducation" nationale et transmettre à leurs enfants les fondements solides de la vraie société. Or, on croit toujours que les choses sont figées en l’instant présent, et que ce sont elles qu’il faut changer. Mais, elles changent toutes seules ! Chaque jour, une nouvelle tranche d’âge pousse les autres vers la sortie en apportant un sang nouveau. Tout l’avenir de la France réside donc maintenant dans la dilution de la chienlit post-soixante-huitarde. Elle se fera. Les années passent vite. Plus vite qu’on ne croit !

dimanche 6 septembre 2020

IVG…IMG…PMA…GPA…etc. Sommes nous devenus des barbares ?

 



Nous sommes décidément tombés bien bas ! Avons-nous touché le fond de l'abomination ? Ou le pire est-il encore à venir ?

Nous massacrons, désormais en toute légalité. l'être humain par les deux extrêmes : les embryons et les vieillards,

  • Nous avons le droit de vie et de mort sur tout être humain qui n'a pas atteint l'âge de 12 semaines.
  • Nous venons d'ajouter le droit de tuer les bébés dans le ventre de leur mère jusqu'à l'heure de leur naissance, pour raisons dites de "détresse psychosociale". Terme hypocrite qui peut inclure tout ce qu'on veut. Pour compléter cette hypocrisie, nous déclarons qu'alors il ne s'agit pas d'interruption volontaire de grossesse (IVG), mais d'interruption médicale de grossesse (IMG). Cela change tout !
  • Nous autorisons les expérimentations de laboratoire sur lesdits embryons provisoirement épargnés. Expériences qui pourront aller jusqu'à la tentative de fabrication d'embryons chimères, monstres mi-homme, mi-animal.
  • Nous avons rendu obsolète la notion d'amour en remplaçant la reproduction sexuée du genre humain par  le commerce de bébés de compagnie.
  • Nous avons anéanti la fondation multimillénaire de toute société humaine, la famille, en légalisant la parodie de l'union homosexuelle.
  • Nous réclamons maintenant le droit à l'euthanasie des malades que l'on ne sait pas guérir, ou des vieillards dont l'âge ne justifie plus le coût du maintien en vie.
  • Nous qualifions désormais de "dignité" le suicide assisté pour tous. 

Voilà la société de barbares dans laquelle 40 ans de matérialisme borné nous ont plongés. La vie humaine se décrète désormais par décision administrative. L'Administration a remplacé Dieu. Nous sommes redevenus des sauvages sans foi, sans morale, sans honneur ; des bêtes !

samedi 22 août 2020

Le livre et "l'Intelligence" artificielle


Voilà que les apprentis démiurge de « l’intelligence artificielle » prétendre écrire des livres tous seuls, « presque » aussi bien que des vrais ! Savent-ils ce qu’est un livre ? C’est la pensée d’un auteur, plus ou moins bien exprimée, mais pensée quand-même. Savent-ils ce qu’est la pensée ? C’est la dimension cachée de l’être humain, qui s’exprime depuis son au-delà. C’est l’indiscible qui tente de se faire entendre à travers les mystérieuses particules quantiques de la créature humaine. Croit-on pouvoir brancher un ordinateur sur l’Au-delà ?

samedi 15 août 2020

15 août

 C’est Louis XIII qui fit du 15 août un jour férié en France, et une fête nationale en déclarant la Vierge Marie patronne et protectrice de la France. Depuis près de 400 ans, donc, les Français, qu'ils soient catholiques fervents ou simplement patriotes, respectent ce jour chômé, et le fêtent à leur manière. Dans le cloaque de trivialité qui déborde parfois dans l'Histoire — cette époque en est une parmi d'autres —, la lumière mariale continue d'éclairer notre route. J'ai toute confiance. 

Pour découvrir l’histoire de la Sainte Famille sous un autre jour, je vous propose ce petit livre :  "Elles s'appelaient Marie"

vendredi 24 juillet 2020

Patrimoine ?

Cécité spirituelle, ou seulement manque d'élévation d'esprit ? Les politiciens du jour et leurs médias subventionnés ne savent s'affliger des incendies d'églises et autres destructions volontaires, qu'en termes de sauvegarde du patrimoine. Bien sûr, ces pertes subies d'œuvres d'art sont désastreuses ! Mais, une église, un crucifix, une icône, un ex-voto, c'est beaucoup plus qu'une œuvre d'art ! Peut-être conservez-vous pieusement dans votre portefeuille la photo écornée et jaunie d'un parent, d'un enfant, d'un être cher disparu. Qu'on vous la dérobe et la déchire sous vos yeux, alors vous hurlerez toute la douleur du sacrilège. C'est que, pour vous, cette photo n'était pas seulement un bout de papier. Dans l'objet, au-delà de l'art du portrait, vous aviez placé toute la charge affective de votre âme depuis des années. Comprenez-vous, dès lors, que dans chaque pierre de l'église détruite, dans le bois du crucifix profané, dans les lettres dorées de l'ex-voto brisé, s'est accumulée, depuis des milliers d'années parfois, la charge spirituelle de millions d'âmes en pleurs ou en joie, en prière ou en grâce obtenue ? C'est cette immense procession de nos ancêtres que ces crimes martyrisent. Esprits obtus, cessez de pleurer sur la matière inerte, et  relisez le poète : « Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? ». 

jeudi 30 avril 2020

Famille

Vous, pour qui la famille est une notion démodée, je veux vous prévenir. Un jour, vous aussi, vous connaîtrez l'oppressante sensation de vous retrouver tout-à-coup seul rescapé d'une famille désormais éteinte ici-bas. 
Les juristes disent, d'une société commerciale, qu'elle est une personne morale dotée de la personnalité juridique. Quelle belle expression ! Il faut en effet avoir eu, dans sa vie, l'occasion de devoir fermer une société, pour mesurer combien celle-ci était bien une personne, au-delà de chacun de ses membres. 
Alors, une famille ? Ne mérite-t-elle pas, plus encore, la dignité de la personnalité ? Une personnalité, non plus seulement juridique, mais spirituelle ?
Vous qui partagez encore la vôtre, protégez-la bien ! Elle est votre sève.

vendredi 10 avril 2020

Pâques virtuelles ?





Nous allons donc célébrer Pâques sans communion physique, une Pâque virtuelle.
Les évêques ont bien déclaré que la messe télévisée est valide, pour autant qu’elle soit en direct. Qu’ils me permettent de ne pas être convaincu par ce qui me semble un artifice. D’ailleurs, qui sait si le "direct" est réellement direct ? Et quelle importance peuvent avoir quelques fractions de seconde sur l’accomplissement, ou pas, du miracle eucharistique ? Non ! Le Christ ne voyage pas par la fibre...
Pour les catholiques, le Christ se manifeste réellement en chair et en sang sous l'apparence du pain et du vin consacrés par le prêtre, passeur de Dieu. Le mystère de l'Eucharistie ne peut pas, par définition, opérer de façon virtuelle ! La présence du Christ parmi les fidèles est appelée et vécue en direct par ceux-ci. Elle nécessite donc leur participation physique. C’est par le contact charnel que s’opère le miracle. 
La messe n'est pas un spectacle auquel on vient assister. Elle est un acte de foi que l'on vient effectuer. Dès lors, les assemblées dominicales catholiques ne peuvent se passer de réunir physiquement les fidèles en leurs églises. La communion avec le Christ passe par la communion entre ses disciples.
Voilà pourquoi l’on peut prédire que dès la libération du confinement, les messes vont retrouver un regain de fréquentation. Or, cette particularité religieuse paraîtra mystérieuse aux yeux des non-pratiquants. On s'étonnera de voir reprendre, après la fin du confinement, ces déplacements hebdomadaires en masse. On les enviera peut-être un peu, car l'instinct grégaire de l'être humain est latent. L'Homme n'est pas conçu pour vivre seul. Du fond de ses gènes s'exprime le besoin de rassemblement, de contact physique, de mimétisme. Dans la population qui se dit laïque, voire athée, le tropisme agira à la vue de tous ces citadins ou villageois mus par la même attraction vers l'église. On s'interrogera. On osera venir voir. On écoutera. On reviendra. 
La tyrannie du virtuel trouvera là sa pierre d'achoppement. De la réalité virtuelle renaîtra la seule réalité qui soit, la "réalité réelle" de l’être créé se tournant vers son Créateur. La France, sans s'en rendre compte, redeviendra doucement chrétienne.

samedi 4 avril 2020

Nouveaux démiurges…

Nouveaux démiurges autoproclamés, vous avez osé entreprendre de déconstruire ce que Dieu a créé, la vie humaine. Est-ce pour la refaire à votre gré ? Vous vous riez — inconscients que vous êtes — de la volonté exprimée à travers les millénaires : 
Soyez féconds, multipliez, remplissez la Terre…
Vous brandissez fièrement la faux de la mort sur un peuple d'embryons auquel vous refusez le droit à la vie, à votre vie que vous voulez pour vous seuls. Et pour faire bonne mesure, vous retournez sans vergogne votre arme fatale sur vos aînés dont les gémissements attentent à votre quiétude. 
Que n'a-t-elle, cette grande faucheuse, éliminé aussi votre propre embryon dont vous prétendez qu'il n'était rien d'autre qu'un déchet humain sans dignité. La Création en eût été préservée d'un maillon défectueux et de l'immense chaîne de ses descendants. Car, avez-vous pensé qu'en détruisant aujourd'hui un seul embryon, c'est une foule de créatures de Dieu que vous condamnez à ne pas vivre ? Combien de héros, de saints peut-être, combien de Jeanne d'Arc, de Mère Teresa et de tant d'autres condamnez-vous à mort avant qu'ils ne naissent ? 
Vous croyez ainsi construire autour de votre personne les murailles d'une vie éternelle, sans rivaux. Mais voyez comme vous vieillissez vite… La vieillesse vous attend, vous aussi, et se gausse de vos tentatives d'un transhumanisme chimérique. Elle n'attendra pas longtemps. Le temps s'accélère avec l'âge. Être vieux, pour vous aussi, c'est pour demain ! On se découvre vieux tout à coup, sans l'avoir vu venir. On se couche, on se lève… On se couche, on se lève… Et puis un jour, on se couche… Et l'on gémit ! 
Alors, quelqu'un saisira la grande faux que vos mains auront laissée tomber, et déchirera devant votre conscience médusée le lourd rideau de la scène d'ailleurs. Là, il n'y a plus de bébé ni de vieillard. Il n'y a plus d'avant ni d'après, il n'y a plus d'ici ni d'ailleurs. Il y a le Tout en un instant éternel. Craignez qu'il ne soit, pour vous, cet instant redoutable, l'insoutenable brûlure d'un remords éternel.

samedi 28 mars 2020

Confinement

Les chrétiens de France vont donc connaître une année 2020 sans semaine sainte, sans célébration pascale. Jour béni de Pâques où Jésus martyrisé resurgissait du tombeau en Christ désormais éternellement présent ! Jamais encore notre pays n'avait connu une telle privation. Même pendant la dernière guerre mondiale, j'étais enfant, mais je n'ai pas souvenir que l'occupant eût fermé les églises.  Chacun tentera sans doute de fêter dans son confinement cet évènement inouï fondateur de sa foi. Mais, je ne serais pas étonné que, lorsque les chrétiens seront sortis de ces épreuves, ils retrouvent en masse le chemin de leurs églises. Je ne serais pas étonné que cette peine du Ciel déclenche le ressort du retour à une pratique religieuse fervente. Je ne serais pas étonné que 2020 soit une grande année du christianisme.

vendredi 6 mars 2020

"humain" ?

Il est parfois instructif de voir comment un simple mot en dit long sur la pensée répandue. Un titre de presse : « Un bateau sans humain à bord, etc. » Ce substantif "humain" pour désigner un être humain est d’une laideur insigne. On voit bien qu’il est le fruit abâtardi d’un féminisme un peu étriqué auquel répugne l'emploi du terme "homme". Or, en langue française, qu’on  soit un homme ou une femme, on est homme ! Lorsque, dans la rue, on marche dans une crotte de chien, on ne dit pas qu'il s'agit d'une déjection de canidé. En langue française, qu’on  soit un chien ou une chienne, on est chien ! Mais alors, pourquoi utiliser ce raccourci "humain" au lieu "d'être humain" ? Au moins, aurait-on là un style littéraire louable ! Eh bien ! parce que l’idée "d’être"  sous-entend quelque transcendance ! On se heurte cette fois à l'intransigeance bornée du matérialisme pour qui l'homme est un produit chimique, et rien de plus. Pour qui, également, l'embryon n'est pas un "humain" et ne le deviendra que par décision administrative…! Allez ! le journaliste qui a rédigé ce titre, ou son rédacteur en chef, avait comme souci unique de vendre son journal, et donc de ne froisser aucune susceptibilité, fût-elle des plus sottes.

jeudi 13 février 2020

Ordination d'hommes mariés

« Le pape n’adopte pas l’ordination des hommes mariés ». Réaction des uns : il a fermé la porte. Réaction des autres : il n’a pas fermé la porte… Mais, la porte avait-elle été ouverte ? Quelques évêques "progressistes" en réunion avaient tenté de l'ouvrir à propos de l’Amazonie. Mais, le célibat des prêtres est une affaire de foi. On ne manipule pas ainsi, en quelques réunions de quelques évêques, la foi de près d’un milliard et demi de catholiques ! Une foi qui révèle aux catholiques croyants que le prêtre est, ici-bas, le représentant du Christ, au sens propre, c'est-à-dire l'exemple, le modèle. Certes, représentant, exemple, modèle, bien imparfait puisque tout ce qui ne touche qu'à l'homme ne peut hélas prétendre à la perfection divine. Mais, au moins, ne faisons pas du prêtre un modèle volontairement différent. Le Christ a rejeté pour lui-même toute idée de vie personnelle, afin de s'offrir sans partage à son destin. Il ne faut pas chercher ailleurs l'évidence du célibat nécessaire du prêtre de l'Église du Christ. Merci au pape François pour sa sagesse. Merci au pape précédent Benoit XVI pour son enseignement (lire son denier livre en coauteur avec le cardinal Sarah).

jeudi 6 février 2020

L'éros et l'agapé

Dans une chronique du Figaro, #LucFerry revient avec brio, comme toujours, sur le mariage des prêtres. Il construit sa démonstration sur l'opposition apparente de l'éros (l'amour physique, pour ceux à qui nos racines grecques ne parlent pas) et l'agapé (l'amour spirituel). Il rappelle que Benoît XVI, pourtant peu suspect de gauchisme moderniste, avait jadis rapproché les deux, au motif que l'amour érotique coupé de l'amour de l'esprit ne peut que conduire à la pornographie. Et l'auteur de la chronique conclut : « Pourquoi faudrait-il priver les prêtres de cette merveilleuse réconciliation (…) si leur mission est de délivrer le merveilleux message d'amour du Christ » ?
Or, si le mariage des prêtres fut avéré dans les temps anciens, il ne l'est plus aujourd'hui parce qu'au fil des siècles, nous avons mieux compris comment se relient l'ici-bas à l'Au-delà, l'Homme à Dieu, le prêtre au Christ. L'Église (catholique, s'entend) n'est pas une ONG dont les prêtres seraient les animateurs ! Le rôle du prêtre, son but, sa raison d'être n'est pas l'agapé ! En tout cas, pas seulement ! Le Christ, en effet, n'en a pas manqué, qui a répandu l'amour tout autour de lui, et jusqu'au bout du monde et des siècles. Mais, que je sache, Il n'a pas, pour autant, eu besoin d'éros. Il en a même chassé vertement le démon depuis sa montagne. Alors, ce qui est demandé au prêtre consacré, aujourd'hui, c'est de faire comme Le Christ — excusez du peu ! — dans la mesure du possible humain, bien sûr.

samedi 25 janvier 2020

PMA sans père ?

On  a officialisé, légalisé, un mensonge biologique, une filiation fictive, une utopie génétique. Aucun être humain ne peut naître en ce monde sans une mère plus un père. Et l'on verrait désormais se développer une nouvelle caste de citoyens, ceux dont la société libertaire aurait effacé la filiation pour n'en faire que des consommateurs anonymes, sans souche, sans ancrage, sans héritage spirituel ? Et, cette catégorie diminuée de citoyens égarés se reproduirait à son tour, transmettant le vide de sa descendance à sa propre descendance qui, elle-même, renierait rapidement la sienne ? Les clubs de généalogie feraient l'effet d'antiquités désuètes… La relation parents génétiques et enfants aurait, pour ces gens-là, totalement disparu. Cette relation se fonde inconsciemment sur la solidarité de la chair. Il n'y aurait plus, chez cette nouvelle caste sans racines, qu'une relation sociale de parents nourriciers à enfants élevés. Petit à petit, les citoyens anciens, issus d'ancêtres connus et honorés, disparaîtraient par l'âge et le grand balai du temps qui passe. Ne resterait dès lors qu'un peuple de robots humains dociles, esclaves et consommateurs. Je m'étonne que personne n'ait évoqué cette fin, sauf l'Église. C'est tellement grave que je ne peux croire que cette invention diabolique soit le seul fait des élucubrations du Marais parisien homosexuel. La puissance des lobbies qui œuvrent en France à ce cataclysme depuis le précédent mandat présidentiel est la preuve qu'il s'agit d'une attaque en règle contre notre société pour la faire disparaître. Des individus n'aiment pas notre monde, en veulent un à leur merci. Ils le veulent sans passé, sans repères, sans racines afin de mieux l'asservir. Ils le veulent sans descendance, sans témoins futurs, afin de ne pas être jugés.
Heureusement, la nature ne se laisse pas violer ainsi. Comment imaginer que les médecins acceptent en nombre de se plier à cette imposture de PMA de complaisance ? Leur déontologie leur commande de soigner. Comment  imaginer qu'ils acceptent de se transformer en entrepreneurs du désir, en pourvoyeurs de bébés sans père ? Comment imaginer de la même manière que des notaires se laissent aller à rédiger sans broncher des actes authentiques de fausse filiation doublement maternelle ? Comment imaginer enfin que les officiers d'états civils renient leur honneur en signant ce qu'ils savent être faux ? Il faut être lucide, la PMA sans père porte en elle-même son virus mortel. Elle fera du mal, mais elle périra. La déraison ne l’emporte jamais.

dimanche 27 octobre 2019

Petite histoire du bocal vide

J'ai commencé mon dernier livre(*) par cette anecdote :
Un professeur fit un jour devant ses élèves la démonstration suivante. Il prit un bocal en verre qu'il emplit de galets. Puis, il demanda à ses élèves si le bocal était bien plein. Oui, répondirent ceux-ci. Il prit alors du sable qu'il versa dans le bocal, entre les galets, et reposa la question. Cette fois, les étudiants ne s'y laissèrent pas prendre et dirent non. En effet, le professeur prit un verre d'eau qu'il versa dans le bocal sans qu'il en débordât une goutte. Alors, il posa une autre question : 
— Quelle est la morale de cette histoire ? 
— Cela prouve, dirent les uns, que lorsqu'on n'a plus le temps, il reste toujours un peu de temps ; ou bien... etc. 
— Rien de tout cela, répondit le professeur. Cela montre seulement que si vous vouliez emplir le bocal en commençant par l'eau, puis en y versant le sable, et enfin les galets, vous ne parviendriez jamais à tout y placer. Il en est de même pour votre vie. Si vous voulez bien la remplir, ne commencez pas par y mettre les futilités. Vous n'auriez alors plus la place d'y loger l'essentiel. Posez-vous seulement la question : quel est l'essentiel ?

Or, en y réfléchissant depuis, je me suis avisé que ce bocal ainsi empli était loin d'être plein.
En effet, ces galets, ces grains de sable, ces molécules d'eau ne sont qu'assemblages d'atomes qui, s'ils étaient extraits et entassés au fond du bocal n'en rempliraient que le cinquième. Le bocal est-il donc vide aux quatre cinquièmes ? 
Bien au-delà ! Car tous ces atomes n'ont de matériel que leur noyau autour duquel gravite l'énergie des électrons. Or, si je pouvais extraire tous les noyaux atomiques des atomes de ce bocal, ils prendraient dans le fond moins de place qu'une tête d'épingle ! Autour, il n'y a rien, le vide ! 
Avons-nous atteint cette fois le fond de la matière de ce bocal ? Même pas ! Car, qu'y à-t-il dans ces noyaux atomiques ? Des nucléons, neutrons et protons, chacun mille milliards de fois plus petits qu’une tête d’épingle. Et, qu'y a-t-il dans ces nucléons ? Des particules évanescentes qui sont tout sauf des corpuscules de quelque-chose. On a pu les faire apparaître en cassant les nucléons dans des accélérateurs géants de particules. On les a manipulées, étudiées en laboratoire. On a découvert qu'en dessous d'une limite ultime de petitesse qui s'écrit avec trente-deux zéros au diviseur du millimètre, ces particules ne sont plus matière, mais paquets d’ondes, fréquences ondulatoires superposées, hors de l'espace et du temps, ou plutôt qui occupent tous les lieux de l'espace et tous les instants du temps. La science a ouvert la porte de l'Au-delà ! Elles ne se localisent, ces particules, que lorsqu'un observateur en capte la présence. La matière n'est matière que parce qu'on la regarde ! 

Alors ? Le bocal est-il donc vide ? Oui ! Désespérément vide de matière, mais plein d'autre chose ! Ou bien, plein de matière vide…
(*) https://sites.google.com/site/bernardhuetoserpenserautrement/

mercredi 16 octobre 2019

PMA new look

Avec la nouvelle loi bioéthique en France, une femme lesbienne pourra avoir un enfant par insémination artificielle — remboursée par la Sécurité sociale — d’un vendeur de sperme quelconque. Or, sa partenaire en couple sera déclarée mère au même titre qu’elle-même. Voilà un bébé qui aura donc deux mère, une mère biologique et une mère administrative, sans qu’il sache la quelle est la quelle, et, bien sur, pas de père. Si, ensuite, la mère administrative se fait à son tour inséminer — toujours aux frais du contribuable — le premier bébé verra arriver un frère ou une sœur avec lequel ou laquelle il n’aura pourtant aucun gène commun. Continuons ! Ce couple homosexuel peut être éphémère, et chaque partenaire reconstituer deux autres couples de lesbiennes dont chaque membre — quatre en tout — pourra à son tour bénéficier des largesses de la Sécurité sociale et enfanter un bébés éprouvette. Voilà en tout six frères et sœurs E1, E2, E3, E4, E5 et E6, au sujet desquels je pose cette question pour dimanches pluvieux : lesquels pourront se marier ensemble sans risque de consanguinité ? Subsidiairement : allons nous longtemps laisser agir ces fous et folles ?