jeudi 22 novembre 2018

PMA pour couples homosexuels

Réponse à Monsieur Luc Ferry.
Monsieur,
Vous publiez dans Le Figaro de ce jour une "lettre à un ami prêtre" par laquelle vous faites réponse à l'argumentation de celui-ci contre l'ouverture de la procréation médicale assistée aux couples homosexuels. 
Souvent, avant d'entamer la lecture de telles chroniques, je jette un œil à la phrase de conclusion. Ici, je lis que vous citez le message du Christ "nous invitant à ne pas juger pour ne pas être jugés". Monsieur Ferry, faut-il user de ce même argument pour ne pas juger la gestation pour autrui, l'euthanasie, l'eugénisme, l'avortement, etc. ? Pensez-vous que le Christ nous ait recommandé de tout laisser faire ? Cet enseignement, rapporté par Matthieu (7,1), ne doit pas être dissocié de sa suite, à savoir : « Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton œil, et alors tu verras ôter la paille de l'œil de ton frère ». Voilà pourquoi ce que je me permets de juger, indûment selon vous, ce n'est pas mon frère ou ma sœur homosexuels, mais seulement votre chronique. En tout cas, cette chute m'a incité à lire celle-ci avec un œil a priori critique.
Que dit le prêtre — selon ce que vous en rapportez — ? 
1 - Qu'un enfant a vocation à être élevé par ses parents biologiques.
2 - Que, chez l'être humain s'entend, l'acte charnel et la procréation sont liés.
Que répondez-vous en substance ?
1 - Qu'il y a de nombreux enfants adoptés qui sont bien élevés, mieux peut-être qu'ils ne l'auraient été par leurs parents biologiques.
2- Que la plupart des couples mariés ont des relations charnelles sans viser la procréation.
Sur le premier point, vous trichez avec les propos de ce prêtre inconnu. Il parlait d'enfants adoptés par des couples homosexuels. Vous répondez en citant les cas d'enfants adoptés par des couples bisexuels unis par le mariage. Le problème, si l'on veut rester rigoureux, est celui-ci : un enfant sera-t-il, oui ou non — et en général ! — plus heureux entre son père et sa mère qu'entre sa mère et la partenaire de celle-ci ?
Sur le second point, je me plais à vous suivre sur l'idée que l'être humain, en effet, n'est pas seulement un animal, mais est doué d'un libre arbitre qui lui permet de dissocier la gaudriole du seul réflexe de reproduction sexuée. Aussi, je ne juge en rien ce premier ressort de l'acte sexuel humain chez quiconque, mais puisque le second ressort est évidemment inopérant, s'agissant de couples homosexuels, la motivation d'enfanter doit dans ce cas en être exclue. Et la PMA avec ! CQFD ! 
Très amicalement.  

samedi 17 novembre 2018

Nos esclaves les robots

Le coût du travail humain n'a cessé d'augmenter depuis un siècle. Sa quantité n'a cessé de décroître. Et pourtant, la production mondiale est en hausse exponentielle. L'explication est simple. La technologie a remplacé la sueur. La machine a pris la place de l'esclave. 
Ce mouvement ne peut plus s'arrêter. Après l'âge du travail humain, voici que se profile à l'horizon de nos enfants ou petits-enfants l'âge du tout robot , du travail délégué à la machine. 
La formidable révolution du numérique va octroyer, demain, à des robots des facultés de mémoire et de décision sans aucune commune mesure avec le médiocre cogito humain. On appelle cela, à tort d'ailleurs, l'intelligence artificielle — à tort, parce que l'intelligence humaine, c'est autre chose que la performance intellectuelle —. Mais, qu'importe !  il nous faudra maintenant tenir le robot en laisse ! En effet, il autoalimentera son savoir à la vitesse de la lumière, et si nous oublions de lui fermer certaines portes, il envahira nos vies.
Or, quel est aujourd’hui le dénominateur commun à toutes nos sociétés humaines, sociétés industrialisées en tout cas ? Quelle est l'unité de mesure universelle qui régit l'ordre établi ? Le salaire du travail ! Qu'en sera-t-il demain d'un monde sans salaire ?
Le machinisme du XIXe siècle a libéré l'animal. L'électronique du XXIe siècle libérera-t-elle la bête humaine  ? Les robots seront-ils les nouveaux esclaves qui nous serviront les dividendes de leur labeur ? Les citoyens actionnaires du PIB national, voilà un nouveau paysage !
C'est un ouragan qui s'annonce, qui emportera tout l'échafaudage social de nos sociétés. Il faudra reconstruire l'édifice de la cohabitation des hommes. À la course au plein emploi, va brutalement succéder l'organisation du non-emploi. À la démocratie, succédera une "robocratie" à inventer. Tout est à réinventer, l'oisiveté, la rivalité, l'altruisme, la pensée, Dieu ?

vendredi 9 novembre 2018

Vichy

S'il y a une citadelle de la pensée unique, c'est bien celle qui tente d'enfermer l'histoire de Vichy et du maréchal Pétain dans les remparts de la pensée obligatoire. Il suffit que quelqu'un évoque le sujet, et les gardes du politiquement correct montent aux créneaux. Le lobby juif en tête, qui s'est approprié ce pan de notre Histoire : la Shoah nazie fut une horreur, mais la guerre de 39 fut tout entière une horreur, est-ce juste d'en effacer le reste ? Les lobbies franc-maçons et homosexuels ensuite, auxquels le maréchal osa s'attaquer. Les socialistes enfin, qui voudraient bien faire oublier que c'est leur parti qui vota les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, et l'un des leurs, Laval, qui s'engagea ouvertement dans la collaboration. Alors, ils veulent faire taire ceux qui pensent autrement. Ils écrivent des livres sur le sujet, à leur convenance. Un des best-sellers est même américain, comme si les Français n'étaient pas capables d'écrire leur Histoire eux-mêmes ! Ils imposent leur enseignement de l'Histoire dans les écoles  : les adultes d'aujourd'hui régurgitent ce qu'enfants, on leur a appris. 
Mais, leur a-t-on appris qu'au début de l'invasion allemande, nombreux furent les Français qui partirent en Angleterre, le général de Gaulle parmi, quand d'autres restèrent à leur poste, à la proie de l'ennemi, le maréchal Pétain parmi. Où se situait le courage ? 
Leur a-t-on appris que pendant cinq ans la Gestapo et les SS sonnaient aux portes de ceux qui étaient restés, pour emmener le père ou le frère vers des destinations tragiques ? Que la mort, la torture nazie, rôdaient à chaque coin de rue ? Que, dans ce malheur, un vieil homme de 84 ans qu'on était allé chercher pour remplacer ceux qui avaient fui, tentait de résister à mains nues ? 
Leur a-t-on appris que, l'ennemi enfin chassé, le peuple français n'était plus qu'un bourbier de haine, de vengeance, de règlements de comptes ? On y jugeait sommairement, on y tondait, on y tuait. 
Alors,  De Gaulle, rentré d'Angleterre, n'eut d'autre choix pour ressouder un semblant d'unité nationale, que d'offrir à tout ce monde une victime expiatoire des lâchetés de chacun. Pétain était vieux, il ferait l'affaire. On dansa autour de l'autel. Bourreaux et victimes d'hier s'enlacèrent, collabos et résistants s'embrassèrent, toutes fautes pardonnées. De Gaulle avait reconstruit la France sur les restes du maréchal, jetés là-bas, au loin. 
Soixante-dix ans après, est-ce trop demander aux petits-enfants de ceux-là, d'être enfin lucides, de sortir du mensonge, de construire à leur tour ?

vendredi 2 novembre 2018

Cons ?

Connaissez-vous un mot de notre langue qui comporte autant de synonymes que "con" ? En voici quelques-uns : bête, arriéré, attardé, taré, nigaud, idiot, imbécile, débile, crétin, beauf, dingue, stupide, niais, toqué, sot, fêlé, corniaud, ballot, bêta, benêt, nigaud, gourde, cloche, abruti, âne, minus habens, couillon, buse, bécasse, courge, cornichon, patate, connard, tête de nœud… J'en passe sans doute, et des plus colorés.
Sachant qu'en plus, on peut décliner les cons en gros con, petit con, grand con, sale con, pauvre con, vrai con et roi des cons… cela multiplie par autant les qualificatifs ci-dessus. Vertigineux ! 
Les cases sont tellement nombreuses que personne, au fond, ne peut en réchapper. L'inconnu qui passe doit bien entrer dans l'une d'elles. Cet autre, aussi. etc. Et moi, alors ? Moi aussi, sans doute, tant il est vrai que l'on est toujours le con de quelqu'un.
Le drame est que résister à cette connerie ambiante est mission impossible. Le con est sûr d'avoir raison. C'est d'ailleurs pour cela qu'il est con. Luttez, il se défendra et s'enfoncera dans sa connerie. Alors, il faut s'y installer, entre le beauf bête et méchant, et le con cultivé dont on dit à tort qu'il est intelligent.

mercredi 31 octobre 2018

Intelligence, artificielle ou pas



Les ordinateurs qui commandent aujourd'hui nos machines, outillages, véhicules et robots divers sont réputés être devenus "intelligents". Des exemples : l'ordinateur qui gagne au jeu de go ou d'échec sur un adversaire humain ; le robot qui trie les ordures mieux et plus vite que la main humaine ; le véhicule qui anticipe l'accident et freine plus rapidement et plus fortement que le conducteur ; etc.
Par quel miracle est-ce possible ? J'y vois trois explications. 
1°) La rapidité de calcul fulgurante des ordinateurs, à la vitesse de la lumière. Pourtant, ce sont aussi des électrons qui font le travail dans le cerveau humain. Mais, il semble bien que ce soit plus laborieux,
2°) La capacité de mémoire vertigineuse de ces machines. Si le cerveau humain n'était pas handicapé par sa propension à oublier, il serait un génie. L'ordinateur n'oublie rien.
3°) La faculté d'apprendre désormais programmée dans les logiciels d'ordinateurs. Ils observent et enregistrent des milliers de situations à la seconde.
Apprendre vite, tout retenir, et comparer toutes les situations en un clin d'œil, voilà la recette de l'intelligence dite artificielle. Mais, est-ce pour autant de "l'intelligence" ? 
Un être humain qui disposerait de ces mêmes facultés serait-il "intelligent" ? Il serait un monstre de savoir, une bibliothèque universelle à lui tout seul, un phénomène intellectuel, mais il pourrait ne pas savoir aimer, ne pas savoir rire, ne pas savoir pleurer. 
Qu'est-ce que l'intelligence humaine ? Et, d'abord, qu'est-ce que l'homme ? "Du carbone, du phosphore et quelques autres ingrédients chimiques, c'est tout", disent certains scientifiques positivistes inconditionnels. Vu comme cela, en effet, l'homme n'est plus qu'un mauvais computer où circulent péniblement des électrons fatigués. L'affaire, alors, est entendue. Il n'y a entre l'intelligence humaine et ladite intelligence artificielle qu'un écart de performance. Le combat est perdu d'avance pour l'être humain. 
Mais, le "c'est tout" de l'affirmation ci-dessus n'est-il pas un peu rapide ? Je me suis longuement étendu sur ce sujet dans mon livre "Pourquoi quelque chose ? Pourquoi quelqu'un ?". Je le résume : pourquoi y a-t-il quelque chose, (et quelqu'un qui se pose la question) ? Parce qu'il y a autre chose ! L'ordinateur, dès lors, sera "intelligent" le jour où il sera capable de se poser la question : pourquoi suis-je ?

mardi 30 octobre 2018

Toussaint

Dans quelques jours, les familles sillonneront la France pour aller fleurir les tombes de leurs défunts, et, peut-être, y faire quelque prière. Mais, lorsqu'il il n'y aura plus que des petites boîtes de cendres à honorer, rangées dans les étagères d'un coin de cimetière — quand elles ne sont pas restées sur le buffet de la salle à manger — qu'en sera-t-il de ce grand rendez-vous du souvenir ? 
Cet engouement incompréhensible pour l'oubli procède-t-il lui aussi du plan pervers de démantèlement de la famille, du mariage, de la procréation ; de libéralisation du commerce d'enfants, de leurs manipulations génétiques ; de la destruction des racines d'un peuple, de sa langue, de sa culture ; de la mise à terre de l'Occident, en un mot ? 
Oh ! certes ! L'âme du mort n'est pas plus dans la tombe qu'ailleurs, et son écoute n'est pas plus audible ce jour-là qu'un autre. Mais, le vivant a besoin d'un lieu pour fixer sa pensée dans l'espace ; il a besoin d'un instant pour mesurer l'éternité. C'est à cela que sert un sépulcre. Une tombe est un sanctuaire.

Un peuple sans tombeaux est un peuple mort.

lundi 29 octobre 2018

#PMA… encore.

Sous réserve de l'exactitude d'une phrase lue dans un quotidien, la Comité national d'éthique serait favorable à l'extension de la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes. Voilà qui clôt définitivement l'opinion que l'on peut avoir de ce comité-là. 
On définit l'éthique comme la science de la morale. Est-ce moral de fabriquer en laboratoire un orphelin de père ? Que la mère inséminée soit lesbienne ou pas n'est d'ailleurs pas le fond du problème, et l'argument de la sempiternelle discrimination montre que ceux qui s'en servent n'ont rien compris. L'immoral réside dans l'absence d'un couple père/mère ayant fondé préalablement une famille pour y recevoir le nouveau-né. C'est la loi universelle de la nature. On ne viole pas impunément la nature. La nature sanctionnera durement les bouleversements qu'engendrerait une telle dérive. 
Il est tout de même étrange que l'Administration française soit si pointilleuse sur le droit à l'adoption, si sourcilleuse sur l'existence d'une famille d'accueil adaptée, et "qu'en même temps" la gente politique soit si laxiste sur la fabrication légale d'enfants orphelins de père. Les enfants ayant perdu, jeunes, leur père, savent ce qu'en est la douleur. Leur mère en est témoin. L'égoïsme est odieux, coupable, de certaines autres femmes que cette situation n'émeut en rien.

Propos d'un député : "autrefois les femmes n'avaient pas le droit de porter un pantalon. La société a évolué"... Voilà qui s'occupe, pour nous, de notre avenir ! Comparer un bébé à un pantalon ! Comment peut-on être aussi bête ?

dimanche 28 octobre 2018

#Retraites

Nos retraites seraient soumises au système de la #répartition, et non de la #capitalisation. C'est-à-dire que les jeunes paieraient pour les vieux, et ainsi de suite. Telle est la doxa officielle. 
Or, lorsque je faisais partie des jeunes, l'on ne cessait de me dire : "À ton âge, on ne s'occupe pas de sa retraite, mais c'est un tort. Cotise dans les tranches vers le haut pendant que tu le peux. Tu seras bien content de trouver ce supplément de retraite quand ce sera ton heure, et cela vient très vite". À l'évidence, il n'était pas question, alors, de payer pour les autres. Et aujourd'hui encore, un jeune qui cotise le fait bel et bien en vue de sa propre retraite, et pas de celle des autres. 
Pourquoi, dès lors, cette fable de répartition ? Pour dissimuler la vérité. Parce que l'on confond la gestion et la trésorerie. 
Pour que le système des retraites fonctionne, encore faut-il que le gestionnaire conserve le capital accumulé par vous afin qu'il vous soit rendu plus tard sous forme de rente. Or, l'État impécunieux et sans scrupule a depuis longtemps mangé ce magot à d'autres fins, de sorte que le gestionnaire des retraites est contraint désormais de payer les retraites échues à l'aide des cotisations à venir. En terme juridique, cela s'appelle de la cavalerie. C'est délictueux. Imaginons un instant qu'il n'y ait soudain plus de jeunes. Les anciens ne retrouveraient jamais ce qu'ils ont versé. C'est une situation de faillite frauduleuse. 
Alors, l'on dit : "Il faut revenir à un système par capitalisation". Mais, c'est la même chose ! Est-ce à dire qu'il faut payer les cotisations une deuxième fois pour que l'État vole l'argent une deuxième fois ? Si l'on veut rétablir la capitalisation, alors il faut que l'État rende l'argent qu'il a subtilisé, c'est-a-dire le cumul des retraites d'une génération.  Ainsi le gestionnaire des retraites sera de nouveau assis sur son matelas et pourra servir les rentes pour lesquelles il a encaissé les cotisations.

La politique n'est décidément pas une école de vertu.

samedi 27 octobre 2018

Réchauffement climatique

Je cherchais sur Internet l'historique des précédents réchauffements climatiques. J'y ai fait une découverte". Avant l'ère écolo toute récente, le "réchauffement" n'existait pas. Il s'agissait de "changements" climatiques. Colossale astuce ! Pour éviter d'avoir à répondre à l'objection que la Terre n'a pas attendu la dernière couvée humaine pour se réchauffer, puis se refroidir, les lobbies qui font des fortunes avec cette histoire de co2 ont imposé un nouveau vocabulaire. Avant eux on parlera de changements climatiques, naturels, dus à la Terre elle-même, à son Soleil et à l'univers entier. Depuis eux, on dira : réchauffement climatique, pour bien montrer qu'il est dû à l'embarrassante présence des hommes (les autres). Avant eux, la Terre n'avait que faire de ces minuscules pucerons qui se promènent sur son écorce. Depuis eux, la Terre est devenue la planète du petit prince de Saint-Exupéry, qu'il faut "défendre" contre les autres : "ma planète". C'est vrai que sauver la Terre, ses océans immenses, ses sommets vertigineux, ses 800 km d'épaisseur d'atmosphère, cela ne passe. Mais, sauver la planète... cela se vend bien. 

mercredi 17 octobre 2018

#Généalogie


Depuis que j'ai écrit mon livre sur la découverte de mes #aïeux bretons que je fis en remontant jusqu'au XVIe siècle (avant, je ne sais pas)  ("Français de souche" Éditions id France Loire), je suis fasciné par désir — impossible à réaliser, hélas ! — de reconstituer le chemin qui me relie forcément au premier couple humain. Car, si l'homo sapiens a 200.000 ans, Lucie et les Australopithèques en ont trois millions, et Toumaïe, sept millions, paraît-il. Ceux-ci n'étaient pas encore des hommes au sens propre. Il a donc bien fallu qu'une mutation se produise quelque part sur la Terre pour qu'un premier spécimen humain, mâle ou femelle, apparaisse. Or, un mutant n'est plus fertile avec les congénères dont il est issu. Il a donc fallu qu'une seconde mutation improbable se révèle pour offrir le partenaire fertile. Miracle ! Mais, encore fallait-il qu'il fût du sexe opposé. Miracle à la puissance deux ! Et que l'évènement eût lieu tout près de la grotte du premier mutant. Miracle à la puissance trois ! Qu'on ne me dise pas qu'un tel triple miracle aurait pu se reproduire ailleurs en même temps ! C'est cet impossible hasard qui rend plausible le merveilleux récit de la #Création divine, le sixième "jour". Et depuis ? Eh bien ! depuis, il y a forcément un fil généalogique, une succession de grands-mères ou de grands-pères, qui relie chacun d'entre nous à ce premier couple. Vertigineux !

dimanche 7 octobre 2018

L’ordination des femmes

J’ai assisté un jour à un office, très recueilli, lors duquel le prêche fut tenu par une sœur. Remarquable prédication, d’ailleurs, d’une élévation d’esprit bien supérieure aux rengaines éculées de trop de prêtres, et pourtant interdite. Pourquoi la généralisation de cette pratique est-elle interdite par le droit canon ? Simplement parce que le prêche doit être nécessairement le fait du prêtre célébrant l’Eucharistie. Car, l'Eucharistie n'est pas un rite ésotérique de confrérie. L'Hostie n'est pas un morceau de pain bénit. L'Eucharistie renouvelle à chaque fois le don de lui-même que fit un jour le Christ à chacun de nous. Ce miracle requiert la participation effective et solidaire du fidèle recevant, d'une part, et du prêtre consacrant, d'autre part. Un court instant, celui-ci devient, pour celui-là, le Christ qui s'offre : "Ceci est mon corps". Une telle ascension vertigineuse dans l'au-delà du temps est indissociable de l'écoute du Christ lui-même, par la lecture de ses paroles écrites pour nous, transmises au fil des siècles, et expliquées par la prédication d'un ministre ordonné, un prêtre ou un diacre.
C'est donc au problème de l’ordination des femmes qu'il faut se reporter. 
Après tout, est-il interdit d’imaginer que l’enfant de Marie eût été une fille? Fille unique de Dieu ! La face du monde en aurait-elle été changée ? Non, car Dieu n’est ni masculin ni féminin, même si l’imagerie populaire le représente en grand-père barbu. Dieu n’est pas dans sa création, et si sa créature est à son image, il ne peut s’agir que de ce qui, de cette créature, est immatériel. L'âme n'a pas de sexe.
Mais, voilà ! Dieu a choisi d'apparaître en sa création sous les traits d'un homme ! Pourtant, si les mœurs de l’époque, et de l’orient, n’accordaient aux femmes qu’un rôle secondaire, le Christ n’a jamais abaissé la femme à un rang secondaire. Voyez la place qu’il réserva à sa mère. Voyez aussi le rôle qui fut celui de Marie-Madeleine: le premier être humain choisi pour être le témoin pour l’éternité de sa résurrection fut une femme !

Il n'empêche, la solidarité, dans l'Eucharistie, du fidèle et du ministre, dont je parlais à l'instant, justifie que ce dernier soit à l'image de celui qu'il représente, un homme.

mardi 2 octobre 2018

Prêtres "pédophiles"

Il paraît que l'Église n'a pas à faire la morale, après le scandale des prêtres pédophiles en Pennsylvanie. D'abord, les prêtres de l'Église catholique n'ont jamais prétendu "faire la morale", contrairement aux imams, pourtant à la mode. Ce sont les âmes noires qui, les voyant passer, se font la morale toutes seules, à elles-mêmes. Cet anticléricalisme à la Peppone est un peu ringard. Un peu de hauteur d'esprit ferait comprendre que les prêtres sont là en témoins de la présence du Christ et de son enseignement. Ce n'est pas la même chose. À chacun d'en tirer les conséquences. Oui, mais les "pédophiles" ! Certes, ils sont une plaie douloureuse. Mais, il y a plus de quatre cent mille prêtres dans le monde, et 300 fautifs. Moins d'un pour mille ! C'est encore trop, bien sûr, et les catholiques doivent combattre ce démon de toutes leurs forces. Mais, si un violon ici ou là fait des fausses notes, faut-il pour autant interdire la musique dans le monde ?

mercredi 19 septembre 2018

Deux religions.


Croire, pour un chrétien, c'est croire en Dieu incarné en Jésus. Dieu et le Christ, dès lors, ne font qu'Un en l'Esprit. Hors de cette foi, il n'est pas de chrétien véritable. Croire, pour un musulman, c'est croire en l'inspiration divine d'un homme, le Prophète. Si Allah s'exprime par le Prophète, le Prophète ne s'identifie pas à Allah. Aussi respectables soient-elles chacune, ces deux religions ne se rejoignent en rien. L'islam s'adresse à la raison. Sa foi est croyance. Le christianisme transcende la raison pour laisser parler l'Au-delà. Sa foi est une rencontre. Voilà pourquoi l'on peut contraindre quelqu'un à adopter la religion musulmane, par les armes ou par les manipulations mentales, mais nul ne peut forcer la rencontre avec Dieu par le Christ. Voilà pourquoi, à l'inverse, on pourrait contraindre un musulman de renier sa croyance, mais nul ne peut briser le lien d'une rencontre établie par le Christ.

mardi 4 septembre 2018

Les scandales de l'Église en Pennsylvanie

Ce que l'on peut lire ou entendre, en ce moment, à propos des drames sexuels dans l'Église est d'une bêtise consternante. On a commencé par parler de pédophilie. Voilà qui a fait de beaux titres ! Puis on a s'est rendu compte que la pédophilie désignait un crime qui n'était peut-être pas parfaitement adapté au problème. Alors, on a dérivé sur le scandale de l'homosexualité. Ah ! bon ! l'homosexualité est un scandale, maintenant, pour la presse de la pensée unique ? Et, les commentateurs éclairés-qui-savent-de-quoi-ils-parlent ont ressorti la vieille rengaine : il faut marier les prêtres. Avec qui ? Le séminaire n'est pas la fac où se forment souvent les couples. Faut-il que le jeune séminariste aille au bal pour trouver compagne ?  Messieurs (et mesdames) cessez de vous ridiculiser. Le scandale actuel dans l'église — il semble bien qu'il y en ait un — n'est pas celui de l'homosexualité ou du célibat, il est celui de la chasteté ! Eh ! oui ! c'est une donnée fondamentale du ministère du Christ. Il faut tout quitter pour suivre le Christ. C'est lui-même qui l'a demandé. Mais, voilà, l'esprit malfaisant soixante-huitard a aussi contaminé l"enseignement religieux. C'était il y a cinquante ans, mais le virus est toujours là. Pour éradiquer le scandale dont on parle (si mal) aujourd'hui, il faut en finir avec ces séquelles de 68, et revenir aux fondamentaux. Et ne croyons pas que c'est en laissant entrer le laisser-aller dans les séminaires aussi que l'on va favoriser les vocations. L'expérience montre que c'est le contraire.

samedi 1 septembre 2018

Le hold-up sur les retraites

Le pouvoir en place justifie sa ponction sur les retraites par le raisonnement suivant :
L'argent que reçoivent les retraités aujourd'hui n'est pas la capitalisation de leurs cotisations versées pendant leur activité. Celles-ci ont servi à payer les retraites de leurs propres aînés. Ce qu'ils reçoivent est le produit des cotisations des nouvelles générations. Il est donc normal que leur montant soit ajusté aux revenus de celles-ci.
Mais, c'est là un raisonnement de comptable qui mettrait dans un pot à tabac l'argent pour ceci, dans un autre pot l'argent pour cela! Ce n'est pas un raisonnement de gestionnaire ! Que le comptable ensuite prenne l'argent dans un pot ou dans un autre ne change rien au fait que ce sont bien les retraités en question qui ont économisé ces sommes sur leur propre salaire EN VUE DE LEUR RETRAITE ! Ceux, par exemple, qui ont fait l'effort, lors de leur vie active, de cotiser dans des tranches supérieures l'ont fait pour augmenter, plus tard, LEUR PROPRE RETRAITE, et certainement pas celle de leurs chers aînés. À l'inverse, ceux qui ont choisi de cotiser à minima l'ont fait POUR EUX, et pas pour amputer celle des autres. 
Le fumeux distinguo entre des retraites par répartition ou des retraites par capitalisation est un leurre, un artifice comptable qui ne change rigoureusement rien à l'évidence que chacun cotise pour SA RETRAITE et pas pour celle des autres !