lundi 14 novembre 2016

Démocratie

Nicolas Baverez, du Figaro, appelle "krach de la démocratie" l'élection de Trump, ou encore "basculement des citoyens dans le mensonge et la démagogie". Suit le tableau sombre d’un avenir de chaos. Voilà qui décrit à merveille le mal du monde occidental. Le détournement de démocratie, opéré par la classe médiaticopolitique depuis la dernière guerre, vient d'imploser en Angleterre, aux États-Unis et bientôt en France. L'oukase du politiquement correct est définitivement abrogé. La république maçonnique est tombée de son piédestal. La classe déchue crie au sacrilège, lance ses anathèmes. Non ! Il ne s’agit pas d’un séisme. Tout au plus d’un grand nettoyage de fin de saison. Démocratie veut dire pouvoir au peuple. Les peuples sont devenus majeurs. Les révolutions technologiques les ont émancipés. Après l’âge de fer et l’âge de bronze, après le Moyen-âge, voilà que s’ouvre l'âge de l’information. L’humanité passe du statut de foule à celui de personne morale. Je loue les cieux de m’en avoir fait connaître les prémices. 

vendredi 11 novembre 2016

Français de souche

Il n'y a pas de Français de souches, dit le Gand Orient ? Alors, tous ces Français qui se rendent en cortèges sur les tombes des leurs pour en honorer la mémoire, que sont-ils ? Il n'y a pas de Français de souches, dit le Gand Orient ? Alors tous ces noms gravés dans le granit de nos monuments aux morts, qui désignent-ils ? Pas une famille française qui n'ait un des siens inscrit sur la stèle de quelque village. Il n'y a pas de Français de souches dit le Gand Orient ? Alors, pourquoi ranimer la flamme du soldat inconnu ? Qui symbolise-t-il, ce soldat sans nom ?  Non, Messieurs ! Les Français n'ont pas l'intention de se laisser remplacer ! Les morts de leurs cimetières, les disparus de leurs guerres, l'inconnu de l'arc de triomphe sont LEURS souches. Les Français marchent sur LEURS morts. La France est LEUR sanctuaire. Alors, ouvrir les bras aux réfugiés, oui ! Laisser entrer les terroriste, non ! La tradition chrétienne de la France n'a pas besoin des messes de Grand Orient athée et anticlérical pour savoir l'accueil. Si le Gand Orient est travaillé par un tropisme perfide qui l'attire vers le Moyen-Orient, qu'il change de nom ! Et de pays !

Troisième guerre mondiale

On entend parler ici et là de prochaine troisième guerre mondiale. Mais, cette guerre est déjà commencée. Les Français d'aujourd'hui me font penser à ceux de 36 qui s'occupaient des congés payés pendant qu'Hitler construisait des chars d'assaut. Comment ne pas voir que tout le travail de sape qui se déroule en Europe sous nos yeux complaisants, attentats contre les personnes, mais aussi destruction de nos civilisations, de nos familles, de nos valeurs, de nos croyances, de notre histoire, invasions migratoires, etc. est orchestré et financé par un ennemi déterminé dont Daesh et les autres ne sont que les avants-corps ? Guerre de religion ? Pour qu'il en fût ainsi, il faudrait au moins deux religions en guerre, l'une contre l'autre. Il y a l'islam, mais en face ? Imagine-t-on les chrétiens du troisième millénaire prendre les armes ?  Il s'agit d'une guerre mondiale déclenchée par les pays arabes du pétrole pour envahir et asservir l'Europe. C'est pour eux la version moderne de l'espace vital d'Hitler. La manne colossale du pétrole sera tarie dans quelques décennies. Croit-on qu'ils vont retourner à leur passé de bédouins gardiens de troupeaux ? Ils veulent l'Europe tant qu'ils ont les moyens de l'acheter. Poutine l'a compris. On ignore encore ce que fera le nouveau président américain. Mais, en France, en Allemagne, en Angleterre, il est urgent que des chefs de guerre prennent le destin de leur pays en mains.

dimanche 23 octobre 2016

La guerre de l'après pétrole

Le Figaro-économie consacre une page à la diversification en cours des compagnies pétrolières dans l'énergie "renouvelable". 
Ma première remarque est que si le pétrole doit être remplacé, au niveau mondial, par une énergie à la hauteur des défis planétaires qui se profilent, ce ne sera pas par quelques éoliennes, mais par le nucléaire. 
Ma seconde remarque est que si les compagnies pétrolières sont convaincues de cette échéance prochaine, comment croire que les pays producteurs, Arabie et émirats entre autres, ne le soient pas ? Et, comment imaginer que ceux-ci restent les bras ballants, à attendre la ruine ? Il y va de leur survie. Or, quelle meilleure issue pour ces pays-là, que la mainmise, pendant qu'ils en ont les moyens financiers, sur l'Europe et ses richesses technologiques et humaines ? Voilà qui expliquerait ce déclenchement soudain d'une guerre de civilisation sur plusieurs fronts, qu’il n’est pas excessif de qualifier de mondiale de l'après-pétrole. Al Quaïda,  Daesh , l'islam et ses excès ne seraient que les avant-gardes d'une prise de contrôle programmée. Comme d’habitude, chez nous, la politique se réveillera trop tard, faute d’hommes à la hauteur. 

mercredi 19 octobre 2016

Islam

Les ambiguïtés du Coran ne se sont pas révélées hier. Voilà bien longtemps que l'exégèse de ces textes les a mises en lumière. Or, voilà que certains les découvrent, en font les causes premières des exactions actuelles, et veulent entreprendre la réécriture du Coran. Mais, imagine-t-on que quelqu'un réécrive La Bible ? Que l'on fasse dire à Matthieu, Marc, Luc et Jean autre chose que ce qu'ils ont dit  ? Que les lettres de Paul soient corrigées au gré de la politique du moment ? Deux mille ans de témoignages sacrés auraient traversé l'histoire pour être repensés aujourd'hui par les génies nés de la dernière pluie ! Faire un "Islam de France" ! L'idée est grotesque. De plus, qui pourrait s'arroger le droit de manipuler ce Coran ? L'Islam n'a pas de pape, pas d'autorité centrale. On imagine un parti politique se mettre à rédiger un Coran de gauche ! Ou bien une loge, ou un think tank comme il y en a tant ! Et les fidèles jetteraient leur vieux Coran pour acheter le nouveau. Et le Prophète, il en dit quoi ? Messieurs les politiques, soyez un peu sérieux !
Pourquoi le Coran est-il si belliqueux ? Parce qu'il a été écrit en Arabie. Et que les Arabes sont belliqueux. Ce n'est pas le Coran qui a fait les Arabes. Ce sont les Arabes qui ont fait le Coran. Et ils ont mis dans ces textes tout ce que la nature leur a donné : l'intime mélange d'une philosophie du désert empreinte de la plus haute spiritualité, et le caractère guerrier de leur race, belliqueux à l'extrême, jusqu'aux exactions les plus odieuses qu'aucun esprit occidental ne peut admettre. Aujourd'hui, l'Islam a migré vers d’autres populations qui n'ont rien à voir avec ces excès sanguinaires. J'ai visité l'Iran il y a quelques années, la Perse de jadis. Les Iraniens, les Iraniennes sont des gens charmants à qui il ne viendrait pas à l'idée d'égorger qui que ce fût. Ils ne sont qu'un exemple parmi d'autres. La clef du problème, la base des flammes comme disent les soldats du feu, ne se situe donc pas dans le Coran, mais dans la mentalité arabe armée du Coran. 
Alors, que faire ? Une guerre d'anéantissement comme les armes modernes, hélas, en sont capables ? Aucun esprit sensé ne saurait s'y résoudre. Une campagne d'effondrement ? Elle peut se produire. L'Empire romain, colossal, s'est effondré ainsi sous les coups de ses ennemis. Mais il était rongé de l'intérieur, miné par la corruption et les mœurs dissolues. Et puis, il faudrait une volonté pérenne de nos démocraties pour mener à bien un tel programme. Ce n'est pas en réélisant tous les cinq ans un nouveau président, qui se précipite pour détruire ce que le précédent a fait, que l'on gagnera cette guerre. Charlemagne n'a pas encore été remplacé. 
Reste l'arme absolue. Celle des âmes. Celle de Dieu. La conversion à des valeurs de tolérance et d'amour. Un pape fera-t-il s'effondrer la forteresse de l'horreur sanguinaire, comme un autre a su renverser il y a quelques années le mur honteux de la haine sociale ?

dimanche 2 octobre 2016

Du viol et de l'avortement


La naissance en ce monde d'un être nouveau est une étincelle d'Au-delà projetée dans l'espace-temps de nos quatre dimensions. Comme la parcelle incandescente que projette le choc de deux silex, la vie apparaît ici-bas dans toute sa splendeur, puis s'éteint et disparaît de notre regard. 
La fusion de deux gamètes de sexes complémentaires qui, à nos yeux, déclenche le big bang d'une vie nouvelle est en réalité la fusion des particules immatérielles, dites quantiques, dont ces cellules sont composées. Si l'initiative de l'acte sexuel semble bien être laissée à l'être humain de chair que nous sommes, le phénomène d'éclosion de la vie qui peut en résulter trouve par conséquent son origine dans des interactions immatérielles. La naissance est donc l'entrée, provoquée par l'Homme, de l'Au-delà dans notre monde.
L'argument qui consiste à prétendre que la femme est propriétaire de son corps et de ce qu'il contient est fallacieux. L'enfant qu'il contient n'est pas un organe. Il est un être nouveau, qui n'a jamais encore existé sur Terre et qui n'y existera plus jamais, issu de l'immatériel par le déclic d'une rencontre de particules elles-mêmes immatérielles. Si la mère l'héberge, cela ne lui donne que le droit de l'aimer davantage.
On mesure, à l'aune de cette vision, la fourberie de l'artifice administratif qui consiste à déclarer être humain un embryon à partir d'un certain âge, et à le considérer organe, objet jetable, quelques jours auparavant. À quelle heure, quelle seconde, se passe donc cet évènement inouï qui, de l'inerte, fait le vivant dans l'utérus de la mère ? Celle-ci en ressent-elle le signal ? En entend-elle l'écho venu du fond de son corps, messager de l'évènement majeur qui s'y produit ? En perçoit-elle le rayonnement d'énergie témoin de l'éclat originel d'une vie, comme le fond diffus cosmologique témoigne aujourd'hui du big bang originel de l’Univers ? Allons ! Comment un embryon peut-il être une vie humaine à l'instant, et ne pas l'être une seconde avant ?
Dès lors, détruire dans sa matière ce qui est la manifestation, ici-bas, d'une vie "existant" de toute façon ailleurs est une agression contre cet ailleurs, et pour les croyants, une agression contre Dieu. 
Mais, cette vie projetée ainsi sur l'écran de notre univers, a besoin pour être menée à bien dans le temps qui désormais l'héberge, d'un environnement favorable. Comme l'étincelle a besoin d'oxygène pour se consumer, l'être vivant a besoin d'accueil et de protection pour grandir. Voilà pourquoi l'acte sexuel reproductif doit être volontaire et librement consenti, comme un engagement pour l'avenir. Toute contrainte, par delà l'agression physique répréhensible qui la caractérise, est dès lors un crime contre l'enfant à naître.

mardi 30 août 2016

Ils n'ont pas compris

Il y a un peu plus de deux siècles, nos ancêtres — certains d’entre eux, dont nous n'avons pas lieu d'être fiers — emprisonnaient ou tuaient nos prêtres et nos religieux, démolissaient nos églises et nos abbayes, puis réinventaient un nouveau dieu de foire au nom stupide d'être suprême. Deux ans après, le vrai Dieu reprenait sa place en France, la première place. Voilà qu'aujourd'hui les descendants de ces tarés — certains descendants, dont nous n’avons toujours pas lieu d’être fiers — entreprennent à nouveau de fabriquer une religion à leur botte. Ils n’ont tiré aucune leçon du passé. Ils n’ont pas compris qui était Dieu. "Détruisez ce temple, je le relèverai en trois jours" (Jean 2,19) . Attendons trois jours...

samedi 13 août 2016

Laïcisme et islamisme

Le laïcisme n’est pas le remède à l’islamisme terroriste. Il en est la cause ! Croyez-vous que les islamistes barbares se fussent attaqués à une France soudée sur sa chrétienté historique ? C’est parce qu’ils ont compris que le terrain était libre qu’ils s’y sont aventurés. La nature a horreur du vide. Le vide religieux demande irrésistiblement à se remplir. Mais, par n’importe quoi si l'on n'y prend garde. Car le matérialisme athée est un leurre. Pourquoi y a-t-il quelque chose ? demandait Leibniz. Parce qu’il y a autre chose ! L’inverse de quelque chose n’est pas “rien”, mais “tout”. L’homme est issu d’un tout immatériel qui, un instant du temps se montre quelque chose. L’Homme de matière n’est qu’une image temporelle. Naître, c'est révéler cette image ; mourir, c’est l’effacer. Ce n’est pas annihiler l’être. Quelle présomption d’imaginer que l’Univers matériel se fût donné la peine d’inventer l’Homme qui ne lui sert à rien ! Le hasard l'aurait créé à partir de rien ! Pour quelques années seulement au milieu de l'éternité ! Mais pour quoi faire, grands dieux ! Pour le rendre au rien ? C'est idiot. L'Univers n'est pas idiot (voir mon livre https://sites.google.com/site/pourquoiquelquun/). Voilà pourquoi l’Homme a besoin de spiritualité. Elle lui apporte le souvenir d'ailleurs, une réminiscence confuse d'au-delà, une petite musique que chacun cherche à réentendre. C’est dans l'expression des religions qu’il y parvient. L'en empêcher est un crime.

mardi 26 juillet 2016

La guerre !

La dictature de la pensée sévit en France, et s'exacerbe sous l'effet des horribles attentats de ces jours. Que dit cette pensée unique du moment ? Qu'il ne faut pas faire porter à l'ensemble des  musulmans de France la responsabilité des crimes de quelques centaines d’entre eux. Si ces criminels agissaient au nom de la chrétienté, on saurait bien braquer le projecteur sur l'ensemble des chrétiens. S'ils se réclamaient de l'extrême droite (avec laquelle je n'ai aucune affinité), on saurait bien de même faire l'amalgame. Qu'il y ait des musulmans respectables, cela ne fait aucun doute. Pendant la dernière guerre mondiale, il y avait aussi des Allemands respectables. Tous ne relevaient pas du “National-Socialisme”. Dieu merci ! Mais on était en guerre contre les Allemands, et l’on n’aurait pas imaginé la libre circulation de tous les Allemands sur notre sol pendant que les nazis assassinaient et torturaient. Or, aujourd’hui, de quoi se réclament les terroristes, sinon de l’Islam ? On ne va tout de même pas les chercher chez les chrétiens ? A-t-on souvent vu un chrétien égorger ? Ceux-ci en seraient d’ailleurs techniquement bien incapables. Or, il y a dans l'Islam une ambiguïté perverse connue depuis sa fondation. Celle qui, à côté des bons sentiments, prône le crime. On ne va pas la nier ! Cette perversion a pu rester jusqu'à ce jour dormante, inoffensive, parce que chacun était chez soi. Il y avait plusieurs mondes qui ne se mélangeaient pas trop. La mondialisation technique et technologique a fait exploser ces frontières. L'humanité ne fait plus qu'un, désormais condamnée au brassage perpétuel. Des inconscients ont même poussé les feux, sans discernement et par intérêt personnel, de ce phénomène qui s'apparente à une véritable mutation de l'Homme. On ne réunit pas impunément sous un même toit huit milliards d'individus sans prendre quelques précautions ! On ne met pas les loups avec les moutons ! Maintenant, par la faute de quelques-uns, le mal est fait. Comment combattre l’incendie, sinon à la base des flammes ? Et quelle est cette base, sinon l’Islam ? Et qui pratique l’Islam, sinon les musulmans ? Nous sommes en guerre contre les terroristes islamiques. Donc contre l’Islam. Donc contre les musulmans, jusqu’à ce que soient écrasés les criminels qui sont parmi eux. En 1944, il fallut écraser l’Allemagne pour écraser le Nazisme. Le drame est le même aujourd’hui.

samedi 9 juillet 2016

PMA, GPA

Ces sujets sont graves, et il ne faut pas tout mélanger. 
1°) Il y a l’aide médicale à la procréation (PMA) mise au service des conjoints en difficultés de procréation naturelle. Ces techniques, quand elles ont réussi, ont rendu des familles heureuses. Les enfants ont père et mère, et sont nés tout à fait normalement. J'aurais donc tendance, a priori, à ne pas les condamner. Reste néanmoins le problème grave des embryons surnuméraires, inhérents à ces fécondations in vitro, et généralement condamnés à être détruits. Il s'agit là d'une affaire d'éthique personnelle, de morale, éventuellement de religion, qui ne peut pas être passée sous silence. Quelle est la vraie nature de l'être humain ? Quand et où commence-t-elle ? Quelle est la part du matériel et du spirituel ? J'ai essayé d'y voir clair dans mon livre "Pourquoi quelque chose ? Pourquoi quelqu'un ?" Je ne peux pas résumer cette immense question en quelques lignes ici.
2°) Toute autre chose est la PMA mise au service de mères célibataires, homosexuelles ou non, mais refusant l'union en couple père/mère. Il s'agit alors clairement d'engendrer des enfants orphelins de père, ou nés de père inconnu. Aux restrictions ci-dessus, déjà sérieuses, s'ajoute la violation du droit sacré de tout être humain à revendiquer une double filiation. Ceux que les accidents de la vie ont malheureusement privés prématurément de ce droit apprécieront sans doute qu'on veuille aujourd'hui créer volontairement cette situation de drame, pour le seul confort, voire le plaisir, d'une femme en mal de maternité.
3°) Reste le troisième étage de la fusée libertaire, le problème ci-dessus transposé aux hommes célibataires, là encore homosexuels ou non, mais hostiles à la vie en couple, et cependant en malu de paternité. Ce n'est plus à un père anonyme qu'il faut avoir recours, mais à une mère porteuse, tout aussi anonyme, qui louera son utérus pour la circonstance. Cette gestation pour autrui, GPA payante, est une abomination. Elle est un crime contre la dignité humaine. C'est l'être humain réduit à l'état d'animal de compagnie. C'est l'esclavage de retour, au troisième millénaire ! Qui pourra, sans rougir de honte, déclarer : j'ai été vendu 15.000 € le kilo, à mon père sans femme ?

mercredi 6 juillet 2016

À lire pendant l'été

 "Une quête de spiritualité en dehors de toute transcendance", tel est le credo du Grand-Orient selon leur grand maître. On voit bien de quel piège intellectuel les francs-maçons tentent de se sortir par cette contorsion de langage.
La spiritualité caractérise ce qui n'est pas matière. La transcendance ajoute à cette spiritualité une notion de dépassement, de supériorité, d'au-delà. S'il fut un temps où l'au-delà de la matière pouvait n'être considéré qu'en tant qu'hypothèse, indémontrable, et donc aisément réfutable, la science, aujourd'hui, farouchement matérialiste pourtant, nous a ouvert béantes les portes d'une autre vérité que la matière et son énergie. À force de fouiller toujours plus avant dans l'infiniment petit, elle a découvert qu'en deçà d'une certaine petitesse, vertigineusement infime il est vrai, il n'est plus possible de localiser les choses, qu'ici et là se confondent avec partout, qu'avant et après ne font plus qu'un avec toujours. L'espace, le temps et la matière ne peuvent plus se comprendre à l'aide de nos concepts. S'ouvre un univers qu'on ne sait plus définir, sinon par un seul de nos mots : l'esprit. Le mur du matérialisme érigé autour de la franc-maçonnerie s'effondre. Comment sauver les meubles ? En s'appropriant cette notion nouvelle de spiritualité, en en faisant l'otage de la matière qui saura bien, un jour, nous la révéler comme un de ses sous-produits. Après tout, la masse manquante de l'univers n'est-elle pas une forme inconnue de quelque chose ? Et le boson de Higgs n'est-il pas le Créateur universel ? Le “maçoniquement” correct est sauf. "Ni dieu ni maître" peut rester au fronton du temple. Seulement, voilà ! En posant le pied sur le seuil de la spiritualité, la science a un peu poussé la porte. Et derrière, il y a ce qui ressemble bien à une transcendance, à un maître, à un Dieu !



mardi 31 mai 2016

Français de souche



Au Chapiteau du Livre de Saint-Cyr-sur-Loire, je dédicaçais, entre autres, mon dernier livre "Français de souche". J'ai vu quantité de personnes s'arrêter à la vue du titre, feuilleter et engager la conversation. Eux aussi ont des ancêtres, d'ici ou de là. Ils me félicitent d'avoir le courage d'en parler. Eh ! Oui ! On en est là ! La police de la pensée veille. Ils hésitent, puis achètent finalement le livre. Une dame me dit : "vous n'encaisserez que la semaine prochaine ?" Eh ! Oui ! Encore ! Nous sommes à la fin du mois. Pourtant, quand même, deux femmes m'invectivent. Je comprends qu'elles ne connaissent pas leurs origines, et peut-être les méprisent. C'est vrai, je n'avais pas pensé à ces cas douloureux. Mais, est-ce une raison pour agresser ? 

vendredi 20 mai 2016

Méditation…

Le Point publie une longe enquête sur les “vertus thérapeutiques de la méditation, cette technique venue du bouddhisme… On s’assied en tailleur, on se tient le plus droit possible… On ferme les yeux et on se concentre sur sa respiration”. Cela soignerait ou aurait un effet sur la dépression, la douleur, les addictions, le diabète, la boulimie, l’asthme, les infections respiratoires, la sclérose en plaques, les bouffées de chaleur, les troubles intestinaux, des maladies de la peau, l’hypertension et même le sida et le cancer. Rien de moins ! C’est merveilleux ! 
— Mais, pourquoi aller chercher si loin, chez les bouddhistes, ce que l’on a chez soi pour méditer aussi grandement ? En ce qui me concerne, je médite tous les jours, j’en écris même des livres. Et n’ai pas besoin de m’asseoir en tailleur pour cela, ni de me prosterner à quatre pattes dans la rue. Je me contente de lire les Saintes Écritures (un trésor de richesses de l’esprit) et de prier. 
— C’est ici que le lecteur rira… Bof ! La religion… Prier… 
— Mais, le Bouddhisme n’en est-il pas une autre ? Et puis n’avez-vous jamais entendu parler des guérisons obtenues par la seule force de la méditation chrétienne et de la prière qui la porte ? Ignorez-vous donc le nombre de personnes blessées dans leur vie, au bord du gouffre, qui s’en sont sorties grâce à la puissance de leur foi exprimée dans la prière ? Comment croyez-vous que résistent à la douleur tant de malades, sinon par leur appel au secours confiant ? Et à Lourdes, que sont ces miracles, sinon l’irruption de Marie par la force du désir ? 
Mais voilà ! C’est toujours mieux chez les autres que chez soi ! Pourtant, ce patrimoine culturel chrétien que nous ont légué nos aïeux, cette force de méditation-là dont l’efficacité n’est plus à prouver, est notre rempart. N’en abattons pas les murailles, l’ennemi est aux portes, qui veut notre place. Nous voulons perdre notre place au ciel ? Nous perdrons aussi notre place sur Terre. 

mardi 17 mai 2016

Français de souche ?

"Il n'y a pas de Français de souche" ? Pourtant, j'ai pu remonter partie de mes aïeux bretons sur onze générations, jusqu'au milieu du XVIe siècle. À cette époque, la Bretagne armoricaine venait tout juste d'être annexée par les rois francs. Je raconte cela dans mon livre. Alors, j'ai fait ce petit calcul, certes non rigoureux, mais qui fournit des ordres de grandeur. À raison de deux parents par ancêtre, c'est 2048 géniteurs qui s'alignent au onzième étage, c'est-à-dire 1024 couples. En supposant que chacun de ces couples ait engendré deux enfants, lesquels, à leur tour, en engendreront deux, et ainsi de suite onze fois, c'est aujourd'hui deux millions de personnes susceptibles d'être vivantes qui, à travers le monde, portent partie de mes gènes. Je suis cousin, arrière-cousin, arrière-arrière, etc. de 3% de la population française ! Mais, ce calcul, chers lecteurs, est vrai pour chacun d'entre nous. Or, tous nos cousinages se sont nécessairement recoupés au fil des âges, unis, emmêlés. De sorte que l'on peut affirmer qu'il y a très peu de chance pour que vous et moi soyons totalement étrangers. Et certains disent qu'il n'y a pas de Français de souche ! Ils n'ont vraiment rien compris.

vendredi 13 mai 2016

Incinération

Pourquoi je suis hostile à l'incinération des corps ? Pourquoi cet acharnement à faire disparaître le corps, et à montrer le spectacle de la cérémonie ? Une première raison est que cela consomme bien inutilement de l'énergie. La nature fait le même travail gratuitement et en silence. Une deuxième raison est que toutes les expériences que j'ai de ces crémations montrent que les proches en ressortent traumatisés. Je veux, s'agissant des miens, le leur épargner. La troisième raison est que cette mode moderne, non innocente, pourrait bien s'inscrire dans la stratégie sournoise de destruction des racines. Depuis que l'Homme enterre ses morts, notre sol ne compte pas moins de trois cents aïeux à l'hectare, s'ils étaient uniformément répartis. Nous marchons sur nos morts (lire "Français de souche, ne vous en déplaise"). Voilà qui n'est pas compatible, pour certains, avec la négation des souches. Il faut à ceux-ci abattre aussi les cimetières, ces témoins de nos racines.