La dictature de la pensée sévit en France, et s'exacerbe sous l'effet des horribles attentats de ces jours. Que dit cette pensée unique du moment ? Qu'il ne faut pas faire porter à l'ensemble des musulmans de France la responsabilité des crimes de quelques centaines d’entre eux. Si ces criminels agissaient au nom de la chrétienté, on saurait bien braquer le projecteur sur l'ensemble des chrétiens. S'ils se réclamaient de l'extrême droite (avec laquelle je n'ai aucune affinité), on saurait bien de même faire l'amalgame. Qu'il y ait des musulmans respectables, cela ne fait aucun doute. Pendant la dernière guerre mondiale, il y avait aussi des Allemands respectables. Tous ne relevaient pas du “National-Socialisme”. Dieu merci ! Mais on était en guerre contre les Allemands, et l’on n’aurait pas imaginé la libre circulation de tous les Allemands sur notre sol pendant que les nazis assassinaient et torturaient. Or, aujourd’hui, de quoi se réclament les terroristes, sinon de l’Islam ? On ne va tout de même pas les chercher chez les chrétiens ? A-t-on souvent vu un chrétien égorger ? Ceux-ci en seraient d’ailleurs techniquement bien incapables. Or, il y a dans l'Islam une ambiguïté perverse connue depuis sa fondation. Celle qui, à côté des bons sentiments, prône le crime. On ne va pas la nier ! Cette perversion a pu rester jusqu'à ce jour dormante, inoffensive, parce que chacun était chez soi. Il y avait plusieurs mondes qui ne se mélangeaient pas trop. La mondialisation technique et technologique a fait exploser ces frontières. L'humanité ne fait plus qu'un, désormais condamnée au brassage perpétuel. Des inconscients ont même poussé les feux, sans discernement et par intérêt personnel, de ce phénomène qui s'apparente à une véritable mutation de l'Homme. On ne réunit pas impunément sous un même toit huit milliards d'individus sans prendre quelques précautions ! On ne met pas les loups avec les moutons ! Maintenant, par la faute de quelques-uns, le mal est fait. Comment combattre l’incendie, sinon à la base des flammes ? Et quelle est cette base, sinon l’Islam ? Et qui pratique l’Islam, sinon les musulmans ? Nous sommes en guerre contre les terroristes islamiques. Donc contre l’Islam. Donc contre les musulmans, jusqu’à ce que soient écrasés les criminels qui sont parmi eux. En 1944, il fallut écraser l’Allemagne pour écraser le Nazisme. Le drame est le même aujourd’hui.
mardi 26 juillet 2016
samedi 9 juillet 2016
PMA, GPA
Ces sujets sont graves, et il ne faut pas tout mélanger.
1°) Il y a l’aide médicale à la procréation (PMA) mise au service des conjoints en difficultés de procréation naturelle. Ces techniques, quand elles ont réussi, ont rendu des familles heureuses. Les enfants ont père et mère, et sont nés tout à fait normalement. J'aurais donc tendance, a priori, à ne pas les condamner. Reste néanmoins le problème grave des embryons surnuméraires, inhérents à ces fécondations in vitro, et généralement condamnés à être détruits. Il s'agit là d'une affaire d'éthique personnelle, de morale, éventuellement de religion, qui ne peut pas être passée sous silence. Quelle est la vraie nature de l'être humain ? Quand et où commence-t-elle ? Quelle est la part du matériel et du spirituel ? J'ai essayé d'y voir clair dans mon livre "Pourquoi quelque chose ? Pourquoi quelqu'un ?" Je ne peux pas résumer cette immense question en quelques lignes ici.
2°) Toute autre chose est la PMA mise au service de mères célibataires, homosexuelles ou non, mais refusant l'union en couple père/mère. Il s'agit alors clairement d'engendrer des enfants orphelins de père, ou nés de père inconnu. Aux restrictions ci-dessus, déjà sérieuses, s'ajoute la violation du droit sacré de tout être humain à revendiquer une double filiation. Ceux que les accidents de la vie ont malheureusement privés prématurément de ce droit apprécieront sans doute qu'on veuille aujourd'hui créer volontairement cette situation de drame, pour le seul confort, voire le plaisir, d'une femme en mal de maternité.
3°) Reste le troisième étage de la fusée libertaire, le problème ci-dessus transposé aux hommes célibataires, là encore homosexuels ou non, mais hostiles à la vie en couple, et cependant en malu de paternité. Ce n'est plus à un père anonyme qu'il faut avoir recours, mais à une mère porteuse, tout aussi anonyme, qui louera son utérus pour la circonstance. Cette gestation pour autrui, GPA payante, est une abomination. Elle est un crime contre la dignité humaine. C'est l'être humain réduit à l'état d'animal de compagnie. C'est l'esclavage de retour, au troisième millénaire ! Qui pourra, sans rougir de honte, déclarer : j'ai été vendu 15.000 € le kilo, à mon père sans femme ?
1°) Il y a l’aide médicale à la procréation (PMA) mise au service des conjoints en difficultés de procréation naturelle. Ces techniques, quand elles ont réussi, ont rendu des familles heureuses. Les enfants ont père et mère, et sont nés tout à fait normalement. J'aurais donc tendance, a priori, à ne pas les condamner. Reste néanmoins le problème grave des embryons surnuméraires, inhérents à ces fécondations in vitro, et généralement condamnés à être détruits. Il s'agit là d'une affaire d'éthique personnelle, de morale, éventuellement de religion, qui ne peut pas être passée sous silence. Quelle est la vraie nature de l'être humain ? Quand et où commence-t-elle ? Quelle est la part du matériel et du spirituel ? J'ai essayé d'y voir clair dans mon livre "Pourquoi quelque chose ? Pourquoi quelqu'un ?" Je ne peux pas résumer cette immense question en quelques lignes ici.
2°) Toute autre chose est la PMA mise au service de mères célibataires, homosexuelles ou non, mais refusant l'union en couple père/mère. Il s'agit alors clairement d'engendrer des enfants orphelins de père, ou nés de père inconnu. Aux restrictions ci-dessus, déjà sérieuses, s'ajoute la violation du droit sacré de tout être humain à revendiquer une double filiation. Ceux que les accidents de la vie ont malheureusement privés prématurément de ce droit apprécieront sans doute qu'on veuille aujourd'hui créer volontairement cette situation de drame, pour le seul confort, voire le plaisir, d'une femme en mal de maternité.
3°) Reste le troisième étage de la fusée libertaire, le problème ci-dessus transposé aux hommes célibataires, là encore homosexuels ou non, mais hostiles à la vie en couple, et cependant en malu de paternité. Ce n'est plus à un père anonyme qu'il faut avoir recours, mais à une mère porteuse, tout aussi anonyme, qui louera son utérus pour la circonstance. Cette gestation pour autrui, GPA payante, est une abomination. Elle est un crime contre la dignité humaine. C'est l'être humain réduit à l'état d'animal de compagnie. C'est l'esclavage de retour, au troisième millénaire ! Qui pourra, sans rougir de honte, déclarer : j'ai été vendu 15.000 € le kilo, à mon père sans femme ?
mercredi 6 juillet 2016
À lire pendant l'été

La spiritualité caractérise ce qui n'est pas matière. La transcendance ajoute à cette spiritualité une notion de dépassement, de supériorité, d'au-delà. S'il fut un temps où l'au-delà de la matière pouvait n'être considéré qu'en tant qu'hypothèse, indémontrable, et donc aisément réfutable, la science, aujourd'hui, farouchement matérialiste pourtant, nous a ouvert béantes les portes d'une autre vérité que la matière et son énergie. À force de fouiller toujours plus avant dans l'infiniment petit, elle a découvert qu'en deçà d'une certaine petitesse, vertigineusement infime il est vrai, il n'est plus possible de localiser les choses, qu'ici et là se confondent avec partout, qu'avant et après ne font plus qu'un avec toujours. L'espace, le temps et la matière ne peuvent plus se comprendre à l'aide de nos concepts. S'ouvre un univers qu'on ne sait plus définir, sinon par un seul de nos mots : l'esprit. Le mur du matérialisme érigé autour de la franc-maçonnerie s'effondre. Comment sauver les meubles ? En s'appropriant cette notion nouvelle de spiritualité, en en faisant l'otage de la matière qui saura bien, un jour, nous la révéler comme un de ses sous-produits. Après tout, la masse manquante de l'univers n'est-elle pas une forme inconnue de quelque chose ? Et le boson de Higgs n'est-il pas le Créateur universel ? Le “maçoniquement” correct est sauf. "Ni dieu ni maître" peut rester au fronton du temple. Seulement, voilà ! En posant le pied sur le seuil de la spiritualité, la science a un peu poussé la porte. Et derrière, il y a ce qui ressemble bien à une transcendance, à un maître, à un Dieu !
mardi 31 mai 2016
Français de souche
Au Chapiteau du Livre de Saint-Cyr-sur-Loire, je dédicaçais, entre autres, mon dernier livre "Français de souche". J'ai vu quantité de personnes s'arrêter à la vue du titre, feuilleter et engager la conversation. Eux aussi ont des ancêtres, d'ici ou de là. Ils me félicitent d'avoir le courage d'en parler. Eh ! Oui ! On en est là ! La police de la pensée veille. Ils hésitent, puis achètent finalement le livre. Une dame me dit : "vous n'encaisserez que la semaine prochaine ?" Eh ! Oui ! Encore ! Nous sommes à la fin du mois. Pourtant, quand même, deux femmes m'invectivent. Je comprends qu'elles ne connaissent pas leurs origines, et peut-être les méprisent. C'est vrai, je n'avais pas pensé à ces cas douloureux. Mais, est-ce une raison pour agresser ?
vendredi 20 mai 2016
Méditation…
Le Point publie une longe enquête sur les “vertus thérapeutiques de la méditation, cette technique venue du bouddhisme… On s’assied en tailleur, on se tient le plus droit possible… On ferme les yeux et on se concentre sur sa respiration”. Cela soignerait ou aurait un effet sur la dépression, la douleur, les addictions, le diabète, la boulimie, l’asthme, les infections respiratoires, la sclérose en plaques, les bouffées de chaleur, les troubles intestinaux, des maladies de la peau, l’hypertension et même le sida et le cancer. Rien de moins ! C’est merveilleux !
— Mais, pourquoi aller chercher si loin, chez les bouddhistes, ce que l’on a chez soi pour méditer aussi grandement ? En ce qui me concerne, je médite tous les jours, j’en écris même des livres. Et n’ai pas besoin de m’asseoir en tailleur pour cela, ni de me prosterner à quatre pattes dans la rue. Je me contente de lire les Saintes Écritures (un trésor de richesses de l’esprit) et de prier.
— C’est ici que le lecteur rira… Bof ! La religion… Prier…
— Mais, le Bouddhisme n’en est-il pas une autre ? Et puis n’avez-vous jamais entendu parler des guérisons obtenues par la seule force de la méditation chrétienne et de la prière qui la porte ? Ignorez-vous donc le nombre de personnes blessées dans leur vie, au bord du gouffre, qui s’en sont sorties grâce à la puissance de leur foi exprimée dans la prière ? Comment croyez-vous que résistent à la douleur tant de malades, sinon par leur appel au secours confiant ? Et à Lourdes, que sont ces miracles, sinon l’irruption de Marie par la force du désir ?
Mais voilà ! C’est toujours mieux chez les autres que chez soi ! Pourtant, ce patrimoine culturel chrétien que nous ont légué nos aïeux, cette force de méditation-là dont l’efficacité n’est plus à prouver, est notre rempart. N’en abattons pas les murailles, l’ennemi est aux portes, qui veut notre place. Nous voulons perdre notre place au ciel ? Nous perdrons aussi notre place sur Terre.
mardi 17 mai 2016
Français de souche ?
"Il n'y a pas de Français de souche" ? Pourtant, j'ai pu remonter partie de mes aïeux bretons sur onze générations, jusqu'au milieu du XVIe siècle. À cette époque, la Bretagne armoricaine venait tout juste d'être annexée par les rois francs. Je raconte cela dans mon livre. Alors, j'ai fait ce petit calcul, certes non rigoureux, mais qui fournit des ordres de grandeur. À raison de deux parents par ancêtre, c'est 2048 géniteurs qui s'alignent au onzième étage, c'est-à-dire 1024 couples. En supposant que chacun de ces couples ait engendré deux enfants, lesquels, à leur tour, en engendreront deux, et ainsi de suite onze fois, c'est aujourd'hui deux millions de personnes susceptibles d'être vivantes qui, à travers le monde, portent partie de mes gènes. Je suis cousin, arrière-cousin, arrière-arrière, etc. de 3% de la population française ! Mais, ce calcul, chers lecteurs, est vrai pour chacun d'entre nous. Or, tous nos cousinages se sont nécessairement recoupés au fil des âges, unis, emmêlés. De sorte que l'on peut affirmer qu'il y a très peu de chance pour que vous et moi soyons totalement étrangers. Et certains disent qu'il n'y a pas de Français de souche ! Ils n'ont vraiment rien compris.
vendredi 13 mai 2016
Incinération
Pourquoi je suis hostile à l'incinération des corps ? Pourquoi cet acharnement à faire disparaître le corps, et à montrer le spectacle de la cérémonie ? Une première raison est que cela consomme bien inutilement de l'énergie. La nature fait le même travail gratuitement et en silence. Une deuxième raison est que toutes les expériences que j'ai de ces crémations montrent que les proches en ressortent traumatisés. Je veux, s'agissant des miens, le leur épargner. La troisième raison est que cette mode moderne, non innocente, pourrait bien s'inscrire dans la stratégie sournoise de destruction des racines. Depuis que l'Homme enterre ses morts, notre sol ne compte pas moins de trois cents aïeux à l'hectare, s'ils étaient uniformément répartis. Nous marchons sur nos morts (lire "Français de souche, ne vous en déplaise"). Voilà qui n'est pas compatible, pour certains, avec la négation des souches. Il faut à ceux-ci abattre aussi les cimetières, ces témoins de nos racines.
jeudi 12 mai 2016
Moscovici et les racines chrétiennes de l’Europe
Dans une demi-page du Figaro, le commissaire européen tente de justifier sa négation publique des racines chrétiennes de l’Europe. Son argumentation : bien sûr, il y a des chrétiens en Europe, mais ils ne sont pas les seuls… Monsieur ! La question est un peu plus vaste ! La nature profonde des racines d’un peuple ne se limite pas à la seule pratique religieuse de ses habitants du moment. Même s'il ne restait qu'un seul chrétien déclaré en Europe, celle-ci resterait de racines, de souche, de culture chrétiennes. La chrétienté est pour l'Europe son ADN. Mais, rassurez-vous, le culte chrétien des actuels Européens reste indéracinable. Or, vous ne le savez sans doute pas, mais le Christ fut le premier modèle exemplaire d’ouverture à "l'autre", d’accueil de celui ou de celle qui est "différent". Il fit maintes fois scandale pour cela en son pays— de racines juives, celui-là — . Voilà qui change tout, dans le regard que portent les chrétiens sur les autres. Elle est là, la grande leçon de la généalogie. Plus on veut nier ses sources, s'en détacher, plus on s'isole dans l'histoire pour ne devenir finalement qu'un accident chimique du hasard. Plus l'autre, dès lors, devient un étranger, un rival, un ennemi. Mais, plus on cherche et remonte ses propres sources, plus on s'ouvre à "l'autre" dont on partage peut-être quelques gènes communs. Le culte de la souche est l'antidote de la xénophobie. La négation de la souche est la porte béante du racisme. J’en ai fait un livre : "Français de souche, ne vous en déplaise".
mardi 10 mai 2016
Le maire de Londres
Chantal Delsol publie une brillante chronique dans Le Figaro de ce jour, que je me permets de résumer ainsi : le nouveau maire de Londres est musulman, certes, mais entièrement occidentalisé (droits de l’homme, monogamie, etc.), c’est-à-dire conforme à notre culture chrétienne ! Et, le philosophe de conclure : “pourquoi récusons-nous les racines chrétiennes tout en défendant leur héritage avec tant d’ardeur ?”
On ne peut être plus incisif sur le paradoxe du comportement contemporain occidental. On veut le soi-disant multiculturalisme, à condition que les autres soient semblables à soi. On joue les affranchis devant nos ancêtres chrétiens, leurs préceptes, leur exemple, mais on ne veut pas se priver du pont de l’Ascension ni du week-end de la Pentecôte. Tout cela est puéril.
jeudi 5 mai 2016
Incarnation > Résurrection > Ascension
Voici que l'on parle beaucoup de la résurrection du Christ, parce qu'un film occupe en ce moment les espaces publicitaires des médias. C'est heureux, le sujet vaut bien que l'on en parle. Mais, attention ! La résurrection en question n'a rien à voir avec un retour à la vie, une réanimation, comme le fut celle de Lazare. Un même mot désigne deux évènements différents. Lazare, mort, redevint miraculeusement un vivant mortel. Jésus, quant à lui, redevint ce qu'il était, l'incarnation de Dieu. Car, le mystère ne peut s'appréhender en morceaux. Il faut lire le livre en entier. L'Histoire commence par l'incarnation de Dieu dans le bébé de Bethléem. Dieu surgit dans le sein de Marie. Faire l'impasse sur ce coup de tonnerre de l'Au-delà, c'est s'interdire de comprendre la suite. Or, les hommes tueront sauvagement Jésus. Mais, que devient dès lors Dieu incarné en lui ? Il resurgit ! Il ne surgit pas une deuxième fois parmi les hommes sous la forme d'un embryon à naître. Il resurgit sous les traits de Jésus martyrisé, descendu de la croix du supplice. Voilà le sens de la résurrection : résurgence, re-surgir ! Mais alors, ils ne manqueront pas les sceptiques inconditionnels qui diront qu'il s'agit là d'hallucinations collectives, que les disciples d'alors étaient tellement traumatisés par la mort de leur idole qu'ils la virent partout autour d'eux. C'est là qu'intervient le troisième volet du mystère global. Dieu, invaincu dans l'attentat des hommes, transparaît dans toute sa puissance à travers le corps de Jésus, en s'affirmant présent dans la réalité immatérielle de chaque homme. L'ascension du corps de Jésus, ce n'est pas un envol dans l'espace. C'est la matière qui se déchire. C'est l'Au-delà qui s'offre à la foi de chacun. Lire : "Jésus, 2000 ans après".
mercredi 27 avril 2016
Un pape et des réfugiés (suite)
On a d’abord conspué le pape parce qu’il a accueilli des réfugiés musulmans dans son avion. Puis, devant l’évidence qu’il n’y avait là qu’un acte de charité, on a dit oui, mais c’est un geste politique, etc.” Que les adversaires de l’Église emploient ces procédés, soit ! Mais des catholiques ?
L’église n’est pas un parti politique dont les membres seraient des militants, et le pape, un secrétaire général. L’Église n’est pas non plus une ONG. Nous récitons pieusement et parfois bruyamment le credo, le dimanche à la messe. Que disons-nous ? Que nous croyons en la sainte Église catholique. Croire en l'Église, c'est croire qu'elle est bien celle que Jésus a créée il y a deux millénaires. C'est croire en son chef, désigné par ses membres les plus éminents et nombreux. C'est croire qu’en ce choix s’exprime la volonté du Ressuscité. C'est croire en la pensée du Christ qui nous est offerte par la parole du pape. Que vient faire là-dedans la politique ? Est-ce que le bulletin de vote de Karol Vojtila changeait quelque chose à la sainteté du pape qu'il fut ? Jésus, lui-même a maintes fois agi ou parlé dans l'incompréhension de ses interlocuteurs d'alors. Et pourtant, il avait raison. À ceux-là, il manquait simplement la foi.
vendredi 22 avril 2016
Un pape et des réfugiés
Un jour de l’an 30, Jésus, ayant quitté la Judée, traverse la Samarie pour rejoindre la Galilée. Épuisé par trois jours de marche dans le désert, il s’assoit sur le rebord d’un puits et, s’adressant à une femme samaritaine qui venait puiser de l’eau, lui demande à boire. La femme s’en étonne, et les disciples aussi, car, en ces temps-là, la loi voulait qu’un juif ne parlât pas à un Samaritain. Alors, la femme s’en retourne chez elle et raconte son aventure. Les villageois, pris de curiosité, s’approchent et Jésus leur parle. Et Jean conclut ainsi son évangile (4,42) : ils disaient… : nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur…
Un jour de l’an 2016, un pape offre l’hospitalité à quelques réfugiés musulmans qui fuient la guerre dans leur pays. Les “intellectuels” s’en étonnent, car la loi du politiquement correct veut que chrétiens et musulmans soient ennemis. Ces réfugiés-là retourneront un jour en leur pays et raconteront leur aventure. Que croyez-vous qu’il adviendra ?
jeudi 21 avril 2016
"Voiture-passion"
D’après Luc Ferry, dans Le Figaro, la “voiture-passion”, c’est terminé. S’ouvre l’ère de la “troisième révolution industrielle” le covoiturage (?…!). Le philosophe se laisse même aller à ce trait d’esprit pour appuyer sa révélation : “il n’y aura plus d’alcoolisme au volant, faute de volant”… Ainsi la génération bénie de nos jeunes enfants s’enfermerait définitivement dans son paradis des jeux vidéo sur smartphones. On frémit à la pensée que cette poignée d’auto-intellectuels parisiens, qui regarde le futur derrière ses bouchons, prétend nous dire l'avenir. La voiture était une passion, Monsieur Ferry, parce qu’elle symbolisait la liberté. Je sais bien que des forces occultes multiples agissent en sous-main pour tenter d’entraver cette liberté et de réduire le peuple à leur profit. Mais, n’avez-vous donc pas compris que si les jeunes, aujourd’hui, sont tant assidus à leurs smartphones, c’est parce qu’ils cherchent le passage pour la liberté ! Quand j’étais adolescent, je rêvais de piloter un véhicule qui m’emporterait dans les airs à la rencontre du monde. Croyez-vous que mes petits-enfants aient renoncé à cette ambition ? Pour regarder l’univers, la science est contrainte de s’échapper de l’atmosphère terrestre et d’installer ses télescopes sur des satellites. Monsieur Ferry, dépassez le boulevard périphérique, et vous verrez que la technologie nous ouvre au contraire un horizon immense de liberté sillonné de véhicules personnels autoconnectés. L’Homme a toujours rêvé d’avoir des ailes. Ne comptez pas l’enfermer dans des autocars !
jeudi 14 avril 2016
Dieu et les ailes
Je me suis souvent demandé pourquoi la créature humaine était dépourvue d'ailes. Cela l'aurait doté d'une dimension d'évolution de plus, d'une liberté tout autre. L’oiseau “monte au ciel”. Pourquoi l’homme est-il seulement un "rampant" ? La Création a-t-elle donc régressé quand elle a entrepris la série des mutations qui, de l’oiseau primitif, a généré l’Homme ?
En réalité, ce faisant, le Créateur a accordé à son œuvre dernière le privilège inouï, inégalé, d'être sa propre image. Image de Dieu ! Voilà qui ouvre à l’être une dimension d’évolution infiniment supérieure à ce que deux malheureuses ailes lui auraient conféré.
dimanche 10 avril 2016
Mosquées
Laisser construire ou ne pas laisser construire des mosquées en France ? Voilà qui alimente les réseaux sociaux et la presse, avec violence parfois. À la veille d’échéances électorales, nul doute que la gent politique n’ajustera sa réponse qu’à l’aune de son intérêt électoral immédiat, faisant fi du long terme. Or, le sujet est capital. La France s’est construite autour de ses églises. Nul ne peut le nier, sauf à être aveugle. Une France chrétienne, donc. ! Alors, autour de mosquées nouvelles et multiples ne pourra que se construire une France musulmane, voire islamique. Est-ce ce que l’on veut ? Mais, autre chose est de construire, autre chose est d’utiliser. La France s’est construite autour de ses églises parce que nos ancêtres en ont fait leurs lieux de rassemblement physique et spirituel. La France, dès lors, deviendra musulmane autour de ses mosquées parce que ses habitants s’y rassembleront en nombre. Alors, que les chrétiens commencent à fréquenter leurs églises, au lieu de les déserter par paresse, d’ailleurs, plus que par conviction. Puis qu’ils en construisent d’autres, et les emplissent. Le laïcisme est le pire ennemi des civilisations, car Dieu a horreur du vide.
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