Si je fuyais mon pays, pourchassé par les égorgeurs, et si, de l’autre côté de la mer, on me proposait de prendre les armes pour aller combattre et anéantir ces hordes sauvages, je m’enrôlerais sans doute d’emblée. L’Europe a dû accueillir, ces deux années passées, autour du million de migrants. C’est une armée aussi nombreuse que celle de la France qui peut y être levée parmi ses hommes jeunes et valides. Ceux qui s’y refuseraient seraient démasqués comme profiteurs économiques, et non plus réfugiés à secourir. Encadrée et jointe aux moyens des armées européennes, cette force d’intervention saurait rapidement éradiquer sur place le cancer du terrorisme islamiste. Utopie ? Oui, car il n’y a plus de courage en politique.
jeudi 27 août 2015
samedi 15 août 2015
Bretagne chrétienne
Messe d’Assomption au pardon annuel de Rochereuil en Côtes-d’Armor. Courte procession chantée jusqu’a la grotte de Lourdes reconstituée dans le granit de cette colline dont je ne m’étonnerais pas qu’elle fût jadis un site de dévotion au dieu gaulois Belenos. Puis, après un instant de silence et de prière pour les autres chrétiens, d’Iraq, de Syrie et d’ailleurs, nous parviennent du fond du vallon les tintements sourds des cloches de l’église. Instant suprême ! Bretagne chrétienne !
lundi 10 août 2015
La Chine
La croissance du mastodonte chinois s'essouffle. Et l'occident de se désoler pour ses exportations, l’œil rivé sur son propre compte d'exploitation. Certes, l'époque récente encore où la Chine osait dire haut et fort "nous aurons besoin de tout l'acier du monde" semble révolue. Il n'empêche, elle consomme encore la moitié de la production de métaux et la moitié des céréales. Un coup de frein brutal à cette dynamique risque bien d'en envoyer quelques-uns dans le pare-brise. Mais il y a plus grave. Croit-on qu'un milliard et demi de Chinois vont s'installer ainsi, paisiblement, dans la récession ? Que leurs dirigeants communistes vont contempler sans réagir l'effondrement de leur monstre économique ? Eux ne font pas de l'économie, mais de la politique. Leur politique, alors, pour se maintenir au pouvoir, n'aura pas d'autre issue que la guerre. L'effondrement de la Chine sonnerait le coup d'envoi de la troisième guerre mondiale.
jeudi 30 juillet 2015
Proportion des religions
Deux remarques :
1°) Il n'y a dans le monde que 18% de non-croyants. Alors, pourquoi cette dictature de la "laïcité" ?
2°) Il n'y a, parmi les 82 % de croyants, que 0,2% de Juifs. Alors, pourquoi cette impression qu'ils sont maîtres du monde ?
lundi 20 juillet 2015
Flux migratoires, encore.
"L'identité de la France est intimement liée à l'histoire des flux migratoires. Il faut avoir la lucidité de le reconnaître" (Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur).
Il faut surtout avoir la lucidité de comprendre que si des fenêtres sont faites pour être ouvertes, elles sont aussi faites pour être fermées. Ce n'est pas parce qu'on aère son logement quand il fait beau qu'il faut laisser les fenêtres grandes ouvertes quand il gèle. Autrement dit, ce n'est pas parce que des vagues d'immigration, voire des invasions, ont peuplé la France au fil de son histoire, souvent par le sang et les larmes, qu'il faut laisser aujourd'hui le monde entier venir la piller, au nom d'on ne sait quelle idéologie nihiliste. Si l'histoire de la France s'est faite à coup de drames, il n'est pas forcément intelligent d'en créer d'autres, volontairement, pour des arrières-pensées électoralistes.
samedi 4 juillet 2015
PMA, GPA, dons d’enfants, mariages homo, on mélange tout !
Si vous voulez comprendre, avant d’en parler, lisez le bouleversant témoignage de ce couple qui a construit sa famille autour du don d’enfants. Une famille heureuse. Des enfants qui sont tout sauf des “choses…!”. Un livre qui déborde d’amour, de beaux sentiments, de don de soi.
Deux femmes, deux destinées
Au milieu, il y a toi
L'une ne peut pas avoir d'enfant
L'autre choisit de te faire adopter
L'une est ta maman
L'autre tes racines
L'une t'a porté
L'autre t'ouvre les bras
Si parfois tu te demandes laquelle des deux t'aime le plus
Pas plus, pas moins mon enfant
Elles t'aiment simplement d'un amour différent.
mardi 16 juin 2015
Des mosquées dans nos églises !
L’évêque d’Évry préfère que les églises “deviennent des mosquées plutôt que des restaurants”.
Eh bien ! moi pas ! Je préfère voir un peuple de chrétiens — mon peuple — venir se restaurer dans un bâtiment-église désaffecté, plutôt que de le savoir réduit en esclavage par ceux qui veulent sa perte et qui s’installent sans vergogne sur ses décombres. Après tout ! Jésus, lui-même, ne mangeait-il pas ? Les écritures ne nous relatent-elles pas nombre de repas pris en sa présence ? L’un d’eux, si célèbre, n’est-il pas le fondement même de son Église : la Cène ? Quel mal y a-t-il à servir des repas dans un ancien bâtiment-église ?
Car, ce qui fait une église, c’est l’Église ! Ce ne sont pas ses pierres, ni même ses vitraux ; c’est Celui qu’elle a abrité et qu’elle contiendra désormais toujours : le Christ. Et cette présence n’est pas un ectoplasme qui s’y promènerait, et qu’une simple décision administrative suffirait à chasser. Elle est, cette présence du Christ, la multitude des chrétiens qui depuis des siècles l’y ont rencontré. Le Christ s’installe dans le cœur de celui qui pénètre dans une église. C’est cela, le mystère de l’Église.
L’ayant compris, je ne peux entrer dans un tel bâtiment désaffecté comme il y en a nécessairement, destiné désormais souvent à un usage d’expositions, de manifestations culturelles diverses, voir de “restaurant”, sans y ressentir la charge des présences qui, pendant des siècles d’histoire, en ont fait une église.
À ceux qui font remarquer que dans les pays musulmans, on ne laisse pas les mosquées se transformer en églises, l’évêque d’Évry répond qu’il ne faut pas appliquer à nous-mêmes ce que nous trouvons injuste chez les autres. Ce n’est pas d’injustice qu’il s’agit, mais de sacrilège !
jeudi 11 juin 2015
Conscience…
Vincent Lambert est "en état de conscience minimale". Mais, qu'est-ce que la conscience ? Si l’on est sûr que la vie n’est que matière qui s’agite et se reproduit toute seule ; qu'elle n'est que carbone, phosphore, oxygène, hydrogène, azote et rien d’autre ; que la conscience n’est que le produit d'une activité physico-chimique cérébrale ; alors, oui ! Vincent ne génère sans doute plus cette conscience-là ! Mais, si l’on admet qu’au-delà de cette vision étroite — la seule qui nous soit donnée dans notre condition humaine — il existe une autre vérité qui s’affranchit de la matière, de l’espace et du temps ; alors, la conscience en question devient la traduction, dans notre matière trompeuse, de cette autre vérité. Nous savons désormais que notre “maintenant“ est systématiquement en retard sur un autre éternel présent. Notre conscience, dès lors, agit comme le récepteur d’un champ mental exotique qui nous restitue, avec un temps de retard, le langage d’ailleurs. Je me suis largement exprimé sur cette vision du monde, dans mon livre "Pourquoi quelque chose ? Pourquoi quelqu'un ?". C'est sous ce regard-là qu'il faut contempler Vincent Lambert, pour comprendre et décider.
jeudi 21 mai 2015
Tolérance
Ce mot m'exaspère. Par quel pouvoir, certains s'arrogent-ils le droit de "tolérer" ? Tolérer suppose que l'on soit, au préalable, investi d’une autorité. Quelle autorité, ceux qui “tolèrent” ont-ils ? Il faut donc comprendre que ceux-ci imposent d'abord leurs vues, édictent leurs lois, la fameuse pensée unique. Ils s'érigent en censeurs de tout, en guides suprêmes des autres. Puis, par une fausse grandeur d'âme, les voilà qui "tolèrent" que tel ou tel y déroge. Et ils nous disent qu’il faut être “tolérants”. Mais, nous le sommes, qui “tolérons” qu’eux-mêmes expriment leur opinion, somme toute marginale. Le propre de l'Homme reste quand même son libre arbitre, n'en déplaise aux "tolérants" !
jeudi 14 mai 2015
Nous sommes en guerre
Nous sommes en guerre, et, comme en 36, nous baignons dans l'insouciance.
L'ennemi a bien vu que la France avachie était mûre pour se laisser cueillir. Il est entré, non pas par les Ardennes, mais par la ruse, en prenant le pouvoir par personnes interposées. La manipulation médiatique de notre démocratie usée, liée à veulerie d'un électorat inculte, a rendu possible cette machination. L'ennemi a introduit son virus dans le pouvoir, et l'a laissé faire. Celui-ci a, dans un premier temps, sournoisement détruit la famille, le mariage, la gestation de la descendance. Le peuple français s'est bien regimbé, sentant confusément qu'on l'assassinait. Rien n'y fit. L'ennemi savait qu'il lui suffisait d'attendre pour que s'enclenche dès lors l'inexorable déclin du peuplement gaulois. Puis, le virus introduit s'est attaqué aux enfants déjà nés qui, bientôt seraient des adultes. Il fallait les neutraliser. Quelques réformes de l'enseignement, soigneusement mortelles, anéantiront sans faillir la culture, l'intelligence et l'esprit de survie de cette génération-là. Plus d'enfants, plus d'adultes, resteront les vieux. Ils ont le savoir. Le virus a son programme : l'euthanasie sous couvert d'accompagnement faussement charitable de la mort. Alors, la France des Français aura vécu. L'ennemi de l'extérieur pourra s'y installer.
Nous sommes en guerre. Non pas en guerre par les armes. Pas seulement. Non pas en guerre économique. Mais, en une forme de guerre jusqu'alors inconnue, une guerre spirituelle. L'ennemi s'attaque aux cerveaux, à la conscience, à l'âme de notre peuple. C'est l'esprit qui sauvera les Français, ou les perdra. Le matérialisme inepte et borné insidieusement distillé depuis 68 a livré aux forces ennemies une population sans défense morale. Il nous faut, pour survivre retrouver notre autre dimension, celle qui franchit l'animalité pour s'ouvrir à la force de la spiritualité, seule arme efficace contre l'ennemi d'aujourd'hui. À cette guerre, chacun peut prendre part. J'ai modestement tenté d'y contribuer par quelques livres. Ma récompense est de savoir qu'ils ont ouvert quelques esprits. Il y a maints autres moyens de se battre. Nous avons la chance de connaître les réseaux sociaux, les blogs, les sites internet divers. Il faut nous y porter et crier notre rage de vaincre. Aux armes, citoyens !
lundi 27 avril 2015
Planète
Pourquoi le drame du Népal m'a-t-il fait souvenir de ce que j'écrivais récemment dans mon livre "Pourquoi quelque chose ?":
"Non, notre Terre n’a rien à voir avec la planète du Petit Prince, qu’une certaine écologie médiatique prétend “sauver“. La Terre se défend toute seule, avec férocité parfois. La Terre n’a que faire des hommes, ces pucerons minuscules qui lui parcourent l’écorce, et qu’elle peut anéantir par le moindre tressaillement. La Terre est une boule de feu, à peine emballée dans une mince écorce, aussi mince qu’une peau de pomme. C’est sur cette pellicule que nous sommes installés. Une peau craquelée, mouvante et fragile, peinant à contenir le feu qui la ronge, et que ravage par endroits des crevasses et des éruptions incandescentes. C’est dans l’épaisseur infime de cette croûte que nous apparaissent, colossales, les montagnes de l’Himalaya ou de la cordillère des Andes, ou les abyssales fosses marines inexplorées. C’est aussi dans cette mince pellicule que nous forons, toujours plus profondément, pour trouver notre précieux pétrole, sans que nos modestes piqûres n’affectent l’impassibilité de la Terre. Voilà le plancher des Hommes sur lequel nous nous répandons et nous croissons, inconscients de notre insondable petitesse. Nous sommes des bactéries sur une grenade dégoupillée, que nous voulons “sauver” ! Il n’est pas si loin le temps où les hommes imploraient Gaïa, la déesse de la Terre, pour qu’elle les épargne."
dimanche 26 avril 2015
Pourquoi quelque chose ?
Je me suis toujours demandé comment on pouvait vivre sans un minimum de spiritualité, sans un peu de foi dans un certain au-delà. Cet au-delà — nécessairement subjectif, puisqu’il n’est donné à personne d’en avoir le contact, la perception directe — chacun l’exprime à sa façon, c’est le propre des religions. Mais, sans son hypothèse, rien n’a de sens. La vie, ma vie, devient une erreur du hasard, un hasard qui, lui-même, n’a pas de sens. Ceux qui nient cette autre dimension de notre être, qui bornent leur pensée au matérialisme physico-chimique de notre univers sensible d’espace-temps, sont comme ces poissons rouges qui n’envisagent pas autre chose que leur bocal. Ils se demandent comment ils sont arrivés là, et pourquoi.
J’ai passé ces dix dernières années à chercher à comprendre. J’ai lu des dizaines d’ouvrages, cent peut-être. J’en ai écrit six sur le sujet. Le dernier, “Pourquoi quelque chose ?”, résume un peu tout ce que j’ai cru deviner, et ouvre l’appétit du savoir. On ne le lit pas sans marquer des étapes, comme l’on fait un voyage où il y a tant à voir.
mercredi 22 avril 2015
Le "fait religieux"
Voilà que la presse fait état de soi-disant enquêtes, menées par d’obscurs instituts ou “observatoires”, qui révèlent que plus d’un cadre dirigeant sur quatre serait confronté à la question de la religion en entreprise. Et, de citer pêle-mêle : la demande d’absence pour une fête religieuse, le port ostentatoire de signes religieux (croix, kappa, foulard, turban), la demande d’aménagements d’horaires, la demande de prières pendant les pauses, voire pendant le temps de travail, le refus de travailler avec une femme.
Il faudrait rappeler à ces beaux cerveaux que des gens ont vécu avant eux, et que cela fait plus de mille ans que la France chrétienne ne pose plus de problèmes aux cadres dirigeants en question. On n’a jamais vu quelqu’un s’absenter indûment pour une fête religieuse chrétienne, puisque ces jours-là sont officiellement chômés. Ce n’est pas la peine, non plus, de rajouter sournoisement la Croix dans la liste des signes “ostentatoires” pour tenter d’amalgamer la chrétienté française de fait à l’islam importé. Mes grands-mères portaient la coiffe bretonne ; seraient-elles, aujourd’hui, interdites d’entreprise ? En quoi, par ailleurs, cela gêne-t-il un cadre qu’un employé chrétien prie en silence pendant sa pause, voire pendant le temps de travail ? Quant à refuser de travailler avec une femme, ce serait plutôt le contraire.
L’hypocrisie de ces pseudo enquêtes est criante, qui ne cherchent qu’à masquer derrière une prétendue laïcité les problèmes posés par la seule religion musulmane. Pour le Christ, il faut rendre à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César : c’est la définition de l’intégration. Pour Mahomet, il faut tout pour Allah, seul : c’est la négation de toute intégration possible.
La RATP va jusqu’à inscrire dans ses règlements intérieurs l’interdiction de “toute attitude ou port de signe ostentatoire pouvant révéler une appartenance à une religion ou à une philosophie quelconque”. Interdit-elle aussi le rituel maçonnique de la poignée de main ?
mardi 14 avril 2015
Angélus
Les gens de mon âge gardent souvent, imprimé au fond de leurs souvenirs inconscients, ce tableau de Jean-François Millet, peint il y a un siècle et demi, qui décorait les murs de leur enfance. Au-delà de la qualité picturale de l’œuvre, c’est la charge spirituelle de son sujet qui m’émeut. Ce couple, dans son champ, qui pose un instant ses outils ; cette femme qui joint les mains ; cet homme qui ôte sa casquette alors que l’on croit entendre au loin tinter au clocher du village les neuf coups suivis de leur pleine volée de “l’angélus qui sonne” ; cette image est celle de nos racines, la pensée chrétienne qui a modelé la France et les Français. Depuis cinq siècles et demi, depuis Louis XI qui ordonna de faire sonner l’angélus en France, le matin, à midi et le soir, vingt générations de nos grands-mères joignirent les mains, vingt générations de nos grands-pères ôtèrent leur casquette (soit 2.097.150 aïeux), trois fois par jour, pour invoquer Marie, appeler son secours et sa protection. Aujourd’hui, les cloches dérangent, les ancêtres dérangent, l’au-delà dérange. À l’âge des smartphones et d’internet, où seul compte le présent de l'instant, j’ai voulu rappeler que chacun a un passé, et que chacun sera le passé de quelqu'un.
vendredi 10 avril 2015
Souche de Français
Alors que l'on inaugure aujourd'ui la réplique à usage touristique de la grotte Chauvet, c'est de l'original que je veux parler. Il y a 36000 ans — 360 siècles —, nos ancêtres à la mille quatre cent ou mille cinq centième génération, des humains de Cro-Magnon, s'y sont abrités, y ont vécu peut-être — on a trouvé des traces de feu —, y ont exercé leur art, y ont affirmé déjà leur spiritualité. À travers la paroi rocheuse sur laquelle ils traçaient leurs magnifiques œuvres et apposaient leurs mains, cherchaient-ils à acquérir un peu de l'énergie tellurique dont leur être primitif ressentait la présence ? En tout cas, fiers sommes-nous de porter, peut-être, leur ADN. L'hypocrisie des temps modernes voudrait abolir la notion de Français de souche. Eux étaient la souche des Français.
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