dimanche 10 août 2014

Écrire…


Mes amis lecteurs me demandent fréquemment : à quand, un nouveau livre ? 
Écrire est une réelle aventure. L’écrivain est un peu comme l’explorateur parti à la découverte de contrées inconnues. Pendant des mois, des années, peut-être, il bataille pour se frayer un chemin vers un but inconnu. Alors, de retour, il lui faut se poser. Il classe ses photos, rassemble ses souvenirs. Puis, un jour, le démon de l’aventure le provoque à nouveau. 
Ainsi sont nés “L’Étoile de confiance“, “Le Ciel du ciel“, “Hymne à l’au-delà“ écrit en coauteur avec Françoise Ribera, “Capitaine de La Garde“, “Elles s’appelaient Marie“. Puis, entre temps, une autre entreprise m’a absorbé. J’ai créé ma modeste maison d’édition, ID France Loire, qui vient d’éditer le merveilleux livre de Véronique Bachelier-Vidar, “Fa'a'amu“, où l’auteur raconte, avec une sensibilité à fleur de peau, l’adoption de ses deux garçons tahitiens. Je me suis investi dans ce manuscrit comme s’il avait été le mien. Ce livre mène désormais sa vie, avec quelque succès. 
Et voilà que le démon dont je vous parlais frappe à nouveau à la porte.  Que reste-t-il à découvrir en ce monde ? Sinon ce “Tout“ qui fait qu’il y a “quelque chose“, issu de “rien“… 
À plus tard.

mercredi 6 août 2014

La mort du Journal Officiel ?


La version papier du Journal officiel va disparaître au profit de sa seule publication numérique. Le “JO“, dont l’origine remonterait à Richelieu, est l’organe officiel par lequel l’État promulgue ses lois. Et voilà que la presse (Le Figaro de ce jour) parle de “fin programmée d’une institution française“ : 
« La disparition de sa version imprimée (…) fait partie d’un contexte global d’affaissement progressif de l’autorité de l’État (…) Le passage complet d’un journal au numérique — on se souvient du triste destin de France Soir — est la marque d’un déclin, sinon d’un décès annoncé. (…) Cette dématérialisation (…)  suscite des interrogations sur l’avenir de ce quotidien qui est l’expression de la puissance publique, voire sur l’autorité de la République en général ».
Sans papier, plus de lois, plus d’État, rien de moins ! On croit entendre les scribes qui gravaient les édits dans la pierre, crier au sacrilège quand, voici 5000 ans, les Égyptiens prétendirent utiliser à cet effet leur vulgaire papyrus. Il semble bien, pourtant, que l’humanité y ait survécu. Et, quand, il y a six siècles seulement, Gutenberg utilisa sa diabolique invention de l’imprimerie sur papier, je suppose que les dérouleurs de parchemin hurlèrent à leur tour à la fin du monde. Or, c’est l’inverse qui se produisit : la culture, et donc l’humanité, fit un bond dans son progrès. 
Eh bien ! Qu’on le veuille ou non, s’opère aujourd’hui sous nos yeux l’avènement historique du cinquième support de l’écriture, l’électronique. Personne n’en mesure la portée, y compris dans la diffusion de la pensée. C’est peut-être, d’ailleurs, ce qui inquiète le plus les médias traditionnels : ne plus contrôler la pensée. Si la dématérialisation du journal officiel doit être considérée comme un symbole,  c’est de cet évènement-là qu’il s’agit.

samedi 2 août 2014

Tombeau de Jonas

Je veux citer cette belle conclusion d’un article de Gérard Leclerc, sous le titre : “Mossoul, sous le signe de Jonas“, dans Le Figaro de ce jour. Parlant de la « féroce entreprise iconoclaste qui se déchaîne contre les chefs-d’œuvre de l’art et les monuments témoins », il fustige « une certaine conception du divin, qui ignore que l’épiphanie de la transcendance peut briller dans des œuvres faites de main d’homme (…). Il faut craindre un régime de pensée où l’alliance entre Dieu et l’humanité ne se reflète plus dans cette beauté qui, selon Dostoïevski, sauvera le monde ».

mardi 22 juillet 2014

Antisémitisme ?


“Antisémitime“ ! Hollande, Valls et les autres ne voient que cela dans les émeutes de Sarcelles, de Barbès et d’ailleurs : « la lutte contre l’antisémitisme est une priorité nationale », « c’est tout simplement de l’antisémitisme, du racisme »… Mais, ces hordes de sauvages, comme les a appelés le maire de Sarcelles, se moquent bien du sémitisme et de son contraire. Ils ne savent même pas où est Gaza. Ils sont casseurs, c’est tout. Il paraît que les juifs ont peur pour leur sécurité et veulent fuir la France. Mais, cela ne changerait rien aux casseurs qui casseraient toujours, pour d’autres prétextes, voilà tout. Si l’on veut soigner le mal, il faut d’abord l’identifier correctement. Or ce mal n’est pas de l’antisémitisme. Il est de l’antiFrance. Ces Français-là, dont proviennent les casseurs, détestent les Français. Ils veulent la France sans les Français. Ceux qui se haussent du col aujourd’hui en criant hypocritement à l’antisémitisme veulent cacher qu’ils sont les responsables de la situation. Ils n’ont eu de cesse d’inonder la France d’une population africaine non assimilable en masse, parce que d’une culture et d’une religion antinomiques au nôtres. Les uns ont agi par bêtise, par utopie universaliste irréfléchie. Les autres par intérêt sordide, pour se constituer des réserves électorales. Résultat : l’inévitable phénomène de rejet qui voit s’affronter aujourd’hui les masses autochtones aux masses immigrées. Alors, messieurs les apprentis sorciers, un peu de courage ! Il faut traiter l’incendie à la base des flammes. C’est-à-dire à la base de l’immigration.

dimanche 20 juillet 2014

Festival International du Livre Militaire


J'étais, vendredi et samedi, au Festival International du Livre Militaire à. Coëtquidan, où je dédicaçais mon livre "Capitaine de La Garde". Magnifique manifestation littéraire, superbement organisée. 120 auteurs sous un chapiteau géant, plus de mille livres de haut niveau offerts au public. Cela au coeur de cette école militaire interarmes qui réunit plus de 5000 personnes, sur 5500 hectares. Et pour finir, "le Triomphe", la cérémonie prestigieuse de clôture de la formation de la promo des élèves officiers de l'armée de Terre. Pendant deux jours, malgré la chaleur torride, j'ai observé la foule des visiteurs, essentiellement les familles de militaires. Vous dirai-je que j'ai été frappé par un détail qui fera sourire : je n'avais pas vu depuis bien longtemps une telle densité de femmes en jupe ou en robe ! Car, dans ces familles-là, les femmes ne singent pas les hommes en portant ostensiblement leur pantalon. Dans ces familles, l'homme, c'est le mari. L'épouse le complète merveilleusement souvent, mais ne cherche pas à prendre sa place. Quand l'homme est viril, la femme est féminine. Quant aux femmes militaires — elles sont nombreuses aujourd'hui — même si les jupes de leur uniforme ne sont pas forcément très sexy, elles sont là pour servir, en soldats, soldats femmes, peut-être, mais femmes. Dieu, que cela fait du bien de changer de monde un instant ! De se retrouver dans la vraie France, au milieu de vraies familles, comme autrefois, avant de replonger dans le cloaque de cette multisociété civile malade, troupeau bêlant au son d'une télé débile aux ordres de quelques personnages sans honneur, que seule intéresse la réussite de leur médiocre carrière politicienne. Ils veulent tout détruire autour d'eux pour paraître moins dérisoires. Famille, patrie, valeurs ancestrales leur font horreur. Ils ont semé la haine pour se faire élire, et bientôt nous récolterons la violence. Nous n'y échapperons plus. C’est déjà commencé. Ils en ont lourd sur la conscience !

dimanche 6 juillet 2014

Être “de droite“ ou “de gauche“ ?


Un interlocuteur ami de Facebook me fait l’honneur de me poser cette question :
« La Droite revendique sa catholicité sans complexe, ce qui est plutôt bien, par contre il semble plus délicat de dire que l'on croit en Dieu lorsque l'on est de gauche… Pourquoi ? »
Qu’il me permette d’y répondre par la voie de ce blog plus personnel.
La question semble faire un a priori du statut d'homme (ou de femme) “de droite“ (avec majuscule) ou “de gauche“. On serait avant tout "de droite" ou "de gauche", comme on est grand ou petit, brun ou blond. Et de cet état naturel découlerait une plus ou moins grande aptitude à la spiritualité. Or, on ne naît pas "de droite" ou "de gauche", même si le milieu social dans lequel on a grandi contribue bien sûr à cette orientation politique. J’ai moi-même pris conscience de ce choix dès l’âge de huit ans. La Libération venait de permettre les premières élections après l’occupation allemande. C’était quand même il y a 70 ans ! Mon père, me regardant, mais se parlant finalement à lui-même, dit : « je me demande bien pour qui je vais voter ». Dans ma candeur d’enfant, croyant que socialisme voulait dire altruisme, souci du prochain. Je murmurai : « socialiste ? ». J’entends encore sa réponse, un cri : « ah, ça ! jamais ! ». Comme quoi, si l’histoire ne repasse pas les plats, elle sert quand même toujours la même cuisine. 
Quant à définir ce qu'est être "de droite" ou "de gauche" (en France), je crains qu'il ne s'agisse-là que d'un classement artificiel inventé et mis en oeuvre par des politiciens professionnels ambitieux aux seules fins de se constituer des troupes de militants.
Cela dit, y a-t-il une corrélation avérée entre cet autoclassement politique et une disposition naturelle à la spiritualité ? La question posée fait un amalgame entre la "catholicité" des uns et la croyance en Dieu des autres. Ce n'est pas la même chose. On pourrait poser la question ainsi : les chrétiens catholiques sont-ils plutôt "de droite" ou "de gauche" ? J'aurais tendance à répondre : les chrétiens que l'on massacre en ce moment par milliers à Mossoul et ailleurs, sont-ils “de droite“ ou “de gauche“ ? La question pourrait aussi être : est-il plus facile de déclarer sa foi quand on se dit "de droite", que lorsque l'on se dit "de gauche" ? Elle sous-tendrait alors l'idée qu'il y aurait dans notre pays, comme une dictature de la pensée, qui pousserait les croyants à se cacher. Et que cette tyrannie des lobbies s'exercerait plutôt dans les milieux "de gauche". Est-ce ce que mon interlocuteur ressent ? Alors, je veux lui répondre ceci :
La foi n'a que faire du classement politique des Français. Elle s'offre indifféremment à tous ceux qu'une rencontre, un jour, a éclairés. La foi n’est pas la croyance qui, elle, ne relève que de l’activité cérébrale. La foi ne se démontre pas. Elle est une connexion, qui s’établit en chacun avec le tréfonds de soi-même, au-delà de la raison, au-delà des neurones, au-delà de la seule dimension matérielle de notre condition humaine. Les chrétiens appellent cela une communion. Tout le monde y a droit. Il suffit de s’y ouvrir.

vendredi 27 juin 2014

PMA, GPA, etc.


Lorsqu’un couple, en France, fait face à un problème de conception d’enfant par les pratiques naturelles, il est parfaitement fondé à en parler à son médecin. Celui-ci, dès lors, tentera de l’assister médicalement par différentes techniques, dont la fécondation in vitro. Ce s’appelle la PMA — procréation médicalement assistée — qui, à ce jour, a fait la joie de bien des familles françaises. Lorsque cette assistance médicale échoue, le couple peut, en toute légalité également, se tourner vers le recours à l’adoption d’enfants d’autrui. Les procédures sont complexes, mais le bonheur, là encore, est au rendez-vous. Ceux qui en douteraient peuvent utilement lire le merveilleux livre de Véronique Bachelier-Vidar (“Fa’a’amu“, mes enfants adoptés - aux Éditions ID France Loire).
Pourquoi donc faut-il que cette PMA sans problème se trouve aujourd’hui amalgamée dans des affaires juridiques qui ne la concernent pas ? Parce que certains lobbies homosexuels médiatiquement actifs et puissants s’en sont emparés pour faire aboutir leurs revendications sociétales. Ces couples-là sont à l’évidence infertiles ! La PMA ne peut donc rien pour eux ! Sauf à introduire temporairement une troisième personne dans le couple, père donneur ou mère porteuse, qui donnerait alors l’illusion de la normalité. Ainsi a été inventée la GPA — gestation pour autrui —, illégale en France. 
L’enjeu de cette déviance, bien au-delà de la sexualité de chacun qui ne regarde personne, est bel et bien la pérennité de la notion immémoriale de famille, et le statut de l’enfant, fils ou fille d’une mère et d’un père.

mercredi 25 juin 2014

Entre la vie et la mort, suite


L’arrêt du Conseil d’État d’hier qui autorise l’arrêt de de l’alimentation du tétraplégique Vincent Lambert aux fins de provoquer son décès dans un délai, d'ailleurs inconnu, est révoltant. Non seulement cette juridiction condamne un homme à mort au motif qu’il serait inconscient, mais elle assortit la sentence de la souffrance par la faim et la soif jusqu’à ce que mort s’ensuive ! Elle est tellement consciente de cette monstruosité qu'un médecin précise vouloir apporter tous les soins nécessaires pour maîtriser « l’inconfort éventuel ». Il appelle cela de « l’inconfort » ! Au troisième millénaire, on en est encore là ! Mais, si des hommes se croient autorisés à donner la mort, qu’ils la donnent ! Les moyens techniques ne manquent pas. Mais, voilà ! Ils ont peur de leur décision. Ils voudraient bien que la victime meure, mais sans qu’ils n'en soient pas les auteurs. Alors ils biaisent, se contentent de ne plus alimenter, et n’en sont que plus coupables. Je rêve d'un peuple français qui, face à ce cas dramatique et aux 1700 cas semblables, mobiliserait ses moyens financiers et humains, comme il sait parfois le faire pour d'autres causes, afin d'accompagner matériellement et moralement ces patients malheureux jusqu'à leur décès naturel. C'est cela qui s'appellerait mourir dans la dignité. Il existe une expression de notre langage, tellement usée qu'elle en a perdu son sens : “rendre l'âme“. C'est de cela qu'il s'agit. 

lundi 23 juin 2014

Entre la vie et la mort…


Le drame de Vincent Lambert et des siens est terrible. De grâce, ayons au moins la pudeur de le respecter, de ne pas en faire l’objet de querelles politiques et idéologiques d’un goût douteux. Mais, est-il interdit d’y réfléchir ? Après tout, ce drame pourrait être celui de chacun d’entre nous. Qui nous dit qu’un jour, nous ne serons pas nous-mêmes, ou l’un des nôtres, l’enjeu de ces sordides batailles médiatiques ?
Pour réfléchir, posons-nous la première question : qu’est-ce que la vie ? Où commence la mort ? Cet homme est-il encore en deçà du seuil de la mort ? Ou bien est-il déjà au-delà du terme de la vie ? Il faut bien répondre, si l’on veut dire et juger ! Or, cet homme vieillit. Un jour, dès lors, si on le maintient dans son état actuel, il mourra parce que mourront ses organes. C’est donc bien qu’avant ce jour-là, aujourd’hui, il n’est pas mort. Et donc qu’il vit.
Quel droit, un homme, fut-il juge, a-t-il d’ôter la vie ? La vie, la nôtre, nous appartient-elle ? La décision de vivre ne fut pas, pour chacun de nous, en notre pouvoir. Fut-ce donc seulement le chaos du hasard qui décida ? Dans ce cas, en effet, l’on peut tuer, sans retenue. Le hasard n’a pas de morale, n’exige rien, sinon il ne serait pas le hasard. Pourtant, il y a comme une petite lumière, au fond de nous-mêmes, qui semble nous dire qu’il ne faut pas l’éteindre. La vie, dès lors, notre vie, serait nourrie d’ailleurs ? Comme l’image qui ne vit que si vit son modèle ? Ôter la vie de l’image, n’est-ce pas, dans ces conditions, attenter au modèle ?
La vraie sagesse, dans ce drame, serait qu’un peuple entier se mobilise pour offrir à Vincent Lambert, et aux siens si cruellement atteints, le réconfort moral et matériel pour vivre en paix. 

jeudi 19 juin 2014

Intelligence artificielle


Le magazine Le Point publie cette semaine un intéressant reportage sur le thème de l'intelligence artificielle. On peut y lire :
"Il y a deux semaines... Une créature purement virtuelle... née de l'imagination de programmeurs russes et ukrainiens, à répondu à une série de questions en réussissant à se faire passer pour un adolescent de 13 ans".
Que cet adolescent mûrisse encore quelques années, et l'on construira des humanoïdes en plastique et en métaux divers qui pourront rivaliser d'intelligence avec l'Homme adulte.
Sachant qu'un ordinateur tel que le super calculateur d'IBM "est capable de lire 200 millions de pages en 3 secondes" (de livres électroniques, s'entend), on conçoit dès lors le rêve de ce chercheur recruté par Facebook, qui "aimerait permettre aux machines de s'approprier les styles littéraires, et proposer bientôt des textes d'Ernest
Hemingway traduits dans le style de Marcel Proust".
Mais là, il semble bien que se dresse un mur entre la machine et l'Homme, que l'intelligence seule ne saura franchir, et qui sauvera peut-être la littérature : le sentiment. Et, le plus noble, l'amour. Comment écrire, comment traduire l'amour, sans aimer ? Le plastique et les métaux, même rares, sauront-ils aimer ? Si, comme je le pense, la réponse est non, alors, l'art de l'écriture restera longtemps le propre de l'Homme.

jeudi 12 juin 2014

Vitesse


La Gendarmerie Nationale relate sur Facebook l'épopée de l'arrestation, sur une autoroute du Puy de Dôme, de plusieurs véhicules participant à la course du Gumball 3000 vers l'Espagne . Vitesses entre 198 et 215 km/h. Et, le colonel de croire devoir commenter : "ils mettent en danger la vie des autres“. N'en déplaise aux quelques centaines de commentaires stéréotypés qui déversent sur FB leur haine de ceux qui vont vite, je suis quand même amené à me poser cette question : si rouler vite met, EN SOI, en danger la vie des autres, qu'est-ce qui autorise les gendarmes à mettre eux-mêmes en danger la vie des autres en roulant vite aussi ? Ah ! J'entends la réponse : ces gendarmes-là sont formés à la vitesse? Voilà qui sous-entend que les autres citoyens sont tous inaptes à conduire vite. De quel droit affirmer cela ? Voilà surtout qui livre la clé du problème : ce n'est pas la vitesse, EN SOI, qui est dangereuse, c'est la vitesse en des mains inexpertes. Rouler vite, quand on ne sait pas tenir un volant, maîtriser un véhicule, anticiper, en un mot être apte, voilà qui est en effet dangereux et qu'il faut à tout prix empêcher. Seulement, c'est difficile. Alors, on donne le change en limitant la vitesse pour tout le monde. Nivellement par la base. Pour que les inaptes au volant ne provoquent pas le carnage sur les autoroutes par leurs réactions intempestives, obligeons tout le monde à rouler au pas. En plus, une telle décision est politiquement payante, qui flatte la haine refoulée des citoyens à l'encontre de tout ce qui les dépasse. Et elle est aussi financièrement payante. Continuons l'hypocrisie.     

mardi 27 mai 2014

Révolution culturelle


Jean-Claude Juncker a eu cette cruelle analyse : 
« Chacun sait qu’elle (la France) doit (…) conduire sa révolution culturelle pour sortir enfin de la récession ». 
Car, c’est bien de “révolution culturelle“ qu’il s’agit. Si la France est à terre et, grâce à elle, l’Europe en danger, la faute en revient à qui, sinon aux Français eux-mêmes ? À force de tricher avec les réalités, à tous les niveaux, du plus modeste citoyen, au sommet de l’État ; à force d’en vouloir toujours plus en en faisant toujours moins ; à force de renier ses valeurs ; la société française se retrouve gangrenée des pieds à la tête. 
Ce n’est pas en votant à chaque fois contre l’autre, pour changer les autres, que les Français se changeront eux-mêmes. Il n’y a sans doute rien à attendre des générations actuellement en piste. Il ne reste qu’à espérer que nos enfants ou petits-enfants auront la lucidité et le courage de jeter par dessus le bord “l’éducation“ que certains ont voulu leur imposer, et d’inventer une nouvelle éthique de vie. C’est cela la révolution culturelle qu’il faut maintenant faire. 

samedi 24 mai 2014

“Fa'a'amu“ mes enfants adoptés de Véronique Bachelier-Vidar




Le bouleversant récit de l'adoption de deux frères Tahitiens

aux Éditions ID France Loire

S’il fallait un livre pour éclairer la prodigieuse profondeur du mystère de l’amour maternel et nous ouvrir à son autre dimension qu’est la générosité de l’adoption, Véronique Bachelier-Vidar l’a écrit avec une infinie sensibilité :
« Aimer avec autant de passion sinon plus, un enfant d’un autre sang, est une force qu’aucune hérédité ne peut offrir »
Un destin défavorable, impitoyable, interdisait à son couple la fécondation naturelle. De longues et pénibles tentatives, de PMA seront des échecs successifs. Véronique voulut crier son désespoir, écrire sa souffrance, et ainsi retrouver la confiance, ne pas baisser les bras, regarder le ciel. Alors, le destin si cruel lui montra le chemin de l’adoption : 
« Moi aussi je serai maman, d’un enfant du bout du monde peut-être, mais une maman pleine de bonheur et de tendresse »
La Lettonie sera le premier champ de recherche, quand Tahiti croisera sa route : « Je ne crois pas au hasard », dira-t-elle. Là-bas, où “fa’a’amu“ veut dire “faire manger“, on “donne“ son enfant si l'on ne peut l'élever, mais on n'avorte pas !
Alors s’opérera la superbe alchimie d’une double maternité. Une même maman biologique mettra au monde deux garçons, à trois ans d’intervalle, et les déposera immédiatement entre les mains de Véronique qui écrira :
« J’ai l’étrange sensation de vivre une véritable grossesse, dont l’accouchement sera la récompense d’avoir osé dire et écrire ce que je ressens… Une image d’enfant qui bouge au rythme de l’écriture et prend forme, jusqu’à ressentir sa présence “in utero“… J'ai fini par oublier que je n'ai pas porté mes enfants »
Et puis est arrivé le drame, la mort prématurée de la jeune maman tahitienne :
« Elle est partie en ouvrant les portes d’une totale autonomie pour ses enfants, avant de refermer sa propre histoire »

Message d’amour, ce livre s’adresse à tous ceux dont la générosité du cœur nourrit l'âme.
Message d’espoir, il s’adresse à tous les couples qui, comme Véronique et son mari, peuvent perdre pied, détruits par l’échec, et n’osent s’engager sur le chemin de l’adoption pour devenir parents, autrement.
Message d’accueil enfin, il s’adresse à tous les enfants adoptés pour leur dire :

« Deux femmes, deux destinées
L'une est ta maman
L'autre tes racines
L'une t'a porté
L'autre t'ouvre les bras
Si parfois tu te demandes laquelle des deux t'aime le plus
Pas plus, pas moins mon enfant
Elles t'aiment simplement d'un amour différent »

***
EN VENTE sur le site de l'éditeur : https://sites.google.com/site/idfranceloire/
également en librairies sur commande via DILICOM.
 

lundi 12 mai 2014

Quelle Europe ?



J'avais 15 ans. Deux journaux paraissaient alors, que je lisais régulièrement. L'un s'appelait "L'Europe fédérale", l'autre "L'Europe confédérale", je crois. Dans celui-ci, Michel Debré écrivait. D'autres personnalités que j'ai oubliées s'exprimaient dans le premier. 
Pourquoi, à un âge où l'on est plus volontiers attiré par les BD, m'intéressais-je à ces titres trop sérieux ? Parce que ma génération de jeunes sortait de la guerre et de ses horreurs, et que nous avions le sourd pressentiment qu'autour de ces idées d'Europe se construirait notre avenir d'adultes.
Plus de 60 ans ont passé. Plus d'un demi-siècle. Deux générations ! Ma vie d'adulte s'est déroulée sans Europe. Aujourd'hui, ce sont mes petits enfants qui ont l'âge que j'avais alors. Et ils ne savent toujours pas quelle sorte d'Européens ils seront, et s'ils le seront jamais. 60 ans pour rien !
On a fabriqué l'Euro. Cela aurait dû être le résultat de la construction d'une Europe. On a décrété du résultat sans faire le travail. On a fait la monnaie, on n'avait pas l'économie. On a mis en place des députés, on n'avait pas le peuple européen pour les élire. On a recruté des fonctionnaires, on n'avait pas de gouvernement pour les diriger. On a mis la charrue devant les boeufs. On a fait une Europe factice, tant certains étaient pressés de prendre les bonnes places. Des carrières se sont faites, des fortunes aussi. Aujourd'hui, l'on veut nous faire voter pour désigner ceux qui vont à leur tour profiter de ces prébendes. 
Ce n'est pas de cela que les peuples ont besoin, mais de vivre ensemble, à l'intérieur de frontières communes, pour un destin commun. Il ne s'agit pas de renoncer à l'Europe en s'enfermant derrière une
chimérique ligne Maginot, mais de travailler à la construction d'une Europe d'Européens. Ah ! Si Vercingétorix ne s'était pas sottement enfermé dans Alésia, César n'aurait pas romanisé la Gaule, la face du continent en eût été changée. L'Europe serait une réalité humaine, économique, culturelle, depuis
longtemps.
On dira que l'obstacle des langues complique le problème. Là encore, si l'école avait fait son travail, au lieu de faire de la politique, tous nos enfants parleraient couramment au moins trois langues européennes, et le problème n'en serait plus un. Ils ânonnent les langues étrangères, pire que nous il y a 60 ans, qui ne connaissions pas les médias modernes d'apprentissage !
Alors j'irai voter, si je trouve une liste, quel qu'en soit le parti - je dis bien : quel qu'en soit le parti - qui offre de travailler à la construction de cette Europe-là.

vendredi 9 mai 2014

Écolo...

Il veut protéger son "environnement". Mais, qu'est-ce que "son environnement", sinon "les autres" ? Veut-il, dès lors, protéger les autres ? Ne nous y trompons pas.  Il y a lui... et les autres. Et il se place d'emblée au centre des autres, au centre du monde. Protéger son environnement, c'est donc se protéger des autres. Écologiste rime alors avec égoïste à courte vue. Il n'imagine pas un instant qu'il n'est autre, lui-même, que "l'autre" de chacun "des autres".
Il ne parle jamais de la Terre, mais de la "planète". Comment, en effet, se compter sur cette Terre immense, lui, puceron infime, inutile et sot, entre le gigantesque Himalaya et les vertigineuses fosses marines inexplorées ? Comment prétendre, dans cette optique, "sauver la Terre" ?  Tandis que "la planète", voilà un concept à son échelle ! C'est la planète de Saint Exupéry, dont il est évidemment le petit prince.
Il veut perpétuellement "interdire". Interdire "aux autres", bien sûr ! Pas à lui ! Normal, il est au centre "des autres" auxquels il veut "interdire" de piétiner sa planète.
Il veut interdire l'énergie nucléaire. Sur sa "planète", en effet, quelques éoliennes suffisent à protéger son confort. Des milliards "d'autres" meurent de faim, faute d'avoir accès à un minimum d'énergie ? S'il n'était pas écolo, il comprendrait cela. Mais, pour lui, "les autres" sont justement le problème.
Il veut aussi "interdire", ou au moins sérieusement limiter l'accès à "sa rue" . Car, devant chez lui, c'est "sa rue" , " son trottoir" ! Entretenus, pourtant, à l'aide des impôts des autres. Mais, qu'importe. Alors, il intrigue auprès du maire qui, toujours prompt à pêcher des voix, installe dans "sa rue" les plus invraisemblables obstacles à la circulation "des autres".
Écologiste, il est tout le contraire d'un altruiste.