lundi 11 avril 2022

J'aurais voulu…

Le candidat à l'élection présidentielle de 2022 qui voulait que « la France restât la France » n'avait en effet aucune chance de l'emporter : les habitants de la France — de ce qu'est devenue la France — ne veulent pas que la France reste la France. 

* J'aurais voulu que l'on continuât d'enseigner l'histoire de la France aux enfants de mes enfants. Les habitants de ce qu'est devenue la France veulent qu'on invente une autre Histoire. 

* J'aurais voulu que l'on entendît encore sonner l'angélus dans les villages de la France des enfants de mes enfants. Les habitants de ce qu'est devenue la France veulent entendre psalmodier autre chose. 

* J'aurais voulu que l'on cessât de fabriquer artificiellement, dans la France des enfants de mes enfants, des orphelins de père pour couples de femmes ; que l'on n'autorisât pas la location d'utérus pour engendrer des orphelins de mère pour couples d'hommes. Les habitants de ce qu'est devenue la France s'en moquent. 

* J'aurais voulu que l'on ne tuât pas les bébés non désirés dans le ventre de leur mère. Les habitants de ce qu'est devenue la France le veulent. 

* J'aurais voulu que les apprentis sorciers ne manipulassent pas les embryons humains pour en faire des chimères expérimentales. Les habitants de ce qu'est devenue la France ne s'en émeuvent pas.

* J'aurais voulu que l'on ne tuât pas les vieillards encombrants. Les habitants de ce qu'est devenue la France ont voté pour qu'on laisse faire.

Il y a trois ou quatre mille ans, à l'âge où naissait l'écriture, quelqu'un — Moïse ? — nous transmettait ce commandement de Yahweh Dieu : « Voici que l'homme est devenu comme nous pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, qu'il n'avance pas sa main, qu'il ne prenne pas aussi de l'arbre de vie » (Genèse III, 21-22). Cette génération est la première qui ait osé jouer à être Dieu pour créer ou détruire la vie. Si Dieu est, il n'est pas possible qu'Il laisse impuni pareil outrage. Si Dieu n'est pas, alors rien n'a de sens. Tremblons que la punition soit lourde, très lourde ! Ce sera peut-être le prix à payer pour que les enfants de mes enfants rebâtissent leur France.

dimanche 3 avril 2022

Sexualité

 

Un évêque s'exprimait récemment sur un réseau social en ces termes : « L'homosexualité n'est pas un péché ». Je n'ai pas vocation à en juger. Cependant, il me semble naturel de chercher à  comprendre l'enjeu du problème.

Qu'est-ce que la sexualité ? Les dictionnaires la définissent comme, d'une part l'ensemble des attributs spécifiques à chacun des deux sexes du monde vivant, d'autre part, l'ensemble des pratiques propres à la satisfaction du plaisir sexuel de chacun de ces sexes. 

La première question qu'il faut se poser est : pourquoi y a-t-il systématiquement deux sexes différents dans le monde vivant, même si, parfois et exceptionnellement, leurs attributs peuvent se regrouper dans un même individu hermaphrodite ? Qu'en serait-il d'un monde où n'existerait qu'un seul sexe ?

Et, la seconde question : pourquoi certaines pratiques dites sexuelles déclenchent-elles, systématiquement semble-t-il, le plaisir ? Qu'en serait-il d'un monde où lesdites pratiques sexuelles engendreraient l'indifférence, voire la douleur ?

La réponse à ces deux questions est la même : sans la sexualité, il n'y aurait tout simplement pas de monde vivant ! Que l'on considère l'Univers comme une création intelligente — ce qui est mon opinion — ou comme le résultat d'un hasard — auquel je ne crois pas — force est d'admettre que la sexualité est le moteur incontournable de la vie. Si le moteur s'arrête, la vie s'arrête !

Dès lors, on ne fera pas l'économie d'une troisième question : en quoi la vie est-elle nécessaire ou au moins utile en cet Univers ?

Là, nous devons nous référer, pour répondre, aux dernières découvertes de la science des hommes ; je veux parler le la mystérieuse physique quantique. Toute la matière de l'Univers observée dans son infiniment petit se résume à des particules qui, en deçà d'un certain seuil de petitesse, ne se montrent matière que si on les observe. Sans observateur, elles basculent dans l'immatériel, une sorte de vibration du vide — pour moi, la pensée de l'Esprit —. Or, qui peut être l'observateur, sinon un être vivant doté de conscience ? L'être humain semble bien être la seule créature répondant à cette définition.

La conclusion s'impose : sans le vivant, point d'observateur ; sans l'observateur humain, point de matière ! Il fallait que la Création allât jusqu'à l'être humain pour que la matière eût une existence avérée. La sexualité, dès lors, n'est pas seulement le moteur de la vie, elle est le vecteur de l'énergie de la Création pour l'accomplissement de son dessein :

" Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la" (Genèse I, 28).

Alors, l'homosexualité est-elle un péché ? Elle est en tout cas une tricherie face à cette injonction. Mais, il y en a d'autres.

vendredi 11 mars 2022

Une « étude colossale »…


Le Figaro sert aujourd'hui dans ses pages saumon Économie une « Étude colossale » de la Direction statistique du Ministère du Travail, intitulée : « Ces métiers qui recruteront en masse à l'horizon 2030 ». 

Quels sont-ils ? 


* Agents d'entretien

* Enseignants

* Aides à domicile

* Aides-soignantes

* Conducteurs de véhicules

La France de 2030 sera une gigantesque ambulance !

L'industrie ? Rien ! L'automobile, l'aéronautique ? Négligeables ! L'énergie ? Inutile ! Le bâtiment ? Absent ! Les routes, les ponts, les tunnels ? Ringards ! L'élevage, l'agroalimentaire ? Plus besoin ! On ne fabrique plus rien dans ce pays ! 

Craignons que le réveil ne soit douloureux ! Quand j'étais moi-même à l'âge de la recherche d'orientation professionnelle, mon père me suggéra, sous toutes réserves, les Ponts-et-Chaussées. On sortait de la Seconde Guerre mondiale. Le pays était saccagé. Tout était à reconstruire. Je choisis en effet, sinon les Ponts-et-Chaussées à proprement parler, les études d'ingénieur des Travaux publics. Suivirent cinquante ans d'une carrière passionnante. 

Si notre génération s'était contentée de conduire des ambulances, nul doute que nous ne serions pas là pour rédiger et lire de telles « études colossales »… 

vendredi 4 mars 2022

Réveil National ?

La guerre en Ukraine aura permis de découvrir tout à coup la folle politique de réduction des budgets militaires en Europe. Dans les démocraties, par définition, c’est le peuple qui a le pouvoir. Or ce peuple n’a aucune compétence pour analyser les évènements, faire la moindre prospective pour organiser l’avenir, et finalement exercer ce pouvoir. Quant à ses élus qui devraient faire ce travail pour ledit peuple, ils n’ont d’autre souci que d’être réélus, et, pour se faire applaudir, surfent sur les lubies du moment de ce peuple incompétent. Voilà comment tout part à vau-l’eau. C’est ainsi que, pour les nouvelles générations bisounours qui n’ont jamais connu de guerre, l’armée ne servait à rien. Alors, les élus en ont réduit les budgets, de  mandat en mandat. Tout à coup, l'on se réveille, on prend peur, on réarme, mais c’est trop tard. Le même scénario désolant se joue avec l’énergie. Une catastrophe mondiale arrivera un jour qui fera découvrir que pour survivre, l'humanité a besoin d’énergie abondante et accessible à tous. Alors, on abandonnera les gadgets pour réinvestir dans le nucléaire, seule réserve à la hauteur des enjeux. Et que dire de l’extravagante folie qui s’est emparée du domaine de la biologie qu’on ose encore appeler bioéthique ? PMA pour lesbiennes, GPA pour gays, avortements en libre service, manipulations génétiques d’embryons humains… Croit-on éviter le désastre génétique et social qui s’annonce ? Alors, une fois encore, le peuple se réveillera affolé, et les élus surfeurs essaieront de combattre piteusement ce qu’ils ont laissé faire, voire encouragé parce que c’était bon pour leurs sondages. 

La démocratie ne fonctionne que chez des peuples éclairés. La vieille Europe a dépassé ce stade, et est entrée dans sa phase de décadence intellectuelle et morale.  Faudra-t-il tous ces coups de semonce douloureux pour sonner le réveil ? Si j’avais un parti politique à créer, je l’appellerais peut-être RN. Mais cela voudrait dire  Réveil National. 

vendredi 18 février 2022

À propos du terrorisme islamique

 

La presse parle beaucoup, en ce moment, du bon islam et du mauvais islam, comme s’il s’agissait du cholestérol… Restons sérieux. Il n’y a pas deux islams, comme il n’y a pas deux chrétientés. Par contre, dans toute religion, il y a les vrais disciples, et les faux.

Le réflexe populaire, face aux violences perpétrées sur notre sol par un terrorisme qui se déclare islamique est la répression : « yaka » obliger… « yaka » interdire…  « yaka » les renvoyer chez eux… Comme les gouvernements de la République n’ont d’autre souci que de plaire à l’électorat, ils adoptent cet état d’esprit, sans avoir cependant le pouvoir de mettre en pratique ces « yaka ». Du coup, rien ne se fait, et l’ennemi jubile. Les épisodes sur le port du voile, les allocations familiales aux parents d’enfants délinquants, les expulsions, etc. relèvent de ces velléités.

Pour résoudre un problème, il faut commencer par bien le poser. Quel est-il ?

Premier paramètre incontournable : il y a aujourd’hui parmi les citoyens français réguliers un pourcentage important, soigneusement dissimulé par le politiquement correct, mais là quand même, d’immigrés récents musulmans. C’est un fait nouveau, mais un fait ! Alors, on dira qu’il ne fallait pas les faire venir. Peut-être, mais cela ne sert à rien de dire cela.

Deuxième élément du problème : parmi ces nombreuses familles d’immigrés, il y a une proportion majeure de personnes qui ne demande qu’une chose, c’est d’être reconnus Français comme les autres. Les slogans entendus ici et là : « on est chez nous… » montre bien que là est l’endroit qui fait mal quand on appuie dessus.

Troisième donnée du problème : l’islamisme guerrier, car c’est de cela qu’il s’agit, prospère, en France, chez les jeunes essentiellement, les enfants ou petits-enfants des immigrés en question. Qui manipule ainsi ces jeunes ? L’Ennemi avec un grand E qui se cache derrière diverses confréries, organisations, mouvements, voir États du monde musulman. Quel est son argument ? Un islamisme guerrier enseigné à partir du Coran revisité. Que veut- il ? La France sans les Français, et pourquoi pas, l’Europe ! Il en a les moyens financiers, tant que la manne du pétrole  ne s’est pas tarie. Quelle est sa stratégie ? Engendrer un mouvement de représailles contre tous les immigrés qui, alors, déclenchera la guerre sur notre territoire. L’Ennemi sait qu’ils la perdra par les armes, mais qu’il la gagnera par la politique. L’exemple de la guerre d’Algérie n’est pas oublié. Pourquoi l'Ennemi recrute-t-il chez les descendants d’immigrés ? Parce que le terreau des jeunes est fertile, et que toute mauvaise graine y pousse facilement. 

Or, que trouve cet ennemi en face de lui ? Un pays chrétien ? Oui, mais depuis la sinistre époque de la Révolution où l’on noyait les prêtres, le clergé est à peine toléré, et en tout cas rigoureusement interdit de tout gouvernement. L’Ennemi le sait bien qui n’a donc comme adversaire qu’une idéologie laïcarde, anticléricale, qui monopolise le pouvoir à travers ses propres confréries. L’Ennemi se serait-il attaqué ainsi à la France s’il avait su se heurter à une nation chrétienne unie et puissante dans ses convictions  ? Certainement pas !

S’éclairent, dès lors, deux réponses au problème posé :

La première : ce n’est pas en attaquant la chrétienté comme il le fait bêtement, que l’État français soi-disant laïc neutralisera l’islamisme. Si notre nation veut éviter la guerre contre l’islam, il lui faut d’abord affirmer fortement que la France est un pays chrétien, et qu’elle entend le rester. Cette affirmation n’interdit en rien la pratique d’autres religions, mais elle désarme toute velléité de combat de la part de ces dernières. Les laïcards ont une lourde responsabilité dans les attentats actuels.

La seconde : Pourquoi les jeunes se laissent-ils si facilement enrôler ? Je l’ai dit, le cri « on est chez nous… » montre qu’ils ne s’y sentent pas vraiment. Diraient-ils cela s’ils se sentaient « chez eux » ? Or, qu’on le veuille ou non, ils sont bel et bien « chez eux » ! On peut s’interroger sur l’opportunité de l’immigration de masse organisée dans les années Mitterrand, mais on ne fera pas tourner l’horloge à l’envers, même s'il est encore temps, par contre, de couper la tête à l’idéologie criminelle du grand remplacement.

Pour donner à ces jeunes ce sentiment d’appartenance, il ne suffit pas de leur aménager des terrains de foot. C’est le comportement général du peuple français qui est en cause. Il y a, sur ce sujet-là, toute une culture à mettre en place de part et d’autre. Un gouvernement responsable, et intellectuellement honnête, doit le dire, le redire, et l’enseigner.

Alors, et alors seulement, face à une France chrétienne et qui agit en tant que telle, d’une part, et à des jeunes descendants d’immigrés qui se savent « chez eux » malgré leur religion, d’autre part, le terrorisme islamique ne trouvera plus ici le terrain de ses exactions. Restera à le combattre à l’extérieur. C’est un autre sujet.



mercredi 9 février 2022

Déficit commercial de la France !

Imaginez une entreprise qui achète 17% de plus qu’elle ne vend… Imaginez un ménage qui dépense 17% de plus qu'il ne gagne… Eh bien ! c'est le cas de la France ! Cela s'appelle le déficit commercial. Qu'espère-t-on ?  Que cela va durer ? 

Cette incurie ne se retrouve ni en Allemagne ni en Italie. L'Europe, voire l'Occident, a souvent bon dos. Là, il s'agit bel et bien d'un mal français, gaulois… La pandémie a pourtant mis sous éclairage aveuglant cette maladie gravissime. Au confinement nécessaire, la France a répondu par le télétravail. Comme si travail était désormais synonyme d'ordinateur… Comme si nous allions faire tourner une industrie en restant dans nos pantoufles, voire au lit, avec un portable sur les genoux… D'ailleurs, quels parents encouragent leurs enfants, quels enseignants encouragent leurs élèves,  à faire carrière dans l'industrie ?

Pourquoi ne fabriquons-nous plus rien ou presque, en France ? Parce que la sueur gauloise coûte trop cher. Alors, nous achetons du tout fait… Et, pourquoi le travail français coûte-t-il si cher ? Non pas parce que les salaires dans l'industrie sont trop élevés — il suffit d'observer les manifestations au sujet du fameux pouvoir d'achat pour s'en convaincre  — mais parce que l'État le taxe, l'impose, l'écrase. L'oisiveté est encouragée, le travail est puni ! Même l'écologie politique à la mode s'en mêle pour punir l'industrie !  Je cherchais sur Google une image pour illustrer cet article. Je n'ai trouvé que des cheminées qui fument… Une fixette !   

Et l'on s'étonne de découvrir tout à coup, en France, un déficit commercial de 85 milliards !

vendredi 4 février 2022

#Facebook (suite)

Dans un précédent article de ce blog-atelier (Lettre à Facebook - 21/01/2022), j'expliquais les raisons qui m'avaient conduit à me sortir de #Facebook en tant que contributeur. Je ne tolère pas qu'un prétendu "comité de surveillance" se permette de censurer mes messages ou mes commentaires, sous couvert d'une éthique sans intelligence. Je précisais toutefois : « Certes, un contributeur en moins sur des millions ne vous importera pas. Pourtant, j'ai comme un pressentiment que mon cas ne restera pas isolé ». 

Or, voilà que, deux semaines après, j'apprends par la presse (Le Figaro 04/02/2022) que : « Le réseau social Facebook a perdu 1 million d’utilisateurs quotidiens entre le troisième et le quatrième trimestre 2021… Une action en chute de 25 % à l’ouverture des échanges… Plus de 200 milliards de dollars de valorisation boursière partis en fumée… Le bénéfice net du quatrième trimestre affiche un recul de 8 %…» !

Hasard ? Intuition  inexpliquée ? Ou simple bon sens ? 

jeudi 3 février 2022

Exaflop !

La course à la puissance de calcul des ordinateurs à travers le monde est vertigineuse. On compte désormais cette capacité en milliards de milliards d’opérations par seconde, unité qu’on appelle "exaflop" (floating point operation per second, in english) ! Il fallait l’inventer… La performance actuelle des meilleures machines (Japon, États-Unis, Chine) est encore insuffisante pour satisfaire l’enjeu. Quel est cet enjeu ? Mettre toute l’humanité dans un environnement social virtuel !

Dieu créa le Ciel et la Terre, et y mit l’Homme. L’Homme va refaire tout ça ! Ce sera certainement mieux…

Nous allons vers une humanité où quelques-uns régneront sur un troupeau décervelé, artificiellement inséminé, avorté ou euthanasié à la demande, mais nourri de virtualités qui le rendront béat. 

En attendant le désastre, des fortunes se créent.

https://sites.google.com/site/bernardhuetoserpenserautrement/home

dimanche 30 janvier 2022

Du néant et du hasard

 

Non ! Il n'y a ni néant ni hasard dans notre ici-bas, pas plus qu'il y en a dans son au-delà. Le paradigme du scientifiquement correct qui fait émerger la matière du vide, par hasard, est une supercherie destinée à fermer la porte de la Vérité.

Si le néant avait une réalité, rien ne pourrait en émaner. Ou alors, ce néant-là ne serait pas pur néant ! Le néant, s'il existait, ne pourrait rien contenir, par définition ! De même, rien ne pourrait y retourner, pour la même raison.

Si le hasard était apte à créer quoi que ce soit, rien ne pourrait perdurer. Ou alors, ce hasard-là ne serait pas pur hasard ! Le hasard détruit nécessairement, un jour, ce qu'il a construit précédemment, par définition ! Comment, depuis 14 milliards d'années, le hasard, s'il existait, aurait-il pu seulement construire ?

L'honnêteté intellectuelle exige que la recherche scientifique, que je me plais à louer pour ses remarquables découvertes, bannisse de son propos ces deux termes trompeurs, le néant et le hasard. Alors, seulement, la science pourra entrevoir la Vérité.

J'ai tenté cet exercice dans un livre de réflexion (*). Il ouvre un horizon vertigineux. L'origine n'est plus le néant, mais le Tout ! La cause n'est plus le hasard, mais l'Esprit.

(*)"Univers. Un autre regard" - Éditions ID France Loire

vendredi 21 janvier 2022

Lettre à Facebook

Quand votre réseau social a fait son apparition sur Internet, il y a quelques années, j'ai applaudi à ces nouvelles technologies qui, croyais-je alors, allaient permettre de dialoguer par-dessus les frontières avec tout citoyen du monde. Quel enrichissement de la pensée cela aurait pu offrir ! Le monde de l'esprit s'ouvrait à chacun des huit milliards d'êtres humains dans une conversation mondiale édifiante. Hélas ! trois fois hélas ! le commun social a déferlé sur votre réseau, transformant ce beau rêve en un mur de graffitis sur lequel chacun crut pouvoir griffonner ses rancœurs. Que manquait-il à ces conversations planétaires pour qu'elles aboutissent et  perdurent ? Imagine-t-on un banquet « d’amis » où les convives s’invectiveraient autour de la table, d’autres y déverseraient leur fiel, d’autres brandiraient la photo de leur chat… ? Dans un salon où « l’on cause », il faut un hôte ou une hôtesse qui, non seulement accueille, non seulement surveille les mots et les éclats de voix, mais entretient la lumière des conversations par son intelligence naturelle. Voilà ce qui vous a manqué ! 
Conscients de la mauvaise tournure que prenait votre plate-forme, vous mîtes en place des organismes de "surveillance" des conversations qui aggravèrent le problème en officialisant le rôle de déversoir de défoulement de vos pages. Vous introduisîtes dans la mémoire de vos ordinateurs des mots-clefs qui déclenchèrent les censures. C’est ainsi que je fus « sanctionné » (!) pour avoir qualifié certains comportements électoraux en France comme aux États-Unis, d'un gros mot de trois lettres (pas si gros que ça, donc…) commençant et finissant par les mêmes lettres que cornichon. Mais, mesdames et messieurs, il n’est pas d’épithète plus anodine, plus éloignée de la haine, qui s’applique à merveille à chacun de nous. Il désigne les gros, les grands et les petits ; les sales, les pauvres et les vrais ; bref, nous y trouvons tous chaussure à notre pied, je dis bien tous ! Franchement ! ce n’est pas en faisant la chasse à ce mot-là que vous civiliserez votre mur à graffitis. De plus, je ne vous reconnais pas la compétence pour m’apprendre à m’exprimer dans la langue de mes ancêtres. 
Mais, peut-être la sémantique en question dissimulait-elle un autre réflexe. Celui qui réagit quand on appuie là où ça fait mal… Alors, nous serions dans le domaine de la censure politique. C’est beaucoup plus grave. Ne comptez pas sur moi pour me lover dans ce moule !
Voilà pourquoi cette « peine » temporaire de censure que je vous laisse le soin de qualifier… me fait un bien fou ! Sans elle, j’aurais sans doute continué de perdre mon temps au milieu de ces « posts » insipides. Ces quelques temps de blocage sans fondement me libèrent définitivement de Facebook, de ses échanges stériles, de ses graffitis douteux, de ses placards à slogans niais,  et surtout de la bien-pensance factice de ses robots-censeurs. Certes, un contributeur en moins sur des millions ne vous importera pas. Pourtant, j'ai comme un pressentiment que mon cas ne restera pas isolé…  Je n'envisage pas d'y revenir autrement que pour y coller quelques affiches de promotion de mes livres que découvriront les passants… À ce sujet, je vous prie de ne plus me harceler avec vos appels à « booster » mes messages moyennant finance.  Vous ne pouvez pas, décemment, appeler à payer des publicités et "sanctionner" vos clients… D'ailleurs, j’ai essayé la formule ; vos « j’aime » de complaisance ne servent à rien ! 
Aux quelques vrais amis, cependant, qui purent émerger du réseau, et avec qui j’eus plaisir à converser, je propose de m'exprimer désormais par l’intermédiaire de ce blog-atelier, plus apte à l'expression de la pensée. Merci de m’y poster vos commentaires (*) qui seront toujours les biens venus et m’aideront à construire mes prochains ouvrages.
(*cliquez sur "commentaires" en bas de page)

samedi 8 janvier 2022

"Envie d'emmerder"…

 

J’ai cherché dans les dictionnaires les sens cachés de ces deux mots. J'ai trouvé, pour le premier, le synonyme "besoin". Ainsi l’envie ne serait pas un choix volontaire, mais l’expression d’un besoin subi, mental, physiologique, biologique peut-être. Voilà qui ne laisse pas d’inquiéter sur l’état de santé de celui qui en est victime.  Mais on lit aussi que l’envie serait un caprice, une fantaisie. Il y a des situations, des postes, des responsabilités qui sont incompatibles avec de telles faiblesses. Enfin, il est rappelé que l’envie est synonyme de jalousie. Est-on jaloux de plus médiocre que soi ? Être jaloux est un aveu de petitesse ! Quant au second terme, outre sa grossièreté de charretier (lesquels charretiers conservent toute mon estime), aucun dictionnaire ne fait référence à son sens littéral d’enduire de merde… Or, pour réussir cet exploit, il faut être muni, soi-même, de la matière première. Dès lors, s’il vous est donné de pénétrer dans la tanière d’un emmerdeur, n’oubliez pas votre masque, non pas à cause du virus, mais pour l’odeur. 

mardi 30 novembre 2021

Notre-Dame de Paris

Voilà que l’on veut faire de Notre-Dame de Paris une mosquée catholique !

Qui a décidé cette innovation fantaisiste de projeter sur les murs des versets de la Sainte Bible ? Le catholicisme n’est pas la religion du Livre ! Elle est celle de la Présence, la Présence de Dieu incarné en Jésus ressuscité, c’est-à-dire resurgi parmi nous. Une église catholique est le sanctuaire de cette Présence. Les banderoles, les affiches, les slogans, et maintenant les projections lumineuses n’y ont pas leur place ! Mais, quel chrétien êtes-vous pour ne pas éprouver, en pénétrant dans une église aussi modeste soit-elle, la sensation exaltante de cette Présence dans la nudité poignante des voûtes, des arches, des murs, de chaque pierre ? Combien de millions de pleurs ou de joies, de suppliques ou de remerciements, y ont monté, depuis tant de siècles, le long des murailles jusqu’aux ogives de l’Au-delà ? Ne ressentez-vous pas cette charge mystique qu’exhale chaque pierre du sanctuaire ? Le respect, messieurs, le respect de nos ancêtres impose de maintenir vivantes ces pierres dans leur nudité, et non de les affubler des oripeaux du marketing moderne. Alors, et alors seulement, Notre-Dame restera le sanctuaire de la Présence. 

mercredi 10 novembre 2021

11 novembre

Est-il judicieux de continuer à fêter par des cérémonies officielles l’armistice de la guerre de 14 ? Bien sûr, la décence nous commande de nous incliner devant nos morts. Mais, c’est aussi vrai pour les multiples guerres de l’Histoire. Qui, parmi les jeunes générations se sent encore contemporain de celle-ci ? Car, il y en a eu, hélas, une autre depuis. Celle-là est une plaie encore à vif dans la mémoire des Français. Les "vieux" sont encore là qui pleurent leur père ou mère, leurs frères ou sœurs, massacrés par les nazis ou par les bombardements alliés. Oh, certes ! cette guerre de 40 ne fut pas glorieuse pour la France. Elle laissa, après l’humiliante défaite militaire, le pays éclaté en trois camps : les collabos et tous ceux qui avaient tiré profit de l’Occupation allemande ; les fuyards qui purent se mettre à l’abri outre-mer ; les patriotes, enfin, qui, au risque de leur vie, étaient restés à leur poste, résistant comme ils pouvaient à la barbarie. N’eût été De Gaulle qui réussit l’exploit de rassembler autour de lui ces camps de la haine, au prix, il est vrai, du sacrifice public d’une victime expiatoire que l’Histoire n’a pas encore reconnue, le pays aurait sombré dans un  partage mortel avec les communistes aux aguets, et les Anglais toujours bons princes. Alors, justement ! C’est cela qu’il faut aujourd’hui, non pas fêter, mais commémorer, c’est-à-dire, garder en mémoire, pour crier la formule rituelle « plus jamais ça » ! Hélas, trois fois hélas ! Ce qui se pesse aujourd’hui, avec la nouvelle guerre engagée en Europe, sous couvert d’une religion, se déroule de nouveau sous la bannière « encore ça » ! Qu’il serait salutaire que l’on enseignât aux enfants ou petits-enfants de ceux qui, parfois, en manquèrent tant lors de cette douloureuse guerre, ce qu’est l’honneur ! 

Bienvenue en Absurdie(*)


La foule des touristes déambulait en cette mi-septembre dans les ruelles de la vieille ville de Guérande. On se bousculait entre les échoppes de marchands de souvenirs, masques rares, ou alors sur le menton…!! J’entre dans la collégiale Saint-Aubin si belle, dont les portes grand ouvertes exhalait la fraicheur et la sérénité. Une dame, gardienne des lieux m’interpelle :

— Le masque, monsieur !

— Ah, pardon !

Je me bâche, puis j’observe. L’immense nef est vide ! Dans la pénombre je devine une personne, là-bas, priant sainte Thérèse ; une ou deux autres silhouettes ; c’est tout ! Pour combattre le virus il n’est pas exigé le masque dans la cohue des rues, mais sous ces voûtes désertes qui montent jusqu’au ciel, si ! Absurde ? Oui !  

Ressortant, je replonge dans le bain de foule en liberté puis, je m’installe à une terrasse de bar dont les tables, sur le trottoir, côtoient les flux foules. Au ras de ma chaise se bousculent en toute liberté des flots de virus ambulants. Le garçon :

— Je dois vous demander le pass sanitaire.

— Oh ! J’ai oublié mon téléphone !

Je me lève, et repars, penaud, sous le sourire narquois de nouveaux arrivants pas mécontents de prendre la place. Aucune contrainte sanitaire pour une foule qui se bouscule dans les rues, mais que l’on s’assoie à un guéridon de bistrot placé là, alors pass-sanitaire obligatoire ! Absurde ? Oui, sans conteste ! Car, de deux choses l’une. Ou bien les rassemblements sont dangereux ; alors les autorités qui prétendent régenter cette république de l’absurde sont grandement coupables de laisser-faire. Ou bien ils ne le sont pas ; alors les contraintes imposées en terrasses sont de l’acharnement maladif de bureaucrates aigris. Le coronavirus, au delà des malheurs qu’il nous a laissés,  aura dévoilé le vrai visage de la France des nouveaux adultes : celui de cerveaux vidés de leur capacité de réflexion personnelle, puis bourrés de pensée unique absurde. Une administration imbue d’un pouvoir qu’elle se donne indûment décide de tout ; un peuple bêlant se laisse faire.

(*) Anciennement la France

Abus sexuels dans l'Église (suite)

Les évêques de France ont décidé de vendre des biens de l’Église pour indemniser les victimes des délits sexuels commis par certains membres de son clergé. Cette annonce me bouleverse. J’ai déjà écrit qu’à côté des 3% de prêtres fautif, il y avait 97% de prêtres irréprochables. Ceux-là viennent de fournir la preuve que, malgré ses faiblesses, l’Église du Christ est solide. Car, il y a deux aspects au problème. Les victimes, d’abord. Même si elles sont le fait d’un très faible pourcentage de clercs, chaque agression est grave et mérite réparation. Nous avons tous été enfants. S’il m’avait été donné de subir pareilles atteintes, je n’en serais sans doute pas sorti indemne, ni spirituellement sans doute, ni mentalement peut-être. Pourtant, je ne suis pas sûr qu’étant devenu adulte, un peu d’argent eût réglé le problème. Car il y a l’autre aspect du drame. Il est grave, infiniment douloureux pour ces victimes, de se trouver rejetés hors de la foi, parce que l’on a perdu confiance en l’Église par la faute de quelques-uns. Comment la leur redonner ? Les évêques ont-ils écouté la parole de Jésus : « vends tout et suis-moi » ? Pour  les victimes de ces prêtres égarés, pour ceux-ci et pour tous les autres qui, bien que sans reproches pour eux-mêmes, ont tardé à ouvrir les yeux, la décision annoncée de vendre transcende la seule opération financière pour replacer fièrement l’Église dans les pas du Christ, et reconstruire chacun. Merci !