mercredi 8 mai 2019

Écritures inclusive et exclusives

Ainsi, notre langue française serait exclusive, coupable de pratiquer l’exclusion du genre féminin. Écrire "je vois passer un chat" serait exclusif. Il faut écrire "je vois passer un chat-te"pour n’exclure personne ! Les exemples foisonnent, de ces innovations grotesques. "Dieu a créé l’homme à son image" est exclusif. Les traducteurs ancestraux des Saintes Écritures auraient sans doute dû écrire qu’Il a créé "l’humain"... Délicieux jargon !
Les ayatollahs de ce galimatias brandissent l’argument que l’Académie française aurait enfin homologué ces nouveautés...! Mesdames, lisez d’abord le communiqué de ladite Académie. Vous y trouverez, par exemple, ceci : « ... (le) dictionnaire de l’Académie française, qui n’a pas pour vocation de recenser la pluralité des usages en train de naître ou de se former, mais de dire le "bon usage" dès lors qu’il est établi et consacré. Il est toutefois possible que, lorsque la neuvième édition du dictionnaire de l’Académie sera achevée et entièrement mise en ligne, des révisions puissent être apportées pour intégrer des évolutions confirmées ». Ou encore : « La commission s’est conformée aux méthodes éprouvées à l’Académie, qui a toujours fondé ses recommandations sur le "bon usage" dont elle est la gardienne, ce qui implique, non pas d’avaliser tous les usages, ni de les retarder ou de les devancer, ni de chercher à les imposer, mais de dégager ceux qui attestent une formation correcte et sont durablement établis ». C’est clair : "des révisions pourront être apportées", ce qui veut dire que d’autres ne le seront pas ! On peut sans doute reprocher (amicalement) aux académiciens d’avancer bien lentement, de passer plus de temps à étudier le menu que le mot du jour. L’Académie est une vieille dame qu’il ne faut pas bousculer. Mais, au moins, elle ne fait pas n’importe quoi. Elle n’a pas fermé la porte à l’évolution. Elle est même là pour ça ! Mais elle a laissé un gardien à l’entrée.
J’entendais une conférencière issue de la diversité, comme l’on dit à la télé, nous expliquer que l’écriture inclusive permet de faire évoluer la langue ; qu’une langue qui n’évolue pas est une langue morte. Je remercie nos nouveaux concitoyens de nous apprendre comment écrire notre langue, mais voyez comme nos chers ancêtres ont su la faire évoluer avant vous, avec discernement le plus souvent. Je ne sais si une langue qui n’évoluerait pas serait morte, mais une langue qu’on charcute, qu’on martyrise, qu’on viole, le sera sûrement et rapidement. Une langue est comme un enfant, on le nourrit avec intelligence, on ne le gave pas de sucreries malsaines.

mercredi 17 avril 2019

Notre-Dame (2)

L’incendie de Notre-Dame aura eu le mérite, si l'on peut s'exprimer ainsi, de réunir soudain, sous une même compassion réciproque, les croyants et les athées de France, les pratiquants et les laïcs, les catholiques et les autres confessions. Ne ratons pas cette chance historique en feignant de l’ignorer. C’est dans les moments de douleur que s’effacent subitement les dissensions, dont on découvre alors qu’elles étaient superficielles et méprisables. Il n’y a plus guère que quelques anarchistes aigris, et ,bien sûr, les terroristes d’un islam pris en otage, pour ne pas communier dans le même élan de défense d’une culture de France millénaire. Non, la France n’est ni morte ni mourante ! Elle vibre au fond des âmes des générations qui se succèdent. Qu’on ne s’avise pas de s’y attaquer !

mardi 16 avril 2019

Notre Dame

Quasimodo, ce matin, hurle de douleur.
Ô ! Marie, notre Dame ! Pourquoi ce châtiment ?
France vaniteuse, tes lances d’incendie sont dérisoires. Comprends-tu que tu n’es pas le maître du monde ? 
France dévoyée, la suie gluante qui recouvre ce matin le parvis de la Cité est la noirceur de ton âme offerte à ton remords.
France pervertie, les brandons fumants qui jonchent le sol du sanctuaire sont les résidus pitoyables de tes armées du mal.
France corrompue, la flèche effondrée dans le brasier est ton orgueil englouti dans l’enfer.
« Je détruirai ce temple, et en trois jours j'en rebâtirai un autre » (Marc 14,58). Ô ! Jésus, mon Dieu ! Aidez la France à reconstruire le temple de votre vertu !

samedi 6 avril 2019

Prêtres pédophiles

Quatre pleines pages du Figaro, ce samedi 6 avril 2019, pour attiser le feu ! « L'Église catholique décrédibilisée par l'accumulation des scandales… paralysée… le scandale fait vaciller les piliers de l'Église…» ! Rien que cela ! 
Mais, qui va dire qu'il y a 36 mises en examen en France sur 15.000 prêtres : DEUX POUR MILLE ! Et dans le monde, le Vatican a annoncé 400 cas sur 400.000 prêtres : UN POUR MILLE ! Vous qui êtes si prompts à hurler au scandale, êtes-vous donc irréprochables à 99,9 % ? Ne vous sentez-vous pas un peu hypocrites ? Quelle organisation laïque peut se prévaloir d'un tel score de pureté ? Certes, 39 cas en France, c'est évidemment 39 de trop ; 400 dans le monde, c'est 400 de trop ! Mais enfin ! C'est un pour mille ! Cela laisse 399.600 prêtres vertueux, dont l'Église du Christ peut être fière, une Église en laquelle JE CROIS !

jeudi 4 avril 2019

Lumière et obscurantisme

Le Point met en couverture une ancienne journaliste, athée et féministe, "devenue le cauchemar des islamistes". Dans son propos on peut lire : "Alors qu'une vague d'obscurantisme menace l'Europe, il y a une vague d'athéisme qui arrive des pays arabes". Faut-il comprendre que, dans son esprit, l'athéisme serait la lumière, en opposition à l'obscurantisme religieux ? Sans doute, puisque le Grand-Orient la récompense. On a déjà entendu ça il y a deux siècles. Les vieilles lunes ont la peau dure. 
Ce n'est pas parce que la religion musulmane engendre des assassins chez certains de ses adeptes, que la lumière s'éteint pour tout ce qui touche au spiritualisme religieux, opposé au matérialisme borné. Cette lumière-là éclaire les hommes depuis qu'ils sont sortis de l'obscurité animale. Les hommes crurent longtemps que cette lumière venait du dieu Soleil. Ils ont appris depuis qu'elle émanait en réalité d'un Dieu omniprésent que la raison ne sait voir, mais dont l'âme est éblouie. Le remède contre la folie meurtrière est à chercher dans la lumière de Dieu, et non pas dans l'obscurantisme athée.

samedi 16 mars 2019

Le livre

Le Figaro du 14/03/2019 écrit : « Les ventes de livres en 2018 n'ont reculé "que de" 0,9%… Mais, le BD et mangas ont progressé de 11%… les "-sciences humaines (écologie, féminisme, changements de société) ont progressé de 4,8% … le fantastique, aussi, fait un bond dans sa tranche ». 
Il faut bien en conclure qu'autre chose a baissé. L'article le confirme : « La littérature générale recule de 5,4% » ! 
Or, selon Valérie Trierweiler dans Paris Match, « Le temps de lecture moyen par Français et par jour est de... deux minutes » ! Étant donné qu'il y a quand-même de nombreux gros lecteurs, cela laisse imaginer le nombre de personnes qui ne lisent jamais. 
Quant au Figaro il conclue : « Le lent effritement du marché est dû à des achats en diminution chez les gros lecteurs ».
Donc, deux phénomènes qui se cumulent, bien que différents : 
1°) Les "gens", comme l'on dit, c'est à dire les lecteurs occasionnels ne lisent plus.
2°) Les gros lecteurs lisent moins.
Jadis, tout le monde lisait un peu, même à la campagne, même les personnes peu instruites. On lisait volontiers le journal qu'on se passait de ferme en ferme. Ou bien l'almanach. Ou bien le bulletin de Monsieur le Recteur. Aujourd'hui le smartphone cannibalise tout le temps disponible. C'est sans doute sans remède.
Quant-aux gros lecteurs, c'est une autre affaire. S'ils lisent moins, n'est-ce pas simplement parce que ce qui leur est offert est de plus en plus médiocre ? Les éditeur et les libraires, plus soucieux de leur chiffre d'affaires que de la promotion des belles lettres, ne s'intéressent qu'à ce qui a été "vu à la télé" quel qu'en soit le contenu, et ignorent superbement quantité d'écrivains, bons mais inconnus. Peut-être n'ont-ils pas le temps de faire le tri, mais le problème est là. 

vendredi 8 mars 2019

Dénonciation

Les évêques de France ont publié un communiqué au sujet de la condamnation du cardinal Barbarin. On y apprend qu'ils n'ont rien à commenter ! Les fidèles attendent peut-être un peu plus de leurs pasteurs... Alors, si les évêques n'ont rien à dire, je vais me permettre de dire ce que, modestement, j'en pense. 
En premier lieu, je rappelle — je me suis déjà exprimé sur ce point — qu'il y a plus de 400.000 prêtres dans le monde, et que l'on dénombrerait parmi eux de l'ordre de 400 fautif de pédophilie. Un pour mille ! "C'est encore trop" crieront les acharnés anticléricaux. Certes, mais, eux-mêmes sont-ils si irréprochables à 99,9 pour 100 ? 
En second lieu, la Justice reproche au cardinal ne ne pas avoir dénoncé au procureur de la République le fautif dont il connaissait (si j'ai bien compris) la faute. Mais, le secret de la confession est l'un des piliers de la liturgie catholique (que les acharnés ignares en question voudraient bien abattre…). Dès lors, le problème de fonds qui se pose — qui n'est pas nouveau et sur lequel on aimerait bien que l'Église s'exprimât — est celui de la compatibilité entre le secret de la confession, d'une part (*), et l'obligation de dénonciation  des crimes et délits qui est faite à tout citoyen en vertu du code de procédure pénale, d'autre part. Ledit code dispose que ne sont pas coupable d'infraction s'ils ne dénoncent pas le crime, les personnes astreintes au secret dans les conditions prévues par l’article 226-13, ou qui en sont dépositaires par état ou par profession. Cependant, cette dérogation ne s'applique pas si la victime est un mineur de 15 ans. Nous sommes en plein dans le sujet. Les fidèles attendent des clercs qu'ils apportent une réponse à ce problème.
Enfin, sans vouloir faire aucunement de chasse aux sorcières, on ne peut éluder la question d'autres cultes désormais cohabitants avec les lois civiles françaises, et dont les comportements liturgiques vis-à-vis du mariage (âge et nombre des épouses) sont à l'évidence en infraction avec celles-ci.


 (*) Sur lequel les autorités civiles n'ont pas à intervenir. Nous vivons, en France, sous le principe de la séparation de l'Église et de l'État. Les religieux n'ont pas le droit de s'occuper des affaires de l'État. Mais, réciproquement, l'État n'a pas à mettre son nez dans les affaires internes à l'Église. Ou alors, il n'y a plus de séparation.

lundi 25 février 2019

Prêtres "pédophiles"

La presse vaticane annonce 415 cas de prêtres impliqués dans les affaires sexuelles pédophiles. Il y a 415.656 prêtres dans le monde. Moins d’un sur mille est pécheur ! 
J'entends déjà les hurlements des justiciers : "c'est encore trop" ! Certes ! Surtout si l'on considère avec charité le sort des victimes. Mais, ces grandes âmes qui crient au scandale sont-elles, elles-mêmes, irréprochables à ce degré de précision ? Sont-elles immaculées à neuf cent quatre-vingt-dix-neuf pour mille ? Ne sont-elles pas en train de sombrer dans une forme détestable d'hypocrisie ? Ou bien, sont-elles seulement victimes de l'effet déformant des médias ? 
La perfection à ce point est-elle humainement possible ? Les premiers disciples du Christ n'étaient que 12, et il y eut déjà un traître parmi eux : un sur douze, au lieu d’un sur mille aujourd'hui ! Il y a donc, dans le monde, 999 prêtres sur 1000 qui savent se maintenir dans les pas du Christ. C'est tout simplement miraculeux. C'est, pour moi, la révélation de ce scandale médiatique qui me conforte, s'il en était besoin, dans mon credo :"Je crois… à la sainte Église catholique".

jeudi 14 février 2019

Vieillesse

Au hasard des lignes d'un manuscrit dont j'aurai le plaisir d'éditer le livre dans les prochaines semaines(*), voici un passage dont je veux vous faire part :
« En poussant ce "portillon blanc" du dernier âge, j’ai le choix entre deux états d’esprit. 
Le premier, sinistre, a bien été décrit par Victor Hugo : « L’hiver, point de chaleur, point de lumière, point de midi, le soir touche au matin, brouillard, crépuscule, la fenêtre est grise, on n’y voit pas clair. Le ciel est un soupirail. Toute la journée est une cave. Le soleil a l’air d’un pauvre. L’affreuse saison ! L’hiver change en pierre l’eau du ciel et le cœur de l’homme ». 
Le second état d’esprit, optimiste, que je préfère et retiens, est celui du Pape François qui lors de l’audience générale du 23 mars 2015, a très simplement et justement fleuri la vieillesse, en affirmant qu’elle était "une grâce, une mission et une vocation" ».
L'auteur écrit par ailleurs : « …dernière saison, celle de la simplification qui rejette le superflu, de la purification, de l’essentiel, l’âge de la connaissance, de la reconnaissance et de la sagesse ».
(*) Aux Éditions France-Loire

lundi 4 février 2019

Le livre

Autrefois, un livre imprimé ne pouvait être modifié qu'en réédition. Aujourd'hui, on imprime à la demande. L'auteur est donc fondé à corriger son texte à volonté, l'amender, le compléter, etc. (On imagine "Les misérables" versions 1, 2, etc...?). Quant à l'avènement du livre électronique — inéluctable à terme malgré les réticences actuelles compréhensibles — il bouleversera par sa malléabilité totale le concept du livre, avec en plus le droit de réponse du lecteur !
Mais, si le livre papier doit un jour disparaître au profit de l'électronique, comme la pierre gravée a disparu au profit du papyrus et du parchemin, puis ceux-ci au profit du papier imprimé, j'espère au moins que l'écriture ne disparaîtra pas au profit de l'image fixe ou animée. De même que la parole est le propre de l'homme, l'écriture est la créatrice de sa pensée, et le vecteur indispensable à sa transmission. L'image, même animée (laquelle n'est alors qu'une succession d'images fixes) est figée sur un état, une situation, l'atmosphère d'un instant. Elle enferme la pensée dans ce qu'elle est à cet instant. L'écriture transcende l'image en laissant l'imagination construire celle-ci. Si l'écriture meurt, la pensée mourra, et l'Homme avec.

samedi 26 janvier 2019

"Mon corps est à moi"...

Cette thèse évoquéé avec quelque légèreté par les néoféministes pour justifier leurs pratiques libertaires comporte en soi sa propre antithèse.
En effet, dire cela implique la reconnaissance de deux parties dans le débat : mon corps d'une part, et moi d'autre part. Dirait-on "mon corps est à mon corps", ou bien : "moi est à moi" ? Cela n'aurait tout simplement pas de sens. Dès lors, si l'on voit bien qui est — ou quel est — le corps dont il s'agit, plus mystérieux est ce moi "propriétaire" dudit corps. Il n'est pas, à l'évidence un autre corps ; nous ne sommes pas en double exemplaire en ce monde. Force est d'admettre que nous sommes aussi un être hors de ce monde, hors de son temps et de son espace, immatériel donc.
Albert Camus en écrit dans Le Mythe de Sisyphe : « Ou nous ne sommes pas libres et Dieu tout-puissant est responsable du mal, ou nous sommes libres et responsables, mais Dieu n’est pas tout-puissant. » Il a seulement oublié un détail : l'homme est dans le temps et son espace ; Dieu est dans l'au-delà du temps et de l'espace. Nous sommes bel et bien libres dans notre monde, quand Dieu reste cependant tout-puissant dans le sien.
Écrire sert sans doute à exprimer ce que l'on pense, mais au-delà se dissimule, pour l'écrivain, le ressort mental qui l'aide à développer sa propre pensée. L'écriture est à l'esprit ce que le jogging est au corps. C'est ainsi que dix livres, à ce jour, m'ont convaincu que Dieu nous a bel et bien créés parce qu'Il est, comme le modèle crée son image pourvu qu'il y ait un miroir. La vie d'ici-bas n'est que le pâle reflet, sur le miroir de l'espace-temps, de la splendeur d'un Au-delà dont nous faisons partie. Dès lors, il faut comprendre que le Modèle attende de son image qu'elle lui revienne parfaite. Si Dieu a créé le temps pour y placer l'homme avec ses vices, sans doute l'attend-Il à la sortie. Le temps — et son espace — serait dès lors une sorte de machine à laver chargée d'achever l'ébauche et de restituer un Homme parfait, pour une Création parfaite .C'est notre tâche ici-bas. Le miroir de l'espace-temps est un miroir interactif. "Dieu a besoin des hommes" disait Henri Queffelec. 

Voilà que tout s'éclaire. Mon corps est en effet à moi. Et mon moi, dans son ailleurs, entend bien que j'en fasse ici-bas bon usage.

dimanche 20 janvier 2019

Voiture autonome.

Le mythe de la voiture autonome est une ineptie. 
Le progrès n'avance décidément pas en fonction des besoins de l'humanité, mais au gré des lubies des petits manipulateurs de technologies nouvelles qui mettent celles-ci à toutes les sauces, sans se soucier de savoir si c'est un bienfait. Ils me font penser à une autre "géniale" invention qui ne va pas manquer d'éclore un de ces jours : la littérature autonome. On propose déjà des traducteurs automatiques (qui traduisent en gros... très gros...), des correcteurs d'orthographe (qui corrigent un peu... très peu...). Un petit effort, et l'on verra naître des logiciels qui écriront les romans tout seuls. Comme pour la soi-disante voiture autonome (s'agit-il encore d'une voiture ?) à laquelle on dit où l'on veut aller, et qui vous y emmène, on dira à son ordinateur comment on veut que le roman finisse, et celui-ci l'écrira tout seul. Il y a déjà des auteurs auto-édités ; il y aura désormais des romans auto-rédigés ! Plus besoin de nègre ! 
Vous me permettrez de penser que, de même qu'il y a dans la littérature l'exercice d'un art dont la machine ne saurait priver l'être humain, de même le pilotage automobile reste pour certains un art que seuls les rustres confondent avec un moyen de transport.

dimanche 16 décembre 2018

Viol de l'esprit

N'avez-vous donc jamais été enfant . Ce n'est pas à ceux qui ont subi les outrages des dépravés pédophiles que je m'adresse, mais à ceux qui les ont commis. Ne vous souvenez-vous donc pas de ce que vous étiez, vous aussi, à cet âge tendre de l'enfance, de ce que vous saviez et que ne saviez pas de ce monde, de ce que vous croyiez qu'il était, de ce que vous vouliez qu'il fût ?
L'enfant est un être neuf qui vit encore dans un univers de pureté, à des années-lumière de celui des adultes sali, déformé, pourri par le cloaque du péché qui le baigne. L'amour, pour l'enfant, n'est pas acte de chair. Il ne connaît pas vos ressorts. Il n'en comprend pas la raison. Il subit sans participer. L'amour, pour lui, est un élan de la pensée,  le battement d'un cœur vierge, le souffle de son univers de l'esprit.
Il y a l'univers des enfants, il y a celui des adultes, il y a celui des vieillards. Les trois ne communiquent plus que par le souvenir. Le vieillard fut un adulte qui fut un enfant. L'enfant fut un nouveau-né qui fut un embryon. L'embryon fut une vie qui fut un ailleurs. 
La matière ne se révèle que lorsqu'elle est observée. C'est l'insondable découverte contemporaine de la physique ultime de l'infiniment petit qui nous révèle cette nature immatérielle de ce que l'on croit être matière. Eh bien ! l'Être humain aussi n'est chair que par la vision qu'il donne de lui à l'observateur qu'il est par ailleurs. Au-delà de son aspect de peau, de chair et d'os, c'est l'esprit qui se meut ; un esprit né de l'Esprit ; une pensée engendrée par la Pensée. 
Pourquoi cette vérité immatérielle, spirituelle, de l'être humain, issue de la pureté totale, se corrompt-elle ainsi dès qu'elle est plongée dans le temps et son espace ? Est-ce pour terrasser ce mal, n'en laisser que charogne, et renaître  enfin dans sa pureté originelle ? 
En tout cas, au-delà de l'agression physique, charnelle contre un enfant, qui est votre méfait bestial, c'est un être d'esprit que vous salissez, une pensée d'Au-delà que vous violez. Sous vos coups, dans les cris de l'enfant, C'est une âme que votre âme martyrise. 
La souffrance du corps est peu. La blessure de l'âme est immense.

jeudi 13 décembre 2018

Diésel et gilets jaunes

On oublie un peu trop que ce qui a déclenché l'émeute "gilets jaunes", c'est l'attaque en règle du Gouvernement contre le diésel. Eh ! Oui ! C'est à ce moment-là que tout a explosé. Oh! Bien sûr ! Le motif est vite apparu léger, et s'y sont greffé des revendications d'un tout autre ordre qui sont finalement le fond du problème : le fameux pouvoir d'achat, les retraites, l'immigration, les changements de société, tout ce qui n'est pas, en effet, admissible, et qui mérite bien que le peuple se révolte. Mais, à cette explosion populaire, il a fallu un catalyseur. C'est le diésel qui l'a fourni. Rendez-vous compte ! Pendant des années on a tout fait pour promouvoir la religion de dieu gas-oil et de la déesse diésel. Les gens se sont saignés pour arborer les trois initiales sacrées à l'arrière de leur véhicule : TDI, HDI etc. Et voilà que tout à coup, on les traite de pollueurs, on les voue aux gémonies, on voudrait  les ramener à l'essence qu'ils ont tant méprisée ! Il faut que ce gouvernement soit bien inexpérimenté pour avoir appuyé sur ce bouton-là ! Sans cette maladresse d'amateur, les gilets jaunes n'auraient jamais existé. Ce qui, entre nous, eût été dommage…

samedi 8 décembre 2018

"Écologisme"

Ils veulent "sauver la planète". Ils ne parlent jamais de la Terre, mais de la "planète". 
« La Terre, en effet, se défend toute seule, avec férocité parfois. La Terre n’a que faire des hommes, ces pucerons infimes qui lui parcourent l’écorce, et qu’elle peut anéantir par le moindre tressaillement. La Terre est une boule de feu, à peine emballée dans une mince écorce, aussi mince, en proportion, qu’une peau de pomme. C’est sur cette pellicule que nous sommes installés. Une peau craquelée, mouvante et fragile, peinant à contenir le feu qui la ronge, et que ravage par endroits des crevasses et des éruptions incandescentes. C’est dans l’épaisseur infime de cette croûte que nous apparaissent, colossales, les montagnes de l’Himalaya ou de la cordillère des Andes, ou les abyssales fosses marines inexplorées. C’est aussi dans cette mince pellicule que, minuscules ouvriers, nous forons toujours plus profondément pour trouver notre précieux pétrole, sans que nos modestes piqûres n’affectent l’impassibilité de la Terre »
Comment prétendre, dans cette optique, sauver la Terre sans se ridiculiser ? En inventant un autre concept, celui de "planète". La planète de Saint-Exupéry, dont l'écolo s'imagine être le petit prince. Il veut interdire aux autres de piétiner sa planète. Ne nous y trompons pas, il y a lui... et les autres ! Protéger l'environnement, c'est protéger "son" environnement. Écologiste rime aussi avec égoïste. Il n'imagine pas un instant qu'il est, lui-même, "l'autre" d'un autre.
Il veut, par exemple, interdire ou au moins sérieusement limiter l'accès à "sa rue". Car, devant chez lui, c'est sa rue, son trottoir ! Entretenus, pourtant, à l'aide des impôts des autres. Mais, qu'importe. Alors, il intrigue auprès du maire qui, toujours prompt à pêcher des voix, installe dans "sa rue" les plus invraisemblables obstacles à la circulation des autres. L'écologiste est tout le contraire d'un altruiste.
D'ailleurs, qu'est-ce que l'écologie ? C'est la science de l'habitat — au sens le plus large — des organismes vivants. Elle étudie depuis un siècle et demi la dépendance réciproque du vivant et de son environnement. Science parfaitement respectable ! Mais, les écologistes sont-ils des scientifiques ? Que nenni ! Les écologistes constituent un mouvement politique, comme les socialistes, les communistes et d'autres. Ils bâtissent une idéologie, bien peu scientifique, et travaillent à en imposer la doctrine pour gagner des élections. Alors, pourquoi continuent-ils d'appeler leur mouvement "l'écologie" ? Les socialistes appellent-ils le leur "la socialie" ; les communistes, "la communie" ? Le mouvement politique des écologistes doit s'appeler, en français, l'écologisme !