mercredi 31 octobre 2018

Intelligence, artificielle ou pas



Les ordinateurs qui commandent aujourd'hui nos machines, outillages, véhicules et robots divers sont réputés être devenus "intelligents". Des exemples : l'ordinateur qui gagne au jeu de go ou d'échec sur un adversaire humain ; le robot qui trie les ordures mieux et plus vite que la main humaine ; le véhicule qui anticipe l'accident et freine plus rapidement et plus fortement que le conducteur ; etc.
Par quel miracle est-ce possible ? J'y vois trois explications. 
1°) La rapidité de calcul fulgurante des ordinateurs, à la vitesse de la lumière. Pourtant, ce sont aussi des électrons qui font le travail dans le cerveau humain. Mais, il semble bien que ce soit plus laborieux,
2°) La capacité de mémoire vertigineuse de ces machines. Si le cerveau humain n'était pas handicapé par sa propension à oublier, il serait un génie. L'ordinateur n'oublie rien.
3°) La faculté d'apprendre désormais programmée dans les logiciels d'ordinateurs. Ils observent et enregistrent des milliers de situations à la seconde.
Apprendre vite, tout retenir, et comparer toutes les situations en un clin d'œil, voilà la recette de l'intelligence dite artificielle. Mais, est-ce pour autant de "l'intelligence" ? 
Un être humain qui disposerait de ces mêmes facultés serait-il "intelligent" ? Il serait un monstre de savoir, une bibliothèque universelle à lui tout seul, un phénomène intellectuel, mais il pourrait ne pas savoir aimer, ne pas savoir rire, ne pas savoir pleurer. 
Qu'est-ce que l'intelligence humaine ? Et, d'abord, qu'est-ce que l'homme ? "Du carbone, du phosphore et quelques autres ingrédients chimiques, c'est tout", disent certains scientifiques positivistes inconditionnels. Vu comme cela, en effet, l'homme n'est plus qu'un mauvais computer où circulent péniblement des électrons fatigués. L'affaire, alors, est entendue. Il n'y a entre l'intelligence humaine et ladite intelligence artificielle qu'un écart de performance. Le combat est perdu d'avance pour l'être humain. 
Mais, le "c'est tout" de l'affirmation ci-dessus n'est-il pas un peu rapide ? Je me suis longuement étendu sur ce sujet dans mon livre "Pourquoi quelque chose ? Pourquoi quelqu'un ?". Je le résume : pourquoi y a-t-il quelque chose, (et quelqu'un qui se pose la question) ? Parce qu'il y a autre chose ! L'ordinateur, dès lors, sera "intelligent" le jour où il sera capable de se poser la question : pourquoi suis-je ?

mardi 30 octobre 2018

Toussaint

Dans quelques jours, les familles sillonneront la France pour aller fleurir les tombes de leurs défunts, et, peut-être, y faire quelque prière. Mais, lorsqu'il il n'y aura plus que des petites boîtes de cendres à honorer, rangées dans les étagères d'un coin de cimetière — quand elles ne sont pas restées sur le buffet de la salle à manger — qu'en sera-t-il de ce grand rendez-vous du souvenir ? 
Cet engouement incompréhensible pour l'oubli procède-t-il lui aussi du plan pervers de démantèlement de la famille, du mariage, de la procréation ; de libéralisation du commerce d'enfants, de leurs manipulations génétiques ; de la destruction des racines d'un peuple, de sa langue, de sa culture ; de la mise à terre de l'Occident, en un mot ? 
Oh ! certes ! L'âme du mort n'est pas plus dans la tombe qu'ailleurs, et son écoute n'est pas plus audible ce jour-là qu'un autre. Mais, le vivant a besoin d'un lieu pour fixer sa pensée dans l'espace ; il a besoin d'un instant pour mesurer l'éternité. C'est à cela que sert un sépulcre. Une tombe est un sanctuaire.

Un peuple sans tombeaux est un peuple mort.

lundi 29 octobre 2018

#PMA… encore.

Sous réserve de l'exactitude d'une phrase lue dans un quotidien, la Comité national d'éthique serait favorable à l'extension de la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes. Voilà qui clôt définitivement l'opinion que l'on peut avoir de ce comité-là. 
On définit l'éthique comme la science de la morale. Est-ce moral de fabriquer en laboratoire un orphelin de père ? Que la mère inséminée soit lesbienne ou pas n'est d'ailleurs pas le fond du problème, et l'argument de la sempiternelle discrimination montre que ceux qui s'en servent n'ont rien compris. L'immoral réside dans l'absence d'un couple père/mère ayant fondé préalablement une famille pour y recevoir le nouveau-né. C'est la loi universelle de la nature. On ne viole pas impunément la nature. La nature sanctionnera durement les bouleversements qu'engendrerait une telle dérive. 
Il est tout de même étrange que l'Administration française soit si pointilleuse sur le droit à l'adoption, si sourcilleuse sur l'existence d'une famille d'accueil adaptée, et "qu'en même temps" la gente politique soit si laxiste sur la fabrication légale d'enfants orphelins de père. Les enfants ayant perdu, jeunes, leur père, savent ce qu'en est la douleur. Leur mère en est témoin. L'égoïsme est odieux, coupable, de certaines autres femmes que cette situation n'émeut en rien.

Propos d'un député : "autrefois les femmes n'avaient pas le droit de porter un pantalon. La société a évolué"... Voilà qui s'occupe, pour nous, de notre avenir ! Comparer un bébé à un pantalon ! Comment peut-on être aussi bête ?

dimanche 28 octobre 2018

#Retraites

Nos retraites seraient soumises au système de la #répartition, et non de la #capitalisation. C'est-à-dire que les jeunes paieraient pour les vieux, et ainsi de suite. Telle est la doxa officielle. 
Or, lorsque je faisais partie des jeunes, l'on ne cessait de me dire : "À ton âge, on ne s'occupe pas de sa retraite, mais c'est un tort. Cotise dans les tranches vers le haut pendant que tu le peux. Tu seras bien content de trouver ce supplément de retraite quand ce sera ton heure, et cela vient très vite". À l'évidence, il n'était pas question, alors, de payer pour les autres. Et aujourd'hui encore, un jeune qui cotise le fait bel et bien en vue de sa propre retraite, et pas de celle des autres. 
Pourquoi, dès lors, cette fable de répartition ? Pour dissimuler la vérité. Parce que l'on confond la gestion et la trésorerie. 
Pour que le système des retraites fonctionne, encore faut-il que le gestionnaire conserve le capital accumulé par vous afin qu'il vous soit rendu plus tard sous forme de rente. Or, l'État impécunieux et sans scrupule a depuis longtemps mangé ce magot à d'autres fins, de sorte que le gestionnaire des retraites est contraint désormais de payer les retraites échues à l'aide des cotisations à venir. En terme juridique, cela s'appelle de la cavalerie. C'est délictueux. Imaginons un instant qu'il n'y ait soudain plus de jeunes. Les anciens ne retrouveraient jamais ce qu'ils ont versé. C'est une situation de faillite frauduleuse. 
Alors, l'on dit : "Il faut revenir à un système par capitalisation". Mais, c'est la même chose ! Est-ce à dire qu'il faut payer les cotisations une deuxième fois pour que l'État vole l'argent une deuxième fois ? Si l'on veut rétablir la capitalisation, alors il faut que l'État rende l'argent qu'il a subtilisé, c'est-a-dire le cumul des retraites d'une génération.  Ainsi le gestionnaire des retraites sera de nouveau assis sur son matelas et pourra servir les rentes pour lesquelles il a encaissé les cotisations.

La politique n'est décidément pas une école de vertu.

samedi 27 octobre 2018

Réchauffement climatique

Je cherchais sur Internet l'historique des précédents réchauffements climatiques. J'y ai fait une découverte". Avant l'ère écolo toute récente, le "réchauffement" n'existait pas. Il s'agissait de "changements" climatiques. Colossale astuce ! Pour éviter d'avoir à répondre à l'objection que la Terre n'a pas attendu la dernière couvée humaine pour se réchauffer, puis se refroidir, les lobbies qui font des fortunes avec cette histoire de co2 ont imposé un nouveau vocabulaire. Avant eux on parlera de changements climatiques, naturels, dus à la Terre elle-même, à son Soleil et à l'univers entier. Depuis eux, on dira : réchauffement climatique, pour bien montrer qu'il est dû à l'embarrassante présence des hommes (les autres). Avant eux, la Terre n'avait que faire de ces minuscules pucerons qui se promènent sur son écorce. Depuis eux, la Terre est devenue la planète du petit prince de Saint-Exupéry, qu'il faut "défendre" contre les autres : "ma planète". C'est vrai que sauver la Terre, ses océans immenses, ses sommets vertigineux, ses 800 km d'épaisseur d'atmosphère, cela ne passe. Mais, sauver la planète... cela se vend bien. 

mercredi 17 octobre 2018

#Généalogie


Depuis que j'ai écrit mon livre sur la découverte de mes #aïeux bretons que je fis en remontant jusqu'au XVIe siècle (avant, je ne sais pas)  ("Français de souche" Éditions id France Loire), je suis fasciné par désir — impossible à réaliser, hélas ! — de reconstituer le chemin qui me relie forcément au premier couple humain. Car, si l'homo sapiens a 200.000 ans, Lucie et les Australopithèques en ont trois millions, et Toumaïe, sept millions, paraît-il. Ceux-ci n'étaient pas encore des hommes au sens propre. Il a donc bien fallu qu'une mutation se produise quelque part sur la Terre pour qu'un premier spécimen humain, mâle ou femelle, apparaisse. Or, un mutant n'est plus fertile avec les congénères dont il est issu. Il a donc fallu qu'une seconde mutation improbable se révèle pour offrir le partenaire fertile. Miracle ! Mais, encore fallait-il qu'il fût du sexe opposé. Miracle à la puissance deux ! Et que l'évènement eût lieu tout près de la grotte du premier mutant. Miracle à la puissance trois ! Qu'on ne me dise pas qu'un tel triple miracle aurait pu se reproduire ailleurs en même temps ! C'est cet impossible hasard qui rend plausible le merveilleux récit de la #Création divine, le sixième "jour". Et depuis ? Eh bien ! depuis, il y a forcément un fil généalogique, une succession de grands-mères ou de grands-pères, qui relie chacun d'entre nous à ce premier couple. Vertigineux !

dimanche 7 octobre 2018

L’ordination des femmes

J’ai assisté un jour à un office, très recueilli, lors duquel le prêche fut tenu par une sœur. Remarquable prédication, d’ailleurs, d’une élévation d’esprit bien supérieure aux rengaines éculées de trop de prêtres, et pourtant interdite. Pourquoi la généralisation de cette pratique est-elle interdite par le droit canon ? Simplement parce que le prêche doit être nécessairement le fait du prêtre célébrant l’Eucharistie. Car, l'Eucharistie n'est pas un rite ésotérique de confrérie. L'Hostie n'est pas un morceau de pain bénit. L'Eucharistie renouvelle à chaque fois le don de lui-même que fit un jour le Christ à chacun de nous. Ce miracle requiert la participation effective et solidaire du fidèle recevant, d'une part, et du prêtre consacrant, d'autre part. Un court instant, celui-ci devient, pour celui-là, le Christ qui s'offre : "Ceci est mon corps". Une telle ascension vertigineuse dans l'au-delà du temps est indissociable de l'écoute du Christ lui-même, par la lecture de ses paroles écrites pour nous, transmises au fil des siècles, et expliquées par la prédication d'un ministre ordonné, un prêtre ou un diacre.
C'est donc au problème de l’ordination des femmes qu'il faut se reporter. 
Après tout, est-il interdit d’imaginer que l’enfant de Marie eût été une fille? Fille unique de Dieu ! La face du monde en aurait-elle été changée ? Non, car Dieu n’est ni masculin ni féminin, même si l’imagerie populaire le représente en grand-père barbu. Dieu n’est pas dans sa création, et si sa créature est à son image, il ne peut s’agir que de ce qui, de cette créature, est immatériel. L'âme n'a pas de sexe.
Mais, voilà ! Dieu a choisi d'apparaître en sa création sous les traits d'un homme ! Pourtant, si les mœurs de l’époque, et de l’orient, n’accordaient aux femmes qu’un rôle secondaire, le Christ n’a jamais abaissé la femme à un rang secondaire. Voyez la place qu’il réserva à sa mère. Voyez aussi le rôle qui fut celui de Marie-Madeleine: le premier être humain choisi pour être le témoin pour l’éternité de sa résurrection fut une femme !

Il n'empêche, la solidarité, dans l'Eucharistie, du fidèle et du ministre, dont je parlais à l'instant, justifie que ce dernier soit à l'image de celui qu'il représente, un homme.

mardi 2 octobre 2018

Prêtres "pédophiles"

Il paraît que l'Église n'a pas à faire la morale, après le scandale des prêtres pédophiles en Pennsylvanie. D'abord, les prêtres de l'Église catholique n'ont jamais prétendu "faire la morale", contrairement aux imams, pourtant à la mode. Ce sont les âmes noires qui, les voyant passer, se font la morale toutes seules, à elles-mêmes. Cet anticléricalisme à la Peppone est un peu ringard. Un peu de hauteur d'esprit ferait comprendre que les prêtres sont là en témoins de la présence du Christ et de son enseignement. Ce n'est pas la même chose. À chacun d'en tirer les conséquences. Oui, mais les "pédophiles" ! Certes, ils sont une plaie douloureuse. Mais, il y a plus de quatre cent mille prêtres dans le monde, et 300 fautifs. Moins d'un pour mille ! C'est encore trop, bien sûr, et les catholiques doivent combattre ce démon de toutes leurs forces. Mais, si un violon ici ou là fait des fausses notes, faut-il pour autant interdire la musique dans le monde ?

mercredi 19 septembre 2018

Deux religions.


Croire, pour un chrétien, c'est croire en Dieu incarné en Jésus. Dieu et le Christ, dès lors, ne font qu'Un en l'Esprit. Hors de cette foi, il n'est pas de chrétien véritable. Croire, pour un musulman, c'est croire en l'inspiration divine d'un homme, le Prophète. Si Allah s'exprime par le Prophète, le Prophète ne s'identifie pas à Allah. Aussi respectables soient-elles chacune, ces deux religions ne se rejoignent en rien. L'islam s'adresse à la raison. Sa foi est croyance. Le christianisme transcende la raison pour laisser parler l'Au-delà. Sa foi est une rencontre. Voilà pourquoi l'on peut contraindre quelqu'un à adopter la religion musulmane, par les armes ou par les manipulations mentales, mais nul ne peut forcer la rencontre avec Dieu par le Christ. Voilà pourquoi, à l'inverse, on pourrait contraindre un musulman de renier sa croyance, mais nul ne peut briser le lien d'une rencontre établie par le Christ.

mardi 4 septembre 2018

Les scandales de l'Église en Pennsylvanie

Ce que l'on peut lire ou entendre, en ce moment, à propos des drames sexuels dans l'Église est d'une bêtise consternante. On a commencé par parler de pédophilie. Voilà qui a fait de beaux titres ! Puis on a s'est rendu compte que la pédophilie désignait un crime qui n'était peut-être pas parfaitement adapté au problème. Alors, on a dérivé sur le scandale de l'homosexualité. Ah ! bon ! l'homosexualité est un scandale, maintenant, pour la presse de la pensée unique ? Et, les commentateurs éclairés-qui-savent-de-quoi-ils-parlent ont ressorti la vieille rengaine : il faut marier les prêtres. Avec qui ? Le séminaire n'est pas la fac où se forment souvent les couples. Faut-il que le jeune séminariste aille au bal pour trouver compagne ?  Messieurs (et mesdames) cessez de vous ridiculiser. Le scandale actuel dans l'église — il semble bien qu'il y en ait un — n'est pas celui de l'homosexualité ou du célibat, il est celui de la chasteté ! Eh ! oui ! c'est une donnée fondamentale du ministère du Christ. Il faut tout quitter pour suivre le Christ. C'est lui-même qui l'a demandé. Mais, voilà, l'esprit malfaisant soixante-huitard a aussi contaminé l"enseignement religieux. C'était il y a cinquante ans, mais le virus est toujours là. Pour éradiquer le scandale dont on parle (si mal) aujourd'hui, il faut en finir avec ces séquelles de 68, et revenir aux fondamentaux. Et ne croyons pas que c'est en laissant entrer le laisser-aller dans les séminaires aussi que l'on va favoriser les vocations. L'expérience montre que c'est le contraire.

samedi 1 septembre 2018

Le hold-up sur les retraites

Le pouvoir en place justifie sa ponction sur les retraites par le raisonnement suivant :
L'argent que reçoivent les retraités aujourd'hui n'est pas la capitalisation de leurs cotisations versées pendant leur activité. Celles-ci ont servi à payer les retraites de leurs propres aînés. Ce qu'ils reçoivent est le produit des cotisations des nouvelles générations. Il est donc normal que leur montant soit ajusté aux revenus de celles-ci.
Mais, c'est là un raisonnement de comptable qui mettrait dans un pot à tabac l'argent pour ceci, dans un autre pot l'argent pour cela! Ce n'est pas un raisonnement de gestionnaire ! Que le comptable ensuite prenne l'argent dans un pot ou dans un autre ne change rien au fait que ce sont bien les retraités en question qui ont économisé ces sommes sur leur propre salaire EN VUE DE LEUR RETRAITE ! Ceux, par exemple, qui ont fait l'effort, lors de leur vie active, de cotiser dans des tranches supérieures l'ont fait pour augmenter, plus tard, LEUR PROPRE RETRAITE, et certainement pas celle de leurs chers aînés. À l'inverse, ceux qui ont choisi de cotiser à minima l'ont fait POUR EUX, et pas pour amputer celle des autres. 
Le fumeux distinguo entre des retraites par répartition ou des retraites par capitalisation est un leurre, un artifice comptable qui ne change rigoureusement rien à l'évidence que chacun cotise pour SA RETRAITE et pas pour celle des autres !

L'affaire des prêtres de Pennsylvanie

Vertigineuse ignorance de ceux qui demandent aux chrétiens s'ils ont toujours la foi, après les "révélations (?)" sur les scandales sexuels dans l'Église américaine ! Savent-ils ce qu'est la foi ? Non, mais ils en parlent quand même. En quoi, voulez-vous me dire, le péché des hommes fait-il obstacle à la rencontre avec Le Christ ? Car, c'est cela, la foi ! Jésus, lui-même, n'a-t-il pas privilégié l'approche des pécheurs dans sa vie publique ? N'a-t-il pas confié la responsabilité d'organiser SON Église à Pierre, pécheur s'il en est qui l'avait renié par trois fois ? Se croient-ils, ces hypocrites grandes âmes, promptes à dénoncer à toute occasion ce qui nuit aux catholiques, être tellement irréprochables eux-mêmes qu'ils exigeraient que les autres fussent tous saints ? Or, imaginez un instant que, par impossible, tous les prêtres du monde, les religieux, les clercs de l'Église du Christ soient tous saints, sans aucun pécheur. Alors, les laïcs que nous sommes ne se sentiraient-ils pas exclus de cette perfection ? Comment, chacun d'entre nous, honteux de ses péchés, pourrait-il encore se prétendre chrétien ? Laïcards sots et pernicieux : c'est dans le pardon que s'ouvre la rencontre, c'est face au péché que je me sens plus que jamais chrétien.

vendredi 17 août 2018

Cérémonie funéraire "laïque"

Que c'est triste, une cérémonie #funéraire "laïque" ! Que c'est désespérant ! Un fond musical insipide essaie d'imiter le Ciel… et masque quelques sanglots au premier rang. Des moulures en staff tentent de donner aux murs et au plafond des airs de temple antique. L'assistance bavarde en attendant. Bruyamment parfois. Le cercueil arrive, sur des roulettes. On place dessus une gerbe de fleurs, un objet personnel du défunt, une photo. Un employé des pompes funèbres prend place à un pupitre et demande le silence. Seuls instants authentiques, quand les proches, les amis, viennent exprimer leur peine, leur émotion, leur douleur. Puis, chacun vient, en procession, jeter sur le cercueil son pétale de rose. On peut surprendre, parfois, quelque geste de la main en forme de signe de croix. L'habitude, sans doute. Ou bien, volonté de transgresser cette laïcité factice pour appeler Le Christ au secours ? Que c'est désespérant, une cérémonie funéraire sans Dieu.

mardi 12 juin 2018

La faute

Il est particulièrement inconséquent de laisser entendre aujourd'hui que, finalement, l'élection de l'actuel président serait une bonne chose si elle permet la réforme de la SNCF, et, peut-être, celle de la fonction publique et quelques autres. C'est ne pas voir plus loin que le bout de son nez ! Le drame qui s'est joué lors du complot financier, médiatique et judiciaire qui a successivement éliminé les deux autres candidats pour placer celui-ci en position de candidat unique face au Front National, a livré la France et les Français à une dictature prochaine, inéluctable. Ce coup de force  a fourni la démonstration que les puissances de l'argent, liées aux pouvoirs occultes des confréries, peuvent désormais se jouer de la démocratie, et prendre le pouvoir en France. Nul doute qu'une autre puissance, cette fois moins bien intentionnée, mais aussi riche, a compris qu'elle pourra bientôt en faire autant. La responsabilité des auteurs dudit complot est très lourde pour l'avenir. Le bénéfice éventuel immédiat de quelques réformes, certes nécessaires, se paiera du prix  de notre liberté.

dimanche 15 avril 2018

Euthanasie

Parle-t-on de ce sujet de la même manière quand on a trente ans ou quand on en a quatre-vingt-dix ? Plus proche du second terme que du premier, puis-je me permettre de verser mon avis aux débats ?
Parle-t-on encore de ce sujet de la même manière s'agissant de soi, ou s'agissant d'un autre ? À trente ans, on ne pense guère, en la matière, à sa propre mort, mais à celle des autres. À mon âge, c'est certes aussi aux autres que je pense, aux êtres chers qui m'entourent encore, mais je ne saurais m'empêcher de voir venir l'instant où je serai peut-être à mon tour la victime du choix dramatique qui s'imposera.
Parle-t-on enfin de ce sujet de la même manière s'agissant d'une personne à l'agonie de laquelle on assiste, impuissant, ou de quelqu'un qui se meurt quelque part, hors de vue ? Autrement dit, quelle est la part du ressenti personnel dans le discours sur l'euthanasie ?
Mais, pourquoi ce choix : faire mourir, ou laisser mourir ? Car, c'est de cela dont il s'agit : faut-il, ou ne faut-il pas, cesser le maintien en vie artificielle d'une personne qu'on ne sait soigner, qui souffre pour mourir, et dont on ne sait plus apaiser les souffrances ? Pourquoi cela ? Parce que la science a appris aux hommes, non pas à créer la vie, mais à empêcher la mort. La question de morale qui se pose, d'éthique dit-on maintenant, est la conséquence de ce savoir nouveau qui engendre des problèmes nouveaux. 
J'ai comme maître à penser Jésus. Je ne sache pas qu'il y ait dans son enseignement quelque allusion à la douloureuse question de la fin de vie qui nous assaille aujourd'hui. Et pour cause, l'hypothèse d'avoir à la gérer ne s'envisageait pas alors. Non pas que Le Christ, dans sa nature divine, l'ignorât — il était le présent et le futur réunis — mais, il enseignait à des foules qui n'auraient rien compris à la question. L'on mourait, c'est tout. Seul Jésus avait le pouvoir — naturel celui-là ! —d'empêcher la mort. Aujourd'hui, l'Homme a voulu jouer à être Dieu, mais avec les artifices de l'alchimie. Il lui manque la dimension de l'Au-delà. Que dirait Jésus sur le sujet, aujourd'hui, s'il était de nouveau physiquement parmi nous ? Je n'aurai certes pas l'outrecuidance de répondre à sa place. Mais, je peux dire ce que, modestement, j'en pense.
Il faut souffrir pour naître — semble-t-il, car personne ne se souvient de sa vie d'embryon —. Pourquoi faut-il, de même, trop souvent souffrir pour mourir ? Cette souffrance du corps est-elle le prix à payer pour franchir le seuil ? Dans un sens, puis dans l'autre ? Mais, de quel seuil s'agit-il ?
Pour ceux qui s'en tiennent au positivisme scientifique, la vie ne provient que d'assemblage d’atomes de carbone, d’oxygène, d’hydrogène, d’azote, de phosphore et de soufre… Rien d'autre ! Dès lors, pourquoi, en effet, la chimie ferait-elle souffrir des corps qui ne sont eux-mêmes que de la chimie ? Dans cette vision sans horizon, la morale, l'éthique si l'on préfère, est-elle aussi une réaction chimique, "et rien d'autre" ? D'ailleurs, s'inquiète-t-on de l'éthique d'un scarabée ou d'un rhododendron qui, eux aussi, sont "carbone, azote, phosphore, etc., et rien d'autre ? Allons ! S'agissant de l'être humain, il semble bien que ce ne soit pas de "rien d'autre" qu'il faille parler, mais bien de quelque chose d'autre.
Pour ceux dont le regard porte un peu plus loin que ce matérialisme borné, l'assemblage des atomes en question qui se réalise lors de la reproduction sexuée des cellules parentes est en réalité la fusion de nuages de particules dites quantiques, parce que l'on sait aujourd'hui que celles-ci sont, dans leur infime petitesse, à la limite de l'immatériel. Elles sont, ces particules dont la matière est construite, ici et là à la fois, aujourd'hui et demain en même temps. Elles occupent tout l'espace et le temps. Elles sont vibration. Elles sont pensée, esprit, Esprit ! Et cela change tout !
La vie, dès lors, est évolution sans doute, mais double.
Horizontalement, la cellule biologique qui se duplique par reproduction sexuée permet de conserver les patrimoines génétiques des parents, tout en créant la diversité d'organismes individuels nouveaux. Ainsi chaque être nouveau est différent et unique.
Verticalement, à chaque reproduction sexuée, l'être nouveau ainsi engendré reçoit donc le flux de l'immatérialité des quanta qui dessineront son corps. Il est, nous sommes tous, images de la Pensée, de l'Esprit. Ce n'est pas l'Au-delà qui est image de l'ici-bas, mais l'inverse !
Six siècles avant Jésus-Christ, un prophète le savait déjà :
"…Et Jahweh me dit : 
Avant de te former dans le ventre de ta mère, je t'ai connu,
et avant que tu sortisses de son sein, je t'ai consacré ;
je t'ai établi prophète pour les nations." (Livre de Jérémie 1,5).
Non ! La vie matérielle ne nous appartient pas. Elle nous est remise comme un relais transmis à chaque étape. On la reçoit. On la rend !
Que faire, dès lors, dans cette vision de la spiritualité du vivant, face à la souffrance d'autrui en fin de vie ?
Il faut penser, et penser seulement, au modèle dont chacun de nous est l'image, la traduction matérielle. L'image qui doit s'éteindre doit-elle faire semblant de briller encore ? N'est-ce pas faire insulte à l'Au-delà que de chercher à le contraindre ? Le devoir de l'Homme, ici-bas, est de faire prospérer le relais de vie qui lui a été remis. La lutte contre la maladie et la souffrance est la base de ce devoir. Mais, de même que la vie nous est confiée au départ sans que nous ayons à l'accepter, elle nous est retirée à l'arrivée sans que nous ayons à nous y opposer. Quand l'heure a sonné, quand le savoir des hommes est au bout de sa course, quand le médecin sait en son âme et conscience qu'il ne peut plus rien, il faut laisser faire Dieu.