Je cherchais sur Internet l'historique des précédents réchauffements climatiques. J'y ai fait une découverte". Avant l'ère écolo toute récente, le "réchauffement" n'existait pas. Il s'agissait de "changements" climatiques. Colossale astuce ! Pour éviter d'avoir à répondre à l'objection que la Terre n'a pas attendu la dernière couvée humaine pour se réchauffer, puis se refroidir, les lobbies qui font des fortunes avec cette histoire de co2 ont imposé un nouveau vocabulaire. Avant eux on parlera de changements climatiques, naturels, dus à la Terre elle-même, à son Soleil et à l'univers entier. Depuis eux, on dira : réchauffement climatique, pour bien montrer qu'il est dû à l'embarrassante présence des hommes (les autres). Avant eux, la Terre n'avait que faire de ces minuscules pucerons qui se promènent sur son écorce. Depuis eux, la Terre est devenue la planète du petit prince de Saint-Exupéry, qu'il faut "défendre" contre les autres : "ma planète". C'est vrai que sauver la Terre, ses océans immenses, ses sommets vertigineux, ses 800 km d'épaisseur d'atmosphère, cela ne passe. Mais, sauver la planète... cela se vend bien.
samedi 27 octobre 2018
mercredi 17 octobre 2018
#Généalogie
Depuis que j'ai écrit mon livre sur la découverte de mes #aïeux bretons que je fis en remontant jusqu'au XVIe siècle (avant, je ne sais pas) ("Français de souche" Éditions id France Loire), je suis fasciné par désir — impossible à réaliser, hélas ! — de reconstituer le chemin qui me relie forcément au premier couple humain. Car, si l'homo sapiens a 200.000 ans, Lucie et les Australopithèques en ont trois millions, et Toumaïe, sept millions, paraît-il. Ceux-ci n'étaient pas encore des hommes au sens propre. Il a donc bien fallu qu'une mutation se produise quelque part sur la Terre pour qu'un premier spécimen humain, mâle ou femelle, apparaisse. Or, un mutant n'est plus fertile avec les congénères dont il est issu. Il a donc fallu qu'une seconde mutation improbable se révèle pour offrir le partenaire fertile. Miracle ! Mais, encore fallait-il qu'il fût du sexe opposé. Miracle à la puissance deux ! Et que l'évènement eût lieu tout près de la grotte du premier mutant. Miracle à la puissance trois ! Qu'on ne me dise pas qu'un tel triple miracle aurait pu se reproduire ailleurs en même temps ! C'est cet impossible hasard qui rend plausible le merveilleux récit de la #Création divine, le sixième "jour". Et depuis ? Eh bien ! depuis, il y a forcément un fil généalogique, une succession de grands-mères ou de grands-pères, qui relie chacun d'entre nous à ce premier couple. Vertigineux !
dimanche 7 octobre 2018
L’ordination des femmes
J’ai assisté un jour à un office, très recueilli, lors duquel le prêche fut tenu par une sœur. Remarquable prédication, d’ailleurs, d’une élévation d’esprit bien supérieure aux rengaines éculées de trop de prêtres, et pourtant interdite. Pourquoi la généralisation de cette pratique est-elle interdite par le droit canon ? Simplement parce que le prêche doit être nécessairement le fait du prêtre célébrant l’Eucharistie. Car, l'Eucharistie n'est pas un rite ésotérique de confrérie. L'Hostie n'est pas un morceau de pain bénit. L'Eucharistie renouvelle à chaque fois le don de lui-même que fit un jour le Christ à chacun de nous. Ce miracle requiert la participation effective et solidaire du fidèle recevant, d'une part, et du prêtre consacrant, d'autre part. Un court instant, celui-ci devient, pour celui-là, le Christ qui s'offre : "Ceci est mon corps". Une telle ascension vertigineuse dans l'au-delà du temps est indissociable de l'écoute du Christ lui-même, par la lecture de ses paroles écrites pour nous, transmises au fil des siècles, et expliquées par la prédication d'un ministre ordonné, un prêtre ou un diacre.
C'est donc au problème de l’ordination des femmes qu'il faut se reporter.
Après tout, est-il interdit d’imaginer que l’enfant de Marie eût été une fille? Fille unique de Dieu ! La face du monde en aurait-elle été changée ? Non, car Dieu n’est ni masculin ni féminin, même si l’imagerie populaire le représente en grand-père barbu. Dieu n’est pas dans sa création, et si sa créature est à son image, il ne peut s’agir que de ce qui, de cette créature, est immatériel. L'âme n'a pas de sexe.
Mais, voilà ! Dieu a choisi d'apparaître en sa création sous les traits d'un homme ! Pourtant, si les mœurs de l’époque, et de l’orient, n’accordaient aux femmes qu’un rôle secondaire, le Christ n’a jamais abaissé la femme à un rang secondaire. Voyez la place qu’il réserva à sa mère. Voyez aussi le rôle qui fut celui de Marie-Madeleine: le premier être humain choisi pour être le témoin pour l’éternité de sa résurrection fut une femme !
Il n'empêche, la solidarité, dans l'Eucharistie, du fidèle et du ministre, dont je parlais à l'instant, justifie que ce dernier soit à l'image de celui qu'il représente, un homme.
mardi 2 octobre 2018
Prêtres "pédophiles"
Il paraît que l'Église n'a pas à faire la morale, après le scandale des prêtres pédophiles en Pennsylvanie. D'abord, les prêtres de l'Église catholique n'ont jamais prétendu "faire la morale", contrairement aux imams, pourtant à la mode. Ce sont les âmes noires qui, les voyant passer, se font la morale toutes seules, à elles-mêmes. Cet anticléricalisme à la Peppone est un peu ringard. Un peu de hauteur d'esprit ferait comprendre que les prêtres sont là en témoins de la présence du Christ et de son enseignement. Ce n'est pas la même chose. À chacun d'en tirer les conséquences. Oui, mais les "pédophiles" ! Certes, ils sont une plaie douloureuse. Mais, il y a plus de quatre cent mille prêtres dans le monde, et 300 fautifs. Moins d'un pour mille ! C'est encore trop, bien sûr, et les catholiques doivent combattre ce démon de toutes leurs forces. Mais, si un violon ici ou là fait des fausses notes, faut-il pour autant interdire la musique dans le monde ?
mercredi 19 septembre 2018
Deux religions.
Croire, pour un chrétien, c'est croire en Dieu incarné en Jésus. Dieu et le Christ, dès lors, ne font qu'Un en l'Esprit. Hors de cette foi, il n'est pas de chrétien véritable. Croire, pour un musulman, c'est croire en l'inspiration divine d'un homme, le Prophète. Si Allah s'exprime par le Prophète, le Prophète ne s'identifie pas à Allah. Aussi respectables soient-elles chacune, ces deux religions ne se rejoignent en rien. L'islam s'adresse à la raison. Sa foi est croyance. Le christianisme transcende la raison pour laisser parler l'Au-delà. Sa foi est une rencontre. Voilà pourquoi l'on peut contraindre quelqu'un à adopter la religion musulmane, par les armes ou par les manipulations mentales, mais nul ne peut forcer la rencontre avec Dieu par le Christ. Voilà pourquoi, à l'inverse, on pourrait contraindre un musulman de renier sa croyance, mais nul ne peut briser le lien d'une rencontre établie par le Christ.mardi 4 septembre 2018
Les scandales de l'Église en Pennsylvanie
Ce que l'on peut lire ou entendre, en ce moment, à propos des drames sexuels dans l'Église est d'une bêtise consternante. On a commencé par parler de pédophilie. Voilà qui a fait de beaux titres ! Puis on a s'est rendu compte que la pédophilie désignait un crime qui n'était peut-être pas parfaitement adapté au problème. Alors, on a dérivé sur le scandale de l'homosexualité. Ah ! bon ! l'homosexualité est un scandale, maintenant, pour la presse de la pensée unique ? Et, les commentateurs éclairés-qui-savent-de-quoi-ils-parlent ont ressorti la vieille rengaine : il faut marier les prêtres. Avec qui ? Le séminaire n'est pas la fac où se forment souvent les couples. Faut-il que le jeune séminariste aille au bal pour trouver compagne ? Messieurs (et mesdames) cessez de vous ridiculiser. Le scandale actuel dans l'église — il semble bien qu'il y en ait un — n'est pas celui de l'homosexualité ou du célibat, il est celui de la chasteté ! Eh ! oui ! c'est une donnée fondamentale du ministère du Christ. Il faut tout quitter pour suivre le Christ. C'est lui-même qui l'a demandé. Mais, voilà, l'esprit malfaisant soixante-huitard a aussi contaminé l"enseignement religieux. C'était il y a cinquante ans, mais le virus est toujours là. Pour éradiquer le scandale dont on parle (si mal) aujourd'hui, il faut en finir avec ces séquelles de 68, et revenir aux fondamentaux. Et ne croyons pas que c'est en laissant entrer le laisser-aller dans les séminaires aussi que l'on va favoriser les vocations. L'expérience montre que c'est le contraire.
samedi 1 septembre 2018
Le hold-up sur les retraites
Le pouvoir en place justifie sa ponction sur les retraites par le raisonnement suivant :
L'argent que reçoivent les retraités aujourd'hui n'est pas la capitalisation de leurs cotisations versées pendant leur activité. Celles-ci ont servi à payer les retraites de leurs propres aînés. Ce qu'ils reçoivent est le produit des cotisations des nouvelles générations. Il est donc normal que leur montant soit ajusté aux revenus de celles-ci.
Mais, c'est là un raisonnement de comptable qui mettrait dans un pot à tabac l'argent pour ceci, dans un autre pot l'argent pour cela! Ce n'est pas un raisonnement de gestionnaire ! Que le comptable ensuite prenne l'argent dans un pot ou dans un autre ne change rien au fait que ce sont bien les retraités en question qui ont économisé ces sommes sur leur propre salaire EN VUE DE LEUR RETRAITE ! Ceux, par exemple, qui ont fait l'effort, lors de leur vie active, de cotiser dans des tranches supérieures l'ont fait pour augmenter, plus tard, LEUR PROPRE RETRAITE, et certainement pas celle de leurs chers aînés. À l'inverse, ceux qui ont choisi de cotiser à minima l'ont fait POUR EUX, et pas pour amputer celle des autres.
Le fumeux distinguo entre des retraites par répartition ou des retraites par capitalisation est un leurre, un artifice comptable qui ne change rigoureusement rien à l'évidence que chacun cotise pour SA RETRAITE et pas pour celle des autres !
L'affaire des prêtres de Pennsylvanie
Vertigineuse ignorance de ceux qui demandent aux chrétiens s'ils ont toujours la foi, après les "révélations (?)" sur les scandales sexuels dans l'Église américaine ! Savent-ils ce qu'est la foi ? Non, mais ils en parlent quand même. En quoi, voulez-vous me dire, le péché des hommes fait-il obstacle à la rencontre avec Le Christ ? Car, c'est cela, la foi ! Jésus, lui-même, n'a-t-il pas privilégié l'approche des pécheurs dans sa vie publique ? N'a-t-il pas confié la responsabilité d'organiser SON Église à Pierre, pécheur s'il en est qui l'avait renié par trois fois ? Se croient-ils, ces hypocrites grandes âmes, promptes à dénoncer à toute occasion ce qui nuit aux catholiques, être tellement irréprochables eux-mêmes qu'ils exigeraient que les autres fussent tous saints ? Or, imaginez un instant que, par impossible, tous les prêtres du monde, les religieux, les clercs de l'Église du Christ soient tous saints, sans aucun pécheur. Alors, les laïcs que nous sommes ne se sentiraient-ils pas exclus de cette perfection ? Comment, chacun d'entre nous, honteux de ses péchés, pourrait-il encore se prétendre chrétien ? Laïcards sots et pernicieux : c'est dans le pardon que s'ouvre la rencontre, c'est face au péché que je me sens plus que jamais chrétien.
vendredi 17 août 2018
Cérémonie funéraire "laïque"
Que c'est triste, une cérémonie #funéraire "laïque" ! Que c'est désespérant ! Un fond musical insipide essaie d'imiter le Ciel… et masque quelques sanglots au premier rang. Des moulures en staff tentent de donner aux murs et au plafond des airs de temple antique. L'assistance bavarde en attendant. Bruyamment parfois. Le cercueil arrive, sur des roulettes. On place dessus une gerbe de fleurs, un objet personnel du défunt, une photo. Un employé des pompes funèbres prend place à un pupitre et demande le silence. Seuls instants authentiques, quand les proches, les amis, viennent exprimer leur peine, leur émotion, leur douleur. Puis, chacun vient, en procession, jeter sur le cercueil son pétale de rose. On peut surprendre, parfois, quelque geste de la main en forme de signe de croix. L'habitude, sans doute. Ou bien, volonté de transgresser cette laïcité factice pour appeler Le Christ au secours ? Que c'est désespérant, une cérémonie funéraire sans Dieu.
mardi 12 juin 2018
La faute
Il est particulièrement inconséquent de laisser entendre aujourd'hui que, finalement, l'élection de l'actuel président serait une bonne chose si elle permet la réforme de la SNCF, et, peut-être, celle de la fonction publique et quelques autres. C'est ne pas voir plus loin que le bout de son nez ! Le drame qui s'est joué lors du complot financier, médiatique et judiciaire qui a successivement éliminé les deux autres candidats pour placer celui-ci en position de candidat unique face au Front National, a livré la France et les Français à une dictature prochaine, inéluctable. Ce coup de force a fourni la démonstration que les puissances de l'argent, liées aux pouvoirs occultes des confréries, peuvent désormais se jouer de la démocratie, et prendre le pouvoir en France. Nul doute qu'une autre puissance, cette fois moins bien intentionnée, mais aussi riche, a compris qu'elle pourra bientôt en faire autant. La responsabilité des auteurs dudit complot est très lourde pour l'avenir. Le bénéfice éventuel immédiat de quelques réformes, certes nécessaires, se paiera du prix de notre liberté.
dimanche 15 avril 2018
Euthanasie
Parle-t-on de ce sujet de la même manière quand on a trente ans ou quand on en a quatre-vingt-dix ? Plus proche du second terme que du premier, puis-je me permettre de verser mon avis aux débats ?
Parle-t-on encore de ce sujet de la même manière s'agissant de soi, ou s'agissant d'un autre ? À trente ans, on ne pense guère, en la matière, à sa propre mort, mais à celle des autres. À mon âge, c'est certes aussi aux autres que je pense, aux êtres chers qui m'entourent encore, mais je ne saurais m'empêcher de voir venir l'instant où je serai peut-être à mon tour la victime du choix dramatique qui s'imposera.
Parle-t-on enfin de ce sujet de la même manière s'agissant d'une personne à l'agonie de laquelle on assiste, impuissant, ou de quelqu'un qui se meurt quelque part, hors de vue ? Autrement dit, quelle est la part du ressenti personnel dans le discours sur l'euthanasie ?
Mais, pourquoi ce choix : faire mourir, ou laisser mourir ? Car, c'est de cela dont il s'agit : faut-il, ou ne faut-il pas, cesser le maintien en vie artificielle d'une personne qu'on ne sait soigner, qui souffre pour mourir, et dont on ne sait plus apaiser les souffrances ? Pourquoi cela ? Parce que la science a appris aux hommes, non pas à créer la vie, mais à empêcher la mort. La question de morale qui se pose, d'éthique dit-on maintenant, est la conséquence de ce savoir nouveau qui engendre des problèmes nouveaux.
J'ai comme maître à penser Jésus. Je ne sache pas qu'il y ait dans son enseignement quelque allusion à la douloureuse question de la fin de vie qui nous assaille aujourd'hui. Et pour cause, l'hypothèse d'avoir à la gérer ne s'envisageait pas alors. Non pas que Le Christ, dans sa nature divine, l'ignorât — il était le présent et le futur réunis — mais, il enseignait à des foules qui n'auraient rien compris à la question. L'on mourait, c'est tout. Seul Jésus avait le pouvoir — naturel celui-là ! —d'empêcher la mort. Aujourd'hui, l'Homme a voulu jouer à être Dieu, mais avec les artifices de l'alchimie. Il lui manque la dimension de l'Au-delà. Que dirait Jésus sur le sujet, aujourd'hui, s'il était de nouveau physiquement parmi nous ? Je n'aurai certes pas l'outrecuidance de répondre à sa place. Mais, je peux dire ce que, modestement, j'en pense.
Il faut souffrir pour naître — semble-t-il, car personne ne se souvient de sa vie d'embryon —. Pourquoi faut-il, de même, trop souvent souffrir pour mourir ? Cette souffrance du corps est-elle le prix à payer pour franchir le seuil ? Dans un sens, puis dans l'autre ? Mais, de quel seuil s'agit-il ?
Pour ceux qui s'en tiennent au positivisme scientifique, la vie ne provient que d'assemblage d’atomes de carbone, d’oxygène, d’hydrogène, d’azote, de phosphore et de soufre… Rien d'autre ! Dès lors, pourquoi, en effet, la chimie ferait-elle souffrir des corps qui ne sont eux-mêmes que de la chimie ? Dans cette vision sans horizon, la morale, l'éthique si l'on préfère, est-elle aussi une réaction chimique, "et rien d'autre" ? D'ailleurs, s'inquiète-t-on de l'éthique d'un scarabée ou d'un rhododendron qui, eux aussi, sont "carbone, azote, phosphore, etc., et rien d'autre ? Allons ! S'agissant de l'être humain, il semble bien que ce ne soit pas de "rien d'autre" qu'il faille parler, mais bien de quelque chose d'autre.
Pour ceux dont le regard porte un peu plus loin que ce matérialisme borné, l'assemblage des atomes en question qui se réalise lors de la reproduction sexuée des cellules parentes est en réalité la fusion de nuages de particules dites quantiques, parce que l'on sait aujourd'hui que celles-ci sont, dans leur infime petitesse, à la limite de l'immatériel. Elles sont, ces particules dont la matière est construite, ici et là à la fois, aujourd'hui et demain en même temps. Elles occupent tout l'espace et le temps. Elles sont vibration. Elles sont pensée, esprit, Esprit ! Et cela change tout !
La vie, dès lors, est évolution sans doute, mais double.
Horizontalement, la cellule biologique qui se duplique par reproduction sexuée permet de conserver les patrimoines génétiques des parents, tout en créant la diversité d'organismes individuels nouveaux. Ainsi chaque être nouveau est différent et unique.
Verticalement, à chaque reproduction sexuée, l'être nouveau ainsi engendré reçoit donc le flux de l'immatérialité des quanta qui dessineront son corps. Il est, nous sommes tous, images de la Pensée, de l'Esprit. Ce n'est pas l'Au-delà qui est image de l'ici-bas, mais l'inverse !
Six siècles avant Jésus-Christ, un prophète le savait déjà :
"…Et Jahweh me dit :
Avant de te former dans le ventre de ta mère, je t'ai connu,
et avant que tu sortisses de son sein, je t'ai consacré ;
je t'ai établi prophète pour les nations." (Livre de Jérémie 1,5).
Non ! La vie matérielle ne nous appartient pas. Elle nous est remise comme un relais transmis à chaque étape. On la reçoit. On la rend !
Que faire, dès lors, dans cette vision de la spiritualité du vivant, face à la souffrance d'autrui en fin de vie ?
Il faut penser, et penser seulement, au modèle dont chacun de nous est l'image, la traduction matérielle. L'image qui doit s'éteindre doit-elle faire semblant de briller encore ? N'est-ce pas faire insulte à l'Au-delà que de chercher à le contraindre ? Le devoir de l'Homme, ici-bas, est de faire prospérer le relais de vie qui lui a été remis. La lutte contre la maladie et la souffrance est la base de ce devoir. Mais, de même que la vie nous est confiée au départ sans que nous ayons à l'accepter, elle nous est retirée à l'arrivée sans que nous ayons à nous y opposer. Quand l'heure a sonné, quand le savoir des hommes est au bout de sa course, quand le médecin sait en son âme et conscience qu'il ne peut plus rien, il faut laisser faire Dieu.
Parle-t-on encore de ce sujet de la même manière s'agissant de soi, ou s'agissant d'un autre ? À trente ans, on ne pense guère, en la matière, à sa propre mort, mais à celle des autres. À mon âge, c'est certes aussi aux autres que je pense, aux êtres chers qui m'entourent encore, mais je ne saurais m'empêcher de voir venir l'instant où je serai peut-être à mon tour la victime du choix dramatique qui s'imposera.
Parle-t-on enfin de ce sujet de la même manière s'agissant d'une personne à l'agonie de laquelle on assiste, impuissant, ou de quelqu'un qui se meurt quelque part, hors de vue ? Autrement dit, quelle est la part du ressenti personnel dans le discours sur l'euthanasie ?
Mais, pourquoi ce choix : faire mourir, ou laisser mourir ? Car, c'est de cela dont il s'agit : faut-il, ou ne faut-il pas, cesser le maintien en vie artificielle d'une personne qu'on ne sait soigner, qui souffre pour mourir, et dont on ne sait plus apaiser les souffrances ? Pourquoi cela ? Parce que la science a appris aux hommes, non pas à créer la vie, mais à empêcher la mort. La question de morale qui se pose, d'éthique dit-on maintenant, est la conséquence de ce savoir nouveau qui engendre des problèmes nouveaux.
J'ai comme maître à penser Jésus. Je ne sache pas qu'il y ait dans son enseignement quelque allusion à la douloureuse question de la fin de vie qui nous assaille aujourd'hui. Et pour cause, l'hypothèse d'avoir à la gérer ne s'envisageait pas alors. Non pas que Le Christ, dans sa nature divine, l'ignorât — il était le présent et le futur réunis — mais, il enseignait à des foules qui n'auraient rien compris à la question. L'on mourait, c'est tout. Seul Jésus avait le pouvoir — naturel celui-là ! —d'empêcher la mort. Aujourd'hui, l'Homme a voulu jouer à être Dieu, mais avec les artifices de l'alchimie. Il lui manque la dimension de l'Au-delà. Que dirait Jésus sur le sujet, aujourd'hui, s'il était de nouveau physiquement parmi nous ? Je n'aurai certes pas l'outrecuidance de répondre à sa place. Mais, je peux dire ce que, modestement, j'en pense.
Il faut souffrir pour naître — semble-t-il, car personne ne se souvient de sa vie d'embryon —. Pourquoi faut-il, de même, trop souvent souffrir pour mourir ? Cette souffrance du corps est-elle le prix à payer pour franchir le seuil ? Dans un sens, puis dans l'autre ? Mais, de quel seuil s'agit-il ?
Pour ceux qui s'en tiennent au positivisme scientifique, la vie ne provient que d'assemblage d’atomes de carbone, d’oxygène, d’hydrogène, d’azote, de phosphore et de soufre… Rien d'autre ! Dès lors, pourquoi, en effet, la chimie ferait-elle souffrir des corps qui ne sont eux-mêmes que de la chimie ? Dans cette vision sans horizon, la morale, l'éthique si l'on préfère, est-elle aussi une réaction chimique, "et rien d'autre" ? D'ailleurs, s'inquiète-t-on de l'éthique d'un scarabée ou d'un rhododendron qui, eux aussi, sont "carbone, azote, phosphore, etc., et rien d'autre ? Allons ! S'agissant de l'être humain, il semble bien que ce ne soit pas de "rien d'autre" qu'il faille parler, mais bien de quelque chose d'autre.
Pour ceux dont le regard porte un peu plus loin que ce matérialisme borné, l'assemblage des atomes en question qui se réalise lors de la reproduction sexuée des cellules parentes est en réalité la fusion de nuages de particules dites quantiques, parce que l'on sait aujourd'hui que celles-ci sont, dans leur infime petitesse, à la limite de l'immatériel. Elles sont, ces particules dont la matière est construite, ici et là à la fois, aujourd'hui et demain en même temps. Elles occupent tout l'espace et le temps. Elles sont vibration. Elles sont pensée, esprit, Esprit ! Et cela change tout !
La vie, dès lors, est évolution sans doute, mais double.
Horizontalement, la cellule biologique qui se duplique par reproduction sexuée permet de conserver les patrimoines génétiques des parents, tout en créant la diversité d'organismes individuels nouveaux. Ainsi chaque être nouveau est différent et unique.
Verticalement, à chaque reproduction sexuée, l'être nouveau ainsi engendré reçoit donc le flux de l'immatérialité des quanta qui dessineront son corps. Il est, nous sommes tous, images de la Pensée, de l'Esprit. Ce n'est pas l'Au-delà qui est image de l'ici-bas, mais l'inverse !
Six siècles avant Jésus-Christ, un prophète le savait déjà :
"…Et Jahweh me dit :
Avant de te former dans le ventre de ta mère, je t'ai connu,
et avant que tu sortisses de son sein, je t'ai consacré ;
je t'ai établi prophète pour les nations." (Livre de Jérémie 1,5).
Non ! La vie matérielle ne nous appartient pas. Elle nous est remise comme un relais transmis à chaque étape. On la reçoit. On la rend !
Que faire, dès lors, dans cette vision de la spiritualité du vivant, face à la souffrance d'autrui en fin de vie ?
Il faut penser, et penser seulement, au modèle dont chacun de nous est l'image, la traduction matérielle. L'image qui doit s'éteindre doit-elle faire semblant de briller encore ? N'est-ce pas faire insulte à l'Au-delà que de chercher à le contraindre ? Le devoir de l'Homme, ici-bas, est de faire prospérer le relais de vie qui lui a été remis. La lutte contre la maladie et la souffrance est la base de ce devoir. Mais, de même que la vie nous est confiée au départ sans que nous ayons à l'accepter, elle nous est retirée à l'arrivée sans que nous ayons à nous y opposer. Quand l'heure a sonné, quand le savoir des hommes est au bout de sa course, quand le médecin sait en son âme et conscience qu'il ne peut plus rien, il faut laisser faire Dieu.
vendredi 30 mars 2018
Parent 1, parent 2, la bonne et moi…
Donc, plus de fête des mères, plus de fête des pères, désormais, mais une fête des "parents 1", puis une fête des "parents 2"…! C'est la voie dans laquelle s'aventure un édile de France avec ses électeurs.
J'imagine un enfant rentrant de l'école avec son petit présent dans les mains, demandant à maman 2 : "où est maman 1 ?"
"Tu n'as plus de maman", chantait Berthe Sylva dans ses célèbres roses blanches. Qui écrira dans une chanson triste : "tu n'as plus de papa 2" ?
On touche le fond de la stupidité. À l'ère de l'intelligence artificielle, des compteurs intelligents, des voitures autonomes, peut-on espérer des élus un peu moins sots ? Mais, pas seulement un peu moins sots. Car, derrière cet obscurantisme politique se cache la haine, la volonté de nuire à ce qu'ils ne peuvent atteindre. La famille est une création aussi vieille que l'Homme (j'écris ce mot avec une majuscule pour montrer qu'il n'est pas le même que l'homme). La famille est même antérieure à l'Homme. Les oiseaux nous le montrent chaque printemps. Et voilà qu'une poignée d'originaux égarés du nid prétendent effacer deux cents millions d'années de maturation sociale et biologique ! Et, bien entendu, des politiciens et politiciennes sans âme et sans scrupule n'hésitent pas à leur emboîter le pas pour glaner quelques voix. On dira qu'à côté de l'impuissance publique à protéger les Français des attentats et autres égorgements, à côté des coups portés à l'embryon et au vieillard, l'affaire en question relève de l'anecdote. Oui, si ces élus inappropriés sont rapidement remplacés par des personnes responsables. Mais, s'ils devaient perdurer, rien alors ne serait plus grave que l'aveulissement moral d'un peuple en marche.mercredi 28 mars 2018
Mon colonel !
Quel pitoyable réponse à la mort héroïque de cet officier de gendarmerie, que les querelles d'appartenance qui s'étalent sur les médias. Est-il digne de s'arracher ainsi sa dépouille ? Il était des nôtres, crient-ils ! Il était membre de telle loge... Il était membre de telle église... De grâce ! Si vous avez un peu de pudeur, taisez-vous ! Il était Homme, avec un H majuscule. Image de son Créateur. Il est des images qui reflètent le Modèle plus fidèlement que d'autres. Oh ! Je sais combien il est difficile d'être une image fidèle ! Puisse son éclatant exemple réactiver en nous qui sommes trop souvent des couards et des lâches, le ressort de l'honneur et du courage enfoui sous le tartre de la modernité corrompue.
samedi 17 mars 2018
La pub et les moutons
Fascinante accroche publicitaire pour un modèle d'automobile : " Quitte à devenir quelqu'un, autant que ce soit vous-même" ! Et, comme si ce titre ne suffisait pas, on peut lire sous une photo de voiture : "Après tout ce temps passé à vous oublier, vous pouvez enfin vous rappeler ce que c'est d'être vous-même". Quelle belle illustration de la richesse intellectuelle du troupeau bêlant ! Sur le véhicule proposé ? Aucun renseignement ! Non ! Le publiciste est un grand philosophe. Il a vu des milliers de clients potentiels qui sont prêts à acheter n'importe quoi pourvu qu'ils lisent que cela va les délivrer de leur inanité inavouée, mais secrètement ressentie.
Et si, tout dans notre pauvre vie de citoyens manipulés, relevait de la même escroquerie ?
mercredi 14 mars 2018
Euthanasie et "suicide assisté"
Cela fait quand même drôle d'entendre parler les autres de la façon dont ils vont vous "euthanasier" un jour… Car, ce sont les jeunes qui en bavardent. Les vieux ? On ne leur demande pas leur avis ! Au fond, je me demande si le souci de ces bavards n'est pas de s'éviter — à eux ! — la souffrance de voir un des leurs souffrir. Dans une civilisation (??) qui ne fait pas de différence entre un être humain et un singe évolué, voilà où l'on en arrive !
Alors, avant qu'il soit trop tard, permettez à une victime potentielle de dire deux mots sur le sujet.
1 À propos de la sémantique, ceux-là nous expliquent qu'euthanasie et suicide assisté, ce n'est pas la même chose. Que dans un cas, c'est le malade qui avale lui-même la pilule qu'on lui fournit ; que dans l'autre, c'est le médecin qui fait la piqûre. Ne soyez pas trop hypocrites quand même ! Dans les deux cas, il y a quelqu'un qui met volontairement fin à une vie d'autrui. C'est de cela qu’il s'agit.
2 Sur le fond, de quoi parle-t-on ? Du droit au suicide ? Que je sache, on n'a jamais mis quelqu'un en prison après qu'il se fut suicidé ! Mais, il s'agit du "suicide assisté", répliquera-t-on. Désolé, mais un suicide, c'est lorsqu'on se tue soi-même. Si quelqu'un d'autre le fait à votre place, cela s'appelle un meurtre. N'inventons pas des mots pour dissimuler les faits.
La question est donc celle-ci : aura-t-on le droit bientôt de mettre fin à la vie d'autrui ?
— Seulement, rétorquera-t-on, dans le cas où, d'une part cette personne le demande et, d'autre part est atteinte d'une maladie incurable qui la fait souffrir de façon insupportable.
— Seulement, rétorquera-t-on, dans le cas où, d'une part cette personne le demande et, d'autre part est atteinte d'une maladie incurable qui la fait souffrir de façon insupportable.
Quand on parle de droit, il faut préciser de quel tribunal il s'agit.
S'agit-il du tribunal de sa conscience ? Si tel est le cas, aucune loi humaine n'apportera la réponse. On peut se demander, d'ailleurs, si cette revendication d'une législation civile ne cache pas le besoin de s'affranchir de ce tribunal de la conscience. C'est très dur de décider seul, "en son âme et conscience". Si la loi le faisait à notre place…
Mais si le "droit" dont on parle est celui du tribunal des hommes, alors il faudra que celui-ci se prononce au préalable, d'une part sur l'irréversibilité de la maladie, d'autre part sur le caractère insupportable de la souffrance.
Sur la première question, on a déjà vu des guérisons avoir lieu contre tous dires d'experts. Mais, passons ! Si tel est le cas, ce sera simplement une bavure.
Sur la seconde question, c'est plus compliqué. À partir de quel degré de douleur l'euthanasie deviendrait-elle licite ? Et comment le mesurer ? Il n'y a pas d'échelle de Richter de la douleur, et il n'y a pas d'appareil pour la mesurer. Et puis, le caractère "intolérable" est variable d'un individu à l'autre. Enfin, puisque l'égalité est à la mode, qu'en serait-il de l'égalité devant la mort, entre un grand souffrant, et un autre souffrant seulement un petit peu moins ? Une actuelle et dramatique affaire montre que tout cela est utopique, que les tribunaux n'ont d'autre souci que de se déclarer incompétents. Mais alors, si ce n'est pas le juge qui décide, qui d'autre osera prétendre à la légitimité dans la décision de mort ? Nous voilà revenus devant le tribunal de la conscience. On n'y échappe décidément pas !
Pourquoi cette question — grave ! — se pose-t-elle finalement à l'homme moderne ? Parce que celui-ci a franchi sans s'en rendre compte la ligne rouge du savoir interdit. Il sait désormais, non pas créer la vie, mais provoquer à sa convenance la création de la vie, l'entraver ou la modifier. Et à la fin de celle-ci, il sait la prolonger artificiellement, puis y mettre fin à son gré. Le vieux rêve de l'Homme jouant à être Dieu est en train de se réaliser. Une fois, déjà, l'Homme mangea le fruit de l'arbre de la connaissance. Il en perdit le paradis de l'insouciance. Une ère de mutation de même ampleur s'ouvre-t-elle devant nous ? L'interdit divin aura-t-il, dès lors, été transgressé : "Maintenant, qu'il n'avance pas sa main, qu'il ne prenne pas aussi de l'arbre de vie, pour en manger et vivre éternellement" (Genèse 3,21-22). Voilà pourquoi, ce n'est pas sur le "droit" de donner la mort qu'il faut légiférer, mais sur la faute d'entrave inutile à ladite mort naturelle, opérée par des manipulations artificielles finalement coupables. Secourir le mourant par des soins palliatifs anti douleur est un devoir, jusqu'au coma provoqué s'il n'y a plus d'autre solution. Mais, pour le reste, laissons Dieu donner la vie et la reprendre Lui-même.
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