dimanche 15 avril 2018

Euthanasie

Parle-t-on de ce sujet de la même manière quand on a trente ans ou quand on en a quatre-vingt-dix ? Plus proche du second terme que du premier, puis-je me permettre de verser mon avis aux débats ?
Parle-t-on encore de ce sujet de la même manière s'agissant de soi, ou s'agissant d'un autre ? À trente ans, on ne pense guère, en la matière, à sa propre mort, mais à celle des autres. À mon âge, c'est certes aussi aux autres que je pense, aux êtres chers qui m'entourent encore, mais je ne saurais m'empêcher de voir venir l'instant où je serai peut-être à mon tour la victime du choix dramatique qui s'imposera.
Parle-t-on enfin de ce sujet de la même manière s'agissant d'une personne à l'agonie de laquelle on assiste, impuissant, ou de quelqu'un qui se meurt quelque part, hors de vue ? Autrement dit, quelle est la part du ressenti personnel dans le discours sur l'euthanasie ?
Mais, pourquoi ce choix : faire mourir, ou laisser mourir ? Car, c'est de cela dont il s'agit : faut-il, ou ne faut-il pas, cesser le maintien en vie artificielle d'une personne qu'on ne sait soigner, qui souffre pour mourir, et dont on ne sait plus apaiser les souffrances ? Pourquoi cela ? Parce que la science a appris aux hommes, non pas à créer la vie, mais à empêcher la mort. La question de morale qui se pose, d'éthique dit-on maintenant, est la conséquence de ce savoir nouveau qui engendre des problèmes nouveaux. 
J'ai comme maître à penser Jésus. Je ne sache pas qu'il y ait dans son enseignement quelque allusion à la douloureuse question de la fin de vie qui nous assaille aujourd'hui. Et pour cause, l'hypothèse d'avoir à la gérer ne s'envisageait pas alors. Non pas que Le Christ, dans sa nature divine, l'ignorât — il était le présent et le futur réunis — mais, il enseignait à des foules qui n'auraient rien compris à la question. L'on mourait, c'est tout. Seul Jésus avait le pouvoir — naturel celui-là ! —d'empêcher la mort. Aujourd'hui, l'Homme a voulu jouer à être Dieu, mais avec les artifices de l'alchimie. Il lui manque la dimension de l'Au-delà. Que dirait Jésus sur le sujet, aujourd'hui, s'il était de nouveau physiquement parmi nous ? Je n'aurai certes pas l'outrecuidance de répondre à sa place. Mais, je peux dire ce que, modestement, j'en pense.
Il faut souffrir pour naître — semble-t-il, car personne ne se souvient de sa vie d'embryon —. Pourquoi faut-il, de même, trop souvent souffrir pour mourir ? Cette souffrance du corps est-elle le prix à payer pour franchir le seuil ? Dans un sens, puis dans l'autre ? Mais, de quel seuil s'agit-il ?
Pour ceux qui s'en tiennent au positivisme scientifique, la vie ne provient que d'assemblage d’atomes de carbone, d’oxygène, d’hydrogène, d’azote, de phosphore et de soufre… Rien d'autre ! Dès lors, pourquoi, en effet, la chimie ferait-elle souffrir des corps qui ne sont eux-mêmes que de la chimie ? Dans cette vision sans horizon, la morale, l'éthique si l'on préfère, est-elle aussi une réaction chimique, "et rien d'autre" ? D'ailleurs, s'inquiète-t-on de l'éthique d'un scarabée ou d'un rhododendron qui, eux aussi, sont "carbone, azote, phosphore, etc., et rien d'autre ? Allons ! S'agissant de l'être humain, il semble bien que ce ne soit pas de "rien d'autre" qu'il faille parler, mais bien de quelque chose d'autre.
Pour ceux dont le regard porte un peu plus loin que ce matérialisme borné, l'assemblage des atomes en question qui se réalise lors de la reproduction sexuée des cellules parentes est en réalité la fusion de nuages de particules dites quantiques, parce que l'on sait aujourd'hui que celles-ci sont, dans leur infime petitesse, à la limite de l'immatériel. Elles sont, ces particules dont la matière est construite, ici et là à la fois, aujourd'hui et demain en même temps. Elles occupent tout l'espace et le temps. Elles sont vibration. Elles sont pensée, esprit, Esprit ! Et cela change tout !
La vie, dès lors, est évolution sans doute, mais double.
Horizontalement, la cellule biologique qui se duplique par reproduction sexuée permet de conserver les patrimoines génétiques des parents, tout en créant la diversité d'organismes individuels nouveaux. Ainsi chaque être nouveau est différent et unique.
Verticalement, à chaque reproduction sexuée, l'être nouveau ainsi engendré reçoit donc le flux de l'immatérialité des quanta qui dessineront son corps. Il est, nous sommes tous, images de la Pensée, de l'Esprit. Ce n'est pas l'Au-delà qui est image de l'ici-bas, mais l'inverse !
Six siècles avant Jésus-Christ, un prophète le savait déjà :
"…Et Jahweh me dit : 
Avant de te former dans le ventre de ta mère, je t'ai connu,
et avant que tu sortisses de son sein, je t'ai consacré ;
je t'ai établi prophète pour les nations." (Livre de Jérémie 1,5).
Non ! La vie matérielle ne nous appartient pas. Elle nous est remise comme un relais transmis à chaque étape. On la reçoit. On la rend !
Que faire, dès lors, dans cette vision de la spiritualité du vivant, face à la souffrance d'autrui en fin de vie ?
Il faut penser, et penser seulement, au modèle dont chacun de nous est l'image, la traduction matérielle. L'image qui doit s'éteindre doit-elle faire semblant de briller encore ? N'est-ce pas faire insulte à l'Au-delà que de chercher à le contraindre ? Le devoir de l'Homme, ici-bas, est de faire prospérer le relais de vie qui lui a été remis. La lutte contre la maladie et la souffrance est la base de ce devoir. Mais, de même que la vie nous est confiée au départ sans que nous ayons à l'accepter, elle nous est retirée à l'arrivée sans que nous ayons à nous y opposer. Quand l'heure a sonné, quand le savoir des hommes est au bout de sa course, quand le médecin sait en son âme et conscience qu'il ne peut plus rien, il faut laisser faire Dieu.

vendredi 30 mars 2018

Parent 1, parent 2, la bonne et moi…

Donc, plus de fête des mères, plus de fête des pères, désormais, mais une fête des "parents 1", puis une fête des "parents 2"…! C'est la voie dans laquelle s'aventure un édile de France avec ses électeurs.
J'imagine un enfant rentrant de l'école avec son petit présent dans les mains, demandant à maman 2 : "où est maman 1 ?"
"Tu n'as plus de maman", chantait Berthe Sylva dans ses célèbres roses blanches. Qui écrira dans une chanson triste : "tu n'as plus de papa 2" ?
On touche le fond de la stupidité. À l'ère de l'intelligence artificielle, des compteurs intelligents, des voitures autonomes, peut-on espérer des élus un peu moins sots ? Mais, pas seulement un peu moins sots. Car, derrière cet obscurantisme politique se cache la haine, la volonté de nuire à ce qu'ils ne peuvent atteindre. La famille est une création aussi vieille que l'Homme (j'écris ce mot avec une majuscule pour montrer qu'il n'est pas le même que l'homme). La famille est même antérieure à l'Homme. Les oiseaux nous le montrent chaque printemps. Et voilà qu'une poignée d'originaux égarés du nid prétendent effacer deux cents millions d'années de maturation sociale et biologique ! Et, bien entendu, des politiciens et politiciennes sans âme et sans scrupule n'hésitent pas à leur emboîter le pas pour glaner quelques voix. On dira qu'à côté de l'impuissance publique à protéger les Français des attentats et autres égorgements, à côté des coups portés à l'embryon et au vieillard, l'affaire en question relève de l'anecdote. Oui, si ces élus inappropriés sont rapidement remplacés par des personnes responsables. Mais, s'ils devaient perdurer, rien alors ne serait plus grave que l'aveulissement moral d'un peuple en marche.

mercredi 28 mars 2018

Mon colonel !

Quel pitoyable réponse à la mort héroïque de cet officier de gendarmerie, que les querelles d'appartenance qui s'étalent sur les médias. Est-il digne de s'arracher ainsi sa dépouille ? Il était des nôtres, crient-ils ! Il était membre de telle loge... Il était membre de telle église... De grâce ! Si vous avez un peu de pudeur, taisez-vous ! Il était Homme, avec un H majuscule. Image de son Créateur. Il est des images qui reflètent le Modèle plus fidèlement que d'autres. Oh ! Je sais combien il est difficile d'être une image fidèle ! Puisse son éclatant exemple réactiver en nous qui sommes trop souvent des couards et des lâches, le ressort de l'honneur et du courage enfoui sous le tartre de la modernité corrompue.

samedi 17 mars 2018

La pub et les moutons

Fascinante accroche publicitaire pour un modèle d'automobile : " Quitte à devenir quelqu'un, autant que ce soit vous-même" ! Et, comme si ce titre ne suffisait pas, on peut lire sous une photo de voiture : "Après tout ce temps passé à vous oublier, vous pouvez enfin vous rappeler ce que c'est d'être vous-même". Quelle belle illustration de la richesse intellectuelle du troupeau bêlant ! Sur le véhicule proposé ? Aucun renseignement ! Non ! Le publiciste est un grand philosophe. Il a vu des milliers de clients potentiels qui sont prêts à acheter n'importe quoi pourvu qu'ils lisent que cela va les délivrer de leur inanité inavouée, mais secrètement ressentie. 
Et si, tout dans notre pauvre vie de citoyens manipulés, relevait de la même escroquerie ?

mercredi 14 mars 2018

Euthanasie et "suicide assisté"

Cela fait quand même drôle d'entendre parler les autres de la façon dont ils vont vous "euthanasier" un jour… Car, ce sont les jeunes qui en bavardent. Les vieux ? On ne leur demande pas leur avis ! Au fond, je me demande si le souci de ces bavards n'est pas de s'éviter — à eux ! — la souffrance de voir un des leurs souffrir. Dans une civilisation (??) qui ne fait pas de différence entre un être humain et un singe évolué, voilà où l'on en arrive !
Alors, avant qu'il soit trop tard, permettez à une victime potentielle de dire deux mots sur le sujet.

1 À propos de la sémantique, ceux-là nous expliquent qu'euthanasie et suicide assisté, ce n'est pas la même chose. Que dans un cas, c'est le malade qui avale lui-même la pilule qu'on lui fournit ; que dans l'autre, c'est le médecin qui fait la piqûre. Ne soyez pas trop hypocrites quand même ! Dans les deux cas, il y a quelqu'un qui met volontairement fin à une vie d'autrui. C'est de cela qu’il s'agit. 

2 Sur le fond, de quoi parle-t-on ? Du droit au suicide ? Que je sache, on n'a jamais mis quelqu'un en prison après qu'il se fut suicidé ! Mais, il s'agit du "suicide assisté", répliquera-t-on. Désolé, mais un suicide, c'est lorsqu'on se tue soi-même. Si quelqu'un d'autre le fait à votre place, cela s'appelle un meurtre. N'inventons pas des mots pour dissimuler les faits.

La question est donc celle-ci : aura-t-on le droit bientôt de mettre fin à la vie d'autrui ?
— Seulement, rétorquera-t-on, dans le cas où, d'une part cette personne le demande et, d'autre part est atteinte d'une maladie incurable qui la fait souffrir de façon insupportable.
Quand on parle de droit, il faut préciser de quel tribunal il s'agit. 
S'agit-il du tribunal de sa conscience ? Si tel est le cas, aucune loi humaine n'apportera la réponse. On peut se demander, d'ailleurs, si cette revendication d'une législation civile ne cache pas le besoin de s'affranchir de ce tribunal de la conscience. C'est très dur de décider seul, "en son âme et conscience". Si la loi le faisait à notre place… 
Mais si le "droit" dont on parle est celui du tribunal des hommes, alors il faudra que celui-ci se prononce au préalable, d'une part sur l'irréversibilité de la maladie, d'autre part sur le caractère insupportable de la souffrance. 
Sur la première question, on a déjà vu des guérisons avoir lieu contre tous dires d'experts. Mais, passons ! Si tel est le cas, ce sera simplement une bavure.
Sur la seconde question, c'est plus compliqué. À partir de quel degré de douleur l'euthanasie deviendrait-elle licite ? Et comment le mesurer ? Il n'y a pas d'échelle de Richter de la douleur, et il n'y a pas d'appareil pour la mesurer. Et puis, le caractère "intolérable" est variable d'un individu à l'autre. Enfin, puisque l'égalité est à la mode, qu'en serait-il de l'égalité devant la mort, entre un grand souffrant, et un autre souffrant seulement un petit peu moins ? Une actuelle et dramatique affaire montre que tout cela est utopique, que les tribunaux n'ont d'autre souci que de se déclarer incompétents. Mais alors, si ce n'est pas le juge qui décide, qui d'autre osera prétendre à la légitimité dans la décision de mort ? Nous voilà revenus devant le tribunal de la conscience. On n'y échappe décidément pas !

Pourquoi cette question — grave ! — se pose-t-elle finalement à l'homme moderne ? Parce que celui-ci a franchi sans s'en rendre compte la ligne rouge du savoir interdit. Il sait désormais, non pas créer la vie, mais provoquer à sa convenance la création de la vie, l'entraver ou la modifier. Et à la fin de celle-ci, il sait la prolonger artificiellement, puis y mettre fin à son gré. Le vieux rêve de l'Homme jouant à être Dieu est en train de se réaliser. Une fois, déjà, l'Homme mangea le fruit de l'arbre de la connaissance. Il en perdit le paradis de l'insouciance. Une ère de mutation de même ampleur s'ouvre-t-elle devant nous ? L'interdit divin aura-t-il, dès lors, été transgressé : "Maintenant, qu'il n'avance pas sa main, qu'il ne prenne pas aussi de l'arbre de vie, pour en manger et vivre éternellement" (Genèse 3,21-22). Voilà pourquoi, ce n'est pas sur le "droit" de donner la mort qu'il faut légiférer, mais sur la faute d'entrave inutile à ladite mort naturelle, opérée par des manipulations artificielles finalement coupables. Secourir le mourant par des soins palliatifs anti douleur est un devoir, jusqu'au coma provoqué s'il n'y a plus d'autre solution. Mais, pour le reste, laissons Dieu donner la vie et la reprendre Lui-même.

Je ne sais ce que Dieu qui tient mon âme entre Ses mains entend faire de mon corps. Mais, quand l'heure d'ici-bas sera venue, que personne ne s'aventure à décider à Sa place !

lundi 19 février 2018

Les vieux

Qu'est-ce qui le fait haïr ainsi les vieux, ce nouveau contingent de quadragénaires à peine mature ? Est-ce la peur inavouée de le devenir eux-mêmes ? Pensent-ils qu'en tuant les vieux (après leur avoir fauché leurs économies, quand même...), ils vont tuer la vieillesse, et s'épargner ainsi la maison de retraite ? Car, elle va les atteindre aussi, la vieillesse, et plus vite qu'ils ne le croient ! Alors, ce qui fait mal, quand on est vieux, c'est peut-être une jambe, peut-être le dos, peut-être autre chose, mais c'est surtout la conscience d'avoir été un salaud, un lâche, un voleur qui fait la poche des vieux.

dimanche 28 janvier 2018

Catholicisme

Couramment, on voit apparaître ici et là des soi-disant statistiques de laïcistes mâtinés de maçons ou autres confessions, qui prédisent, courbes de fréquentation des églises, des mariages et des baptêmes à l'appui, la fin prochaine du christianisme catholique. Ils se font ainsi un autoplaisir. Or, s'ils allaient à la messe tous les dimanches, ils trouveraient en nombre des églises pleines et des fidèles fervents. C'est en tout cas ce que j'observe partout où je me rends, de la basilique auprès de chez moi, à la modeste église de Bretagne qui m'est chère. Ce qui les aveugle, et qu'ils se gardent bien de souligner, c'est, d'une part la migration des populations qui a désertifié les campagnes, d'autre part le manque — certain celui-là — de prêtres qui renforce cette nécessité de rassemblement des fidèles. Or, l'on fait volontiers des kilomètres pour aller au supermarché, on peut se bouger un peu pour aller à la messe. Quant à l'effondrement du christianisme, que ces oiseaux de mauvais augure se rassurent, Chateaubriand en ironisait déjà voici deux siècles : "Neuf fois l'Église de Jésus-Christ avait vu les esprits de l'abîme conjurés contre elle ; neuf fois ce vaisseau, qui ne doit point périr, était échappé au naufrage. La terre reposait en paix." En est-on à la dixième tentative stupide ? Reste que la baisse des vocations — en France ! — est réelle. Mais, comment imaginer qu'il en soit autrement, après un demi-siècle pendant lequel les soixante-huitards socialo-anarchistes se sont évertués à prendre les enfants au berceau pour en faire des anti-curés ? S'il y a une urgence, elle est là : redonner à nos enfants le goût de Dieu.  

vendredi 19 janvier 2018

Intelligence artificielle

Ballet désopilant d'Orange et de ses sous-traitants, chez moi, pour installer la fibre ! Je passe les détails de cinq déplacements d'équipes, à chaque fois totalement ignorantes de ce qu'a fait, ou plutôt n'a pas pu faire la précédente. Je vais à la conclusion : l'ordinateur commende tout ! À l'aveugle. Plus personne ne pense. On appuie sur le bouton. Ça déclenche des actions, désordonnées, sans liaisons, sans réflexion. Ah ! L'intelligence artificielle a encore du chemin à faire...

jeudi 11 janvier 2018

Migrants

Je n'ai certes aucune sympathie naturelle pour le régime au pouvoir en France, eu égard aux circonstances de son accession. Mais, j'apprends qu'un projet de loi serait dans les cartons, destiné à "accueillir dignement les réfugiés politiques, et refuser les migrants économiques". Est-ce encore un effet d'annonce en marche, un coup de pub pour berner un peu plus le sondé ? Ou bien la France vient-elle d'être touchée par la grâce, par la lumière ? "Considérer qu'il existe de bons et de mauvais migrants est une erreur absolue", déclare un soi-disant défenseur des droits. Est-ce un droit, la misère au bout du bateau ? Un tel angélisme est coupable. Mais, comment faire le tri, diront les mêmes ? C'est avant d'avoir à faire le tri qu'il faut agir. Il faut au moins cesser de mentir au monde ; de laisser croire à tous ces malheureux qu'ils vont trouver en France le bonheur et la prospérité ; que tout y est gratuit et à profusion. S'il y a de la pédagogie à faire, c'est en Afrique et en Europe de l'est. Finalement, même si le projet de loi en question est une ruse politique de plus, il aura eu le mérite de poser le vrai problème. 

dimanche 7 janvier 2018

Épiphanie

"Ils virent l'enfant avec Marie, sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent" (Matthieu 2,1-12). Je me suis toujours demandé par quel mystère ces rois étrangers savaient. Comment savaient-ils que ce bébé, qui avait à peine commencé sa vie, serait le Christ crucifié et ressuscité ? Il fallait bien qu'il y eût un signe. L'étoile en était le symbole. Symbole que j'ai repris dans mon premier livre et dans ce blog que j'espère littéraire. Alors, cette fête de l'Épiphanie, n'est-ce pas tout simplement l'occasion de s'ouvrir une fois par an à ces signes ? Quand je regarde le monde, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, je me prosterne aussi devant l'immensité d'une autre vérité.

jeudi 4 janvier 2018

Légitimité

Si vous prétendez écrire un livre sur une religion, mais que vous n'êtes pas un clerc patenté, le grand public ne vous délivrera pas de légitimité, et passera outre. Seuls vous liront les esprits accomplis et cultivés. Ils restent nombreux, Dieu merci. Si vous prétendez écrire un livre sur l'Histoire, mais que vous n'êtes pas un historien médiatisé, le grand public ne vous délivrera pas non plus de légitimité. Mais nombreux resteront les esprits curieux qui y trouveront enseignement. Si vous prétendez écrire un livre qui traite du cosmos, alors que vous n'êtes pas astrophysicien : qui traite de l'infiniment petit, alors que vous n'êtes pas ingénieur atomiste ; qui traite de la vie, alors que vous n'êtes pas biologiste ; qui traite de l'école, alors que vous n'êtes pas enseignant ; qui traite de cuisine, alors que vous n'êtes pas cuisinier ; qui traite de jardin, alors que vous n'êtes pas jardinier ; qui traite de… ; le grand public ne vous délivrera pas de légitimité, et passera outre. Au fond, ce public-là est dans la vie comme à l'école : tant que c'est la maîtresse qui parle, on l'écoute ; sinon… Eh bien ! J'écris pour les gens qui sont sortis de l'enfance !
 https://sites.google.com/site/bernardhuetauteur/
  

lundi 25 décembre 2017

Soi-disant intelligence artificielle.


«Je pense, donc je suis», disait Descartes qui aurait pu préciser : «je suis, et j'ai conscience d'être». La machine peut-elle penser ? Peut-elle avoir conscience d'exister ? Chacun répondra à son gré. Pour ma part, j'ai depuis longtemps acquis la conviction qu'il y a dans l'Homme — j'écris ce mot avec une majuscule pour lever l'ambiguïté sexiste ; il s'agit, bien entendu, de la créature humaine — il y a dans l'Homme, disais-je, quelque chose de plus que dans la machine.
Qu'est le corps humain ? Quelques milliers de milliards de cellules. Qu'est le petit de l'Homme, à la première seconde de son existence ici-bas ? Une de ces cellules, de la taille du millième de millimètre, obtenue par la fusion aléatoire de deux cellules parentes. Or, qu'est cette cellule première ? Quelques millions de milliards de particules élémentaires, dont certaines sont tellement infimes qu'elles ne sont plus de la matière. La science sait aujourd'hui manipuler ces particules. Elles échappent à la physique, elles sont et en même temps ne sont pas, elles sont ici et là à la fois, elles sont hier et demain au même instant, elles sont hors de l'espace et du temps, elles nous font entrer dans la physique quantique, elles sont vibrations immatérielles d'un mystérieux au-delà.
Ce big bang de la naissance de chacun d'entre nous, auquel la pensée positiviste obligatoire voudrait imposer l'horizontalité de l'hérédité animale, est en fait, à chaque fois, une irruption verticale et éphémère de l'au-delà immatériel dans l'espace-temps de notre ici-bas.
Il serait étrange d'imaginer que cette entrée en notre monde se fasse sans apporter quelque souvenir de ce Tout dont tout est issu, des vibrations résiduelles, l'écho d'une symphonie lointaine, l'arôme fugace de l'Au-delà, la petite flamme de Cesbron. C'est cet apport initial de l'Esprit qui fait l'Homme, et complète ses facultés cognitives pour construire son "intelligence".
Dès lors, la machine pourra rivaliser sans peine avec le seul intellect de l'Homme. À la vitesse de la lumière, ses électrons dépasseront aisément les performances cognitives de leurs semblables humains au sein des neurones. Mais, il leur manquera toujours ce qui fait l'intelligence, ce plus immatériel de l'Esprit, de la pensée, de la joie ou de la peine, de l'amour ou de la haine, du bien ou du mal : l'âme ! 
Il n'y a pas d'intelligence artificielle. Seulement une acquisition de savoir artificielle. On confond intelligence et cognition.

mercredi 20 décembre 2017

Eucharistie

Jésus connaissait la vraie nature immatérielle des choses avant que les hommes n’en découvrissent les rudiments dans la physique quantique. 
"Ceci est ma chair, ceci est mon sang", annonçait-il à ses apôtres en partageant le pain et le vin du dernier repas en commun. La pensée positiviste, matérialiste, unique et un tantinet bornée de notre époque ne peut comprendre ces paroles. Elle sortira ses microscopes, mais ne trouvera dans ce pain et dans ce vin aucune trace de chair ou de sang... Pourtant, en cherchant aux confins de l'infiniment petit, elle y verra des atomes. Et, au fond de ceux-ci, des particules tellement infimes qu'elles ne sont déjà plus tout à fait matière, ni encore tout à fait esprit, des entités d'on ne sait trop quoi, qui se comportent tantôt comme de la matière, tantôt comme des vibrations du vide, à la fois ici et là, à la fois avant et après, et cela au gré de l'observateur ! Je me suis largement exprimé dans mes livres sur cet autre aspect de la vérité. 
Eh ! oui ! dans ce pain et ce vin que Jésus tendait, il y avait une autre vérité, il y avait l'Esprit ! Or, la chair et le sang de Jésus, matière elle aussi évanescente dans ses composants de l'infime, était l'Esprit ! Dès lors, en absorbant ce pain et ce vin offerts, c'était bien de l'Esprit de Jésus que se nourrissaient les apôtres, non pas dans leur estomac, mais dans leur propre nature immatérielle. 
Et voilà que s'éclaire soudain le mystère quotidien de l'Eucharistie. Dans l'hostie et le calice soulevés, il y aurait la chair et le sang du Christ ? Oui ! Mais vous ne les y verrez pas avec vos yeux et vos appareillages. Il vous faut laisser parler votre âme, cette autre vérité de vous-mêmes, votre autre nature immatérielle. C'est elle, si elle le veut, qui recevra l'Esprit, un peu de l'âme de Jésus parvenue jusqu'à vous dans l'immatérialité de l'hostie consacrée, depuis l'immatérialité du pain et du vin qu'il offrit il y a deux mille ans.

vendredi 8 décembre 2017

Troisième guerre mondiale

Il y a en ce moment en France et en Europe d'étranges coïncidences d'évènements graves ? 
1°) Un déferlement d'immigrés arabo-musulmans, sous couvert de réfugiés de guerre qui n'en sont pas. 
2°) Des attentats bien ciblés contre les habitants pour semer la terreur. 
3°) Une attaque coordonnée des édifices et signes chrétiens à l'initiative de "libres-penseurs" qui ont tout l'air de n'être ni libres ni penseurs, mais manipulés. 
4°) Des investissements massifs des émirats du pétrole qui ne se justifient que par le désir de devenir propriétaires. 
5°) Et pour finir, l'assèchement inéluctable programmé de la manne du pétrole pour lesdits émirats et l'Arabie. 
Il faut être aveugle, ou bien politicien français, pour ne pas voir que la troisième guerre mondiale a commencé ; que l'assaillant se situe au sein des puissances bientôt déchues du pétrole ; que celles-ci ont besoin, pour survivre à l'après-pétrole, de l'espace vital européen, comme Hitler avait besoin de l'espace français ; que l'étrange coïncidence des coups portés ne provient pas du hasard, mais d'une savante stratégie. 
Oh ! Certains vont sourire. Comme en 40… Mais, non ! Tout va bien !
Comme toujours, les Français se réveilleront trop tard, quand l'ennemi occupera Paris. Alors s'ouvriront quelques années de misère, et puis quelqu'un viendra les sortir de là. Sans doute pas les Américains, cette fois. Peut-être les Russes. Mais, que de drames qui pourraient encore être évités si les Français et leurs élus étaient un peu plus lucides et courageux !

mercredi 6 décembre 2017

L'essentiel

Vous connaissez sans doute cette belle histoire que je retrouve à l'instant sur un bulletin paroissial de ma Bretagne. Un professeur fit un jour devant ses élèves la démonstration suivante. Il prit un bocal de verre qu'il emplit de galets. Puis, il demanda à ses élèves si le bocal était bien plein. Oui, répondirent ceux-ci. Il prit alors un récipient de sable qu'il versa dans le bocal, entre les galets, et reposa la question. Cette fois, les étudiants ne s'y laissèrent pas prendre et dirent non. En effet, le professeur prit un verre d'eau qu'il versa dans le bocal sans qu'il en débordât une goutte. Alors, il posa une autre question : quelle est la morale de cette histoire ? Cela prouve, dirent les uns, que lorsqu'on n'a plus le temps, il reste toujours un peu de temps ; ou bien... etc. Rien de tout cela, répondit le professeur. Cela montre seulement que si vous vouliez emplir le bocal en commençant par l'eau, puis en y versant le sable, et enfin les galets, vous ne parviendriez jamais à tout y placer. Il en est de même pour votre vie, continua le sage professeur. Si vous voulez bien remplir votre vie, ne commencez pas par y mettre les futilités. Vous n'auriez alors plus la place d'y loger l'essentiel. Posez-vous seulement la question : quel est l'essentiel ?