vendredi 7 juillet 2017

L'Europe menacée

Plus j'y réfléchis, plus je pense que Daech, Al Qaida, etc. ne sont pas nés par hasard. En une époque où la fin du pétrole semble inéluctable, soit par assèchement des réserves, soit par l'avènement, enfin, de l'électrique, et donc du nucléaire, c'est de la survie des États arabes qu'il s'agit. Croit-on que ceux-ci vont se regarder mourir sans réagir, et retourner à leurs origines de bédouins ? La colonisation de l'Europe est leur seule issue. Leur plan se déroule. Et l'Europe ne voit rien venir. Elle n’a pas de chef qui puisse organiser sa défense. Ella n’a que des bavards. L’histoire dira que ce ne sont pas les royaumes arabes qui sont morts de la fin du pétrole, mais l'Europe !

lundi 3 juillet 2017

Immigration

Eh bien, parlons des immigrés, puisque personne n'ose en parler ! Ce dimanche, dans la basilique de Tours, se clôturait l'année saint Martin. Immense Français que ce Martin... né en Hongrie, d'un père Italien ! Il y a 1700 ans, les Tourangeaux ne s'y trompèrent pourtant pas, qui en firent leur évêque. Alors oui ! Il y a peut-être aussi des saints parmi les immigrés de 2017. Ou, tout simplement des pécheurs, comme vous et moi. Seulement, ceux-là n'entrent pas en France avec une ceinture d'explosif sous le burnous ! Alors, où est le problème ? Il n'est pas dans l'immigré. Il est dans le terroriste ! Et, ce n'est pas en niant ce fait que l'on va le régler. Pour cela comme pour tout, le politique contourne les problèmes au lieu de les résoudre. Le courage, c'est de faire le tri. D'accueillir les uns, de chasser les autres. Mais, voilà ! La lâcheté du politiquement correct, la bêtise de la pensée unique, s’y opposent. Si le nouveau président sait faire ce tri, alors j'accepterai de lui rendre hommage. Reste que, ce tri étant fait, l’Europe ne pourra de toute façon pas accueillir tous les Africains. Que faire ? Eh bien ! nous installer, à notre tour, chez eux pour en industrialiser le continent ! Cela y sédentarisera les populations, bloquera leur émigration, et résoudra en même temps notre problème du chômage. Les Chinois le font bien ! Mais, j’entends déjà chez nous les cris d’orfraie de la bien-pensance écervelée. C’est du colonialisme ! D’une part, si ledit colonialisme européen avait été poursuivi, les populations affamées d’aujourd’hui ne seraient pas dans cette situation ; d’autre part, aller porter à ces peuples notre savoir et nos moyens n’est pas du colonialisme, mais de l’altruisme. Mais, je rêve. Nous n’avons pas la pointure de dirigeants pour faire cela.

samedi 1 juillet 2017

La musique

Monsieur Lang qui a inventé la fête de la musique, prisonnier de son épicurisme sans issue, ne pouvait pas savoir que la plus sublime des musiques est le silence. C'est dans le silence total de l'oreille que l'âme entend l'au-delà. J'aime ce silence-là, dans la pénombre d'une église déserte, que seul meuble parfois l’infime bourdonnement des cierges incandescents. Alors, à travers ces lumière de prière abandonnées là, retentissent tout à coup, comme dans un rêve fiévreux, les trompettes de la foi.

mardi 20 juin 2017

Le livre électronique

Ainsi, Victor Hugo, lu sur un écran, n’est plus Victor Hugo ! C’est en tout cas la vision que la Commission de Bruxelles avait (*) de la littérature, qui imposait une TVA de 20% sur les livres électroniques, quand celle-ci est à 5,5% sur les livres papier, au motif que, si le livre papier est un bien culturel, le livre électronique n’est qu’un service. Le patrimoine culturel, pour les édiles de l’Europe, c’est le papier et le carton, pas ce qui y est écrit. L’art, pour ces gens-là, c’est ce qui s’accroche au mur du salon, qui va bien avec les rideaux ; ou bien, ce qui se montre dans la bibliothèque, avec un joli dos. Qu’on me permette de penser que le patrimoine culturel réside dans la pensée qui est écrite, et non dans le support. Faut-il écrire sur les parchemins du IIe siècle, ou sur les papyrus égyptiens, pour que la Commission de Bruxelles considère qu’il s’agit de patrimoine culturel ? Et quand, demain, l’écriture numérique sera remplacée par un autre média, ladite Commission cédera-t-elle encore aux lobbies des boutiquiers pour punir l’innovation technologique qui leur crée problème ? Ne comprend-on pas que la différence entre l’animal et l’homme est que, chez celui-ci, l’inné n’existe pas ; que l’humanité ne progresse que grâce à la diffusion de son savoir acquis au fil des temps, et qu’il n’y aurait ni Commission, ni Europe, ni France aujourd’hui, si la littérature en était restée au support des tables gravées par des scribes. L’écriture électronique, qui balbutie encore, est un formidable outil de diffusion mondiale de culture pour les siècles à venir. Son destin mérite d’être remis en des mains éclairées.
(*) Directive non suivie par la France, où le taux de TVA reste, depuis 2016, à 5,5 % quel que soit le support.

lundi 12 juin 2017

16 %

Premier parti de France : les 51 % d’abstentionnistes. Il semble que ce parti soit constitué en grande partie par les jeunes et par les classes populaires, c’est à dire par a France profonde. Deuxième parti, les 33 % de votes contre le marcronisme ([100-32]x49 %). Troisième parti, celui qui a pris le pouvoir : les 16 % de “bobos” (“bourgeois bohèmes” qu’il vaudrait mieux appeler bourgeois socialistes). C’est cette population, très minoritaire, entre deux âges, rejeton du soixante-huitisme, placée aux bons postes par leurs parents dépaveurs de Quartier latin, qui désormais gouverne la France. Le détournement de démocratie est aveuglant. La preuve est faite qu'une petite minorité peut prendre le pouvoir en France, par l'effet combiné de règles électorales désuettes, et des technologies toujours plus performantes de manipulation des esprits. On peut désormais tout craindre. Le vote populaire n'est plus un rempart.

mercredi 31 mai 2017

Du père STALLA-BOURDILLON, directeur du service pastoral d’études politiques à l'Assemblée

Pour une fois, je ne rédigerai pas cet article, mais je tiens à vous livrer l'essentiel de celui du père STALLA-BOURDILLON, directeur du service pastoral d’études politiques à l'Assemblée, paru dans Le Figaro de ce jour 31/05/2017, sous le titre "Les questions spirituelles ont leur place dans l’Hémicycle". Voilà, pour ma modeste part, dix ans que je travaille le sujet auquel j'ai consacré six livres à ce jour (en savoir plus).  

“En vérité, une autre question se joue dans cette élection, beaucoup moins visible : celle de la représentation que se font les parlementaires du sens de la vie humaine. Les parlementaires français ne parviennent plus à articuler une pensée sur le sens de la vie. L’état de décomposition de la vie politique en France semble le résultat de la disqualification systématique des questions d’ordre spirituel. En effet, comment y aurait-il un projet politique possible sans un sens de l’homme préalablement défini ? À quelques rares exceptions dans les différentes formations politiques, les parlementaires ne se préoccupent pas de la nature humaine. Cet aspect est sans doute sorti un peu trop vite du champ de la pensée politique. Et notre société se trouve d’autant plus fragilisée qu’elle assiste à une activité politique qui n’assume plus la dimension spirituelle d’une personne.
D’où vient cette absence de considération pour l’accomplissement humain qui fragilise tant l’autorité de la parole politique ? De deux erreurs.
La première s’appelle le matérialisme pratique. Il est devenu surhumain de réfléchir au sens de sa vie. C’est même un tabou, et l’on se censure pour ne pas trahir son propre questionnement et son ignorance. En refusant obstinément de s’attarder sur quelques questions essentielles, notre société accélère son délitement. Seule la conscience d’un appel à découvrir le sens de l’existence libère notre énergie et inspire l’engagement. Seul ce qui nous transcende nous humanise vraiment : la vie de l’esprit. Notre société souffre d’un interdit très oppressant qui a fini par contaminer la classe politique elle-même : l’interdit d’interroger le sens profond des choses et l’articulation des trois ordres.
La seconde erreur plonge ses racines dans une mauvaise compréhension de la loi de séparation de l’État et de l’Église. La loi de 1905 n’est plus seulement un cadre juridique nécessaire permettant à chacun d’exprimer ses convictions. Elle est devenue une étrange interdiction faite au monde politique de réfléchir aux choses spirituelles. On a substitué la notion de laïcité à l’effort intellectuel et spirituel qu’exige la vie. On a cru avoir résolu l’énigme en s’interdisant de la formuler. Cette norme s’impose désormais aux politiques eux-mêmes, qui sont les moins capables d’intégrer les questions religieuses et spirituelles. La laïcité les immunise contre tout risque de verser dans le questionnement même philosophique. Il y a une présomption de culpabilité à l’égard de celui qui s’interroge. Une réflexion existentielle est déjà suspecte d’accointance religieuse. C’est face à l’apothéose de la pensée matérialiste, gardienne de la légitimité politique, que l’on est en droit de s’inquiéter sur les travaux de la prochaine Assemblée nationale.”

vendredi 19 mai 2017

Dialogue sur Facebook

Me référant à mon article de samedi dernier ici (http://bernardhuet.blogspot.fr/2017/05/deux-foyers-dincendie.html), j’écrivais sur Facebook cette réflexion : “Par formation, je ne suis pas pour les solutions simplistes. Mais, il en est quand-même une qui crève les yeux, pour juguler le chômage : revenir à la liberté du travail ! Et en prime, cela pourrait bien aussi régler le souci de l'immigration”. Je ne résiste pas au plaisir de rapporter ici le dialogue qui s’en est suivi avec une excellente amie épistolaire, Élizabeth Grandin. Ce dialogue montre que Facebook, parfois, ne sert pas seulement à raconter ce qu’on a mangé la veille. 

EG : 
— Si seulement le chantier du travail était la seule préoccupation, mais celui des valeurs morales et éthiques est plus que préoccupant. L'économie n'est pas le pilier d'un pays, c'est la famille qui en est la clé de voûte. Quand elle est mise à mal, tout le reste s'écroule. Donc, j’ai quelques doutes...

BH :
— Chère Élizabeth, bien sûr ! Les valeurs morales d'un peuple sont, comme vous dites justement, la clé de voûte de l'édifice. Mais, aucune voûte ne peut tenir sans un solide sol de fondations. C'est sur une économie solide que peut s'édifier une patrie. On n'a jamais vu une nation prospérer sur la misère. C'est sur le travail que peut se bâtir la famille. On ne voit pas souvent les valeurs familiales éclore sur les décharges de Calcutta. C'est en ce sens que j'ai aussi précisé que même les valeurs morales et chrétiennes d'accueil des réfugiés des guerres odieuses actuelles pourraient de nouveau prédominer sur un socle retrouvé de plein emploi. L'économie n'est certes pas le but final. Mais elle est la condition nécessaire d'un redressement moral. 

EG :
— Bernard, votre réponse, que j'ai validée tout d'abord, m'a perturbée toute la journée... En fait, c'est la morale, l'éthique et la référence à Dieu dans la Constitution d'un pays qui sont le fondement d'une société. Quand l'homme obéit à Dieu à travers Ses Commandements, Dieu donne tout : le travail, l'économie, les richesses, etc... " Cherchez le Royaume de Dieu et Sa Justice, et tout le reste vous sera donné par surcroît." (Mt 6,33)

BH :
— Élizabeth, Merci ! Vous me donnez une formidable occasion d’aborder ce sujet qui me semble essentiel, et sur lequel je me suis souvent exprimé dans mes livres. Oui, il est écrit, sous Matthieu, ce que vous citez. Mais, il est aussi écrit (Genèse 1,28) : “Soyez féconds, multipliez, remplissez la Terre et soumettez-là”. Il n’y est pas écrit : “cherchez le royaume de Dieu, et la postérité vous sera donnée par surcroît” ! Sans prétendre refaire une exégèse biblique — je n’en ai pas la légitimité, oh ! légitimité ! — je crois que le Créateur n’a pas voulu une créature passive, à qui Il donnerait tout gratuitement sans qu’elle eût à participer à son œuvre de création, pourvu seulement qu’elle chantât ses louanges. Attention de ne pas tomber dans le fatalisme islamique qui excuse tout ! Si l’être humain est la seule créature dotée d’un libre arbitre, ce pouvoir d’agir au-delà de l’instinct animal pour le bien ou pour le mal sous son entière responsabilité, c’est sans doute pour qu’il en soit fait usage. Dès lors, la parole de Matthieu s’éclaire : c’est en cherchant le Royaume de Dieu que vous trouverez la force et le savoir pour réaliser tout le reste. D’ailleurs, j’ai sous les yeux la traduction de l’abbé Crampon de 1923, on y lit : “Cherchez premièrement le royaume de Dieu et Sa justice, et tout cela vous sera donné par dessus”. Ce “premièrement” n’est pas anodin. Il exprime que la recherche de Dieu est la condition nécessaire pour que soit donné le quotidien, mais il n’exempte pas d’œuvrer à la création de celui-ci, ainsi qu’il nous en est fait l’injonction dès la première page de la Sainte Bible.

samedi 13 mai 2017

Deux foyers d'incendie

Dans les années 70, nous ne connaissions ni le racisme, ni le chômage. Mieux, nous allions chercher des autocars entiers de travailleurs en provenance de Turquie, de Yougoslavie, et bien sûr du Maghreb. Nous leur aménagions des hébergements auprès des chantiers ou des usines. Les municipalités leur construisaient partout des immeubles en dur, des foyers de travailleurs migrants. Nous ne nous inquiétions pas qu’ils fussent musulmans. Ils venaient travailler avec leurs habitudes qui étonnaient parfois. Ils percevaient leur salaire. Nous ne fermions pas, alors, nos portes à double tour. Miracle de la vertu ? Oui, mais de la vertu du travail ! Que s’est-il passé qui nous a conduit à la situation catastrophique d’aujourd’hui ? Deux événements dramatiquement concomitants. 
1- L’esprit soixante-huitard, ressac du traumatisme de la guerre, vice éducatif des enfants de la Libération, a infecté toute l’administration et l’économie française par ses théories anarchiques, libertaires, son rejet de l’autorité et de la discipline, et finalement, son refus du travail. On a vu proliférer les contrôleurs chargés de faire la chasse à ceux qu’animait encore une notion de conscience professionnelle. On a vu des ministres imposer bêtement et méchamment l’interdiction de travailler trop longtemps. On a vu des pédagogues enseigner la paresse aux enfants. La dynamique de l’emploi n’y a pas résisté. Le chômage de masse a pris la place. Or, c’est dans ce nouveau contexte que des théoriciens ineptes ont entrepris de renouer avec l’immigration d’antan, sans se soucier des possibilités d’accueil. Et voilà des foules de migrants livrés à l’oisiveté, aux artifices de subsistance, à la rapine parfois. Ainsi naissent le racisme, la violence, la guerre civile. 
2- En même temps, et sans que les deux événements soient liés, un Islam de la violence déclenchait à partir du Moyen-Orient une guerre d’extermination des chrétiens. Des populations entières fuyaient et venaient se jeter désespérément dans la nasse de l’immigration inassimilable ci-dessus, mêlées à des infiltrations d’assassins. 
Deux foyers d’incendie exigent deux fronts de lutte. À l’extérieur, il faut faire la guerre, et la gagner, contre les bandes qui se réclament par blasphème de Dieu pour commettre leurs forfaits. Pour cela, il faut des armées fortes. À l’intérieur, il faut revenir à la liberté du travail. Je sais que nos jeunes ne sont pas des fainéants et ont compris qu’on les a trompés. Ce sont eux qui, si on les laisse s’exprimer, recréeront le plein emploi, et démineront dès lors la bombe de l’immigration. Un nouveau président, en France, a été élu par des méthodes douteuses. Puisse-t-il au moins réussir ce double pari ! Alors, et alors seulement, il sera légitimé.

dimanche 23 avril 2017

Penser autrement, et l'écrire

Tandis que tu possèdes encore le pouvoir de la parole, 
utilise-le dans l'allégresse ! 
Demain, lorsqu'apparaîtra l'ange de la mort, 
tu n'auras d'autre choix que le silence.”(Saadi : Le jardin des roses). 

J’ai parlé. 
Cinq livres (*) ne m’ont pas suffi pour tout consigner. 
Puis, je suis resté éloigné de la cour des médias, tant m’était suspecte la culture des hauts rangs du podium. 
Alors, il y a des personnes qui ne parviendront pas à pénétrer, seules, le sens de ce que j’ai tenté, maladroitement sans doute, de dessiner dans mes livres. 
Que ceux qui s’inspirent néanmoins d’une autre vérité, emportent quelques pétales de mon jardin.


mercredi 19 avril 2017

sexisme

“La chef du parti…”, “La ministre de tel autre…”, tel est aujourd’hui le charabia journalistique. Comment doit-on traduire “le PDG” en féminin ?Mais, rétorquera “la journaliste”, comment le lecteur saura-t-il, sinon, que le chef de parti en question est une femme ? D’abord, est-il vraiment nécessaire d’en connaître le sexe ? Pourquoi pas aussi le tour de poitrine ? L’information n’est-elle pas le fait lui-même ? Ou bien est-ce le sexe de celui qui fait ? Et puis, l’article cite bien le nom et le prénom de la personne ! Il est vrai que, poussé à l’extrême de sa sottise, ce féminisme linguistique saura bien un jour rendre obligatoires les prénoms neutres, dans le style “ma femme s’appelle Maurice”. De plus, cette poussée de fièvre féministe devrait justifier en retour le “masculisme” ! On écrirait alors : “Un person a secouru le victime”… Tout cela parce qu'on a oublié que le genre d'un nom de titre, de métier ou d'emploi, en grammaire, n'est pas lié au sexe de la personne que ce mot qualifie. Ces féministes hystériques méritent décidément le bonnet d’ânesse. 

samedi 15 avril 2017

Résurrection

"Le corps de Jésus n'était plus là, mais le linceul était resté, tel qu'il était quand il enveloppait le cadavre, simplement affaissé sur lui-même, comme s'il s'était vidé de l'intérieur ; comme si la chair, subitement, était devenue autre chose. Autre chose qui ne fût pas matière ; comme si le corps s'était dématérialisé à l'intérieur du linceul."
"Jésus "resurgit" au milieu des hommes. Ce n'est pas le corps supplicié de Jésus qui se relève du tombeau, ranimé par sa force spirituelle, mais bien une nouvelle image qui "surgit" une deuxième fois sur l'écran de la vie. La Résurrection est une nouvelle naissance de l'immatériel dans la matérialité."
"La réalité matérielle se déchire devant Jésus pour afficher une nouvelle image du Tout. C'est la science qui, deux mille ans après les faits, nous a enseigné que la localisation matérielle des êtres et des choses est une réduction d'une autre vérité transcendante. Soyons au moins logiques, et regardons les faits sous cet éclairage. Alors, la Résurrection perd sa magie, pour devenir le processus normal de la physique divine"
"La Résurrection est un colossal big bang qui fait "surgir" Jésus, flux de Dieu, en chaque être qui sait voir avec les yeux de l'esprit." 

vendredi 7 avril 2017

Laïcité

Il faudra bien, un jour, se rendre à l'évidence que le germe qui a fait pousser dans notre société actuelle le cancer de l'islamisme identitaire qui s'exprime désormais dans le terrorisme, est l'intellectualisme stupide du politiquement correct, et son dogme contre nature de laïcité. Le concept de laïcité n’est plus une règle de gouvernement neutre vis-à-vis des diverses religions, mais dissimule l’anticléricalisme pathologique de certains — minoritaires, pourtant —. C’est en ce sens que la laïcité en question est contre nature, car la nature a besoin de religion. Relayée par la puissance de lavage de cerveaux et de bourrage de crâne des médias de l'audiovisuel, cette dictature de la pensée athée, le plus souvent maçonne, a rejeté les croyants dans le communautarisme, annihilant toute possibilité sociale de "vivre ensemble". Sont nées, dès lors, des générations qui se disent musulmanes, chrétiennes ou autres, pour se définir une identité, pour se doter d'un sentiment d'appartenance face à l’État ennemi. C'est de cette manière que naissent les guerres civiles. Le politiquement correct en est responsable.

dimanche 2 avril 2017

À propos de la proclamation de la Grand mosquée de Paris


Les propos de ce recteur de la mosquée de Paris sont intéressants, mais les commentaires de l’Obs démontrent, s’il en était besoin, qu’un athée qui parle de religion ne sait pas de quoi il parle : “Ce document prend acte de la façon dont l'écrasante majorité des Français de confession musulmane vit déjà sa religion : d'une façon laïque, apaisée à l'égard de la République. Dalil Boubakeur formalise par écrit ce qui correspond déjà à la façon dont les trois quarts des musulmans vivent leur foi”. Comment une religion pourrait-elle être laïque ? C’est l’État — la République, comme l’on dit — qui a le devoir d’être laïc vis-à-vis de toutes les religions ; et pas l’inverse. Quant à “la façon dont les musulmans vivent leur foi”, il faut être clair : une foi ne s’aménage pas en fonction de l’environnement. Ou alors, ce n’est plus une foi, mais un mode de vie. Il appartient aux musulmans, et à eux seuls, de lever un certain nombre d’ambiguïtés qui troublent leur foi universelle, et qui sont à l’origine des conflits actuels.

mardi 21 mars 2017

Salons du livre : salons des écrivains, ou salons des libraires ?

La presse fait état d’une baisse sensible de fréquentation du Salon du livre de Paris en 2016, de 27.000 entrées, avec155.000 visiteurs contre 200.000 escomptés. Mis en cause, le prix d’entrée jugé excessif (39 € pour les quatre jours, 12 € pour le samedi ou le dimanche). Certes, ce paramètre compte, mais est-ce la vraie raison ?
On y apprend par exemple qu’il a été interdit aux visiteurs d'apporter leur propre exemplaire déjà acheté pour obtenir une dédicace de l’auteur présent. Voilà qui caricature à souhait la dérive mercantile de trop de ces salons — pas tous, heureusement ! —. Les auteurs qui pratiquent un peu de communication annoncent pourtant souvent : “Je dédicacerai tel jour à tel endroit…”. Faut-il sous-entendre : “Je dédicacerai le livre que vous achèterez au libraire présent” ? Dès lors, les visiteurs de ces manifestations sont en droit de faire observer qu’on ne paye pas pour entrer dans une librairie.
Parallèlement, est-il justifié de faire payer un écrivain qui vient dédicacer ses livres vendus par ledit libraire ? L’auteur d’un livre est-il un fournisseur qu’on pourrait soumettre à la pression d’un supermarché ? Ferions-nous payer Balzac, Sand, Hugo s’ils offraient leur temps pour une journée dédicace ? Oh ! je sais ! l’auteur lambda n’a pas cette stature ! Il n’empêche, sans auteur, pas de littérature, pas de livre et pas de libraire. Mais alors, direz-vous, si personne ne cotise, qui paiera les frais du salon ? Eh bien ! ceux qui y font commerce ! Les libraires, et les éditeurs — dont je fais modestement partie — ! À eux de faire leur compte d’exploitation, et de décider s’ils font ou non l’investissement.
Seulement, voilà ! Les frais de ces salons-là sont énormes. Pourquoi ? Parce qu’en plus des dépenses matérielles, il y a les “peoples”; ces vedettes de l’audiovisuel que l’on s’arrache à grands frais pour attirer les foules. Il n’y a rien de littéraire dans cette démarche, sinon par nègre interposé. L’événement n’est plus un salon littéraire, mais une foire commerciale. Dès lors, est-il tellement illégitime de faire payer le badaud qui ne se déplace que pour voir, pour toucher, telle ou telle célébrité de la télévision ; pour emporter comme une relique quelques gouttes de son encre sur un bouquin qu’il ne lira jamais, quand il ne demande pas l'autographe sur un prospectus gratuit ?
La chaîne du livre, dont on se gargarise à l’excès, pourrait-elle remettre enfin ses maillons dans l’ordre, au bénéfice de sa raison d’être : la rencontre, le dialogue, entre un auteur et un lecteur ?

lundi 6 mars 2017

Smartphone… à vos souhaits !

Qui donc a inventé ce mot de torture pour notre langue française ? Un “ph” qui suit directement un “rt” ! Quatre consonnes à franchir d’un coup ! Il faut se livrer à des contorsions linguales pour prononcer ça. On croirait que l’on crache un pépin… S’il manque une dent de devant à votre interlocuteur, vous êtes bon pour les postillons dans la figure… Essayez “smartophone” ou “smartiphone”, ça va quand même mieux !