samedi 5 décembre 2015

Le Futuroscope dans un casque…

J’ai connu le Futuroscope à son enfance, au début des années 90. Je l’ai vu grandir et attirer les foules. Au prix d’investissements énormes — publics, il est vrai — en salles spécifiques dont les infrastructures lourdes étaient dignes des meilleurs sous-marins, il offrait des spectacles dynamiques en trois dimensions, d’un réalisme époustouflant. Je me souviens avoir alors imaginé qu’un jour, peut-être, des technologies nouvelles mettraient ces performances à la portée de spectateurs individuels, à la maison. Tout le monde du spectacle, alors, en serait bouleversé.
Or voilà qu’arrive aujourd’hui, vingt-cinq ans après, la “réalité virtuelle”. L'oxymore fait évidemment bondir, mais il n’est qu’un slogan publicitaire. De quoi s'agit-il ? Tout simplement d’images immersives. À travers un casque individuel couplé à un ordinateur, on voit se dérouler un spectacle en 3 dimensions d’un réalisme tel que l'on croit vivre dedans. C’est le Futuroscope sur la tête. Il paraît même que l’image peut être interactive, et que l’on peut en modifier son déroulé. Ajoutez-y des effets olfactifs et tactiles, et l’on imagine ce qu’on va pouvoir en faire. Ajoutez-y encore une caméra sur le casque, et l’on va pouvoir assister en “virtuel” dans le casque à ce qui se passe hors du casque en “réel”, comme si l’on y était… Un comble ! Mieux ! On pourra accoster dans son casque l’inconnue qui passe sans que celle-ci le sache…
Saluons la prouesse. Il n’empêche que, hyper réaliste, hyper immersive, l'image reste une image, et bien une image virtuelle au sens de nos cours de physique de lycée. Et, au fond, n'est-ce pas notre réalité, celle qui est au dehors du casque, qui est "virtuelle" ? Il y aurait alors une réalité "réelle" quelque part, hors de notre salle de spectacle qu'est notre espace-temps.

lundi 30 novembre 2015

CO2

Dans Le Figaro du 30/11/2015 : 
1 - ”La production et la consommation d'énergie représentent les deux tiers des émissions de gaz à effet de serre D'ORIGINE HUMAINE" ! 
2 - Et, l’article, de désigner coupables, pèle-mêle, la consommation de pétrole, les centrales à charbon, les réacteurs nucléaires, par opposition aux éoliennes et au solaire. 
3 - Avec cette conclusion pour le moins absurde au sens de la logique mathématique : "la meilleur énergie est celle que l'on ne consomme pas" !!!

Sur cette dernière sortie : le propre de l’énergie, c’est d’être consommée. Sinon, ce n’est plus de l’énergie ! Quand on veut démontrer quelque chose, il faut au moins rester logique.
Sur le verdict du 2 : on voit, gros comme le nez sur la figure, ou plutôt gros comme une éolienne en Beauce, où sont les intérêts sous-jacents. Quant à accuser l’énergie nucléaire de produire du co2 et d’être responsable du réchauffement du climat de la Terre, cela relève au mieux de l’incompétence, au pire du “foutage de gueule”.  
Mais, remarque-t-on la galipette du raisonnement exprimé en ligne 1 ? On pourrait l’écrire autrement ; “le gaz à effet de serre D’ORIGINE HUMAINE provient de la production et de la consommation d’énergie de L’HOMME” !  Monsieur de La Palice n’aurait pas dit le contraire. Mais, lue en passant vite, cette phrase volontairement trompeuse laisse croire que l’Himalaya est en train de s’écrouler, et ses insondables fosses sous-marines de se combler, sous les coups de boutoirs de nos pots d'échappement. 
Décidément, l’écologie est une science trop sérieuse pour être confié aux écologistes. 

dimanche 22 novembre 2015

Pas peur !

Samedi 21 novembre 2015, au salon des écrivains catholiques à la mairie du VIe à Paris. Une centaine d’auteurs présentaient leurs travaux dont, souvent, l'excellence des titres m'a frappé. Une foule de visiteurs s'y sont bousculés tout l'après-midi, interrogeant, recherchant des ouvrages sur des sujets bien précis et de haut niveau, et cela malgré les contrôles de vigiles à l’entrée, plan Vigipirate oblige. Il y avait là une France qui n'avait pas peur.
Dimanche 22, à la basilique Saint-Martin à Tours. Une voiture de police avec hommes en arme est postée à l'entrée. Une solennité grandiose du Christ-Roi, présidée par l'archevêque de Tours, précédée par le pèlerinage des catéchistes de la région Centre, a fait église comble comme je ne l'ai jamais vue. Les orgues, célestes ; les chœurs, sublimes ; les chants de la foule transportée ; font vibrer les voûtes de l'édifice. Il y a là encore, une France qui n'a pas peur. 
Pourquoi faut-il qu'une telle densité d'amour ; qu’une telle profondeur de paix ; doivent maintenant être protégées par les armes ? Prophètes de malheur, mercenaires de la haine contre Dieu, perroquets bornés d'une laïcité de tartuffes, ombres occultes de vos gourous des messes noires, vous êtes une poignée malfaisante dans une foule qui n'a pas peur. 

dimanche 15 novembre 2015

La guerre.

Il faudra bien, un jour, se rendre à l'évidence que le germe qui a fait pousser dans notre société actuelle le cancer de l'islamisme identitaire qui s'exprime désormais dans le terrorisme, c'est l'intellectualisme crétin du politiquement correct, et son dogme contre nature de la laïcité. Le concept de laïcité, pour les musulmans — et aussi, hélas, pour bien des non croyants — se traduit en termes d'athéisme, de lutte contre les religions. Relayée par la puissance de lavage de cerveaux et de bourrage de crânes des média de l'audiovisuel, cette dictature de la pensée, fondamentalement antireligieuse, a rejeté les croyants dans le communautarisme, annihilant toute possibilité sociale de "vivre ensemble".  Sont nées, dès lors, des générations qui ne se disent plus musulmanes par leur foi, mais pour se définir une identité, pour se doter d'un sentiment  d'appartenance face à ce qu'elles considèrent comme l'ennemi. Et le mal touche aussi, maintenant, certains chrétiens nouveaux.C'est de cette manière que naissent les guerres civiles.

mercredi 11 novembre 2015

Français de souche, breton de racines

La France, terre d'immigration, disent certains ? Faux ! Ils mentent. Tout le monde ment aujourd’hui. Ou bien ils ne savent rien. Je suis breton. Depuis cinq siècles avec certitude, et sans doute beaucoup plus. Qui le niera ? Pendant des siècles, mes lointains aïeux ont défendu leur indépendance contre leurs deux voisins. Or, depuis cinq siècles, le duché est français ! Les Bretons ne sont pas entrés en France pour s'y installer. C'est la France qui s'est construite sur eux, par les armes et par la ruse ! Les Bretons ne sont pas des immigrés. C'est la France qui s'est introduite chez eux ! La France, souche unique, plonge l'une de ses plus solides racines dans le passé lointain de ce roc de granit, proue inusable du continent. France des druides, France des rois, France révolutionnaire, France impériale, France moderne qui désormais se cherche, toutes ces France, nées des chocs d'excès inverses, furent les fruits des multiples saisons d'un même arbre.

samedi 7 novembre 2015

Pater Noster

La traduction française du “Pater Noster” devrait subir une modification en 2017. 
Cette prière des chrétiens nous a été enseignée par le Christ lui-même. Mais, comment la traduire avec exactitude ? Or, nous sommes un certain nombre d’anciens à avoir appris et aimé un texte qui, lors de la semaine de l’Unité en 1966, a été mystérieusement modifié dans un but, paraît-il, œcuménique.
1- On disait alors ; “donnez-nous notre pain quotidien”. Outre le tutoiement, à mon goût de mauvais aloi, quelle idée a-t-on eu de remplacer cette supplique, fondamentale pour qui sait les angoisses de la famine, par “donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour” ? Il s’agit du pain quotidien. Ces deux mots font un seul substantif, la nourriture quotidienne, tant spirituelle que corporelle d'ailleurs. Le terme pain n’est là qu’en tant que symbole de nourriture. Le Pater Noster n’est pas un menu dans lequel on choisit ce que l’on va manger. Ce n’est pas du pain que l’on demande, mais “le pain quotidien”. Ce n’est pas la même chose. Quant à faire la redite “aujourd’hui” et “ce jour”, c’est au moins une faute de style, au pire, une supercherie. On sous-entend par là que demain, on en demandera autant.
2- On disait : “pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés”. Quelle idée, encore, d’y ajouter : “comme nous pardonnons aussi…” ? Comme et aussi sont redondants. C’est une laideur grammaticale.
3- On disait : “ne nous laissez pas succomber à la tentation”. Voilà qu’il a fallu dire :”ne nous soumets pas à la tentation”. Mais, de quel droit serions-nous dispensés de tentation ? La tentation fait partie de la nature humaine depuis que nos ancêtres communs furent chassés du paradis. Le Christ, lui-même y fut soumis. Il y résista. Et nous, voudrions en être exemptés ? C'est la force d'y résister qu'il nous faut demander. Ce texte-là laisse penser que les innovateurs en question ne savaient pas très bien pour quoi ils priaient.
Il semble que ce soit cette dernière erreur que l’église envisage de corriger. On parle de : “ne nous abandonne point à la tentation”. Ou bien : “ne nous laisse pas entrer en tentation”. Soit ! Mais, ce n’est pas mieux que la vieille formule traditionnelle : “ne nous laissez pas succomber à la tentation”. 
Pour ma part, et nonobstant le respect sincère, fervent et indéfectible que j’affirme envers l’Église, j’entends continuer de m’adresser à Dieu dans les termes que je ressens comme étant les plus authentiques. 

lundi 19 octobre 2015

Église : la pyramide à l'envers ?

Jean-Marie Guénois rapporte, dans Le Figaro du 19 octobre 2015, que le pape François souhaite décentraliser le pouvoir dans l'Église. 
Dit comme cela, nul doute que l'idée plaira. L'état d'esprit ambiant est friand de tout ce qui remet en question les hiérarchies établies.
Mais, il faut lire la suite. Dans la pensée du pape, est-il dit, la pyramide hiérarchique traditionnelle serait renversée. La pointe de la pyramide — le pape dans sa fonction de pape — se placerait en bas. La base de la pyramide — le peuple des croyants — serait en haut. Et, entre les deux, l'on trouverait les évêques, dont celui de Rome, c'est-à-dire le pape dans sa fonction d'évêque.
La base, en haut, serait déclarée "infaillible" en raison "de sa foi profonde". Le synode des évêques — dont le pape — aurait pour rôle d'écouter ce que l'Esprit Saint dit à l'Église. Enfin, le pape, à la base, déciderait.
J'espère que la pensée du pape a été mal retransmise, ou bien que je l'ai mal comprise. Car alors, se présenterait pour moi un douloureux problème me mettant pour la première fois de ma vie en désaccord avec le Saint-Père. 
Car enfin, que Sa Sainteté le pape me pardonne, mais il est patent aujourd'hui que les moyens technologiques modernes sont redoutables, qui permettent, à qui tient l'audiovisuel, de manipuler massivement les esprits, fussent-ils croyants. Nos démocraties en fournissent hélas ! la preuve constante. Qu'en serait-il alors de l'infaillibilité des fidèles ?
Je n'ignore pas la répartie qui pourrait être faite à mes craintes, à savoir que l'Esprit Saint sera toujours plus fort que la télé pour éclairer les croyants. Mais alors, si la base devenue sommet s'exprime, quel rôle auront les conférences épiscopales vis-à-vis de ces proclamations collectives réputées incontestables ? Et le pape, qui décide en dernier recours, comment pourrait-il s'opposer à l'infaillibilité ?
Les prochaines semaines, j'espère, apporteront les éclaircissements qui rétabliront la vraie pensée du successeur de Pierre.

jeudi 8 octobre 2015

Souches et races

Souche, race, mots interdits ? De quel droit ? 
Bien sûr qu’il y a des souches ! Chacun de nous est issu de la sienne, ou des siennes. Vous connaissez beaucoup de personnes qui n’ont pas d’ancêtres ? Certaines ont une souche restée concentrée depuis des siècles en un même lieu géographique. C’est de plus en plus rare. D’autres affichent déjà dans leur généalogie des souches de localisations multiples sur cette Terre. Avec ce qu’on appelle la mondialisation, cette caractéristique se généralisera. Mais, les croisements de souches ne supprimeront pas les souches elles-mêmes. Elles sont dans l’histoire et y demeureront, n’en déplaise à ceux qui pensent que le monde a commencé avec eux.
Bien sûr qu’il y a des races ! Elles sont l’expression, en ce monde, de la diversité des souches. Si souches il y a, races il y a ! Ou, plus exactement, il y a encore, car un jour, sans doute, l’humanité sera uniformisée, si elle parvient jusque-là. Pour autant, la reconnaissance de l’existence des races historiques ne préjuge en rien d’une classification en valeur et en mérite des êtres humains d’aujourd’hui. D’ailleurs, dans cette hypothèse, l’évolution contemporaine, intellectuelle et morale, de la race dite blanche ne plaiderait pas en sa faveur… Un célèbre chirurgien et ami, Bernard Debré, disait que, quelle que soit la couleur de la peau, tout le monde a les reins à la même place. Bien entendu ! Mais, qu’il me permette, l’Homme n’est pas fait que de peau et de reins. Il semble bien, quand même, que des races issues de souches aux antipodes les unes des autres, présentent aujourd’hui, non seulement des aspects, mais des mœurs et des croyances différentes dues à la longue maturation des siècles. Les gens — sans aucune connotation péjorative dans ce terme — aiment bien rêver de cousins cosmiques qu’on découvrirait un jour, habitant quelque planète lointaine. Dira-t-on encore, en les voyant, qu’il n’y a pas de souche ni de race ?

Ceci étant, dire que telle ou telle nation est un pays de telle ou telle race est évidemment faux, si l’on sous-entend l’exclusivité. Tout au plus peut-on dire qu’en ce pays-là, telle ou telle race est majoritaire en nombre. Voilà pourquoi le vrai problème qui se cache aujourd’hui derrière toutes ces polémiques stériles et souvent intellectuellement malhonnêtes est celui de la cohabitation harmonieuse et pacifique de ces races. Ce n’est pas en supprimant le mot que l’on va supprimer le problème. Un journaliste écrivait que les propos du général De Gaulle sur le sujet étaient anachroniques de plus de cinquante ans. Qu'est-ce que cinquante ans changent pour un problème multimillénaire ? Les nations se sont construites sur leurs mouvements de populations. Chaque fois que ceux-ci ont été lents et progressifs, ils se sont déroulés sans heurts, et les peuples s’en sont enrichis mutuellement. Chaque fois qu’ils ont pris la tournure d’invasions brutales, il y eut du sang et des larmes. Nos édiles devraient relire l’Histoire.

jeudi 1 octobre 2015

Français de souche

La souche, c'est l'endroit où se rassemblent les racines. Tout le monde a des racines. Il n'y a pas d'arbre sans racine ; il n'y a pas d'être humain sans souche. 
Parfois, toutes les racines plongent toutes dans l'histoire d'un même pays. Alors, la personne est de la souche de cette nation. Il y a des souches françaises, des souches chinoises, des souches algériennes, etc. 
Parfois, du fait des alliances des parents, les racines se nourrissent de plusieurs pays. Alors, on parlera de souches multiples. 
Mais, dire que les souches n'existent pas est aussi bête que de dire qu'il n'y a pas de différence entre une fille et un garçon ! 
Certains nous expliquent que l'on est tous métissés. Et alors ? Cela ne change rien à l'existence des souches ? Les Mahorais de souche sont Français de souche, puisque Mayotte est Française ! De même, Breton de souche, je suis Français de souche depuis le rattachement de la Bretagne à la France en 1532.  
Cette querelle sémantique n’a aucun sens, et n'est qu'artifice électoral de médiocre niveau.

jeudi 24 septembre 2015

Le livre numérique


C’est fait ! Les grands industriels de l'édition sont arrivés à leurs fins : faire barrage — provisoirement — au livre numérique. La vente des eBooks stagne aux États-Unis à 20%, et même commence à baisser. Comment ? Voilà des mois qu’ils se battent pour faire monter les prix du numérique. Aujourd’hui, on propose des eBooks à 15 $, quand la version papier est vendue à 19 $. On trouve même des livres numériques plus chers que des versions papier ! Rien d’étonnant que, dans ces conditions, les consommateurs ne voient aucune raison d’investir dans une tablette de lecture. Or, c’est une escroquerie ! Le prix de revient d’un fichier numérique n’a rien à voir avec celui d’un livre papier. Il n’y a ni imprimeur à payer, ni frais de transport, de distribution, de stockage et de manutention. Un livre papier vendu à 20 € peut facilement se vendre moins de 7 à 9 € en conservant le même niveau de marge. Mais voilà ! La “chaîne du livre” est directement menacée. Elle se défend. Cela se comprend, mais présente bien le visage d’un combat d’arrière-garde. On ne tue pas une révolution technologique comme celle-ci, du niveau de celle que fut jadis l’invention de l’imprimerie, par quelques accords de négoce aux franges de l’illicite. Je ne serais pas étonné que bientôt se fassent jour des vecteurs de diffusion du numérique sur des chemins parallèles. On voit bien Apple se préparer à vendre des voitures ! Alors, des livres…  

Ceci étant, je n’ai aucun intérêt personnel dans telle ou telle forme d’édition. Seule la littérature m’intéresse. Le contenu et non l’emballage.

mercredi 23 septembre 2015

L'état du monde

La France a une armée de qualité, mais n'a plus de dirigeant. 
L'Allemagne semble avoir un dirigeant, mais n'a pas d'armée. 
L'Angleterre ? Il lui reste son île.
L'Europe ? Elle n'existe pas. 
Les États-Unis ? Ils ont la force, mais pas de tête. 
Les Russes ? Ils ont la tête, mais peu de moyens. 
La Chine ? Un milliard et demi de pauvres types menés à coups de triques par des rescapés du communisme anachronique. 
Et, là-dessus, pousse le cancer islamiste des égorgeurs. L'avenir est sombre.

mercredi 2 septembre 2015

Cousins cosmiques ? Suite


Parmi les visiteurs de La Forêt de Livres qui s’intéressent à mon dernier livre, “Pourquoi quelque chose? Pourquoi quelqu’un ?”, une dame se confie :
— Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est que dans toute cette immensité il n’y ait pas d’autres habitants que nous.
La foule, la chaleur et peut-être la lassitude ne m’ont pas permis de proposer à cette personne une réponse satisfaisante. Essayons d’y voir clair.
Si l’on prend comme acquis le fait que l’Univers a 14 milliards d’années d’âge, la distance qui nous sépare de son point origine est donc celle que la lumière a eu le temps de parcourir pendant ce délai, puisque rien ne va plus vite qu’elle. On appelle cela 14 milliards d’années-lumière de distance. À la vitesse de 300.000 kilomètres par seconde, cela fait, en kilomètres, le chiffre 14 suivi de 32 zéros ! Essayez de l’écrire et de le lire… En réalité, du fait de l’inflation originelle de l’Univers en ses premiers instants, ces 14 milliards d’années-lumière se sont transformés en 35 milliards en quelques parcelles de la première seconde. Et comme l’expansion dudit univers continue depuis, c’est aujourd’hui 46 milliards d’années-lumière qui nous contemplent. 
L’immensité est en effet immense. Et, si un cousin cosmique s’y trouve quelque part, ce sera tellement loin qu’il ne pourra jamais nous voir, ni nous non plus. S’il existe, ce cousin, nous vivons, lui et nous, dans deux univers temporels différents, sans aucune intercommunication possible. Alors, à quoi bon chercher ?
Mais, direz-vous :
— Il peut bien y en avoir un plus près !
Pour l’instant, on n’a rien trouvé sur notre palier. Mais, réfléchissons :
Avez-vous conscience de l’extraordinaire et pour tout dire inimaginable complexité du processus de la vie et de l’organisme de chair que nous sommes ? Si je me cantonne, chère Madame, dans votre mode de pensée strictement matérialiste, semble-t-il, il n’y a que le hasard auquel je peux imputer ce prodigieux résultat. Prodigieux, déjà, qu’un assemblage aléatoire de multiples particules infinitésimales ait abouti à quelque chose de vivant. Prodigieux, ensuite que cette cellule originelle se soit assemblée à ses semblables, par hasard toujours, pour construire votre personne qui feuillette mon livre et me pose une telle question. Et, vous voudriez que cette invraisemblable suite de coups de dés se reproduise une deuxième fois, une troisième fois, et cela dans le même hameau du ciel !

Alors, il reste une dernière hypothèse. Ce serait que l’approche positiviste ne soit pas la bonne, et qu’il faille se poser la question en termes de Création de l’Esprit. Cela est un autre débat.

jeudi 27 août 2015

Migrants

Si je fuyais mon pays, pourchassé par les égorgeurs, et si, de l’autre côté de la mer, on me proposait de prendre les armes pour aller combattre et anéantir ces hordes sauvages, je m’enrôlerais sans doute d’emblée. L’Europe a dû accueillir, ces deux années passées, autour du million de migrants. C’est une armée aussi nombreuse que celle de la France qui peut y être levée parmi ses hommes jeunes et valides. Ceux qui s’y refuseraient seraient démasqués comme profiteurs économiques, et non plus réfugiés à secourir. Encadrée et jointe aux moyens des armées européennes, cette force d’intervention saurait rapidement éradiquer sur place le cancer du terrorisme islamiste. Utopie ? Oui, car il n’y a plus de courage en politique.

samedi 15 août 2015

Bretagne chrétienne

Messe d’Assomption au pardon annuel de Rochereuil en Côtes-d’Armor. Courte procession chantée jusqu’a la grotte de Lourdes reconstituée dans le granit de cette colline dont je ne m’étonnerais pas qu’elle fût jadis un site de dévotion au dieu gaulois Belenos. Puis, après un instant de silence et de prière pour les autres chrétiens, d’Iraq, de Syrie et d’ailleurs, nous parviennent du fond du vallon les tintements sourds des cloches de l’église. Instant suprême ! Bretagne chrétienne !

lundi 10 août 2015

La Chine

La croissance du mastodonte chinois s'essouffle. Et l'occident de se désoler pour ses exportations, l’œil rivé sur son propre compte d'exploitation. Certes, l'époque récente encore où la Chine osait dire haut et fort "nous aurons besoin de tout l'acier du monde" semble révolue. Il n'empêche, elle consomme encore la moitié de la production de métaux et la moitié des céréales. Un coup de frein brutal à cette dynamique risque bien d'en envoyer quelques-uns dans le pare-brise. Mais il y a plus grave. Croit-on qu'un milliard et demi de Chinois vont s'installer ainsi, paisiblement, dans la récession ? Que leurs dirigeants communistes vont contempler sans réagir l'effondrement de leur monstre économique ? Eux ne font pas de l'économie, mais de la politique. Leur politique, alors, pour se maintenir au pouvoir, n'aura pas d'autre issue que la guerre. L'effondrement de la Chine sonnerait le coup d'envoi de la troisième guerre mondiale.