jeudi 16 mai 2013

Manifestation antimariage gay


À lire les commentaires des personnes interpellées par la police lors des défilés antimariage gay, il faut se rendre à l’évidence : les ordres de “casser la manif“ viennent de haut, de très haut. Et ceux de laisser faire les casseurs de banlieue ont la même origine.
L’un des interpellés, qui ne faisait que regarder « n’a pas compris pourquoi on l’attrapait et le menottait ». Cinq autres qui buvaient un verre après le sport, en jogging, mais ne faisant pas partie de la manif, « ont tous été embarqués ». Et d’ajouter : « les agents nous ont indiqué qu’ils ne faisaient qu’exécuter les ordres ». Ou encore ceci : « les gendarmes et CRS nous disent qu’ils ne nous en veulent pas, à nous, mais aux ordres qu’ils trouvent de plus en plus ridicules. On est en train de créer un climat d’insubordination ». Bientôt ils diront “Stop“.
Faut-il reprocher aux gendarmes et policiers d’obéir aux ordres, souhaiter leur insubordination ?

dimanche 12 mai 2013

Ascension (suite)


J'avais à peine rédigé le message ci-dessous, que l'Évangile du jour me remettait en mémoire ce passage oublié de Jean (17,20-26). Jésus, désignant ceux qui l’entourent, prie son Père en ces termes : 
« Je prie (…) pour que tous soient UN, comme vous, mon Père, vous êtes en moi et moi en vous ; pour que, eux aussi, ils soient UN en nous (…). Je leur ai donné la gloire que vous m’avez donnée, afin qu’ils soient UN comme nous sommes UN, moi en eux, et vous en moi, afin qu’ils soient parfaitement UN, et que le monde connaisse que vous m’avez envoyé (…). »
Je ne crois pas au hasard. Il fallait que je m’ouvre l’esprit à l’Ascension, pour que me soit révélé le sens fulgurant de cette prière de Jésus, il y a vingt et un siècles ! Ce UN dont j’ai tant parlé dans mes livres sans savoir… Ce UN du Père et du Ressuscité. Ce UN du Christ et de chaque Homme. Ce UN de tous les Hommes en leur humanité en devenir. La clef ! 

Ascension


Cette fête de l’Ascension m’a fait réfléchir. Jésus ressuscité, c’est déjà un insondable mystère. Mais, le ressuscité qui “monte au ciel“, devant témoins, quelques jours après, voilà qui mérite explications. Car, si le ciel dont il s’agit n’est que notre firmament, qu’y trouvera le Christ, s’il ne cesse d’y “monter“ ? Mille, un million, un milliard, quatorze milliards d’années-lumière, et le voilà parvenu au début du monde, réduit en ce point zéro dont tout est issu. Si le Christ, alors, par ce point origine “monte“ encore, il franchira le seuil de l’au-delà, pour s’identifier au royaume de l’immatériel où, en l’absence de temps et d’espace, tout ne peut être qu’UN. Mais, nous-mêmes, qui dans notre univers bizarre meublons un coin d’une banale galaxie, nous sommes aussi issus de ce Tout en UN, projetés on ne sait trop comment ni pourquoi à travers ce même point zéro qui engendra l’espace-temps. Nous portons donc en nous, chacun, non pas une parcelle, mais la totalité de ce Tout oublié, puisque nous contenons nécessairement le zéro qui fut son point de passage. Dès lors, lorsque le Christ retourne au Tout, au terme de son Ascension, c’est en nous qu’il pénètre, en chacun de nous à la fois. Redoutable découverte qui, brusquement, donne un sens vertigineux à l’Ascension, mais aussi à l’Eucharistie. Qu’est-ce en effet que la “Communion“, sinon le geste par lequel se renouvelle l’Ascension du Christ en nous-mêmes, porté par la sainte hostie ?

vendredi 10 mai 2013

mariage homo et état-civil


Cette histoire de mariage homo est vraiment abracadabrantesquissime ! 
Jusqu’à preuve du contraire, nous avons tous deux géniteurs, nécessairement de sexes opposés — en tout cas, tant que l’irresponsabilité ambiante n’aura pas aussi légalisé le clonage reproductif —. Pour attribuer à chacun un matricule, la loi française avait prévu de transmettre le nom du géniteur mâle. Certains se sont émus que cette règle patronymique ancestrale faisait offense à la mère. C’est vrai. Chacun a le droit de porter de façon égale dans son cœur — et pourquoi pas dans son nom ? — le souvenir de ses deux géniteurs, comme il en porte les gènes dans ses cellules. La loi a donc autorisé en 2005 l’usage du matronyme ou du patronyme, au choix. Et, comme le législateur n’aime pas imposer un choix, il a permis aussi l’usage des deux, ce qui évite de choisir. 
Ainsi, si votre grand-père paternel s’appelait Dupont ; votre grand-mère paternelle, Dubois ; votre grand-père maternel, Duval ; et votre grand-mère maternelle, Durand ; alors vous pourriez vous faire appeler :

jeudi 9 mai 2013

Laïcité


Entre 6 et 8 millions de Coptes, chrétiens d’Égypte descendants des fidèles de Marc, l’évangéliste d’Alexandrie en l’an 41, sont aujourd’hui menacés dans leur vie par la puissante confrérie des Frères musulmans, au pouvoir à travers l’actuel président et son gouvernement islamiste. Un excellent article du magazine Le Point nous fait découvrir leur nouveau pape, Tawadros II. Que dit celui-ci ? Qu’il faut rendre à César ce qui est à César, et donc à Dieu ce qui est à Dieu ; qu’une religion n’a pas vocation à se saisir du pouvoir temporel ; qu’à l’inverse, celui-ci n’a pas à s’immiscer dans la vie religieuse ; que les Coptes doivent conserver leur liberté entière de citoyens à entrer dans le parti de leur choix, et non dans un parti copte : « nous refusons l’instauration d’un parti religieux en Égypte ». Cette sagesse pourrait-elle inspirer nos démocraties qui, sous l’alibi trompeur de laïcité, livrent le pouvoir aux confréries des Frères athées ? Car la laïcité n’est pas l’athéisme.

dimanche 5 mai 2013

La théorie du chaos


Il serait intéressant de demander à Monsieur Strauss-Kahn si, les choses n’ayant pas été ce qu’elles ont été et s’il avait été élu président de la République en lieu et place du candidat de remplacement de son parti, il aurait, lui aussi, chassé de France les citoyens riches, alourdi la charge salariale de la fonction publique, libéré les délinquants, abattu les valeurs ancestrales du mariage, jeté à terre l’entente au sommet de l’Union Européenne, etc. Et si la réponse à cette question devait être négative, il conviendrait alors de méditer sur le fait étrange qu’une, somme toute, modeste aventure personnelle d’hôtel ait pu finalement conduire la France au bord du désastre et de l’explosion sociale, mettre en danger l’Europe, se répercuter sur le monde entier.
Nous sommes en plein dans l’illustration de la théorie du chaos, théorie scientifique fort sérieuse qui stipule qu’un simple battement d'ailes de papillon peut déclencher un ouragan à l'autre bout du monde. Il aurait suffi qu’une femme de chambre n’ouvrît pas la porte de la suite 2806 du Sofitel de New York à l’instant précis où son occupant sortait de la salle de bains, pour que la face du monde en soit changée de l’autre côté de l’Atlantique.

mercredi 1 mai 2013

“Droit“ des animaux.


Extrait de l’interview d’un soi-disant philosophe, rapportée dans Le Point du 25 avril 2013 :
Question
« Votre théorie consiste à dire que, face à une situation qui implique un choix à faire entre sauver la vie d'un homme et celle d'un animal, il faut privilégier celui qui a le plus à perdre. (…) Ce qui revient à dire qu'entre la vie d'un handicapé mental profond ou d'un humain plongé dans un état végétatif et celle d'un animal il faut choisir de sauver la vie de l'animal parce qu'il a un intérêt supérieur à vivre, que sa vie vaut la peine d'être pleinement vécue. Est-ce bien ça ? »
Réponse
« Considéré en tant que tel, oui, et dans la mesure où l'on parle bien d'un handicap intellectuel très profond (…), une absence totale des capacités dont jouissent certains animaux, alors oui, dans ce cas là, je choisis de sauver la vie de l'animal capable de jouir de sa vie et non pas celle de l'humain qui en est totalement incapable. »

Voilà où conduit le matérialisme borné qui

vendredi 26 avril 2013

Faut-il quitter la France ?


La tentation en est grande chez les jeunes diplômés de nos écoles, graine d’entrepreneurs qui ne voient plus comment ils pourront s’exprimer et réussir leur vie dans un pays envahi par le pouvoir de la médiocrité. Ces jeunes ne sont plus les rejetons adulés de l’après-Libération, demi-dieux écervelés qui, dans une crise de boutons, dépavèrent les rues en 68. Ceux-ci ont bientôt 70 ans ! Les jeunes d’aujourd’hui ont le monde entier au bout de leur portable. La guerre ? Elle est économique et financière, et ils sont prêts à aller au front.
Pour autant, faut-il fuir son pays quand l’envahisseur le submerge ? Je ne sais ce que j’aurais fait en 40, j’étais enfant. Mais — est-ce l’atavisme paysan ? —, les deux sabots plantés dans la terre de mon pays, je n’aurais sans doute pas accepté qu’on m’en délogeât.  Il y a, aux frontières, des candidats à l’installation qui n’attendent que cela. La France sans les Français, quelle aubaine !
Alors, chacun est seul face à sa décision, et les deux options sont honorables. Que l’on pense, simplement, qu’il y a deux options. 

jeudi 25 avril 2013

Mariage "civil".


Il paraît que la France est le quatorzième pays à légaliser le mariage (civil) entre deux individus du même sexe. Et on se justifie avec ça ! Mais c’est de la France qu’il s’agit, pas des autres ! En cherchant un peu on trouverait bien encore des peuplades qui pratiquent l’anthropophagie rituelle. Alors, pourquoi pas nous ?
La vérité est que la France est tombée entre les mains des casseurs. Les résidus de 68 entendent donner le bouquet final de leur feu d’artifice de démolition nationale, avant de sombrer dans les poubelles de l’Histoire. Le mariage civil était un trop beau symbole de la vitalité éternelle des familles françaises. Ceux qui s’en étaient exclus eux-mêmes par commodité de jouissance immédiate, en éprouvaient la haine, en voulurent le démantèlement. Un président tenu a fait la besogne. 
Le mariage civil n’est plus qu’une simple formalité administrative et fiscale. D’ailleurs, très vite, il se fera par Internet. Pourquoi se déranger ? À quoi rime désormais la facétie d’une messe “laïque“ où un officiant de passage parodie une bénédiction de la famille nouvelle ? Quant aux enfants qu’il faudra bien, dès lors, fabriquer pour la compagnie du couple, ils végéteront un temps dans ces vases-là, comme des fleurs coupées dont il ne faudra pas oublier de changer l’eau. Triste destin, pour eux !
Je ne crois pas que le Ciel ait voulu cela, qu’Il laissera faire.

jeudi 18 avril 2013

Pseudo-mariage homosexuel


Voilà maintenant que fait débat la question de l’abrogation, lors de la prochaine alternance politique, de la loi ouvrant le mariage civil à des couples homosexuels. On entend dire qu’on ne pourra pas revenir sur cette loi, que des personnes étant “mariées“, on ne pourra pas les “démarier“, etc. 
Sur ce point de détail, ces pseudo-mariages resteront ce qu’ils sont, vieilliront et disparaîtront des écrans du présent, comme tant d’accidents oubliés. Par contre, rien n’empêchera de cesser immédiatement d’en créer d’autres. Car le monde n’est pas un présent figé autour du nombril de chacun. Il y a un après. Il n’y a même que cela d’important.
Mais, plus généralement, personne ne se rend donc compte que ce qui se passe en France aujourd’hui n’est pas une simple péripétie électorale ? Les choses ne vont pas se régler à l’aide d’une banale alternance, un coup toi, un coup moi. C’est une véritable révolution politicosociale qui déferle sur le pays, et que rien n’arrêtera plus. Mai 68 n’a jamais réuni autant de citoyens, d’autant d’origines diverses. Et pourtant, on subit encore, quarante-cinq ans après, les conséquences de son aventure.  Déjà, à l’époque, les “experts“ politiques n’avaient rien vu venir. Cela recommence. 
Alors, l’alternance ne pourra pas revenir sur la loi ? Mais, il n’y aura pas d’alternance. Il y aura un séisme.  

dimanche 14 avril 2013

L'histoire ne ressert pas les plats ?



  • En mai 1940, en pleine débâcle militaire face à la percée foudroyante des Panzers allemands, le président de la République, Albert Lebrun et le président du Conseil (Premier ministre, aujourd’hui) Paul Reynaud, dépassés par les événements, rappelaient un vieux maréchal de 84 ans, et le nommaient ministre d’État et vice-président du Conseil, avec l’idée de s’abriter derrière le vainqueur de Verdun, s’il devenait nécessaire de capituler. En même temps, ils limogeaient une charrette de généraux français, les jetant en pâture pour masquer la responsabilitédes politiques de 36 dans la défaite.
  • En mai 2013,

samedi 13 avril 2013

Le goût de lire…


Chapitre (librairie) supprime 20% de ses effectifs“. C’est considérable et probablement létal. “Virgin (dans l’attente d’un repreneur) perd 4 à 5 millions d’euros de trésorerie chaque mois, “ce qui permet de tenir jusqu’à fin juin“. Deux informations angoissantes dans un secteur qui va très mal. Et pourtant, il n’y a jamais eu autant de manifestations littéraires en France. Bientôt, pas un village qui n’ait son petit salon du livre. Seulement, voilà ! On vient y pour “se ballader“ ; pas pour acheter. Ou bien on achète pour avoir ; pas pour lire. Pour avoir le dernier people à la mode, écrit par un nègre, où il n’y a rien à lire.  Qu’importe, on n’a plus le temps de lire.
Alors, les libraires ne sont-ils pas à la hauteur ? Ou bien les auteurs sont-ils mauvais ? Ou encore, les éditeurs négligent-ils leur mission de promotion de la littérature au profit de la recherche des bons coups commerciaux ? Comment redonner le goût de lire ? Le livre électronique y parviendra-t-il ? Ou bien faut-il taxer la télé, tueuse de lecture ?
Allez ! J’ai un manuscrit à éditer, un autre à finir, des idées plein la tête…  

jeudi 11 avril 2013

Moraliser ?



Ce qui dégouline en ce moment de la politique française est infect. On dirait une fourmilière dans laquelle quelqu’un a shooté. Mais, regardez-les tous, paniqués à l’idée qu’on découvre la cachette de leur magot ! Je n’oublierai pas cette pauvre dame qui me disait un jour : “eux, au moins (les socialistes), ils sont pour nous, les petits !“ Oh oui, ils le montrent… Alors, pris la main dans le sac, les voilà qui crient au voleur ! Il faut “moraliser“ (… les autres) ! Qui ? Ne “stigmatisons“ personne, ce serait dangereux pour chacun. Occultons les responsabilités personnelles pour diaboliser le collectif anonyme. Un coup de balai général ? Mais, qui va tenir le manche ? Quand le chef, lui-même, personnalise l’image immorale du mensonge et de la tromperie, comment “moraliser“ ? Et comment imaginer qu’alors l’entourage offre le visage de la vertu ? Les voilà qui partent comme Don Quichotte à l’assaut des conflits d’intérêts. Mais, citez-moi un homme politique de notre siècle qui ait sacrifié ses intérêts personnels au bien public ! Et, vous-mêmes qui criez au scandale, n’avez-vous jamais détourné votre temps de travail au profit de vos affaires personnelles ? Et vous aussi qui, à chaque rentrée scolaire, emportez les gommes et les crayons, ne volez-vous pas l’œuf qui annonce le bœuf ? Le mal de la France, c’est les Français. Quarante ans de lavage de cerveaux post-soixante-huitard ont produit des rejetons sans foi ni loi. Alors, moraliser ? Oui, mais de A à Z. Ce n’est pas difficile. Cela prendra seulement un peu de temps : toute une vie. C’est le prix à payer pour sauver l’avenir. Sinon, adieu la France. D’aucuns veulent sauver la planète. Si l’on travaillait déjà à sauver la France ?

dimanche 7 avril 2013

Images subliminales



Benjamin LIBET, décédé en 2007, était un scientifique américain, pionnier dans le domaine de la conscience. Son livre,  “L’esprit au-delà des neurones“ aux Éditions Dervy,  nous enseigne que la conscience que nous avons d’un événement ou d’un signal quelconque n’est pas instantanée, mais que :
« Le cerveau nécessite une assez longue période d’activation appropriée — allant jusqu’à environ une demi-seconde — pour parvenir à susciter la conscience (réelle, ou réflexive) de l’événement ». 
Cela révèle que notre conscience du monde sensoriel est décalée d’autant, du présent réel des choses, si toutefois cette notion à un sens :
« Nous ne sommes pas conscients du moment exact et réel du présent. Notre expérience du “maintenant“ est systématiquement différée ou en retard ».
Mais, explique le savant,

vendredi 5 avril 2013

Il y a trente ans, Mitterrand…



Il y a trente ans, Mitterrand venait de mettre la France en faillite. 
Oh!  Il n’y a que les moins jeunes pour s’en souvenir. Se souviennent-ils qu’on n’avait plus le droit d’emporter à l’étranger plus de quelques milliers de Francs, deux ou trois, si je me souviens bien ? Je me trouvais en effet en voyage à cette époque et je revois la scène dans un magasin de vêtements : le vendeur s’approche, fait l’article à mon épouse, en Anglais, et voyant que nous restions muets demande quelle est notre nationalité.  Apprenant que nous étions Français, il dit : « alors, vous ne pouvez pas acheter » ! Et il tourne les talons pour s’occuper d’autres clients plus “solvables“. 
Fierté d’être Français !