vendredi 15 février 2013

Vrai et faux concile

Les propos du pape, jeudi 14 février 2013, devant les prêtres du diocèse de Rome, rapportés par Le Figaro du 13, sont considérables. En voici quelques extraits.


« Le monde a perçu le concile à travers le concile des médias. (…) Le concile des médias a été quasi un concile en soi. (…) Donc le concile immédiatement applicable, qui est arrivé au peuple, a été celui des médias et non celui des pères conciliaires. (…)

jeudi 14 février 2013

Mariage gay. Réponse à M. Luc Ferry

Dans une chronique du Figaro de ce jour, vous exposez, Monsieur, votre opinion à propos de la querelle du “mariage gay“ qui agite en ce moment les Français.
Il semble pourtant que vous n’ayez pas parfaitement perçu la pensée de « vos amis chrétiens » et les motifs de leur opposition à laisser dénaturer par la loi le mariage civil — car, Dieu merci, le sacrement religieux du mariage n’est pas concerné, qui en sort d’ailleurs, paradoxalement, grandi —.
Si j’ai bien compris votre démonstration, dans un premier temps, vous déniez au mariage civil toute valeur sacrée, vous appuyant sur l’idée que « la sacralisation cosmique de la nature est une conception qui n’a plus cours ». Vous posez là une vue sur l’Univers qui est aux antipodes de la spiritualité chrétienne. Il n’est pas étonnant, dès lors, que vous ne soyez pas en phase avec “vos amis chrétiens“. Permettez-moi cependant de vous poser cette question :

mercredi 13 février 2013

Les vieux

"Le Point" publie une étude amusante sur ces vieux qui restent jeunes. Mais, bien sûr, les personnes interviewées sont toutes médiatiquement hyperconnues, sinon le journal ne se vendrait pas. On y apprend que, bientôt, un Français sur dix aura plus de 75 ans. J'ai donc l'honneur d'appartenir à ces 10%, les meilleurs…
Comment rester jeune ? En ne devenant pas vieux ! On devient vieux quand on a pris conscience qu'on ne sert plus à rien… Voilà pourquoi bien des jeunes sont vieux.  Alors, par tous les moyens, rester utile. Bâtir, toujours bâtir. Se bâtir soi-même, d’abord.  Puis bâtir sa famille si l’on a eu cette chance ou si l’on en a fait le choix. Bâtir ensuite pour les autres. Bâtir avec ses mains et son cerveau. Enfin, bâtir avec l’esprit, car c’est encore bâtir. C’est ainsi qu’ayant basculé dans les 10%, j’ai entrepris d’écrire pour bâtir, pour mes lecteurs et pour moi aussi, une conception de l’indicible, de l’au-delà du visible. J’en ai fait la devise de mon site (https://sites.google.com/site/bernardhuetauteur/home). Puis, un jour, je ne pourrai plus. Alors, il me restera à dire, comme je ne sais plus qui, hélas (si quelqu’un peut me le remettre en mémoire…) :
 « Mon Dieu, si je peux encore vous être utile, je veux bien continuer. Mais si vous jugez que j’ai accompli ma tâche, alors, s’il vous plaît, ne m’oubliez pas ».

dimanche 10 février 2013

Message à Monsieur Jacques Attali

Monsieur, je n’ai pas le plaisir de vous connaître, mais me permettez-vous néanmoins de vous exprimer les sentiments que m’ont inspirés votre récente prise de position pour la suppression des fêtes religieuses dans le calendrier “laïque“. 
Vous faites une erreur fondamentale. La laïcité de l’État en France n’est pas synonyme d’anticléricalisme. Elle ne demande pas d’organiser une vie civile en opposition aux libertés religieuses des Français. La laïcité, c’est au contraire l’affirmation officielle de cette liberté première. La laïcité est le bouclier qui s’oppose à ce que l’État soit confisqué, accaparé, volé par telle ou telle confession de croyants, ou par tel ou tel athéisme de confrérie, au gré des errements politiques. S’il y avait une réflexion contemporaine à mener sur le sujet, elle serait, non pas de supprimer la liberté d’expression de la spiritualité de tous nos concitoyens, mais au contraire d’en faciliter l’accès aux populations que le bouleversement mondial des migrations déracine, hélas.
Monsieur Attali, quel mal vous ont fait les célébrations joyeuses de chaque 15 août, quand nos villages s’assemblent pour chanter autour d’un proche sanctuaire les louanges de Marie, la sainte mère du Christ ? Quel préjudice vous porte la pieuse convivialité des fêtes de famille de vos voisins autour de la première communion de leur enfant avec l’Esprit ? Quelle douleur insupportable provoque en vous la vision d’une crèche, le jour de Noël, au point de vouloir en faire un “Noël laïc (?…)“ ?
Ne seriez-vous pas —  j’en serais sincèrement navré — victime d’un début de ressentiment contre tout ce qui manifeste à vos yeux la sérénité de l’ouverture à l’au-delà qui vous semble refusée ? Je conçois que cette frustration vous soit douloureuse. Mais, je vous assure, il existe des moyens faciles pour s’en affranchir et de bénéficier soi aussi de la richesse d’une pensée qui ne soit plus bornée par un matérialisme obscurantiste, mais s’ouvre à la connaissance d’une autre dimension de l’être humain. J’ai un peu écrit sur le sujet. Cela m’a procuré chaque fois un grand bonheur. L’on a bien voulu me dire qu’au lecteur, aussi, bien souvent, il en était ainsi.
Dès lors vous comprendriez sans effort que les fêtes religieuses font partie de la vie de vos concitoyens, et que les en priver serait une forme d’amputation. Ne pratiquons pas, en France, les méthodes de l’extrémisme d’un autre âge.

vendredi 8 février 2013

Imposture

Voici comment procède une certaine science pour faire parler d’elle. 
On annonce le titre (Le Figaro de ce jour) : « Une nouvelle Terre à 13 années-lumière » ! Cela laisse penser à une découverte sensationnelle. Or, de quoi s’agit-il ? 
Des astronomes de l’Université de Harvard « estiment (?), grâce au satellite américain Kepler, que de nombreuses planètes habitables sont en orbite autour de “naines rouges“, des étoiles très fréquentes dans notre galaxie ». Et, ils en déduisent que la plus proche planète habitable, si elle existait, se situerait à seulement 13 années-lumière de nous. Puis, de conclure : « Il ne reste plus qu’à la découvrir ». 
Donc, on n’a rien découvert ! On prend seulement ses désirs pour des réalités. Une telle annonce est une imposture scientifique.

samedi 2 février 2013

Mères porteuses et commerce d'enfants

Quand un “couple“ d’hommes homosexuels aura acheté un enfant à une mère porteuse, qu’adviendra-t-il si la livraison est défectueuse ? Si le bébé est entaché d’une malformation, d’un handicap grave ? Y aura-t-il un droit de retour et de remboursement ? Le contrat commercial prévoira-t-il une garantie ? Des avocats en quête d’affaires en feront inévitablement leurs choux gras. Et le bébé, qu’en fera-t-on ? 
Sordide, dites-vous ? Eh oui ! Voilà où nous conduit le délabrement de la pensée socialiste au pouvoir.  Alors, il reste un espoir. En éclatant au grand jour, l’ horreur de ce négoce, que ses promoteurs imbéciles ne mesurent pas, soulèvera enfin l’indignation d’un peuple aujourd’hui anesthésié qui rejettera cette boue dans les égouts de l’Histoire. 

jeudi 17 janvier 2013

PMA et mariage gay


Il ne faut pas tout mélanger. 
La procréation médicale assistée (PMA), dont beaucoup parlent à tort et à travers, est un bienfait de la science, quand il s’agit de venir en aide à un ménage désireux d’avoir un enfant, mais qui, pour diverses raisons médicales, ne peut l’obtenir par procréation naturelle. Si la médecine savait aujourd’hui guérir la stérilité d’une personne, quel mal y aurait-il à se faire soigner ? La procréation assistée ne guérit pas, mais elle permet de contourner ce handicap pour faire qu’une mère et un père engendrent néanmoins, dans leur foyer, un enfant qui, une fois né, sera strictement identique à ce qu’il aurait été sans l’intervention du médecin. Cette PMA est donc une aide aux époux, une mère et un père qui, par le mariage, ont fondé, serment à l’appui, un nid pour recevoir et élever l’enfant issu de leurs gènes qu’ils espèrent.
Or, détourner la PMA de cet objectif au profit de célibataires simplement désireux de se procurer un bébé pour convenance personnelle est, non seulement dévoyer la médecine de sa déontologie, mais commettre une faute morale humaine gravissime. Le petit de l’être humain est ainsi fait qu’il a besoin de sa mère et de son père pour grandir. C’est déjà assez grave quand, par malheur, l’accident vient l’en priver. Alors, fabriquer des bébés qui, dès leur origine, seraient dépourvus de l’un ou de l’autre est criminel.  Et ce n’est pas en affublant la cohabitation de deux célibataires homosexuels, d’un simulacre de mariage, que l’on rétablira la vocation de la PMA à aider un père et une mère à engendrer leur enfant. 
Le problème posé n’a rien à voir avec la sexualité des uns ou des autres. Il s’agit de savoir si, oui ou non, la notion de famille a un sens ; si on veut la protéger ; ou si, au contraire, on a décidé de l’abattre.

mercredi 16 janvier 2013

L'école à deux ans.


Dernière nouvelle : ce gouvernement veut rendre l’école obligatoire dès deux ans ! Voilà qui illustre dramatiquement mon propos d’hier (http://bernardhuet.blogspot.fr/2013/01/mariage-gay-suite-4.html). Pour transformer radicalement et définitivement le peuple français en un troupeau de moutons intellectuellement dociles et asservis par l’idéologie au pouvoir, il faut retirer les enfants le plus vite possible de l’influence de leurs parents.  La prochaine étape pourrait être de les placer, dès la sortie de la couveuse, dans des fermes d’élevage aux normes socialo-libertaires.

lundi 14 janvier 2013

Mariage gay (suite 4)

Il faut replacer guerre du mariage gay et de ses avatars, l’adoption par des couples homosexuels et la procréation par autrui, dans sa dimension réelle. 

Il serait inconséquent d'imaginer que ce chamboulement formidable de la société française ne soit que la conséquence d'une promesse électorale destinée à récupérer les quelques voix des lobbies gay. La réalité est dramatiquement plus profonde et lourde de conséquences. 



dimanche 13 janvier 2013

Avortement

D’après le magazine “Le Point“, on estime à vingt millions le nombre d’avortements en Inde, ces dernières décennies, pour cause de fœtus féminin !
Sachant que chacune de ces femmes tuées avant de naître aurait pu être mère, puis ses enfants également, à leur tour, et tous leurs descendants, à combien peut-on évaluer le nombre d’êtres humains à venir ainsi privés d’existence ? 
Un repère : on lit ici ou là que la population estimée de nos ancêtres homo sapiens il y a 70.000 ans était de l’ordre de 2.000 dont, on peut le supposer, 1000 femmes. 
Nous sommes aujourd’hui près de sept milliards sur la Terre.

samedi 12 janvier 2013

Python "décédé"


Un python de  trois mètres aurait fait le voyage sur l’aile d’un avion de ligne australien, caché sous un volet. « à l’arrivée, commente l’article du journal, il était décédé. » 
Voilà maintenant que les pythons décèdent ! Que dit le Littré ? « Décéder: mourir de mort naturelle, en parlant des personnes. » Et le Dictionnaire de l’Académie française ? « Mourir de mort naturelle. Il ne se dit que des personnes. »
Un python serait-il une personne ? À une époque où certains veulent à tout prix piétiner les valeurs humaines, dans l’espoir de paraître ainsi, eux-mêmes, moins marginaux, les mêmes vont-ils tenter d’ériger au rang d’êtres humains toutes les bestioles de la Terre ? Car ce n’est pas d’une simple ignorance de la langue française qu’il s’agit. Écrire que le serpent était mort aurait été plus naturel, plus simple, si l’on voulait éviter l’emploi de « crevé », terme un peu plus familier que le même Littré définit pourtant ainsi : « Mourir en parlant des bêtes ». Mais voilà ! Il faut bien flatter la pensée (?) dominante, le “modern style“ du langage du jour. Cette génération a-t-elle perdu la boule, ou n’en a-t-elle jamais eu ?

mercredi 9 janvier 2013

Démocratie (suite 3)


Alors que la police prévoit pour dimanche une manifestation “d’ampleur exceptionnelle“ contre le projet de mariage homosexuel, le président de la République affirme qu’il n’entend pas “céder à la rue“.
Lorsque l’on est du côté des manifestants en question, on mesure l’ampleur du mépris souverain des citoyens qui s’exprime dans un tel propos. On croirait entendre un de ces dictateurs assiégés dans leur palais qui bravent la révolution de leur peuple. Le président enverra-t-il ses chars contre les rebelles ? Mais, lorsque l’on est du côté du pouvoir ainsi contesté, on défend que, par principe, l’autorité appartient aux élus de la majorité exprimée lors de la dernière consultation et qu’il n’y a pas à y revenir. 
Les deux opinions s’affrontent et illustrent à quel point le jeu démocratique, dans notre pays en tout cas, est pervers, pernicieux, et désormais inadapté. Peut-on sensément imaginer que 50% des citoyens plus un, imposent à 50% des dits citoyens moins un, leurs décisions les plus graves engageant le quotidien et l’avenir des 100% concernés ? Quand, en plus, on connaît l’influence sur l’électorat des médias manipulés eux-mêmes par les lobbies divers, quand on sait combien les moyens technologiques actuels de communication peuvent conditionner les foules, il devient évident que l’on ne peut plus continuer ainsi à jouer aux dés avec l’avenir des Français. 
Par quoi remplacer, non pas la démocratie, mais son mode d’expression obsolète ? La boîte à idées est désormais ouverte.

mardi 8 janvier 2013

infos


Trois information mondiales du Figaro de ce jour :

1°) Les chinois auraient décidé de mettre fin à leur goulag : 160 000 prisonniers politiques actuellement“rééduqués“ par le travail.
2°) 100 000 coptes (chrétiens d’Égypte) auraient fui aux États-Unis depuis l’arrivée des Frères Musulmans au pouvoir.
3°) Et une demi page pour cette importante nouvelle française : Mac-Do lance le “sanwich“ Jambon-fromage !

dimanche 6 janvier 2013

Baptême

Une personne, fort estimable, écrivait dans un réseau social qu’il « n'est pas juste d'imposer à l'enfant des modèles à consonance RELIGIEUSE (catéchisme...) avant même qu'il ait pu trouver sa voie ». Qu’elle me permette de lui soumettre ici mon avis, les réseaux sociaux ne se prêtant guère à des analyses de fond. 
Par qui donc voudrions-nous que soient instruits nos enfants, si ce n'est par leurs parents ? Par la télé qui en fera dès l'enfance des drogués de pub et de niaiseries, des cerveaux lavés puis bourrés de pensée unique, des bataillons d'électeurs dociles ? Par le parti, comme l'a dit un jour un truculent socialiste ? Par les loges maçonniques secrètes qui noyautent déjà tout le pouvoir politique actuel ? 
Je ne sache pas que baptiser un enfant avec un peu d'eau, même bénite, soit une atteinte indélébile à son intégrité physique, cérébrale ou spirituelle. Lui verser sur le front quelques gouttes de cette eau ne constitue pas un acte de magie noire entachant à jamais sa peau délicate. Et les contorsions de possédés des libres-penseurs allemands qui voulaient récemment se faire “débaptiser“ sont du plus haut ridicule.
Alors, à quoi sert le baptême, demanderez-vous ? Il en est du baptême comme de l’Eucharistie et des autres sacrements, ils n’ont de dimension divine que dans le consentement mutuel, mais dès lors, oui, ils touchent vraiment à la dimension de Dieu. Baptiser son enfant, ce n’est donc pas lui imposer quoi que ce soit, mais lui offrir la clé avec laquelle, s’agissant du baptême catholique, il ouvrira les portes de la spiritualité chrétienne, quand il voudra, et s’il le veut.
Pour autant, l’Église catholique n’est pas un libre service. On ne se présente pas à table sans s’être lavé les mains. On n’entre pas dans l’Église du Christ sans un minimum de préparation spirituelle. Qui peut la donner aux enfants des hommes, qui ne savent pas, comme les oiseaux, voler dès le premier saut hors du nid, sinon leurs parents ? Nous voilà revenus au paragraphe initial. 
Reste le problème du catéchisme. Je suis assez informé, par les rencontres que me permettent les dédicaces de mes livres et conférences diverses, du besoin ressenti par beaucoup de gens, de repères spirituels dans un monde tout matérialiste qui ne satisfait plus leur nature profonde, qui les laisse au bord de la route du progrès de l’esprit. Toutes ces lecteurs me disent avoir découvert une autre approche de ce qu’ils cherchent, une autre ouverture que celle du discours convenu des dames catéchistes, même si celles-ci sont souvent admirables de dévouement. Les enfants d'aujourd'hui sont, à douze ans, chez eux sur Internet comme dans la cour de leur école. Ils en savent plus que leurs parents sur l'accélérateur de particules ou la conquête de Mars. Alors, leur expliquer le message du Christ comme jadis, aux petits paysans qu'étaient nos grands-parents est peut-être un peu décalé. Pourquoi les églises du père Zanotti-Zorkine à Marseille et de quelques autres sont-elles pleines ? Parce que ceux-là savent parler de Dieu. Pourquoi tant de gens se tournent-ils vers les philosophies orientales à la mode, sinon pour regarder le ciel ?

samedi 5 janvier 2013

Futur…



Qui n’a rêvé, un jour, d’avoir accès à son avenir ? Que de livres de science-fiction l’on pourrait écrire sur ce sujet ! Que de catastrophes aurais-je pu éviter, si j’avais pu regarder par-dessus l’épaule du présent pour “voir“ le futur comme je je peux, en me retournant, revoir le passé ! 
Mais alors, ce futur, je l’aurais modifié, en le connaissant par avance, afin qu’il me soit favorable. Donc il n’aurait plus été mon futur ! Décidément, le futur est inconnaissable, tout simplement parce qu’il n’existe pas. Nous le fabriquons nous-mêmes, au fil des instants du présent. Le temps de notre espace-temps est une demi-droite, infinie vers l’arrière, bornée vers l’avant. Le présent est comme le front de taille de cette machine qui creuse les tunnels. À l’arrière, il y a le long passage déjà creusé par le labeur des hommes. À l’avant il n’y a rien, encore. Ou plutôt, il y a tout. La montagne du Tout où il faut forer son trou. Ce trou n’existe pas avant que nous le creusions, et pourtant le Tout est là, qu’il faut creuser pour en faire du passé.
Vertigineux mystère d’un au-delà qui contient ce que nous n’avons pas encore réalisé.